SigPhi · Flora Tristan

Pérégrinations d'une paria, tome I

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sèioiir ëjtaEît^a ail dëlt de cëtë d%uë dé haîitëè montagnes qui Unissent le ciel ¥ïâ ïerrë/ati delà de cet océan dé sable iwMgyànf elles #r&* tent lë progrès? files ^eux errlifent fur ncës fc*s ar^àél, le^lmvâient |usqWië#qu^ leièttii sent* ifù;s"' se confondre aveë; "K f f t#Èp àzwèe^ « se ^pWîaièùt ensuite sùr cés m^rettiipiëdè dis cieux/sur ce^ nautes Montt èst sans ternrè ^ vertes de neige* pfficëftem èntriflëWdii soleil, ët tri&ë!»t àir le ciel ïalimlte ocel^nt^ «te dé* sert avec tbutes lèrctei^duf risnfëi^nfitii jappait Mm mm s^â^Mvqmr^ «■ TOâu ameiea éteitp5»élrée, éty coirtmié àiq^ipétéfai?réÉiwi^ réquîpa unis à leur base % y pfësin^ntil^ chaib dans toute sa eoritoion^ ^^#^^4iflliHaiws lèors trois sommets àDUTOi*Sï de neiges qui jjfr fléchissent les rayons du soleil pet,|fmrftûs > 4es flammes jds la tercé* impiie^ J^ne^é^qm^ ténuités, symbole d'une trinité qui.passe notre raour. Jamais aucun spectacle ne m'avait autant d&ûs 4sur j§glÉ|îi^ s'agitent étineelantes de clartés,dàfas^le^nu% dësatroSr nihues^ iû le brillant couchfer du soleiL sous là pkmlissain d'iâ^omBraHes iétailes | Savaient pfrodàit smv m^ sur moi la vue de ces grandes œu vres dé la çyëa^ tion. Don Balthazar jouissait de ïàfcii rayissè^ ment, et me dit, avec utt vif sentiaietttiCorgueil national: i*J$k bien! mademoiselle que ^màmf ^èiâsrfe^ëtteïiw^ *laas votre Belle Europe?* i -;s.J. n ûm:is(\\%fkei : — Don Balthazar, la création révèle en tous lieux la haute et tc^tepuisssliïte dntelligehee ftdè son, auteur;> mais il se? manifeste ici dans toute sa gloire y ët f cm spectacle! splenutel vaut la peiiiè qu'on vienne desmti^émitéai dè la èepre pour lè cctatempkri; p: -;h t ni- ■ mui^m ni m 4 h; -«a^i- a i Pendânt;què j'admirais toutes ces merveilles > le i #cteur let ëteiiiellês gïa^ vafcbiifMt ser une petite tente pour me garantir du soleiL ?ie ^ et 1 v®m nous mîmes à fôire w^^pasi^ bonne madame Justo avait remis au docteur u*i pâmer Mengai^ de légumes; taierôjp^ saucissons, du fromage, du chocolat, du sucre jètdësf^ rhum. Notre repas fut long: jé ne ihe laàsais pas d'admirer. Après le dîner, cé fut lé tour du docteur. Enfin il fallut répartir:-^Ofus avions trente-qu^re lieues à parcoui# sâhs rencontrer vestige d'eau; nous ta'eri avions fait <fuë six; et il était dix heures. >>::•»;*•>. p '> ■. < ■■"^■v-- Don José me donna sa jument /parce qu'elle allait mieui que^aa riîlùte > îrèus tfoii^ remî- mes en route. Le magnifique panorama dont j'avais Tarne remplies râ^ comme fâsdinée sous la puissance de son charme; mes sens fêtaient captifs, et il y «ivait prèà d'une demi-heure qub nous c^miniicjfïs* péniblement, sans que l'affreux désert dans lequel nous étions OT^gésl éât ehcore produit 'mv ^àkA ^mm impression. La sfcufl^&cë * piysiq irôfit ravir a mon e&tàse l iiitéifëéàiéMë f \ toiiî> a Wwp mes yéùx è^hrriféïit> je Éè âlx mîMSil d'iii^ttèr lirt^ide^t^bleùè eomfti&lé ^êl^N^élfè T^ê^à^à^^^j^&^ ^à^ft^ lës 1 cWdiill^ mollement^ ^ s en élèvài tf à l'atmosphère étouffante dorit j'étais environnée, |jg c&tte p^u^ièt^ ^ttë /iç^^cep^ tible e^^rt^tîite bônftne le duitet dë #drtfë!.: qui se collait à ma figure y Je p^ti^qtfe | UëëtiÉ par rifie illusion, je voyais sèiiliiï^ un feu liquide; et', portant mes regards vers les Cordillières, j'éprouvais le tourment de l'ange déchju^ l^ni; du ciel> m ■> ©ou Balthazar, lui demandai-je avec effroi r est-ce M métal fondu dans lequel flous sommes, et avons^nous longtemps à marcher dans cette mer de feu?

—, Vous, avez raison ^ mademoiselle? le sable est iell^eii^b^ peut bien le prendre pour do verre en fusion.

— M^moiselle, c'est l'effet du mirage qui vous te fi^ ppou^ - ielles sont haletantes, le sable brûle leurs pieds; ^ elles les pauvres bêtes ne j^pjfpfc r^^^J$as|g r . Don Balthazar, malgré l'explication que vous venez de me dôttner, je crois toùjoiii% distinctement dès vagtie^ --Cette pmnpa est coùterte de petits mo&ti*= eulës de sàbN que lèvent à cëitÉ^iîi f4(M^(rfét l|u'ëf^ti^ment ils ont li forme des vagues (te la mer> ét lé mirage; dans MéigÉ<^eûî, lëùren;prtte t-àgitaUcito ifë tïe sont péra pWa %tâbleé ijûie feari^gues de l'Océan; les vents les Im^^imiM sans eefee- Alors H doit f atvotr:»ftc^p^^fen^ei« à se trtfûVërdiris X&pmnpït quand lté vêiort sOuffie rÉttlftë^ et taïtirè #jÉëMt^ àmÉ mem tes dfrêcîtotre, parlé > mèinsfee bi*ri d'herbe ne s'offre k sa me. L'espérançe ne peut naître en lui, paçtçut entouré dfune ihatiire ihorte;vune immensité, que s^veflorts né peu- vent franchir, le sépare de se£! sej^aiieS f et cet être, m mgti^^ goisses, qu'il lie petit <ri#gf^"||^ft.#^^ pourvu fpo^ luiv ^ avec ferveur pou^ qu'il itt^ N*fe pbrtâi^ voyage t le^afcfc^^ don José, par les paroles qu'il lui adressai* ^mani- festait riiiqniétu^et litgenteur d<^ifôl^ dente desséchait myà^^mi ^i^^^^Mm^ générale y que 1m véfentp Gîte ^fëi&it^ reusement que don Balthazar s'y opposa; car, sans nul doute, je serais morte s -il avait laissé faire ce nouveau San^adQvQm^^C(miAikmm; mon icheval, et je serais tentée de^CFoire'qii^ùriè main in visible me soutenait: marchant t. ainsi à la grâce de Dieu, je ne tombai pas une seule fois* Enfin, le soleil disparut derrière tesjhâuto volcans, et peu à peu la fraîcheur du soir me ranima. Don Balthazar, |K>ur exeli er iiàon^cou- rà^, employa ^ u^ ciécon$tane)e,4e(^ geur sur 1* distaiteerqai le ié^re du /^mio *. * IL me disait que liions lieues. ^Consoiei^^ tôt véus ailles suspendu à^i^^ Le rusé Balthazar savait èfen q^emou0»éti0fîs encore va ' plus deisp-iiejies il comptât sur Ja première étoile qiûipai^Élpdtte sombre, et notre inquiétude fut alors bien grande.

Hi^^^^^^WftW 1 tracé m tràvers^le îèé* sert, et n'ayant pas, dans l'obscurité f les é^ pour nous guider,» nous courions le risque de " Wamho. ësirèce de cabaret; celui-ci se trouve à moitié*: rè&iv.

nous égarer, de mourir de faim et de soif au milieu de ces castes solitudes. Le doctenr se ré- pandait en lamentations pitoyables, et don Balthazar, d'un caractère très gai, le plaisantait de la manière la plus bouffonne. Nous nous en remîmes à l'instinct de nos bêtes: les muletiers, dans pareilles circonstances, n'ont pas d'aplre boussole, et c'est la plus sûre* Autant, dans cette pampa, les journées sont brûlantes par l'ardeur du soleil et la réverbé- ration du sable, autant les nuits y sont froides par l'influence de la brise qui a traversé les neiges des montagnes. Le Aoid n*e fit beaucoup de bien J je^m^ douleur de tête diminua, et je pressai «non cheval avec une vigueur qui étonna îles piessieurs j deux heures auparavant, j'étais à la morfcj et, main - tenant, je me sentais de la forçe. Je n'avais pas été^Mupe de la déception que don Balthazar cherchait à exercer sur moi > en m 'indiquant une étoile comme étant la lanterne du i^rméa, et m lûfc oiaiH*fai -*is avant tous la véritable ianterne. Ah î quelle sensation ineffable de joie cettei vue Ime fit éprouver! Ge fut celle du maU heurepx naufragé qui, prêt à sucpmbei^ aper-^ çoit un navire venant à son secours* Je poussai un cri et fis partir mon cheval ou grand galop. La distance était encore bien longue; mais la vue de cette petite lanterne soutint mon eou- rage. Nous arrivâmes i^u mtn&ô à minuit; Don Balthàzar était allé eu avant avec son domesti- que pour me faire préparer iaû lit et un bouil- lon. En arrivant, je me couchai, pris mon bouil- lon et ne pus dormir; trois choses m'en empê^ chèrent: les puces que je trouvai là en bien plus grande abondance qu'à Islay y le bruit con- tinuel qui se faisait dans cette auberge, enfin l'inquiétude que les forces île vinssent à me faillir et que je ne pusse achever la t^nte. î Cette anbergef h'eàisMit ^jué deptlis un an, Auparavant* il fallait se résigner à coucher sur la terre au milieu du désert. Cette maison con- siste en trois pièces séparées entre elles par des cloisons faites en bambou: la première de ces pieeeâestà^ la suivante aux voyageurs vet ^ bitée par les maîtres de rétablissement^ sert en nlême temps; dé cuisine et de; magasin. Les v6p|éiuis dés^ ment dans la pièce du milieu; -mmMW mes- sieurs de la Fuente, qui eurent pour moi, d^ puis Vinsiuit de Inotre rencontre jusqu'à la fin du voyage, les attentions les plus délicates, les soins les plus affectueux, ne voulurent pas, malgré mes instances, rester dans cette cham- bre et me la laissèrent en entier. Ils se retirè- rent avec le docteur dans la cuisine, où ils furent très mal sous tous les rapports et ne dormirent pas plus que moi» Quoique leur conversation fût à voix basse, j'en entendais assez pour être effrâvée de ma situation. Don Balthazar disait au docteur: — Je ne crois pas prudent, je vous l'a- voue, d'emmener ce matin avec nous cette pau- vre demoiselle: elle est dans un tel état de fai- blesse que je crains qu'elle ne meure en route, d'autant plus que le «heûiin qui nous reste à faire est beaucoup plus pénible que celui que nous avons déjà fait. Je suis d'avis que nous la laissions ici, et, demain, nous enverrions la prendre avec une litière. A ce propos, le maître de l'auberge intervenait en faisant obser- ver qu^ii était pas sûr devoir de l'eau, que son approvisionnement était épuisé, et que, s'il ne Jui en arrivait pas, je pourrais périr de soif.

Ces paroles me.firent f^miiMtfeW^ùr s' |?îdëe qu'on songeait a m'abandbnnér dans ce désert, que les gens grossiers auxquels je serais confiée, end us cruels par la soif, me laisseraient périr peut-être faute d'un verre d'eau; celle idée ranima mes forces, et quoi qu'il dût en arriver, je préférai mourir de fatigue que de soif. J'é- prouvai encore, dans cette circonstance, com- bien l'instinct vital est puissant sur nous. La crainte d'une mort aussi affreuse m'excita à un tel point, qu'à trois heures du matin j'étais prête. J'avais arrangé mes cheveux, fendu mes brodequins sur le dessus, afin que mes pieds gonflés fussent plus à Taise; jetais habillée convenablement, j'avais mis toutes mes affaires en ordre, et j'appelai le docteur en le priant de me faire faire une tasse de chocolat. Ces messieurs (Furent surpris de me voir aussi bien: je leur dis que j'avais dormi et que je me sentais tout à fait remise. Je pressai les apprêts du dé- part, et nous quittâmes le tambo à quatre heures du matin.

11 faisait très froid: don Baïthazar me prêta un grand poncho l, bien doublé en flanelle; on m'entortilla chaque main d'un foulard; et, grâce à toutes ces précautions, je cheminai sans trop souffrir de la température» ;, s JEii sortant du tiwnbO} )e paysage change en- tièrement d'aspect: là finit la pampa; on entre 1 Le poncho ésl un manteau péruvien qu'on met en tnyàgè.

dans un pays montagneux, qui ne présente non plus aucun vestige de végétation \ c'est!a nature morte dans tout ce qu'elle a de plus triste. Pas un oiseau qui vole dans l'air; pas le moindre petit animal qui coure sur la terre; rien qu'un sable noir et pierreux. L'homme, dans son passage, a encore augmenté l'horreur de ces lieux. Cette terre de désolation est jonchée des squelettes d'animaux morts de faim et de soif dans cet affreux désert: ce sont des mulets, des chevaux, des ânes ou des bœufs. Quant aux Hamas j on ne les expose pas dans ces traversées, qui sont beaucoup trop pénibles pour leur or- ganisation; ils ont besoin dé beaucoup d'eau et d'une température froide. La vue de ces sque- lettes m'attristait profondément. Les animaux attachés à la même planète, au même sol que nous, ne sont-ils pas nos compagnons? hè sdnt- ils pas aussi les créatures de Dieu? Ce n'est pas par un retour sur moi-même que je souffre dç la peine de mes semblables} te douleur excite ma compassion, quel que soit l'être qui l'en- dure, et je crois que c'est un devoir ïeligiënx d'en gârantir les animaux qui sont sous notre domination. Aucun des ossements de ces di- verses victimes de la cupidité humaine ne s'offrait à mes regards sans que mon imagination ne se représentât la cruelle agonie de 1 être qui avait animé ce squelette. Je voyais ces pauvres animaux, épuisés de fatigue, haletants de soif, mourir dans un état de rage. A cette pein?- ture effroyable, la conversation de la nuit me revenait à l'esprit; et, alors, sentant avec ter- reur combien j'étais faible pour soutenir encore la fatigue d'une aussi rude journée, je frémissais à ridée que peut-être, moi aussi, j-allais être abandonnée dans ce désert*..

Le soleil s'était levé, et la chaleur devenait de plus en plus ardente. Le sable sur lequel nous mardiiôns s'échauffait, et des nuages d'une poussière fine comme de la cendre venaient brûler nos visages et dessécher nos palais. Vers huit heures, nous entrâmes dans les Quebradas, montagnes renommées dans le pays par les dif- ficultés qu'elles présentent aux voyageurs. En montant les pics sur lesquels passe la route, je me couchais sur ma mule, et j'allais à la merci de la Providence; en descendant, je ne pouvais faire de mêmef et, quoique ma mule eût le pied très sûr, les dangers que continuellement pré- sentait la route me forçaient à avoir la plus grande attention. Nous avions à faire franchir à nos mules des crevasses qui coupaient le che- min, à leur faire gravir d'énormes rochers, et parfois à leur faire suivre d'étroits sentiers, où il arrivait que le sable s'éboulait sous leurs pieds, ce qui nous mettait alors dans le plus grand péril, courant le risque de tomber dans le précipice horrible qui borde la montagne. Don Balthazar allait toujours en avant, afin de nous indiquer le chemin. Son cousin, qui était bien l'homme le plus attentif et le plus doux que j'aie jamais rencontré, marchait, le plus possible, prés de moi, afin de pouvoir, au be- soin, me prêter assistance. Le docteur^ homme à précautions par excellence, marchait toujours en arrière, redoutant le risque, si l'un dé nous tombait, d'être entraîné dans la chute. Je l'en- tendais crier à chaque faux pas qi^e faisait sa mule, se recommander à Dieu, jurer contre le chemin, le soleil, la poussière, et déplorer son affreuse destinée.?,\ . Je descendis assez bien la première et la se- conde montagne j arrivée au sommet de là troi- sième, je me sentis si faible, si mal, les mou- vements violents de la mule m'avaient donné une telle douleur de côté, qu'il me devint im- possible de tenir la bride. Nous fîmes une halte sur le sommet de cette troisième montagne, où règne un air pur et frais. Le voyageur haletant de fatigue et baigné de sueur se sent ranimé. Qu$nt à moi, j'éprouvais l^s i^ênies souffrances que j'avais ressenties Isi yeille; une oppression spasmpdique me serait la poitrine et me faisait gonfler toutes les peines du epu #du front; mes larmes coulaient saps ^jje ^ ma tête ne pouvait plus 3e soutenir, et tous mes membres étaient anéantis. La soif, une soif dé- vorante était le seul, hesc||n qiiç j^ sentisse Don José,.d'unç coniple^ion délicate çt sensible à l^Cgs* fi# tellement affecté de l etat ou je me trpuyais, que tout à coup sa figure prit une pâ- leur de jnort, et il s'évanouit entièrement. Le docteur était mx;abois? il se désespérait, pleu- rait et ne remédiait à rien. Don Balthazar sçul ne p^irflit pas un instant son sang^froid, ni même sjl gai té; il soignait jtout le monde et veillait à tout avec ordre et inteïHgence. Il fit revenir son cousin lui arrangea uii lit sur des tapis; p|iis, après que nous fumes restés environ une demi-heure sur le haut de cette montagne, il donna le ^signal du départ. Nous lui obéîmes sans réplique, sentant, comme par instinct, qu'il lui avait été départi la force, et que c'était à lui de nous guider. Don Balthazar, jugeant que, dans la pôsitiorï où j'étais, je ne potiVaïè mrinter sur ma Wûle saris' tfëxpbsè^^ati" risqtté d'aller rouler dans le précipice, me proposa de faire là descente a pîéd; Wi êt èôri obu sitfihë pîiï*ërit sous les bras, me portait préâqtié, ét nous dëscen- dîmes ainsi / tandis qûè M. de Casteliaù menait les bêtes en laisse, Gè moyëii nous ayant réussi, nous ll^taf^ àbllres pîbs que nous eûnies sue&SSfvéfnëtit â pàfe, et 1ï s'ên présenta encore sèptlSiï buit.

Si, la veille, là Vuè dés éaàéiïïeê dès animiSilx morts dans cès arMes ëolïfedès àvàît fôît iur moi une profonde impréssîoh, on peut juger combien, le jour suivant, Èm séhsibîliië, àeëruê par l'irritabilité du système dût être affectée par le spèctâelè deTictiÉMâ aùi prises avec la mort du déseri. Nous rencéîitrâ^ës deux malheureux animaux, un mulét èt un ânbn quij, succombânt soùs la faim et la soif, se ^attaïëio* dan^ Non, je ne saurais di^ rëÉii qùe cette écéftë produisit àilr mail La ^ife de ëës deux êtres expirant dans des angoisses aussi borrifeîfes j leur* sourds et lai&lés |^mis$èments m*àrracîié* rent des sanglots comme si j'eusse assisté à là mort de deux de mes semblables. Le docteur lui-même, malgré son froid égoïsine, était ému: c'est que, dans ces épouvantables lieux, les mêmes dangers menacent toutes les créatures. Je ne pouvais quitter la place tant mes émo- tions me tenaient enchaînée à ce spectacle dé- chirant. Don Balthazar m'entraîna en me fai- sant des raisonnements philosophiques sur ta mort* Il fout avoir vu celle du désert pour con- naître la plus affreuse de toutes. Ha! quelles pénibles sensations ignorent ceux qui n'en ont jamais été témoins!

En montant le dernier pic, j'eus encore à soutenir une autre épreuve que la mort, cette dlpnitéfe pfe^ée sur le bord du chemin de manière à ce qu'on ne puisse l'éviter, s'offrit à ma vue. Don Balthazar voulait me foire passer vite; ç épën* datit une curiosité que jb ne pus maîtriser me p^taMire l'inscription: c ^est un jeune homme de vingt-huit ans, mort à cette plaee en allant à Arapiipa. Eai|t i iiplade #lslay f où il était allé prendre les bains de mm r te maflheur^x ne put si^ôrt^ il ^qut^ty et la pltaà gr^ qui pleure son fils? s'est éternisée dans ce désert pour que rien ne manquât à son horreur. La tombe a été éleree à l'endroit même où le jeune homme est mort; on lit sur la piarre tumulaire sa déplorable fin* Je me représentais si vive- ment le$ souffrances que ce malheïirêux avait dû éprouver à se sentir empirer en ce lieu, loin des siens! mon imagination m'en grossissait tellement les douleurs; j'en étais si profondé- ment a ffectée> que j'appréhendai un instant de mourir, moi a ussi % à cette même place; Ce ifio- ment fut horrible! Je me rappelaisnma paiivre fille et la suppliais de me pardonfler la mort que j'é|ais venue eherche^ à quatre mille lieùes de mon pays. Je priais Bieii quHl la prit sous sa protection; je pardonnais à tous ceux qui m'avaient fait du mal, efeje me résignais à q u i^ ter cette vie. J'étais anéantie, fixée à la tombe > je^ne pouvais plus bouger* Don Balthazar fut encore mm sauwur | J|me yporta sur ma mule, m'y attacha avec son poncho > m^y soutint de son iwras vigoureux; et, pressant le pas des bê^ tes, il me fit arriver, comme, par un tour de force, au sommet du déifier pic^O à terre; mes trois eompagnons-me parlaient à la fois avec un accent de Jbonheur à fifafee de- moiselle, ouvrez les yeux: voilà ïa verte campa-* » » gnfc! Regardez Aréquipa, eûtnme il estfeeau!.,. _ fVbye$> disaient MM* de la Euente, la rivière de Çûng&ta>; *oyez ces grands arbres, et dites- notiiK^i en IWahice vous avez detphis délicieuses campagnes S » *r-*h -Hui;rv:\^ * >-tt.-\*: Hélas! je faisais d'inutiles efforts pour 6u- vrk les yeux; j'étais entièrendterït^ épnisjée; je ney sentais pas l'air* frajs qui courait sûr mon front ^je n'entendais plus Sque trjès imparfài-^ tement la voix de mes compagnons; mes idées réchappaient, et p î ne^tenais plus à 1k terre que: par ute fil qufon W II nous! restait eniséi^ïde^^^ le?visàge; > mes mains *^^&??îefiifie&- furent -■^i0m^^à^^M^. oii> me fit stiëer des orângesp ^iiis iqigei ^^^^^^p^^kità^fté^ me soutenir. Don Balthazav, cette fois 1, se dé- cida à me prendre en '^oiéépéf'ie''^eMitPéiàit meilleur, et iàm& n&vions' q*t%narte* dëmi^heure de route pou* nous rendre à C2ofi|;atia. Enfin, nous y arrivâmes à deux heures de l'âprês- midi. \ =mm.. >;,u^>iHir, t.^ru, Congata n'est pas un village, **ar ii se com- pose qiie de ti^s ^ belle ferme qui serf à la fois de ipôste, d'auberge etdelieude ren^ yersent le désert. Le propriéteir^ de eetfe maison est aussi le maître de l'établissén|enlt ebse nomme doit? Jpiur;^ dans la mwm M mt&m^^ gence sçfioui?s= qm p^î^tlrt>i^lÉ^ate te nom d$ *n^^ lai^g^ du lait déshabilla, jp^^iW che et blanche, nie pot tà stir le lit, m *y âff âh- gea avec le plus grand soin, posa près du lit iihe tasse de lait, epsuite se retira en fermant la -'^Êhsf^^^'tè^M^Êài^f qui me furent, donnés-» à* $slày; je jtigéaî que mon' ônelé ne reviendrait; â r Ére^ol^a^nf deux mois, dëpartf avMïs ^4^''ff&ëi?

doetèûr,' qui ^6nna r iîss aïf ^cSïîe* feîrèonitaneëj" eff n^fiisîtidiWfBaialf âlfr^^^otârMvéëà *#f^ie#»tÉ»i^s^îiË'ië? mm fin Ht- É ciellese que naturelles 9 et d'une foulé d'autres ofyets^ IJn assefc b^ unè seule petite croisée éêlairait sâint HëU > et nty laissait pénétrer qi* tlii deM^joUï^ qtii donnait à tout cet ensemble une teinte pâle %t mélancolique. ^"^ r.:! »^n*A.\ ■n$vnr?rm^> v,.

Mon lit avait été placé dtfns mti coin présidé l'autel: en face ée ytrouvÉfe % pi^té d^ïït^ée. Lorsqueij^iivris Ses >yeÛ3Éf cfetti porté était êii- tr'ou verte, et mon attention animai qui passait sa tête; ^t che^ cfau*stochapellëJ €^ chat noir angora, dont les y eïi^> couleur ' de fiti ^ avaient une* eiprèssion t&t*à6r<^^ lècey la pins belle bête xj ue j ' mais vue. Je refermai les y èux à ^itié^ ^0Mè grpsy^ikm^ ondoyante comme Jè^stëipént qirf s'^âi ^lëil le long d^une: t bàiel USpm qup ition ^ encore agité çar fet fièvrfe ou affaibli j^r les déïtX jou^ifc^ souflfrance^ inconcevables que p vè+ liais d'éprouver, soit >qm je fusse dans une ces étranges dispositions d'esprit dans lesquelles se tf ouvent parfois les êtres çnplins au sdmnam- bulisme, le fait est quê la vue de cë superbe chat m'inspira un mouvement dè fer reitr que Je ne pus tf^e:$pliqueri, Je Voulus cependant maîtri4- ser cette frayeur panique, dont s'iudigUaiti Oïen caractère hardi et Irfate jusqu'à la témérité, j e sortis jiion biras du litj pris la tasèe de lait qui était i à cpté de moi> et la tendis à lauimal, eri l'appelant d'une ^otxd^ueeg afin de ne pas Fef-r frayer. À c$ jm^mm&ï eetteibête hériêsariou poil # fit un bond de cêtéy ipuis; d 'itfa autre;band, spiita sur l^aùtel, comme ëi ellé eu* rf^ulu Ifi^o^ suri mm* -îJW lais lapprier -h mon secours quapd parut à M p<*te un petit être qui me fit Yçffefr duft #uge!;-^Ne crâigi^i rieii, méditai, voyant jnon effroi < ce jjhât^ï'asl; pçs/ méchant ^ jaj£is il est très sauvage et> quand il apeur^ il est comme un fou. En disant cés m^/^pHe^çttie cr^ytup s'aipproaha $el'autel> parla ati chat, qui sè laissa caresser, et > eommé ii était trup> lotej p$$œ qu'elle pâti le portai elle- £ënteatéa vers la p&rte qjj'elie aWfëto poussé dehors ^ t Jfeu^te > coup*; §e ifensa vrfisi plus que pen^çr de cette apparition! Si l'énorme *MM$ avec ses yeux rouget, m'hait semblé la transfor- mation dç Lucifer, 1* charniante petite figure qui était lè deyw* ipoi 9 3^mmm atiMude aiigéliqmde curiosité et de nivelé, me paraissait un ange descendu deè cieu*. Viens donc au- près dc^noi! lui dis-je. Qui es-tu? cognent te La petite créature accourut it s'agenouilla au bord de mon lit, me prçseat* sa petite bouche à baiser, et rojula sa graci^^ ^ da séraphin sur ppyi bras afin je la qares^a^. ~-£>n mîa^pçlk Jf ftiniiç* Je?uis h fil§ du seftor Na^- jarra. Il y a longtemps que j'écoutais à la pofte polir savoir quand yous seriez, révoltée! Je me sftis, djétonrné un instant, et le gro^ chat noir §'e$t ijitr^^ crainte qu;iL n'aljât boire ^rejfciye^ ymx noiraqWïPi^îrfayàit Mi dune apae aussi sensible quîintelligeftte: son ifroni \mt i le gétMe | sà ehevelurayi ^wiî.-fa»%a^ ^j^-^d^^hÉ^' épaisse et bouclée, était admirable» Il «ait le corps toiU fluet, te» membr fes très Mitâtes,, dejôlies petites mains, et les pieds si petits, qtf ô# a va i t peine à le voir marcher. Le son de sâ voix remuait l'ame, et son parler, encore etifantin, donnait une grâce touter paWî&aiièfee #^^ft-^tifttf &; • Cet admirable êfcftWt me tfegaïdai t avec iin air de tendresse et de sollicitude. Je lui en de- mandai là raison, ^ mim-ï^ -.^rx, — — Je voudrais savoir, me dit-il, si vous souf- Et il me dit qu'à mon arrivée, m'ayant vue les yeux fermés èt môurantey il en eut tant d e peinfe qirôl aVaiit pléitté, %èaii^0Éf]i pleuW. En-?

puis que je dormais, m mW iiatél^ gehcfe ëiti^ordiïto Je '# f idMfee» cbèreHëi* ^ttïêm 111e vint « avec le docteur, qui était rayonnant. ^ d'A^rip^^ : La banne dame Najarra s'occupa de ma santé, à laquelle le docteur ne songeait nullement; elle me conseilla de rester couchée et me dit qu'elle allait «^envdyer à dîner.

La lettrede mon illustre parent était très sa- lisfôisante. Il rfie mandait que son frère irait lui-même, à l'issue du dîner, s entendre avec moi, afin de me rehdre tous les services qui me seraient nécessaires» v'^my**, Uu -? -; - ^ Madame Najarra me domina ^n ^epas dès plus recherchés: elle y étala un luxe et une propreté que j'étais surprit de trouiver eiï pareil lieu; beHëpprèeM arg^terie façobniée ^ ce qym ^ rare dans le papM ^ aussi apîglré ï^^Mè^m$i^m^ un hàtel d? une des grandes villes de IfEuropev Mon cher périt Mariano dîna, avec moi- Ii:était assis sur faire Un tour de promenade dans le petit, bois # senor Najàrra. J'y allai avec lui et le petit ange, 4* qui ne me quittait plus. Après deux jours passés daas le désert, quel plaisir j'éprouvais de me re- trouver dîans un ehan^p mMm é& dieitoidtoifc murmure du large ruisseau c|ui coule le long du chemin que nous suivions, de wir de grands et bèaiix - ajpftreiSïî L'aspect de ce charmarït vallbn me mettait dans le ravissement* J'étais a jïarler d'agriculture avec lesenor Najarra, lorsqu'un nègre vint nous annoncer la visite du seûor don Juâp dé Q^mèém Cè fut; le premier [>atént auquel jjs ^cpd la main. Il me plut assez: àon tp& ëtait ^Jpae* poUt&sse #:.,: ^|iE^^^^^ sceuri et de lui-même f m rega^ (Comme la mienne, en ajoutant cependant que mâ cousine > hièee de mon oriéle Pio ^lui avait dit qu elle ne soufTrii ait pcis. que j? habitasse mtife autre maison qiie celle de mon.ohcle ^ et iju'yie rand, venu sons prétexte de servir d^ iiaië^p^feî mais au imâ | ^our y êsàk é ^0^H/^0^^»v curiosité..Après;iteur départ Je Wï - Le lendemain quand je* lîi^veiilai, jè km 9^Btf8<tàtâ3& âttt rèmfeeV La bonne dame iNa- jaràéi edt 1 obligeance de me faire apporter un fca^i!^ J'y restai «dé deniihéîàrei îfie iècouçhal ensuite d^ns mes beaux draps dé fine ba t! ste garnie; ét 1er *iti ûtt excellent d^eAnerv Mon petit Ma riano riie tint eoecfeil ^cêm^àgnie > et m'amtisa bwièotip par tous ses rai^nneinerttsîlaiïssi' ôî^gîtiaiÉtiqiî^e^ trabrdinaires. dfc irie levai fis feffiife toilette asse z soignée, m* 't|é 4a*ai£ qui jMms^reee 1 vbii^to nombreuses wislte^ p^s >toidi|^it. dé Chstellàc i i^lfi^Q^ dire ÉliÉ dépêcher / que pellè, située aiïiilioafcidf^à^ jeilliè homme dë dix-huit à dix^ïeuf ans^ qui me se fiait-il que, jusqu'à présent >j aie ignoré votre existence? Je suis resté quatre ans à Paris, m\A, sans y avoir une personne amie; tous habitiez cette ville, et Dieu n'a pas permis que je vous rencontrasse* t Quelle cruelle pensée! nonf j ja^ mais je ne pourrai m'en consoler...* J'aimai ce jeune homme désile ^i^iMer in le vis. Il est feançàit de learactem j il* est affable, bon; et lui aussi a «oufierti w p >; x > Emmanuel me remit une lettre de ma cousine doua Carmen Bierola de Flôrez, qui représen- tait Moti bhele I*ièj et m&vitsû% en son nomy à venir descendre chez lui, sa maison étan t la seule qu'il me coa#i^$MM sur ce ton; je vis par son style r quei y Savais à faire à une femme d'esprit, mais prudente et très politique. Mb cousine n^enwyai^ëpour m amener à Aréquipa > un très beau cheval sur leqi^l ^ Elle me faisait remettre, en outre v deux habits d'amazone, des souliers > des gants et quantité d'autres objets dans le cas où, n'ayant pas mes malles avec moi, je pourrais a voir besoin de vê- tements, I^i*r§^ mou^cousin étaient le senor Arismendi, le senor Rendon et M. Durand, grands amis de macousine.

Je causai quelque temps avec ces messieurs, puis iëslaiSsai en compagnie du doeteur^ pour aller faire un tour de promenade avec mon cousin; J'appris par lui que mon arrivée occu- pait toute la ville, chacun pensa nt bien que je venais s réclamer la Succession de mon père. Ce jeune homme ime iàit au courant du carac- tère et de la position de mon oncle dont il avait eii 7 lui aussi, fort à se plaindre, mon on-* de ayant refusé, aveë iane extrême dureté, de p$y^ pendant trois ans seulei^efl^^um pension quille mît à riiêmë *lfàêhevér ses? études cei* lfeï|^û^^ ées enfants; dl^leur avait laissé une rente viagère ipi Mon cou~ si^y^eàiii^fedtueri^ abandon, me conta toiis nëtts tavait fy# prév^^ avec eux, que j'acceptai a vèc satisfaction, tou- chée des marques de pordial intérêt qu'ils mç donnaient; -.1 '■^.'■■•<<ry, i \ «*b <k?*v* r^i -v^îrV-N-.-- Le dîner terminé iirgiïêtiw dru* ^jqM ç<^tuœe d'anorçzoné en drap gras tivetfàj #sapeau d'homme avec un voifenoir tifaktottifop-ift'éÊiw tée sur un beau cheval vi£et fringant, je^ quittai, vers six heures du soir/ la ferme de Conga^ marchant en tête? de la pefileï troupe* et l'ins^ pàrable dbctaurîferman* la marche** s Un-.vp sh Le chemin dedEonga ta \ à; Aréquipai ef % hem, compati aux autres ehtains du payé; cepen- dant il§ i^laisse/pas quer ife cles aux voya^KÉrsAII Congata à gué, ce qui est d^tngereù^à? cer^cinès époques M y avait pèu^èaii lorsque nôiiis fetmrî versâmes, mais lê^|jieiÉesi| qm méiïbwmtàt m$ fond, exposent les" pieds jdes chevaux a glisser $ ét mm chute dans ceUe rivière pourrait ayoir dfca suites funestes. Mon cheval était tellement tenir. Le cher Emmanuel était mon éeuyer^fèt^ g^âte^à>sès«soè^ fj/m&ft^ ) i ^ÊiPiïouswél^ghàh^ champs bien cultàvés^t des liameaux qui me pa- rurent pauvres m peulïabités. Mon compatriote, » Mi Durand, se tenait auprès de moi; et, soit dans l'intention de me flatter: ou plutôt de faire parle* mes regrets en le&excitant, iLne cessait de meré*> péter, tout le long de là rou te, comme l'intendant du marquis de Carabas: -*nçette ferme e§t à votire oncle le senor don^Pio dp Tri^ah j èell^-Cîi à ro? illustres cousins MM. de Goyenéche; cetùe terre appartient encore à vo t re oncle; cette aiutreaussi, s?t toujmir& dë même jusqu'à Aré- quipfo; sans qnê Voffimmè <Mi Dtltand séplassâfc de me désigner les nombreuses propriétés de ma Camille Quènddfe lion Emmanuel slappr^Wait 4e? mm, il me disait wfee tristesse: ^> Ghètfg cousine, nos parents sont les rois du pays^au-^ mm fomille tonEisance^ pas tanême pelle des Ro;ba*i et des Monïntorençy, n'a, ]iaf sdn poni qq ssufQrtune, autant d'influence, et pourtant nom ^mtueis m république! AhMieumititi^ e|^r$rW^ pepvëni bitew feug Lorsque nous parvînmes sur les hauteurs de Tiavalia y flous nous y arrêtâmes, afin dfc jouir dé la perspective enchan tèresse que présentent la vallée et la ville d'Aréquipai: Mefffetren est magique j je croyais voir f réalisée une ^de ces créations fantastiques des/conteurs arabes.? Ces beaux lieux méritent ùtileSd^scription totife par- ticulière; j'en parlerai ailleurs. >: H^pji t ï Nous trouvâmes à TBavall^une grainiter caval- cade qui venait au devant de nous, conduite par stion sauveur, don Baltb azàr et son cousin. % ■ I^e«; autres personnes Bétàiefefcçite^ anifede ma cousine et sept ou huifr^ Aréquipa.;m s In < s ■ j:^^ ^^mpiMi t mi?mr> ■; Enfin, nousnairivlunesi * «jb^ lielié^^ |>a^lit Congata d'Aréquipa, * efèM -s faisait:fiu$t> to^tte nous entrâmes dans la villcv J'étais ^ûfeïiantée de cette circonstance qui me dérobait âux re-^ gards f * toutefoi s^% ia^itfqiM Ipetoe^Skà^sdeadë en passant dans 4^^fttliV attirait lés eùi^uplsu^l^ cùrité était trop grande pour qu'on pût cl4$tin- guer personne* de Santo*I)omingo> je vis une maison doïït la fa- çade éta i t écl a i r ée. E m m aàrcue 1 inédit ië^m Voilà la maison de votue; encfefoui '-■■'■rmm it^wtei^wd Une foulé d'esclaves étaient sur la porte: à notre approche, ils refluèrent dans l'intérieur, empressés de nous annoncer. Mon entrée fut line de ces scènes d'apparat, telles qu'on eii voit au théâtre. Toute la cour était éclairée pai* dès torches de résine fiiéëS aux murs* Le grand sâlon de réception tiéni tout le fond de cette cour; il a, dans le milieu, une grande porte dPentréé, précédée dxui porche qui forme lé* vëstïbule auquel: on arrivé pâF A perrôn de quatre ou cinq marches, Le vestibule était ëcfeeiré des lampes, M le salon totit^èsf* plendissant de lumière par lin beau lustre et line i^ultatudë de candélabres dans lesquels brûlaient des bougies de diverses coûlét^é. Ml cousine, qui avait fait une grande toiletté en Mon honnéur> T s'avança jusqu'au p^rôïv, et mô reçut avec tout lé cérémonial que prescrivaient i^quéttë ëtïës eonvëMrïceSi ^ et fus droit à èllëi ^tefe MêÉnië r j$ liifcpris la main et la remercia*, ti^isêtqt^ conduisit à;u^g^ et s'assit k mèâ