SigPhi · Denis Diderot

Lettres à Mademoiselle de Volland (French)

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[131] 1761, in-8. Le premier coup de fouet était les <i>Car à M. Le Franc de Pompignan</i> (octobre 1761); le second, les <i>Ah! Ah là Moïse Le Franc de Pompignan</i>; du même mois de la même année. (T.)

[132] Mme d'Épinay.

in-12.

[134] Fameux horloger, né à Tours en 1686, mort à Paris en 1759.

[135] 1744.

[136] Voir la lettre LXII.

[137] Grimm, sans doute.

[138] Son frère l'abbé.

[139] On verra par la lettre suivante que c'est Damilaville dont il est ici question.

[140] L'arrêt d'expulsion des Jésuites est du 6 août 1762.

[141] <i>Mémoires de Donat Calas pour son père, sa mère et son frère</i>, suivis d'une <i>Déclaration</i> de Pierre Calas. Ces deux factums, qui portent la date des 22 et 23 juillet 1762, sont compris dans les <i>Œuvres</i> de Voltaire.

[142] Voltaire répondait à M. d'Argentai, qui lui demandait sa tragédie d'Olympie pour la Comédie-Française: «N'espérez point tirer de moi une tragédie que celle de Toulouse ne soit finie.»

[143] L'arrêt prononçant leur expulsion.

[144] Cazotte, quittant la Martinique, où il avait fondé des établissements, pour rentrer en France, avait vendu toutes ses possessions au P. La Valette, qui lui en régla le prix (cinquante mille écus) en lettres de change sur la Compagnie de Jésus. Le P. La Valette ayant eu peu de succès dans la suite de ces affaires, les supérieurs de la Compagnie trouvèrent assez commode de laisser protester les lettres de change. Cazotte leur intenta un procès qui fut comme le signal de tous ceux qui vinrent fondre sur la Société. (T.)

[145] De l'<i>Émile</i>, publié au mois de juin 1762.

[146] Escamoteur célèbre de ce temps.

[148] Voir <i>le Joueur</i>, t. VII, p. 411, et pour les autres pièces la note de la p. 434, t. VIII.

[150] C'est sans doute l'auteur des deux ouvrages mentionnés par Quérard sous ce nom: <i>Du Bonheur de la vie</i>, 1754, in-12; <i>Contre les craintes de la mort</i>, 1757, in-12.

[151] Il y a là une légère erreur: Marlborough est mort en 1722 et Montesquieu n'est allé en Angleterre qu'en 1729. Le quiproquo dut se produire entre le fils du général et le président.

[152] Le duc d'Orléans, dont il était premier maître d'hôtel.

[153] Galiani.

[154] Tout ce qui précède se trouve dans la <i>Correspondance</i> de Grimm (15 janvier 1763), mais avec des développements qui ne sont pas de Diderot.

[155] Voir cette lettre dans la Correspondance générale.

[156] Avocat général au Parlement.

[157] Provenant de la vente de sa bibliothèque à l'impératrice Catherine II.

[158] J.-B.-F. Durcy de Meinières, né eu 1705, président à la deuxième chambre des requêtes du palais, se retira en 1758 et mourut à Chaillot en 1785. Il aurait collaboré aux <i>Mémoires</i> de Bachaumont. M. le baron J. Pichon a publié une curieuse conversation du président avec Mme de Pompadour, dans les <i>Mélanges de la société des bibliophiles français</i>, 1856, in-8.

[159] Thomas partagea le prix avec Gaillard. Ce jugement ne fut pas ratifié par le public, qui ne regardait pas le discours du second comme digne de cette récompense. (T.)

[160] Diderot était, ce jour-là, très-disposé à l'indulgence: nous ne pouvons deviner quelle est la comédie de Barthe qui a pu lui rappeler Molière. (T.)

[161] <i>La Neuvaine de Cythère</i>, poème de Marmontel, n'a été publiée que dans ses <i>Œuvres posthumes.</i> Paris, Verdière, 1820, in-8. On assure que la famille de l'auteur, redoutant les poursuites du ministère public contre cette production libre, imagina de présenter le manuscrit au roi (Louis XVIII). Ce prince, quoiqu'il n'eût pas eu le temps d'y jeter les yeux, le lui fit rendre, en lui faisant exprimer, dans une lettre très-flatteuse, la satisfaction que la lecture de ce poëme lui avait causée. Muni de cette pièce, on fit imprimer hardiment. (T.)

des Bénédictins</i> n'a point eu le succès qu'ils s'en promettaient. On n'a vu dans cet ouvrage qu'un désir effréné de secouer le joug, et sans un examen bien réfléchi. M. de Saint-Florentin en a témoigné le mécontentement du roi aux supérieurs dans une lettre qui se voit imprimée à la suite de celle de ces mêmes supérieurs, qui en font part à toutes les communautés. Dom Pernetti, dom Lemaire, qui avaient la plus grande part à cet ouvrage très-bien fait, sont exilés.»

Cette Requête donna lieu à une foule de facéties. On vit successivement paraître: <i>Requête des hauts et puissants seigneurs les mousquetaires noirs à notre Saint-Père le pape Clément XIV;--<i>Requête des capucins pour se faire raser, et de leur barbe faire des des perruques aux [163] Voir dans la Correspondance générale la lettre à Le Breton, du 12 novembre 1764.

[164] Mme Le Breton.

[165] Grimm, qui dans sa <i>Correspondance</i>, au 15 avril 1765, annonce le premier projet d'une souscription pour une gravure représentant la famille des Calas, et vendue à leur profit, dit, au 15 août suivant, qu'à peine ce projet fut-il devenu public, on exigea du lieutenant de police de faire suspendre la souscription. « Un des premiers magistrats du royaume a motivé la nécessité de cette suspension par les trois raisons suivantes: 1° parce que M. de Voltaire paraissait être le premier instigateur de cette souscription; 2° parce que l'estampe était un monument injurieux au Parlement de Toulouse; 3° parce que ce serait faire du bien à un protestant.» Quelque révoltants que fussent ces motifs, ils prévalurent. La souscription ne put être secondée par la publicité et n'atteignit par conséquent que bien incomplètement le but qu'on s'était proposé. Voltaire souscrivit pour douze exemplaires de la gravure, comme on le voit dans sa lettre à Damilaville, du 19 avril 1765; le duc de Choiseul envoya cent louis pour deux, et la duchesse d'Enville cinquante pour un seul. (T.)

[166] La veille du jour que la suspension de la souscription a été ordonnée, André Souhart, maître maçon, arriva chez le notaire: « Est-ce ici, dit-il, qu'on souscrit pour Mme Calas? Je voudrais avoir quarante mille livres de rente pour les partager avec cette femme malheureuse; mais je n'ai que mon travail et sept enfants à nourrir; donnez-moi une souscription: voilà mon écu...» (Grimm, <i>Correspondance littéraire</i>, 15 août 1765).

[167] Allan Ramsay (1713-1784), peintre de portraits officiels qu'il exécutait hâtivement et avec le concours de plusieurs artistes, a été en correspondance avec Voltaire et Rousseau. Thoré le définit ainsi: [168] Au Louvre, le long du quai.

[169] Il s'agit sans doute du sculpteur, ami de la famille Le Gendre.

[170] Dans ses Mémoires, Samuel Romilly cite cette anecdote qu'il avait recueillie de la bouche même de Diderot. Il place la scène chez d'Holbach: «Il (Hume) était assis à côté du baron; on parla de la religion naturelle: «Pour les athées, dit Hume, je ne crois pas qu'il en existe, je n'en ai jamais vu.--Vous avez été un peu malheureux, répondit l'autre, vous voici à table avec dix-sept à la fois.»

[171] Éditeur de gravures (entre autres de l'<i>Almanach iconologique</i> de Gravelot et Cochin) et lui-même graveur de cartes et de plans.

[172] Voir sur cet instrument et sur l'artiste qui en jouait la <i>Correspondance</i> de Grimm (1er janvier 1766).

[173] M. Le Gendre.

[174] Cet opéra-comique, mis en musique par Kohaut, tomba sur le théâtre de la Comédie-Italienne, le 19 février 1766.

[175] Barthe.

[176] Sans doute l'<i>Histoire philosophique des Deux-Indes</i> à laquelle Diderot prit une part qu'on n'a pu déterminer exactement.

[177] Père des rois Louis XVI, Louis XVIII et Charles X, mort le 20 décembre 1765.

[178] Il y revint le 17 décembre 1765.

[179] Le Monnier.

[180] <i>Le Philosophe sans le savoir</i> fut représenté le 2 décembre 1765.

[181] Mme Le Gendre.

[182] Naturaliste, auteur d'une <i>Histoire des plantes de la Guyane [183] Les projets insérés dans la <i>Correspondance</i> de Grimm (15 avril 1766), se trouvent déjà, mais moins développés, t. XIII, p. 72.

[184] Cette pièce d'un ton si singulier, adressée à une sœur, n'a point été recueillie dans les œuvres de l'auteur. (T.).

[185] Dans la rue des Poulies s'ouvrit, en 1765, le premier restaurant, qui fut ensuite transféré à l'hôtel d'Aligre. C'était un établissement de bouillon où il n'était pas permis de servir de ragoût comme chez les traiteurs, mais où l'on donnait des volailles au gros sel, des œufs frais et cela sans nappe, sur des petites tables de marbre. Boulanger, le maître, avait pris pour devise ce passage de l'Évangile: «Venite ad me omnes qui stomacho laboratis et ego vos restaurabo»: de ce dernier mot vint le nom de restaurant gardé par la maison de Boulanger et pris par tous ceux qui l'imitèrent. La maîtresse du lieu était jolie et la chalandise y gagna. Voir La Mésangère, <i>Le Voyageur à Paris</i>, 1797, in-12, t. II, p. 88, et Bachaumont, V. 49, cités par Ed. Fournier dans [186] Le fils de Mme Le Gendre.

[188] Pour la vente de sa bibliothèque à Catherine.

[189] Le baron de Studuitz.

[190] <i>Esprit du clergé</i>, ou <i>le Christianisme primitif vengé des entreprises et des excès de nos prêtres modernes</i>, traduit de l'anglais (de J. Trenchard et de Th. Gordon, et refait en partie par le baron livre a été traduit et corrigé par le Baron, ensuite par mon frère, qui l'a <i>athéisé</i> le plus possible.» (Note manuscrite de Naigeon le jeune).

[191] <i>Les Prêtres démasqués</i>, ou <i>des Iniquités du clergé chrétien</i> (ouvrage traduit de l'anglais et refait en grande partie par le baron [192] <i>Le Militaire philosophe</i>, ou <i>Difficultés sur la religion proposées au P. Malebranche</i>; Londres (Amsterdam, M. M. Rey), 1768, in-8°; ouvrage refait en grande partie par Naigoon, sur un manuscrit intitulé: <i>Difficultés sur la religion proposées au P. Malebranche.</i> Le dernier chapitre est du baron d'Holbach.

[193] <i>De l'Imposture sacerdotale</i>, ou <i>Recueil de pièces sur le clergé</i>, traduites de l'anglais (par le baron d'Holbach); Londres [194] <i>Doutes sur la religion, suivis de l'Analyse du Traité théologi-politique de Spinosa<i> (par le comte de Boulainvilliers); Londres, 1767, in-12. Le premier de ces ouvrages est regardé comme étant de Guéroult de Pival.

[195] <i>Théologie portative</i>, ou <i>Dictionnaire abrégé de la religion chrétienne</i>, par l'abbé Bernier (c'est-à-dire par le baron d'Holbach); [196] <i>Faire l'oraison de saint Julien</i> est une locution proverbiale qui signifie désirer un bon gîte. La Fontaine a dit, Contes, II, 5: /$ Bien tous dirai qu'en allant par chemin J'ai certains mots que je dis au matin, Dessous le nom d'oraison ou d'antienne De saint Julien, afin qu'il ne m'avienne De mal gîter; et j'ai même éprouvé Qu'en y manquant, cela m'est arrivé.

J'y manque peu, c'est un mal que j'évite Par-dessus tout, et que je crains autant.

$/ [197] Robert d'Arbrissel, fondateur et premier abbé de l'abbaye de Fontevrault, faisait, dit-on, coucher dans son propre lit deux religieuses afin de soumettre sa chasteté aux plus rudes épreuves.

Ses supérieurs et ses contemporains ont très clairement exprimé leurs doutes sur l'efficacité de cette pénitence.

[198] Kohaut.

[199] Ingénieur en chef de l'île de la Grenade, auteur d'articles sur les sucres dans l'<i>Encyclopédie.</i> [200] Le beau-frère de d'Holbach, reçu maître des requêtes en 1757, fut plus tard intendant de la généralité de Tours.

[201] On lit dans la <i>Correspondance</i> de Grimm, 15 décembre 1768: «Damilaville fît l'année dernière un pamphlet intitule l'<i>Honnêteté théologique</i>, pour venger Marmontel des attaques de l'absurde Riballier et de son aide de camp Cogé; c'est son meilleur ouvrage. Il nous le donna pour être de M. de Voltaire, et tout le monde le crut. En effet, il l'avait fait imprimer à Genève M. de Voltaire l'avait reboisé. La première phrase, par exemple: <i>Depuis que la théologie fait le bonheur du monde</i>, porte trop visiblement son cachet pour être d'un autre.

Cogé lui-même, qui n'est pas le moins bête du troupeau dos cuistres, y avait été trompé, et croyait être redevable de fait le bonheur du monde, porte trop visiblement son cachet pour être d'un autre. Cogé lui-même, qui n'est pas le moins bête du troupeau dos cuistres, y avait été trompé, et croyait être redevable de l'<i>Honnêteté théologique</i> à [202] C'est la lettre dont Mme de Vandeul cite quelques lignes. Voir t.

I, p. L.

[203] Tout ce paragraphe se retrouve presque textuellement t. XI, p.

374. L'épisode du prix de sculpture y figure aussi; on peut le lire en outre, avec quelques variantes, t. XVIII, p. 297.

[204] <i>Éricie ou la Vestale</i>, drame en trois actes, par Fontanelle.

Londres (Paris), 1768, in-8.

[205] Premier titre du <i>Dictionnaire philosophique.</i> [206] Diderot commet ici une erreur qu'il explique et rectifie dans le cours de cette lettre; elle devrait porter la date du 13 octobre.

[207] Christian VII, roi de Danemark, était alors à Paris. Né en 1749, il était monté sur le trône en 1766. Victime d'intrigues ourdies par sa mère pour le brouiller avec sa femme, Caroline-Mathilde, sœur de George III d'Angleterre, il perdit la raison fort jeune encore et termina tristement ses jours à Rendsbourg, le 13 mars 1808. (T.)

[208] Tragédie de La Harpe.

[209] M. Devaisnes était alors premier commis des finances.

[211] C'était le duc de Duras qui était chargé de promener le prince.

On fit courir le quatrain suivant mis dans la bouche de l'étranger fatigué: /$ Frivole Paris, tu m'assommes De soupers, de bals, d'opéras; Je suis venu pour voir des hommes: Rangez-vous, monsieur de Duras.

$/ Ce quatrain, attribué dans le temps à Boufflers et à Chamfort, se trouve dans les œuvres de ces deux auteurs, mais avec de légères variante. (T.)

[212] Mme Therbouche.

[213] <i>En chenille</i>, en négligé, expression du temps.

[214] Il paraît qu'en effet Diderot le joua très-bien, car Grimm, dans sa <i>Correspondance</i>, 15 décembre 1768, rend compte de cette journée, et s'amuse de l'ignorance où était Diderot du rang du jeune étranger. (T.)

[216] Diderot vit Christian VII le 20 novembre 1768, à l'hôtel d'York, où tout le parti philosophique avait été convoqué. Grimm (<i>Corr.

litt.</i>, 15 décembre 1768) a donné d'intéressants détails sur ces présentations.

[217] Tous ces ouvrages, imprimes en 1768, à Amsterdam, sous la rubrique de Londres, sont du baron d'Holbach, aidé de Naigeon.

[218] Diderot s'était chargé de continuer sa <i>Correspondance.</i> [219] <i>Dialogues sur le commerce des blés.</i> Londres (Paris, Merlin), 1770, in-8.

[220] Celui de 1769.

[221] Par Malfilâtre. Voir ce morceau, t. VI, p. 355.

[222] Représenté le 19 mars 1772.

[223] Jean-Rodolphe Perronet, célèbre ingénieur des ponts et chaussées, né à Suresnes, en 1708, mort à Paris en 1794.

[224] Damilaville, mort le 13 décembre 1768, et Grimm.

[225] Voir le plan de cette pièce, t. VIII, p. 5.

[226] <i>Le Dépositaire</i>, comédie de société, jouée à la campagne en 1767.

[227] Mlle Jodin. Voir plus loin les lettres qui lui sont adressées.

[228] La première femme de F.-J. Casanove, qui se maria deux fois, était, selon M. Jal, une figurante des ballets de la Comédie-Italienne.

l'Italie</i> qui eurent tant de vogue, et à mortier du parlement de Bordeaux. Le plaidoyer dont il s'agit et que ne mentionne pas Quérard est intitulé: <i>Discours de M. Dupaty, avocat général dans la cause [230] Voir précédemment, page 321.

[231] Voir le <i>Voyage à Bourbonne</i>, tome XVII.

[232] L'abbé Géraud de La Chau, bibliothécaire, interprète et garde des pierres gravées du duc d'Orléans, auteur d'une <i>Dissertation sur les attributs de Vénus</i>, Prault, 1776, in-4.

[233] Bemetzrieder. Voir ce <i>Traité</i>, tome XII.

[234] Célèbre peintre d'animaux.

d'Helvétius</i> ont été écrits ou revus à cette époque.