SigPhi · Descartes

Le Monde (Traite de la Lumiere), avec Les Passions de l'Ame et La Geometrie

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à Mon ficur Defcartes. T f Non ibi, difieT^vous, en parlant des EJ * fais que vous avieT^ publie'f cinq ou fix ans auparavant, unam aut alteram, fcd plus fexccntis quæftionibus explicui, quæ fie à nulloanteme fuerantexplicatæ } acquam- vis multi haétenus mea feripta tranlverfis oculis inlpexerint, modilquc omnibus re- futare conati fint, nemo tamen, quod feiam, quicquam non verum potuic in iis reperirc. Fiat enumeratio quæftionum omnium, quæ in tôt fæculis quibus aliae Philofophiæ viguerunt, ipfarum ope fo- lutæ funt, & Forte nec tam illuftres in- venientur. Quinimo profiteor ne unius <juidem quæflionis folutionem ope prin- cipiorum Peripateticæ. Philofophiæ Pecu- culiarum datum unquam fuiflc, quam polfim démon ftrarc efie illegitimam & Faliam. Fiat periculum, proponanrur, non quidem omnes ( neque enim operæ pretium puto multum temporis ea in rc impendere ) fcd pauca aliquæ fele&iores > ftabo promifiîs, &c. Ainfi malgré toute votre modefiie, la force de la vérité vous et contraint d'écrire en cet endroit - la, que vous avefdeja expliqué dans vos premiers Ejfais, qui ne contiennent quafi que la Dio - ptrique & les Meteores, plus de fix cens que fiions de Philo fophie, que perfonne avant vous n'avoit f:k fi bien expliquer; qu' en- core que plufieurs eujfent regardé vos écrits \6 Cetfre premîcre de -travers t & cherché toutes fortes de moyens four les réfuter, vous ne fçaurie ^ point toutefois que perfonne y eût encore pu rien remarquer qui ne fut pas vrai. A quoi vous ajoutez, que fi on veut compter une par une les queflions qui ont pû, être refoluês par toutes les autres façons de Philofopher, qui ont eu cours depuis que le monde efl, on - ne trouvera peut-être pas qu'elles foient en fi grand nombre, ni fi notables. Outre cela vous ajfurez, que les principes, qui font particuliers a la Philofophie qu'on at- tribué a. Ariftote, & qui efl la feule qu'on en feigne maintenant dans les Ecoles, nom jamais fçù trouver la vraie folution cC au- cune queflion: & vous défiez, exprejfement tous ceux qui enfeignent, d’en nommer quelqu'une qui ait été fi bien refoluê par eux, que vous ne puiffiez. montrer aucune erreur en leurs folutions. Or ces chofies ayant été écrites a un Provincial des Je fuites, & publiées il y a déjà plus de fept ans, il n'y a point de doute que quelques-uns des plus capables de ce grands Corps, au^oient tâché de les réfuter fi elles n étaient pas entière- ment vraies ou feulement fi elles pouvoient être diCputéss avec quelque apparence de rai- fon. Car nonobfianr le peu de bruit que vous faites, chacun fçait que votre réputation efl déjà fi grande, & qu'ils ont tant d'in- térêt à mainte fir que ce qu'ils enfeignent n efl à Monficur Dcfcartcs. 17 j point mauvais, qu'ils rtc peuvent dire qu'ils F ont négligé. Alais tous les DoEl;s ['pavent a/fez., qu'il n'y a rien en la Phyfique de F Ecole qui ne foit douteux? & ils f pavent au (fi qu'en telle matière être douteux 3 n'eji gueres meilleur qu'être faux, a caufe qu'une fcience doit être certaine & démonflrative, de fapon qu'ils ne peuvent trouver étrange que vous ayez, affûté que leur Phyfique ne contient la vraie folution, cF aucune quefiion. Car cela ne fignifie autre chofe.finon qu'elle ne contient la démonjlrati on et aucune vérité que les autres ignorent. Et fi quelqu'un d'eux examine vos Ecrits pour les réfuter, il trouve tout au contraire qu'ils ne con- tiennent que des dcmonflrations touchant des matières qui étaient auparavant igno- rées de tout le monde* Ce/l pourquoi étant faces & avifiez. comme ils font, je ne m'é- tonne pas qu'ils fe taifent; mais je m'étonne que vous n'ayez* encore daigné tirer aucun avantage de leur filence, a caufe que vous ne f [auriez, rien fouhaiter qui faffe mieux voir combien votre Phyfique différé de celles des autres. Et il importe qu'on remarque leur différence, afin que la mauvaife opi- nion que ceux qui font employez, dans les af- faires 3 & qui y ré uffiffent le mieux, ont coutume cF avoir pour la Philofophie, n'empêche pas qu'ils ne connoiffent le prix de la vôtre. Car ils ne jugent ordinairement de ce qui ar- B *8 Lettre première t rivera } que par ce qu'ils ont déjà vu arri- ver-, & pource qu'ils n'ont jamais aperçu que le Public ait recueilli aucun autre fruit de la Philofophie de P Ecole, finon qu'elle a rendu quantité d’hommes pedans, ils ne ff au- raient pas s'imaginer qu'on en doive at- tendre de meilleurs de la vôtre, fi ce ne fi qu'on leur fajfe confiderer que celle-ci étant- toute vraie, & P autre étant toute faujfe, leurs fruits doivent être entièrement diffé- rent. En effet > c'e fi un grand argument, pour prouver qu'il n'y a point de vérité en la Phyfique de l' Ecole, que de dire qu'elle efiinfiituée pour enfeigncr toutes les inven- tions utiles d la vie, & que neanmoins, bien qu'il en ait été trouvé plufieurs de teins en tcms, ce n'a jamais été par le moyen de cette P hy fi que, mais feulement par hasard & par ufage -, ou bien fi quelque Science y a contribué, ce n'a été que la Aia- themat ique: & elle efi aujft la feule de tou - * tes les Sciences humaines, en laquelle on ait ci-devant J>û trouver quelques vérités qui ne peuvent être mi fies en doute. J e fçai bien que les Philofiophes la veulent recevoir pour une partie de leur Phyfique » mais pource qu'ils ignorent prefque tous, qu'il n'efi pas vrai qu'elle en foit une partie, mais au contraire que la vraie Phyfique efi une partie de la Mathématique, cela ne peut rien faire pour eux, Mais la certitude qu'on a déjà * à Moniteur Dcfcartes. ry. reconnue dans la Mathématique fait beau- coup pour vous. Car cefi une Science ep la- quelle il efi confiant que vous excellez., &' vous avez, tellement en cela furmontè lien- vie, que ceux même qui font jaloux de l'eflnme qu’on fait de vous pour les autres Sciences, ont coutume de dire que vous fur- pajfez. tous les autres en celle-ci, afin qu'eu vous accordant une louange qu’ils fpavent ne vous pouvoir être difputée, ils foient moins foupçotmez. de calomnie y lorfqtitls tachent de vous en oter quelques autres. Et on voit en ce que vous avez, publié de Géo- métrie, que vous y déterminez, tellement juf- ques ou l'efprit humain peut aller, & quel- les font les foluttons quon peut donner à chaque forte de difficultés, quil femble que vous avez, recueilli toute la moi (f on, dont les autres qui ont écrit avant vous ont feu- lement pris quelques épies, qui nétoient pas encore murs, & tous ceux qui viendront après, ne peuvent être que comme des gla- neurs j qui ramafferont ceux que vous leur avez, voulu laijfer. Outre que vous avez., montré par la folution promte & facile de toutes les quefiions, que ceux qui vous ont voulu tenter ont propofées, que la méthode dont vous ufez.it cet effet, efi tellement infaillible, que vous ne manquez, jamais - de trouver par fon moyen, touchant les chofes que vous examinez. t tout ce que Cefppts / zo Lettre première humain peut trouver. De façon que pour faire jqrf on ne puijfe douter que vous J oyez, capable de mettre la Phyfique en fa der- nière perfection, il faut feulement que vous prouviez quelle n’efi autre chofe qu'une par- tie de la Mathématique. Et vous l'avez, déjà tr'es- clairement prouvé dans vos prin- cipes, lorfqu' en y expliquant toutes les qua- lités fenfibles, fans rien confiderer que les grandeurs, les figures & les mouvemens, vous avez montré que ce monde vifible, qui e fi tout l'objet de la Phyfique, ne contient qu'une petite partie des corps infinis, dont en peut imaginer que toutes les propriétés eu qualités ne con fi fient qu'en ces memes ch o fie s, au lieu que l'objet de la Mathémati- que les contient tous. Le même peut aujfi être prouvé par l'expérience de tous les fic- elés. Car encore qu'il y ait en de tout tons plufieurs des meilleurs efprirs, qui fie fiant employez d la recherche de la Phyfique, en ne fçauroit dire que jamais perfonne y ait trouvé ( c'efi - à - dire, fait parvenu a aucune vraie connoi [fiance touchant la na- ture des chofes corporelles ) quelque principe qui n' appartienne pas a la Mathématique, yiu lien que par ceux qui lui appartiennent, on a déjà trouvé une infinité de chofes trèsutiles, d fiç avoir -, prefique tout ce qui e fi connu en f Irifironomie, en la Chirurgie, & tn tous les jdrts Mechuuiques i dans lefique[f y à Monfieur Dcfcartcs. it s'il y a quelque chofe de plus que ce qui ap- partient a cette Science il n'eft pas tiré d'aucune autre: mais feulement de certaines obfervations dont on ne connoit point les vraies caufes. Ce qu'on ne fçauroit confde- rer avec attention, fans être contraint d'a- vouer j que c'efl par la Mathématique feule qu'on peut parvenir a la connoijfance delà, vraie Phyfque. Et d'autant qu'on ne doute point que vous n'excelliez, en celle-là, il n'y a rien qu'on ne doive attendre de vous en celle-ci. Toutefois il refie encore un peu de fcrupule, en ce qu'on voit que tout ceux qui ont acquis quelque réputation par la Mathé- matique j ne font pas pour cela capables de rien trouver en la Phyfque; & même que qnelques-ùns dieux comprennent moins les chofes que vous en avez, écrites, que plu- feurs qui n'ont jamais ci-devant appris au- cune Science. Mais on peut repondre à cela que bien que fans doute ce foient ceux qui ont l'efprit le plus propre à concevoir les vé- rités de la Mathématique, qui entendent le plus facilement vôtre Phyfque, à caufe que tous les raifonnemens de celle-ci font ti- r ré s de H autre i il n arrive pas toujours que ces mêmes ayent la réputation d’être les plus feavans en Mathématique: à caufe que pour acquérir cette réputation, il efl befoin d étudier les livres de ceux qui ont déjà écrit de cette Science, ce que la plupart ne w tertre première font pas; & fouvent ceux qui lu étudient „ tachent d obtenir par travail ce que la force de leur efprit ne leur peut donner, fatiguent trop leur imagination, & même Lt bleffent, CT acquièrent avec cela plufi cnrs préjugés: ce qui les empêche bien plus de concevoir les vérités que vous écrivez., que de pajfer pour grands Mathématiciens; a caufe qu'il y a fi peu de perfonnes qui s'ap- pliquent a cette Science que fouvent il n'y a qu'eux en tout un pais: & encore que quelquefois il y en ait d'autres } ils ne laif- fent pas de faire beaucoup de bruit; d’autant que le peu qu'ils fçavent leur a coûté beau- coup de peine, Au refie il n'efl pas mal-aifc de concevoir les vérités qu'un autre a trou- vées j il fa fit a cela d avoir l' efprit dégagé de toutes fortes de faux préjugés; & d'y vouloir appliquer ajfez. fou attention i II n'efi pas auffi fort difficile d'en rencontrer quelques-unes détachées des autres, ainfi qu'ont fait autrefois Thaïes, Pythagore Archimede, & en notre fiecle Gilbert Ke- pler j Galilée, Hervaus, & quelques au- tres. Enfin on peut fans beaucoup de peine imaginer un corps de Philofophie moins mon- ftreux, & appuyé fur des conjeSlures plus vrai - femblables que n'efi celui qu'on tire * des Ecrits d' An flot e: ce qui a été fait anffi par quelques - uns en ce ficle. Mais-; d’en former un qui ne contienne que des vcz aMonfiéur Defcarfes. zf; rites 3 prouvées par démon flrat ions auffi du- res & aujfs certaines cjue celles des Mathé- matiques j c'efi chofie fi difficile,& fi rare 3 que depuis plus de cinquante fiecles que le monde a déjà duré 3 il ne s'èji trouvé que vous feulqui avez, fait voir par vos Ecrits, que vous en pouvez venir a bout. Mais comme lorfquun ArchiteCle a pofétous les fondemens 3 & élevé les principales mu- railles de quelque grand bâtiment 3 on ne ■ doute point qu'il ne puijfe conduire fon défi fiein jufiques a la fin 3 d caufie qu'on voit qu'il a déjà fait ce qui était le plus diffi- cile; Ain fi ceux qui ont lis avec attention - le Livre de vos Principes, confiderans coin-- ment vous avez pofié les fondemens de toute la Philofiophie naturelle 3 & combien font grandes les fuites de vérités que vous en avez. déduites 3 & ne peuvent douter que la Mé- thode dont vous ufez ne foit fitffifdnte, pour faire que vous acheviez de trouver tout ce qui peut être trouvé en la Phyfique: à caufie que les chofies que vous avez déjà expliquées 3 a fif avoir ^ la nature de Caï- man 3 du feu 3 de Pair, de l'eau, de la terre 3 & de ce qui paroit dans les deux, ne fem- blent point être moins difficiles que celles qui peuvent encore être de fines.

Toutefois il faut ici ajouter, que tant ex- pert qiiun ArchiteCle foit en fon Art 3 il eft impojfible qu'il achevé le bâtiment qu'il 4.; 14 lettre première commence, fi les matériaux qui doivent y être employez lui manquent. Et en même façon que tant parfaite que puijfe être vo- tre Méthode, elle ne peut faire que vous pourfuiviez en F explication des caufes na- turelles, fi vous n'avez point les expériences qui font requifes pour déterminer leurs effets.

Ce qui efi le dernier des trois points que je crois devoir être principalement expliqués, à caufe que la plupart des hommes ne conçoit pas combien ces expériences font necejf aires, \ ni quelle dépenfe y efl rcquife. Ceux qui fans fortir de leur cabinet, ni jetrer les yeux ailleurs que fur leurs livres, entreprennent de difeourir de la nature, peuvent bien 'dire en quelle façon ils auroient voulu créer le monde, fi Dieu leur en avoit donné la charge & le pouvoir; c' efi- à-dire, ils peuvent écrire des chimères qui ont autant de rapport avec la foibleffe de leur efprit, que l'admirable beauté de cet Univers avec la puijfance in- finie de fin Auteur: mais à moins que d'a- voir un efprit vraiement divin, ils ne peu- vent ainfi former d'eux-mêmes une idée des cfoofes j qui foit femblable à celle que Dieu a eue pour les créer. Et quoique votre Mé- thode promette tout ce qui peut être e/peré de F efprit humain, touchant la recherche de la vérité des Sciences, elle ne promet pas nean- moins denfeigner a deviner: mais feulement à déduire de certaines chofis données, toua Monfieur DefcarftfÇ. i f 1rs les vérités qui peuvent être déduites: & ces chofes données en la Plxyfque ne peuvent être que des expériences. Même a caufe que ces expériences font de deux fortes; les unes faciles y & qui ne dépendent que de la re- flexion qu'on fait fur les chofes qui feprefen- tent an fens cC elles - mêmes; les autres plut rares & difficiles y aufquelles on ne parviens point fans quelque étude & quelque de - penfe; on peut remarquer que vous avez, déjà mis dans vos Ecrits tout ce qui femblet pouvoir être déduit des expériences faciles, & même aujfi de celles des plus rares que vous avez, pu apprendre des Livres. Car ou- tre que vous y avez, expliqué la nature de toutes les qualités qui mouvent les fens y & de tous les corps qui font les plus commune fur cette terre y comme du feu, de l'air, des l'eau & de quelques autres ^ vous y avez, auff rendu raifon de tout ce qui a été ob- ferve jufques a prefent dans les deux, de toutes les propriétés de l'aiman, & de plu - fleurs' obfervations de la Chimie. De façon qu'on n'a point de raifon d'attendre rien davantage de vous, touchant la Phyfique, jufques à ce que vous ayez davantage d ex- périences, defq utiles vous puijfiez rechercher les caufes. Et je ne m'étonne pas que vous n'entrepreniez point de faire ces expériences à vos dépens. Car je f fais que la recherche fies moindres chofes coûte beaucoup; & fan\ G z? Lettre première mettre en caufe les yllchimifies, ni tous lef autres chercheurs de fecrets qui ont coutu- me de fe ruiner a ce métier, fai oui dire que la feule pi r e d’aman a fait dépendre plus de cinquante mille écus a Gilbert 3 quoi- qu’il fût homme de très bon efprit 4 comme il a montré, en ce qu’il a été le premier qui a découvert les principales propriétés de cette pierre. J’ai vu aujfi nnftravatio magna & le Novus Atlas du Chancelier Bacon, qui me femble être de tous ceux qui ont écrit avant vous, celui qui a eu les meilleure » penfées, touchant la Méthode qu’on doit tenir pour conduire la Phyfique a fa per - feüion: mais tout le revenu de deux ou trois Rois des plus puiffans de la terre, ne fuffiroit pas pour mettre en execution toutes les chofes qu'il requiert a cet effet. JBt bien que je ne penfe point que vous ayez, befoin de tant de fortes d’experien - ces qu’il en imagine, a caufe que vous pouvez, fuppléer a plufieurs } tant par vo- tre adrcjfe; que par la connoiffance des vé- rités que vous avez, déjà trouvées. Toutefois confideratit que le nombre des corps parti- culiers qui vous refient encore a examiner gft prefque infini; qu'il n’y en a aucun qui n'ait affez. de diverfes propriétés, & dont en ne puiffe faire affez. grand nombre d’épreuves, potir y employer tout le loifir & tout le travail de plufieurs hommes > qut fuivant les réglés de votre Méthode il eff befoin que vous examiniez, en meme temt toutes les chofes qui ont entre elles quelque affinité afin de remarquer mieux leurs dif- férences, & défaire des dénombrement qui vous a furent; Que vous pouvez, ainfi uti- lement vous fervir en un même tems de plut de diverfes expériences, que le travail d’un très- grand nombre d'hommes adroits nets fçauroient fournir s Et enfin, que vous ne f f auriez avoir ces hommes adroits qu'a force d'argent, à caufe que fi quelques - uns s'y vouloient gratuitement employer, ils ne s'af- fujetriroient pas affiez à fuivre vos ordres & ne fer oient que vous donner occafion de perdra du tems: Confiderant, dis-je, toutes cet chofes, je comptent aifément que vous ne pouvez achever dignement le deffein que vous avez commencé dans vos Principe n c'efi-a-dire expliquer en particulier tous let •minéraux, les plantes } lef animaux & l’hom- me, en la meme façon que vous y avez déjà expliqué tous les élément de la terre J dr tout ce qui s'obferve dans les deux,ficc v'eff que le Public foumiffie les frais qui font requis a cet effet. & que <P autant qu’ils vous feront plus libéralement fournis d'autant pourrez-vous mieux executer votre dcjfein.