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Regrets sur ma vieille robe de chambre

Denis Diderot

Idioma:
francès
Completesa:
Obra completa
Autoria:
Escrita per l'autor
Estat del text:
Text net
Extensió:
~2.320 paraules · 11 passatges
Cita aquesta obra
  • APADenis Diderot. (n.d.). Regrets sur ma vieille robe de chambre. SigPhi. https://sigphiai.com/ca/works/denis-diderot/regrets-sur-ma-vieille-robe-de-chambre-french
  • MLADenis Diderot. "Regrets sur ma vieille robe de chambre." SigPhi, https://sigphiai.com/ca/works/denis-diderot/regrets-sur-ma-vieille-robe-de-chambre-french.
  • ChicagoDenis Diderot. Regrets sur ma vieille robe de chambre. SigPhi. https://sigphiai.com/ca/works/denis-diderot/regrets-sur-ma-vieille-robe-de-chambre-french.

De què tracta

«Enyorança de la meva vella bata»: un home rep una bata nova i acaba havent de canviar tots els mobles.

Context i història

Deu pàgines que han donat nom a un fenomen —l'«efecte Diderot»— que els economistes encara fan servir: una compra nova fa que tota la resta sembli pobra. Escrit el 1769, i es llegeix com si fos d'ahir. Text en FRANCÈS: l'original. Diderot escrivia en francès i és el que s'ha de citar.

Context editorial, no una font citable: a diferència dels passatges de l'obra, aquestes dades no es poden contrastar amb el corpus.

Com comença
is available at http://www.ebooksgratuits.com in Word format, Mobipocket Reader format, eReader format and Acrobat Reader format. Denis Diderot REGRETS SUR MA VIEILLE ROBE DE CHAMBRE OU AVIS À CEUX QUI ONT PLUS DE GOÛT QUE DE FORTUNE (1772) Pourquoi ne l'avoir pas gardée? Elle était faite à moi; j'étais fait à elle. Elle moulait tous les plis de mon corps sans le gêner; j'étais pittoresque et beau. L'autre, raide, empesée, me mannequine. Il n'y avait aucun besoin auquel sa complaisance ne se prêtât; car l'indigence est presque toujours officieuse. Un livre était-il couvert de poussière, un de ses pans s'offrait à l'essuyer. L'encre épaissie refusait-elle de couler de ma plume, elle présentait le flanc. On y voyait tracés en longues raies noires les fréquents services qu'elle m'avait rendus. Ces longues raies annonçaient le littérateur, l'écrivain, l'homme qui travaille. A présent, j'ai l'air d'un riche fainéant; on ne sait qui je suis. Sous son abri, je ne redoutais ni la maladresse d'un valet, ni la mienne, ni les éclats du feu, ni la chute de l'eau. J'étais le maître absolu de ma vieille robe de chambre; je suis devenu l'esclave de la nouvelle. Le dragon qui surveillait la toison d'or ne fut pas plus inquiet que moi. Le souci m'enveloppe. Le vieillard passionné qui s'est livré, pieds et poings liés, aux caprices, à la merci d'une jeune folle, dit depuis le matin jusqu'au soir: Où est ma bonne, ma vieille gouvernante? Quel démon m'obsédait le jour que je la chassai pour celle-ci! Puis il pleure, il soupire. Je ne pleure pas, je ne soupire pas; mais à chaque instant je dis: Maudit soit celui qui inventa l'art de donner du prix à l'étoffe commune en la teignant en écarlate! Maudit soit le précieux vêtement que je révère! Où est mon ancien, mon humble, mon commode lambeau de calemande? Mes amis, gardez vos vieux amis. Mes amis, craignez l'atteinte de la richesse. Que mon exemple vous instruise.…

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