Saggi (II fr)
- Lingua:
- francese
- Stato:
- Opera completa
- Autorialità:
- Scritta dall'autore
- Stato del testo:
- Nessun rumore di scansione rilevato (misura automatica su tutto il testo, non verificata a mano)
- Estensione:
- ~340.000 parole · 1620 passi
Cita quest'opera
- APAMichel de Montaigne. (n.d.). Essais de Montaigne (self-édition) - Volume II [Saggi (II fr)]. Digital reproduction: SigPhi. https://sigphiai.com/it/works/michel-de-montaigne/essais-de-montaigne-self-edition-volume-ii-french
- MLAMichel de Montaigne. Essais de Montaigne (self-édition) - Volume II [Saggi (II fr)]. Digital reproduction, SigPhi, https://sigphiai.com/it/works/michel-de-montaigne/essais-de-montaigne-self-edition-volume-ii-french.
- ChicagoMichel de Montaigne. Essais de Montaigne (self-édition) - Volume II [Saggi (II fr)]. Digital reproduction, SigPhi. https://sigphiai.com/it/works/michel-de-montaigne/essais-de-montaigne-self-edition-volume-ii-french.
Riferimento dell'edizione che SigPhi riproduce: SigPhi ne è la riproduzione digitale, non l'editore. L'anno dell'edizione non figura nei metadati (da qui «n.d.») e il traduttore compare solo quando è noto.
Di che cosa tratta
Il secondo volume dei Saggi in francese. I Saggi sono tre libri continui; la ripartizione in quattro volumi è di questa edizione, non di Montaigne.
Contesto e storia
È nel secondo libro che si trova l'Apologia di Raymond Sebond, il più lungo di tutti i saggi e quello che ha lasciato più traccia: vi si dispiega l'arsenale scettico contro le pretese della ragione umana, con la domanda sulla gatta che ancora si cita. Fu questo testo a portare il pirronismo antico nel pensiero moderno, e a cui Cartesio e Pascal dovettero rispondere.
Contesto editoriale, non una fonte citabile: a differenza dei passi dell'opera, questi dati non si possono verificare sul corpus.
et de fuir ce qui nuit, l'affection que l'engendrant porte à son engeance, tient le second lieu en ce rang. Et parce que Nature semble nous l'auoir recommandée, regardant à estendre et faire aller auant, les pieces successiues de cette sienne machine: ce n'est pas merueille, si à reculons des enfans aux peres, elle n'est pas si grande. Ioint cette autre consideration Aristotelique: que celuy qui bien faict à quelcun, l'aime mieux, qu'il n'en est aimé. Et celuy à qui il est deu, aime mieux, que celuy qui doibt: et tout ouurier aime mieux son ouurage, qu'il n'en seroit aimé, si l'ouurage auoit du sentiment: d'autant que nous auons cher, estre, et estre consiste en mouuement et action. Parquoy chascun est aucunement en son ouurage. Qui bien fait, exerce vne action belle et honneste: qui reçoit, l'exerce vtile seulement. Or l'vtile est de beaucoup moins aimable que l'honneste. L'honneste est stable et permanent, fournissant à celuy qui l'a faict, vne gratification constante. L'vtile se perd et eschappe facilement, et n'en est la memoire ny si fresche ny si douce. Les choses nous sont plus cheres, qui nous ont plus cousté. Et donner, est de plus de coust que le prendre. Puis qu'il a pleu à Dieu nous doüer de quelque capacité de discours, affin que comme les bestes nous ne fussions pas seruilement assubiectis aux loix communes, ains que nous nous y appliquassions par iugement et liberté volontaire: nous deuons bien prester vn peu à la simple authorité de Nature: mais non pas nous laisser tyranniquement emporter à elle: la seule raison doit auoir la conduite de nos inclinations. I'ay de ma part le goust estrangement mousse à ces propensions, qui sont produites en nous sans l'ordonnance et entremise de nostre iugement.…