personne qui l'implore. Christine a trouvé la situation de ce morceau dans son «_Dit de la Pastoure_» où elle le reproduit intégralement.
Le premier lai, indiqué dans la rubrique comme composé de 165 vers léonins, contient cependant un nombre plus considérable de rimes léonines. La composition des deux lais de Christine ne nous paraît pas d'ailleurs avoir été établie sur un plan bien déterminé, c'est plutôt un recueil de rimes qu'une oeuvre d'ensemble; ajoutons qu'en tout cas l'oeuvre ne serait encore qu'ébauchée, car, ainsi que l'on pourra le remarquer, la concordance entre les paragraphes d'un même couplet n'est pas toujours parfaite et les textes donnés par les différents mss. ne nous ont pas permis de la rétablir partout.
Pour le rondeau I Cf. _Cent Ballades_, XIV, v. 15.
Les rondeaux III, XXII, XXIII, XXXIII, ont été donnés par Mlle de Kéralio (_Op. cit._, III, pp. 63 et 64).
Le rondeau LVI par M. Paulin Paris (_Op. cit._, V, p. 161).
Les jeux 1 et 70 ont été publiés par M. Paulin Paris (_Op. cit._, V, p. 162).
II et III Ces deux pièces sont consacrées à l'éloge de Charles d'Albret que Christine fait descendre du fabuleux Brutus, qui, suivant la légende, avait donné son nom à la Grande-Bretagne. On sait que Charles d'Albret était fils de Arnaud-Amanieu, sire d'Albret, et de Marguerite de Bourbon, soeur de Jeanne de Bourbon, femme de Charles V. 11 fut nommé connétable de France en 1402, servit en Guyenne contre les Anglais (1406-1406), embrassa le parti des Armagnacs, fut destitué (1411) et rétabli dans sa charge en 1413. Il mourut à la bataille d'Azincourt où il commandait l'avant-garde le 25 octobre 1416. Ce prince aurait recueilli en héritage toutes les qualités de son ancêtre Brutus et paraîtrait aux yeux de Christine le modèle du chevalier le plus accompli (Voy. encore la ballade XVI), elle exalte surtout son courage à soutenir la réputation des dames et fait allusion (_Dont vous portez la dame en verde targe_) à une célèbre association dont il était l'un des plus fervents compagnons, l'ordre de chevalerie appelé _l'Escu vert a la dame blanche_ et institué par le maréchal de Boucicaut à son retour d'Orient le 11 avril (jour de Pâques fleuries) 1399. Les treize chevaliers de cet ordre avaient juré de défendre l'honneur des dames envers et contre tous et devaient porter «chascun d'eulx liée autour du bras une targe d'or esmaillée de verd, a tout une dame blanche dedans» (Voy. les statuts de cette association dans le _Livre des faicts du Mareschal de Boucicaut_, Ire partie, chap. XXXIX). Ainsi que nous l'avons exposé dans la préface de ce volume la défense de l'honneur des femmes était un des thèmes favoris de Christine de Pisan, on y peut rattacher également la composition des ballades IV et XII qui suivent.
VI Les veuves sont abandonnés de tout le monde, Christine fait ici allusion aux démêlés qu'elle eut à subir avec des débiteurs de mauvaise foi, circonstances dans lesquelles elle regrette amèrement de n'avoir trouvé aucun soutien, aucun bon conseil.
XI Éloge d'une princesse, probablement la reine Isabelle de Bavière que Christine nomme généralement «ma redoubtée dame» (voy. plus loin Ballade XVIII).
XII Cette pièce a été composée en l'honneur des chevaliers qui défendent la réputation des dames. Les personnages que cite Christine faisaient partie de la célèbre association _l'Escu vert a la dame blanche_ dont nous avons parlé plus haut.
Jean de Torsay, seigneur de Lezay, de la Mothe Sainte Heraye et de la Roche Ruffin, chevalier, maître des Arbalestriers de France, chambellan du roi et du duc de Berry, sénéchal de Poitou, servit en Guyenne avec le connétable d'Albret, vint à Paris en 1404 avec cent hommes d'armes sous les ordres du duc de Berry, fut nommé maître des Arbalestriers de France le 8 janvier 1415. Destitué par la faction de Bourgogne en 1418, il s'attacha à la personne du Dauphin, devint capitaine de Saint-Maixent en 1425 et mourut peu après 1428. Il avait épousé Marie d'Argenton, veuve de Bertrand de Caselers et fille unique de Jean d'Argenton, seigneur d'Hériçon et de Gascognolles. (P.
Anselme, VIII, p 69).
François d'Aubiscourt, chevalier, seigneur de Ville-Oiseau, était chambellan du duc de Bourbon. Il épousa le 27 avril 1401, Jeanne Flotte, fille d'Antoine Flotte, chevalier, seigneur de Revel, de Montcresson, etc. (P. Anselme, VI, p. 277). Il était le fils du brave chevalier, messire Eustache d'Aubiscourt, souvent cité dans Froissart et dont les amours furent célèbres (Kervyn de Lettenhove, _Étude sur Bernard de Castelbajac, fils de Arnaud-Raymond de Castelbajac et de Jeanne de Barbasan, chevalier, seigneur de Castelbajac, etc., sénéchal de Bigorre, fut institué héritier de son oncle maternel, Arnaud-Guilhem de Barbasan, par testament du 10 août 1410. Il était encore en 1426 sénéchal de Bigorre. (La Chenaye-Desbois et Badier, IV, p. 770).
XIII Sur un cas d'amour. La même espèce est posée dans le _Dit des Trois Jugements_ et forme le premier des trois cas d'amour soumis à l'appréciation du sénéchal de Hainaut.
XIV Invocation à Pallas. Christine traduit ici la même pensée qui lui avait déjà inspiré la ballade VII.
XVII Cette ballade a été composée contre les hommes insidieux et menteurs.
L'auteur fait dès les premiers vers allusion à l'aventure d'Ulysse chez Circé. C'est encore une flétrissure des défauts et des vices du siècle dont on trouve si souvent le modèle dans les poésies d'Eustache Deschamps. (Voy. aussi plus loin la ballade XLI).
XVIII, XIX et XX Ces ballades ont été adressées comme présents et souhaits de nouvelle année. Les envois de compliments et de voeux se faisaient toujours le 1er janvier. Nous en trouvons la preuve dans les inventaires de la librairie du duc de Berry où nous voyons Christine de Pisan elle-même offrir certains de ses ouvrages en étrennes, le 1er janvier.
La première de ces ballades est envoyée à la reine Isabelle de Bavière, la seconde à Louis de France, duc d'Orléans; quant à la troisième elle a été composée à l'intention de Marie de Berry, fille du duc Jean de Berry, l'un des plus puissants protecteurs de Christine. On sait que cette princesse avait épousé en 1400 Jean Ier duc de Bourbon auquel elle apporta en dot le duché d'Auvergne et le comté de Montpensier.
XXI Christine offre en étrennes à Charles d'Albret une transcription de son poème _du Débat de deux Amans_. Cet exemplaire même doit être le ms. 11034 de la Bibliothèque royale de Bruxelles en tête duquel se trouve placée la présente ballade.
XXII M. Paulin Paris en a donné le texte dans ses _Manuscrits françois_, V, p. 156.
Christine place son fils aîné sous la protection du duc d'Orléans.
Cette ballade nous apprend aussi que le comte de Salisbury avait emmené à la cour d'Angleterre le fils de Christine. Bien que Richard II eût été détrôné (septembre 1399) et le comte de Salisbury décapité, Henri de Hereford, duc de Lancastre, usurpateur de la couronne, avait retenu auprès de lui l'enfant de la célèbre femme; mais la mère réclama bientôt son fils, qui dut revenir en France, après une absence de 3 ans, en 1400 ou 1401.
XXVI Cette ballade sur les douceurs du mariage a été publiée par M. R, Thomassy, _Essai sur les Écrits politiques de Christine de Pisan_, p.
107.
XXVIII cf. XXV XXIX, XXX et XXXI Sur le combat de sept chevaliers français contre sept chevaliers anglais. (Voy. dans Jean Juvenal des Ursins le récit de cet engagement qui eut lieu à Montendre près de Bordeaux le 19 mai 1402. Ces trois ballades ont été publiées par M. Leroux de Lincy dans la _Bibl. de l'École des Chartes_, I, p. 379 et suiv., et la troisième seulement dans son _Recueil de chants historiques_, I, p. 280; la XXXe a été en outre donnée par Mlle de Kéralio, III, p. 61.)
La première ballade a été composée en l'honneur du duc d'Orléans qui avait présidé lui-même aux préparatifs de la victoire remportée par les sept chevaliers de sa maison, la seconde est à la louange des chevaliers et la troisième s'adresse aux dames qui ont été l'objet du combat.
Voici les noms des champions français que Christine de Pisan glorifie dans ces ballades: 1° Arnauld Guillem de Barbazan, gouverneur de Champagne, de Brie et de Laonnais, prit une part active et glorieuse aux guerres du XV siècle, Charles VII en fit son premier chambellan; il était le chef des chevaliers français dans le combat dont il est ici question. Il défendit toujours la cause royale et on l'avait surnommé le «chevalier sans reproche». Il fut tué à la bataille de Bulgnéville près de Nancy 2° Guillaume du Chastel, chambellan de Charles VI et du duc d'Orléans, se distingua dans plusieurs expéditions heureuses contre Jersey, Guernesey et Plymouth, mais fut vaincu et blessé à mort dans une attaque contre Darmouth (1404).
3° Guillaume Bataille, chevalier, sénéchal du comté d'Angoulême et chambellan du duc d'Orléans. Vivait encore en 1410. (Bibl. Nat.
4° Guillaume de la Champagne, chevalier, seigneur d'Apilly, chambellan du duc d'Orléans, puis de Charles VI; il faisait presque toujours partie de la suite du duc d'Orléans et accompagna ce prince dans le voyage qu'il fit en 1403 «es parties de Lombardie et d'Ytale»; nommé capitaine de la ville et chastel d'Avranche le 26 août 1404. (Bibl.
5° Archambault de Villars, écuyer, maître d'hôtel du duc d'Orléans (1402-1409), capitaine de Pontorson, envoyé en Allemagne le 28 juillet 1406 par le duc d'Orléans «pour aucunes besoignes qui grandement nous touchent», capitaine de Blois en 1408 et 1414. (Bibl. Nat. _Pièces orig._, 3002).
6° Pierre de Brebant, dit Clignet, seigneur de Landreville, lieutenant général en Champagne, chambellan du roi, nommé amiral de France en 1405, mort vers 1430.
7° Ivon de Karouis, chevalier breton.
Les sept chevaliers anglais étaient, le seigneur de Scales, Aymont Cloiet, Jean Fleury, Thomas Trayes, Robert de Scales, Jean Héron et Richard Witevale. (Leroux de Lincy. _Recueil de chants histor._, I, p.
280).
XXXIII Cette ballade est adressée à Jean de Werchin, sénéchal de Hainaut, dont nous retrouverons le nom sous la plume de Christine qui le choisit souvent comme arbitre de questions controversées et fort délicates. (Voy. surtout le _Dit des Trois Jugements_); c'était d'ailleurs l'un des chevaliers les plus renommés et les plus entreprenants de son époque. La présente pièce fait l'éloge de son courage indomptable qui l'entraînait sans cesse à courir de nouveaux dangers, elle se rapporte sans doute au célèbre cartel du mois de juin 1402 par lequel le sénéchal de Hainaut s'engageait à se trouver à Coucy au mois d'août suivant et à attendre devant le château quiconque voudrait mesurer ses armes avec lui. (Voy. Monstrelet, I, chap. VIII).
XXXIV Publiée par Mlle de Kéralio (_Op. cit._, III, p. 62).
XXXV Reproduite dans le _Dit de la Pastoure_.
XXXVI Christine fait hommage à la reine Isabelle de Bavière de l'une de ses oeuvres, peut-être le _Débat de deux Amans_.
XXXVII Cette ballade, ainsi que le rondeau qui la précède (publié par Thomassy, _Op. cit._, p. 108), se rattache à la polémique de Christine contre le Roman de la Rose.
XLII Cette ballade a été publiée par M. Thomassy (_Op. cit._, p. 131) et par M. Leroux de Lincy dans son _Recueil de chants historiques_, I, p.
289 à 292.
Le duc de Bourgogne, dont Christine pleure la mort, est Philippe le Hardi, quatrième fils de Jean, roi de France, et de Bonne de Luxembourg, né le 15 janvier 1342, marié à Marguerite, fille unique et héritière de Louis de Male, comte de Flandre. Il mourut le 27 avril 1404 au château de Hall en Hainaut; grand admirateur de Christine de Pisan, il fut l'un de ses plus généreux protecteurs. Celle-ci d'ailleurs ne tarissait pas en éloges sur sa personne et sur sa cour (voy. la ballade XXXVIII). Pour répondre à son désir elle avait commencé à écrire en cette même année 1404 le _Livre des fais et bonnes moeurs du Roy Charles le Sage_, et c'est avec un désespoir presque prophétique que se traduit dans la présente ballade l'expression de sa vive douleur, à laquelle elle associe celle du roi, de la reine, du duc de Berry, de Louis d'Orléans, du jeune duc de Bretagne (Jean VI) désormais privé des sages conseils et de la puissante sollicitude de son tuteur.
XLIX Pièce composée à l'occasion de ballades sanglantes contre les princes, dont Christine redoutait les mauvais effets sur le peuple.
IX Cette ballade et les deux rondeaux (VII et VIII), qui la précèdent, concernent le duc Jean Ier de Bourbon, né en mars 1382 et qui succéda en 1410 à son père Louis II. Il avait épousé, en 1400, Marie de Berry qui lui apporta en dot le duché d'Auvergne et le comté de Montpensier.
Prince d'un courage éprouvé, comme le témoigne sa glorieuse campagne de 1413 contre des compagnies de brigands, il devait aussi posséder quelques qualités littéraires auxquelles Christine fait allusion dans le rondeau VII, mais il se distingua surtout par son humeur galante et aventureuse qui l'entraîna dans les «emprises» les plus extraordinaires. C'est ainsi que le 1er janvier 1415 il fit publier un cartel par lequel lui et seize chevaliers et écuyers s'engageaient à porter à la jambe, en l'honneur de leurs dames, un fer de prisonnier, d'or pour les chevaliers et d'argent pour les écuyers. Ces fers votifs devaient être conservés pendant deux années entières s'il ne se présentait avant cette époque un nombre égal de chevaliers et d'écuyers pour s'en rendre maîtres et les enlever après un combat à outrance. Mais le duc de Bourbon fut fait prisonnier l'année même à la bataille d'Azincourt et emmené à Londres où il mourut en captivité au mois de janvier 1434.
TABLE Pages.
Introduction I à XXXVII CENT BALADES I.--Pour acomplir leur bonne voulenté 1 II.--Digne d'estre de lorier couronné 2 III.--Voyez comment amours amans ordonne! 3 IV.--En traïson, non pas par vacellage 4 V.--Quant cil est mort qui me tenoit en vie 5 VI.--Et si ne puis ne garir ne morir 7 VII.--Qui ma vie tenoit joyeuse 8 VIII.--C'est bien raison que me doye doloir 9 IX.--Que mes griefs maulx soyent par toy delivré 10 X.--Puis que Fortune m'est contraire 11 XI.--Seulete suy sanz ami demourée 12 XII.--Que ses joyes ne sont fors que droit vent 13 XIII.--Car trop griefment est la mer perilleuse 14 XIV.--Qu'a tousjours mais je pleureray sa mort 15 XV.--Puis qu'ay perdu ma doulce nourriture 16 XVI.--C'est souvrain bien que prendre en pacience 17 XVII.--Cuer qui en tel tristour demeure 18 XXIII.--Car trop grief dueil est en mon cuer remais 19 XIX.--De faire ami, ne d'amer 20 XXI.--Qu'a peine le puis escondire 22 XXII.--De reffuser ami si gracieux 23 XXIII.--Certes c'est cil qui tous les autres passe 24 XXIV.--Car vous tout seul me tenez en leece 25 XXVI.--Les mesdisans qui tout veulent savoir. 27 XXVII.--J'en ay fait a maint reffus. 28 XXVIII.--Pour le desir que j'ay de vous veoir. 29 XXIX.--Par Dieu, c'est grant grace. 30 XXX.--Qu'a vraye amour puissent faire grevance. 31 XXXI.--Je vueil quanque vous voulez. 32 XXXII.--Se demeurez loing de moy longuement. 33 XXXIII.--Puis que partir vous convient. 34 XXXIV.--Pour la doulçour du jolis moys de May. 35 XXXV.--Tant ont a durer mes peines. 36 XXXVI.--Et qui pourroit telle amour oublier? 37 XXXVII.--Et si ne m'en puis partir. 38 XXXVIII.--Puis que le terme est passé. 39 XXXIX.--Il en pert a ma coulour. 40 XL.--Pour un seul bien plus de cinq cens doulours. 41 XLI.--Ne plus, ne mains ne que s'il estoit mort. 42 XLII.--Cil nonce aux gens mainte chose notable. 43 XLIII.--Ce me fait la maladie. 44 XLIV.--Je m'en sçay bien a quoy tenir. 45 XLV.--Et a la fois grant joye aporte. 46 XLVI.--Ne nouvelles ne m'en vient. 47 XLVII.--Puisqu'il m'a mis en nonchaloir. 48 XLVIII.--Je ne m'i vueil plus tenir. 49 XLIX.--Vous me ferez d'environ vous foïr. 50 L.--Je m'en raport a tous sages ditteurs. 51 LI.--Ce poise moy quant ce m'est avenu. 52 LII.--Et que jamais leur meschance ne fine. 53 LIII.--Qui plus se plaint n'est pas le plus malade. 54 LIV.--Ainsi sera grance en vous assouvie. 55 LV.--Car le voiage d'oultremer A fait en amours maint dommage. 56 LVI.--Car l'oeuvre loe le maistre. 57 LVII.--Jusques a tant que je le reverray. 58 LVIII.--Ha Dieux! Ha Dieux! quel vaillant chevalier! 59 LIX.--Sont ilz aise? certes je croy que non. 60 LX.--Mais vous parlez comme gent pleins d'envie. 61 LXI.--Mais il n'est nul si grant meschief Qu'on ne traye bien a bon chief. 62 LXII.--De moy laissier ainsi pour autre amer. 63 LXIII.--A il doncques tel guerredon? 64 LXIV.--Qui maintenir veult l'ordre a droite guise. 65 LXV.--Ne me vueilliez, doulce dame, escondire. 66 LXVI.--Et vous retien pour mon loial ami. 67 LXVII.--Hé Dieux me doint pouoir du desservir! 68 LXVIII.--Dame, pour Dieu, mercy vous cry 69 LXIX.--Sire, de si tost vous amer 70 LXX.--Que vigour et cuer me fault 71 LXXI.--Doulce dame, je me rens a vous pris 71 LXXIII.--Las! que feray, doulce dame, sanz vous? 73 LXXIV.--Je vous laisse mon cuer en gage 74 LXXV.--Ne vous oubli je nullement 75 LXXVI.--De son ami, desirant qu'il reviegne 76 LXXVIII.--Qui tant de maulz et tant d'anuis nous fait! 78 LXXIX.--Si vous en cry mercy trés humblement 79 LXXX.--Voulez vous donc que je muire pour vous? 80 LXXXI.--Prenez en gré le don de vostre amant 81 LXXXII.--Le dieu d'amours m'en soit loial tesmoins 82 LXXXIII.--Ha desloial! comment as tu le cuer? 83 LXXXIV.--Se vous me faittes tel grief 84 LXXXV.--Mais, se Dieux plaist, j'en seray plus prochains 85 LXXXVI.--Se les fables dient voir 86 LXXXVII.--A Dieu vous di, gracieuse aux beaulz yeux 87 LXXXVIII.--Ce sera fort se je vif longuement! 88 LXXXIX.--Ou autrement l'amour est fausse et fainte 89 XC.--BALADE POUETIQUE. Il y morra briefment, au mien cuidier 90 XCII.--Ainsi est il de vous certainement, En qui Dieux a toute proece assise 92 XCIII.--Il a assez science acquise 93 XCIV.--Mais fol ne croit jusqu'il prent 94 XCV.--Nostre bon Roy qui est en maladie 95 XCVI.--S'il n'a bonté, trestout ne vault pas maille 96 XCVII.--Se font pluseurs sages qui font a croire 97 XCVIII.--Qui des sages font grant derrision 98 XCIX.--Dieux nous y maint trestous a la parclose! 99 C.--En escrit y ay mis mon nom. 100 VIRELAYS I.--Je chante par couverture 101 II.--Amis, je ne sçay que dire 102 III.--Pour le grant bien qui en vous maint 103 IV.--Comme autre fois me suis plainte 104 V.--Belle ou il n'a que redire 105 VI.--Mon gracieux reconfort 106 VII.--La grant doulour que je porte 108 VIII.--Puis que vous estes parjure 109 IX.--Je suis de tout dueil assaillie 110 X.--Trés doulz ami, or t'en souviegne 111 XI.--En ce printemps gracieux 112 XII.--Se pris et los estoit a departir 113 XIII.--Dieux! que j'ay esté deceüe 114 XIV.--Trestout me vient a rebours 115 XV.--De meschief, d'anui, de peine 116 XVI.--On doit croire ce que la loi commande. 117 BALADES D'ESTRANGE FAÇON Balade retrograde Acueil bel et agreable 119 Balade a rimes reprises Renge mon cuer qui fors vous ne desire 120 Balade a responses Voire aux loiaulz.--Tu as dit voir 121 Balade a vers a responses Aime le; si feras que sage. 122 LAYS Lay de clxv vers leonimes Amours, plaisant nourriture 125 Lay Si je ne finoye de dire. 136 RONDEAUX I.--Com turtre suis sanz per toute seulete 147 II.--Que me vault donc le complaindre? 148 III.--Je suis vesve, seulete et noir vestue 148 IV.--Puis qu'ainsi est qu'il me fault vivre en dueil 149 V.--Quelque chiere que je face 150 VI.--En esperant de mieulx avoir 150 VII--Je ne sçay comment je dure 151 VIII.--Puis que vous vous en alez 151 IX.--Bel a mes yeulx, et bon a mon avis 152 X.--Puis qu'Amours le te consent 153 XI.--De triste cuer chanter joyeusement 153 XII.--Pour ce que je suis longtains 154 XIII.--C'est grand bien que de ces amours 154 XIV.--M'amour, mon bien, ma dame, ma princesse 155 XV.--Quant je ne fois a nul tort 156 XVI.--Doulce dame, que j'ay long temps servie 156 XVII.--Je suis joyeux, et je le doy bien estre 157 XVIII.--Rians vairs yeulx, qui mon cuer avez pris 157 XIX.--Tout en pensant a la beauté, ma dame 158 XX.--Sage maintien, parement de beauté 159 XXI.--S'espoir n'estoit, qui me vient conforter 159 XXII.--De tous amans je suis le plus joyeux 160 XXIII.--Belle, ce que j'ay requis 160 XXIV.--Jamais ne vestiray que noir 161 XXV.--En plains, en plours me fault user mon temps 161 XXVI.--Visage doulz, plaisant, ou je me mire 162 XXVII.--A Dieu, ma dame, je m'en vois 163 XXVIII.--A Dieu, mon ami, vous command 163 XXIX.--Il me semble qu'il a cent ans 164 XXX.--Il a au jour d'ui un mois 164 XXXI.--Se loiaulté me puet valoir 164 XXXII.--Trés doulz regart, amoureux, attraiant 165 XXXIII.--Le plus bel qui soit en France 165 XXXIV.--J'en suis d'acort s'il vous plaist que je muire 166 XXXV.--De mieulx en mieulx vous vueil servir 166 XXXVI.--Helas! le trés mauvais songe 167 XXXVII.--Trés doulce dame, or suis je revenu 167 XXXVIII.--Puis qu'ainsi est que ne puis pourchacier 168 XXXIX.--Doulce dame, je vous requier 168 XLI.--De tel dueil m'avez rempli 169 XLII.--Or est mon cuer rentré en double peine 170 XLIII.--Hé lune! trop luis longuement 171 XLIV.--Amis, ne vous desconfortez 171 LXV.--Souffise vous bel accueil 172 XLVI.--Se souvent vais au moustier 172 XLVII.--Combien qu'adès ne vous voie 173 XLIX.--Vous en pourriez exillier 174 LI.--Amis, venez encore nuit 176 LII.--Il me tarde que lundi viengne 177 LIII.--Cest anelet que j'ay ou doy 177 LIV.--La cause de mon annuy 177 LV.--Dure chose est a soustenir 178 LVI.--Cil qui m'a mis en pensée novelle 178 LVII.--Vostre doulçour mon cuer attrait 179 LVIII.--Se d'ami je suis servie 179 LIX.--Chiere dame, plaise vous ottroier 180 LX.--Vous n'y pouez, la place est prise 180 LXI.--S'il vous souffist, il me doit bien souffire 181 LXII.--Source de plour, riviere de tristece 182 LXIII.--Bel et doulz et gracieux 182 LXIV.--Pour quoy m'avez vous ce fait? 183 LXV.--S'ainsi me dure 183 LXVII.--Ma dame 184 LXIX.--Dieux. 185 JEUX A VENDRE 1.--Je vous vens la passerose 187 2.-- ---- la fueille tremblant 187 5.-- ---- la fleur de mellier 188 7.-- ---- le vert muguet 188 8.--Du dieu d'amours vous vens le dart 189 10.--Je vous vens la fleur de lis 189 11.-- ---- du rosier la fueille 190 13.-- ---- le cerf voulant 190 14.-- ---- le chappel de saulx 190 15.-- ---- la harpe et la lire 191 16.-- ---- les gans de laine 191 17.-- ---- la fleur de parvanche 191 18.-- ---- la rose amatie 192 19.-- ---- le pont qui se haulce 192 22.-- ---- le vers chapellet 193 23.-- ---- la clere fontaine 193 24.-- ---- le chappel de soie 193 25.-- ---- le cuer du lion 194 26.-- ---- la couldre qui ploie 194 28.--D'un esparvier vous vens la longe 194 29.--Je vous vens le coulomb ramage 195 30.-- ---- le songe amoureux 195 36.-- ---- le chapel de bievre 197 37.-- ---- la rose de may 197 38.-- ---- la fleur de seür 197 40.-- ---- le blanc corbel 198 43.-- ---- le tourret de nez 198 45.-- ---- la fueille de houx 199 46.-- ---- la blonde tresce 199 47.-- ---- le souspir parfont 199 48.-- ---- le blanc orillier 200 49.-- ---- la voulant aronde 200 50.--Du blanc pain vous vens la mie 200 51.--Je vous vens la rose d'Artois 200 53.-- ---- le blanc cueuvrechief 201 54.-- ---- de soye le laz 201 56.-- ---- la fleur de glay 202 57.-- ---- la perle fine 202 58.--Je ne vens ne donne les yeulz 202 59.--Chascun vous vens, mais je vous vueil donner 202 60.--Je vous vens la fleur de peschier 203 61.-- ---- du rosier la branche 203 63.-- ---- la rose vermeille 203 64.-- ---- plein panier de flours 204 65.-- ---- la feuille de tremble 204 66.--Le saphir vous vens d'Orient 204 67.--Flours vous vens de toutes couleurs 204 68.--Je vous vens le levrier courant 205 69.-- ---- la fleur mipartie 205 AUTRES BALADES I.--Car qui est bon doit estre appellé riche 207 _Éloge de Charles d'Albret._ II.--Si com tous vaillans doivent estre 208 III.--Et Dieux vous doint leur bon droit soustenir 210 IV.--Et honneur en toutes querelles 211 V.--Avisons nous qu'il nous convient morir 212 VI.--Ne les princes ne les daignent entendre 213 VII.--Car de Juno n'ay je nul reconfort 215 VIII.--Il veult trestout quanque je vueil 216 IX.--Amours le veult et la saison le doit 217 X.--Amours le veult et la saison le doit 218 XI.--Assez louer, ma redoubtée dame 219 XII.--Si qu'a tousjours en soit memoire 220 XIII.--Vous semble il que ce fausseté soit? 221 XIV.--Juno me het et meseür me nuit 223 XV.--Se Dieu et vous ne la prenez en cure 224 XVI.--_A Charles d'Albret, connétable de France_ Ce premier jour que l'an se renouvelle 225 XVII.--N'on n'en pourroit assez mesdire 226 XVIII.--_A la reine Isabelle de Bavière_ Ce jour de l'an, ma redoubtée dame 227 XIX.--_A Louis de France, duc d'Orléans_ Ce jour de l'an vous soiez estrené 228 XX.--_A Marie de Berry, comtesse de Montpensier_ Ce plaisant jour premier de l'an nouvel 229 XXI.--_Christine fait hommage à Charles d'Albret de son poème «Du Débat de deux Amans»_ Si le vueilliez recepvoir pour estreine 231 XXII.--_Christine recommande son fils aîné au duc d'Orléans_ Si le vueilliez, noble duc, recevoir 232 XXIII.--Faittes voz faiz a voz ditz accorder 233 XXIV.--Le corps s'en va, mais le cuer vous demeure 234 XXV.--Chapiaulx jolis, violetes et roses, Fleur de printemps, muguet et fleur d'amours 235 XXVI.--Et certes le doulz m'aime bien 237 XXVII.--Et ce vous fait tout le monde plaire 238 XXVIII.--En ce jolis plaisant doulz moys de May 239 XXIX.--_Au duc d'Orléans, sur le combat de sept Français contre sept Anglais (19 mai 1402)_ De hault honneur et de chevalerie 240 XXX.--_Sur le combat des sept chevaliers français et des sept chevaliers anglais (19 mai 1402)_ Sera retrait de leur haulte vaillance 241 XXXI.--_Même sujet_ On vous doit bien de lorier couronner 243 XXXII.--A pou que mon cuer ne font! 244 XXXIII.--_Au sénéchal de Hainaut, 1402._ D'entreprendre armes et peine 245 XXXIV.--Apercevoir Vueillez le voir 246 XXXV.--Vostre doulceur me meine dure guerre 247 XXXVI.--_A la reine Isabelle de Bavière_ Soit, sanz cesser, toute joye mondaine 248 RONDEL.--Mon chier seigneur, soiez de ma partie 249 XXXVII.--On est souvent batu pour dire voir 250 XXXVIII.--_Sur la Cour du duc Philippe de Bourgogne, 1403._ Selon seigneur voit on maignée duite 251 XXXIX.--Car je vous ay retenue a ma vie 252 XL.--Je mourray se m'estes dure 253 XLI.--Qu'en France soit si mençonge eslevée 254 XLII.--_Sur la mort du duc de Bourgogne (27 avril 1404)_ Affaire eussions du bon duc de Bourgongne 255 XLIII.--Et ne croyez flajolz de decepveurs 257 XLIV.--Ne mon penser nulle heure ne s'en part 258 XLV.--Mon doulx amy, d'autre ne me vient joye 259 XLVII.--Et me vueillez ottroyer vostre amour 261 XLVIII.--Je le sçay bien, il fault que je m'en sente 262 XLIX.--Je dis que c'est pechié a qui le fait 263 L.--S'ainsi le faiz, tu seras preux et saige 264 LI.--Et ait ou mal fort et poissant couraige 266 LII.--Ce jour de May gracieux plain de joye 267 LIII.--Quant bien me doit venir, meseur l'en chace. 268 ENCORE AULTRES BALADES I.--Je t'ameray et tiendray chier 271 II.--Certes trop m'est dure la departie 272 III.--A Dieu te dis, amis, puis qu'il le fault 273 IV.--Et qui n'aroit regrait a tel plaisance Et a si trés doulce amour eslongner? 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