grtal donné par la sainte Vierge, le eh<El*r des jeunes filles chante des hymnes, des can- tiques auxquels répondent, de leur^ grosses voix et à tue-tête, les soldats turcs ^ chrétiens et sarrasins- Ensuite m m met à houspiller les Juifs, qui se trouvent en grand nombre dans l'armée musulmane, pu ils spnt accourus de toutes parts pou* acheter les dépouillés des Chrétiens: comme ils ne veulent pas se conver-^ tir, les Chrétiens et les* nouveaux convertis lés battent, prennent leur argent, s'emparent de leurs vêtements en leur donnant des haillons en échange. Cfcs scènes burlesques* teent coi*- vertes d'applaudissements. Fuis, après, recom- mencent lès cantiques, pendant qu'on ôteh à l'empereur et au sultan leurs costumes impî^s, et que la Vierge les revêt, eé grande f éi^mdr- nie; des habillements sacerdotaux de leurs nou- vêles dignités. Alors Jésus-Christ arpvé^ ve- ï$nt att devant de sa mère, et accompagné de ^int Mathieu f il donne sa hénédiettonr aiM d#ix armées eonfbndtiesv On dresse une table autour dte laquelle Trient t^s^^>?fp#i^ chiquement r J^^Clwrkfe^ la sainte ptetg^f ^t Joseph, $aintiï^ y a treize couverts, et un Juiï, pour profiter du dîner, se glisse furtivement à la treizième place, restée inoccupée* Jésus a rompu le pain jet fait passer sa coupe au^x^ vives, quand on s'aper;- çoit de!a fraude. Aussitôt le Juif est arraché de sa place et pendu ^du moins son effigie) par te soldats* Cependant le dîner continue^ et l'at- tention est captivée par l'action de Jésus-Ghrisf* qui > renouvelant Je miracle des noces deCanay change l'eau en vin de$ Canaries: à la vérité, mt négrillon, caché sous la table? substitue assez adroitement au vase d'eau irai autre rempli de vin. Pendant le repas, le chœur des i vierge$ chanté seul des hymnes. C'est ainsi çpmmà ter? mina la farce donfc je viens, imparfaiteiaaëntisans doute, de crayonner ^esquisse* ^ 1 ii.-Le peuple? était dans l'ivresse y il battait des * mains, sautait de joia et criait dç toute s^ fops: Wve Jésusr^lhrist! vive k sainte ^tèrge î rim uotm u^^smm don Itm! nwe xwtm ^^m% rissime le pape! ¥iva! viva! mijf%ài4. %<> i Xl'est |>ar de pareife moyens qiiê les f feuplfâ dfcl^ffli^i^ préjugés. Le ^l^É a aidé à la révolulion r mai« flpii^ gpas entenrihpfifiiidfeï leypoûwi: > at MiM Dona Carmen, dont la passion pour le^ spec- tacles de toute nature est telle, qu'elle serait de force à aller, dans la même soirée^ vair crwîi-- fier Jesus-Ghrkt, représentation ^qpu'oa donne dans les églises d^Amérique pendant la semaine sainte, ensuite au théâtre admirer les danseu rs de corde, puis aux combats de coq^> naa^ clierç cousine, tout en regardant dédaigneusement la populace qui se trouvait réunie k plae^ # la Mercede, n'en avait pas mollis pris m kmm part du plaisir qaéprouvait la multitude à voir manœuvrer la Vierge et ses soldats * mais elle se garda bien de nous l'avouer. Elle critiqua hautement cette bêtise, et fut, au fond, très contrariée que j'en eusse' été témoin.? r m Les Français qui étaient avec nous à la re*- présentation du Mystère se contentèrent de s'en moquer, d'en rire, et n' en iimëmt autrement afleetès. Autan^^ seule qui revins tout attristée de ce spectacle Je me suis toujours vivement iiitéressée a^^|i!% être des sociétés au milieu desquelles le dèstiri mV transportée, et, je ressentais un^f^^l^ gMn de l^toutosséiaeitf 4e ce peuple^ Sç^^piiT bferir, me ^ais^e^ ^ dans lé? coixrf>m^ avaient voulu réellement organiser une répu- blique, ils aura ient cherché à faire éclore, par l'instruction, les vertus civiques jusque dans les dernières classes de la société • mais cotnme lé pouvoir, et non la liberté, ést le but de cette foulé d'intrigants qui se succèdent à[4a direction des affaire*, ils icoiitiniïènt llfieuvrfe du dèspo? tisme, et, pour s'assuterj <1& ^Obéissance du peuple^ qu'ils exploitent y ils s'associent aux prêtres pour le maintenir dans tous les préju- gés de la superstition. Ge pays > déchiré par + vingt die guerre dëj^OitàMtf, dans la classe qui, par sa fortune, occupe le premier rang, l'espoir d'un meilleur avenir §Mm n'y r^icèntrê que la plus orgueilleuse présomption, jbîtffë'^lb' "fïlttB' vp^pfbâdé ignorance^ ét tiii lan- gage de forfanterie dont sourit dc pitié le der- nier matelot éiiropéehV II y a, sans doute, parmi les#éruviéns> des exceptions à faire, mais ces personnes situation de ^éûr s.
t être la misère, qui sracerùfr tous les joins, fera-t-elle naître Tamour du travail ét les ver- tus Sociales qui en découlent; pèut^être encore la ï¥ovtdenee ^teeiterà^elle à ce peuplé urt bomuife au briè de fer qui le mènera à la liberté comme Bolivar avait commencé à lè faiif è.
Chaque dimanche / il féllaii que, délies dit* heures dii mâtin % je fusse eu grande toilette «tous le salon pour recevoir des visites jusqu'à trois heures > moment où l'on se mettait à table pour dîàérj et^ ensuite, depuis cinq hetirels jus- qtfà onze taures; d«" «éîr^-iiamiïw^ jfe m'ai $t*4e corvée plus 'fatigaiMv^^d^tiies' y tenaient Montrer Ifeur parure^ lesiftouiraés pâr désœu- vrement, et tous poiMieut > sur leur physiono- mie, l'expression d*iïn enuui t^iroaiieEfo (foïame lé f&ys u'ofire aucune rassiàreë pour alimenter les causeries, il en résulte que la èori vexation est réduit à médire de rïiw^^é fitotft? kfa?- ter He ia^stuté ou de la température. L'ennui rend curieux; il qué tous mis ^i^leiÉfsî enraient ibîea ^dtsÉ* ^^tt^tfe je ne m %n croyais ta] de mes affaires, pas même ma cousine, là peç-* sonne avec laquelle j'avais le plus d'aha^dtei^ Le 28 octobre, M, Vïôllier, Français employé dans lâ maison de M. Le Brte> vint m*annoncêt> l'arrivée du Meùcwàih à lslay> m' infbrifaant qu'il s'y rendait sur-le-champ, et serait de retoùr le lendemain ou le jour suivant avec M, Chabrié, qui voulait venir à Aréqujpa. ©ëpuis mofl dé- pari de Valparai$o> j'avais à peine hasardé d'ar- rêter ma pensée sur M. ^Chabrié, Son amduïy auquel je né pouvais répondre, la promessw qu'il Savait arrachée ët quèje savais ne p$u* voir tenir, pesaient sur ftioft cœuïv Je craigti^ d'en envisagé les suites: j'en ressentais uné dbUlèu* si profonde, quë, n'osatit m'aVôuer qUë Chabrié existait encore, j'auràfc pt^f ue dëâiïè qu'une môrt funeste me |)èrffiît de verset sur lui de douces larmes. Combien de fois, la tmily lôrs<pe le semineil fuyait mes paupières, avaii^k fait de vâinfr efforts pour assoupir pa mâoàôirl -t ravissants d'amour et de repos m 'apparaissaient dans tout leur charme; un pouvoir invisible semblait en réaliser la peinture pour exciter mes regrets: alors se renouvelaient en moi les com- bats que j'avais éprouvés à Valparaiso. L'intérêt personnel luttait avec opiniâtreté contre les ins- pirations généreuses; un esprit de ténèbres et un ange agitaient mon ame; mais la puissance eéleste l'emportait toujôurs.
Quand M, Viollier m'annonça cette nouvelle, je devins rouge et tremblante, puis après telle- ment pâle, qu'il ne put s'empêcher de me de- mander si j'en étais contrariée. — Non du tout, lui disrje; j'aime beaucoup ce brave capitaine. Il e$t un peu brusque | mais il m'a témoigné tant d'intérêt pendant mes cinq mois de souf- frances, que je lui suis sincèrement attachée. Malgré rémotion que je ne pouvais, catçher, M. Viollier n'eut aucun soupçon: personne, en effet, n'aurait pu croire que je songeasse à M. Châbrié, et que je consentisse à passer par dessus les énormes défauts de sou caractère, en faveur des qualités de son cœur.
La nuit et le jour suivants, mon agitation fut extrême, rinvoqiiais Dieu, car je sentais faiblir mon courage. M. Chahrié ne vint pas le lendemain, j'eus donc une nuit et un jour de plus pour raffermir ma résolution et me préparer à le recevoir. Le samedi, vers huit heures du soir, comme jetais à me promener dans le salon de ma cousine, tout en causant philosophie avec elle, selon notre habitude, je vis entrer Ghabrié!...Il vint à moi, me prit les mains, qu'il serra et baisa avec tendresse, tan- dis que de grosses larmes tombaient dessus à gouttes précipitées. Heureusement qu'il faisait nuit: ma cousine, placée à r^xtréinité du salon, pouvait voir ses gestes, mais non ses pleurs. Je l'emmenai à mon appartement: là il fut incapa- ble de contenir sa joie, et, chez lui, la joie, comme la douleur, se manifestait par des larmes. Il était assis prés de moi, me serrait les mains, jetait sa tête sur mes genoux, touchait mes che- veux et répétait avec un accent d'amour qui fai- sait vibrer jusqu'à ma dernière fibre?
— Oh! ma Flora! ma chère Flora! je vous re vois 4onc errfm! Mon; Dieu, que j'avais soif M vous voir! Ma chérie, parlez-moi, je vèuit en-: tendre votre voix. Pites-onoi que vous^aimez i que je m suis pas la dupe d'un songe. Oh! diles-le-moi, lafesez-rooi l'entendre!
touffe!...Et moi je tie pouvais réspirer. Une ehàîttfc de fer me serrait la poitrine. Jfe prisais èk tête contre moi, ïnais ne pouvais trouver titté ^ rôle à lui dire.
Noms restâmes longtemps ainsi fasciaés l'Un par l'autre, en muette contemplatiftnw Étïibi«ië; ie premier, rompit le silence, cé fut p^àât Aë dire -Et vous, Flora > Vous ne pleuHz pààîrvi Cette question me fit sentir que Chabrië m pourrait jamais comprendre l'étendue ^di^ÉÉeS sentiments. Mon silence, mon <Ëxprèsëiëtf p&fitf* valent mon autour bien plus ëloquemïnëïaÉ que mes larmes...Son àme m -«înait âtttoiîî^^ pouvait m'aimêt; mais, hélaSî ëllë iétè^^aÉi la mienne. Je soupfrai doul^^ sai ttvec amertume qu'il ne m'avait pas étë ré- servé de rencontrer sur lr terre sympathie avec eèlle quejè sentais pouvoir don- ner en échange* - ■:rfrj.îv=/^>^;v Nous ne restâmes pis %fijg^ • M. VioUier vint chercher Chàbriêi qui habita chez M. Le Bris pendant les Six J<Éii <p~tl fut à Aréquipa. Tous les dëûx se retirèrent; ils étàiènt excédés 4e fïitigae* afÉM fâit l^^èy^ à tout» bride. M.
vaient pu les suivre, étaient restés àCônptà; lie lendemain dimanche > je ne pus dire uit mot à M. Chabrié; je fus continuellement en- tourée de monde jusqu'à minuit. Le lundi, il vitit iné voir; je le laissai m'exposer $jes projets? e-ëtaient leé mêmes qu'à Vaiptoaiso^Il désirait ie plus que je Fépousassë de suite r afin qu'on fi&t bien convaincu qu'il se mariait avec moi pm mmmr, puisqu'il le faisait avant qufe je n'eusse aucun espoir du côté de mon oncle, Jé Savais pas prévu cétte nouvelle fexigence, elle augmentait l'embarras de ma position: je m savais que lui dire, et j 'étais tourmentée à per-r Le soir, voulant éviter de me trouver seule avec lui % je le conduisis dans une maison où l'on faisait de la musique * il chanta, par con^ai^ saluée pour moi; mais sa mau*|aise humeur fut telle > que toat le moïïde sjen aperotit. Le mpdi> il vint iri'âfeeabier de reprochés de lui avoir ainsi fait perdre une soirée* lorsque nous avions à p^pe asse^ de temps pour nous oiii^p^r à& nos affaire». Les frais du Mexicain s'élevaient chaque jour à A fQ^u i 20 fraft^ dont Ghabrié lettre, en mé priant de rên^apr Ghabrië tout de suite ^ et ce dernier me déclarait fcpfiolr lement qu'il ne partirait point que notre mariage ne fût fait* De ma vie je ne m'étais trouvée dans une po- sition aussi cruelle que celle où me mettait l'ob- stination de Chabrié. Je lui dis tout ce que je pus imaginer pour lui faire entendre raison; il répondait à tout ce perpétuel refrain: — Si vous m'aimez, donnez-m'en la preuve; si vous êtes heureuse de l'union que je vous propose, pour- quoi la retarder? Je vais être encore forcé de vous quitter; mon état m'expose à périr à cha- que instant, peut-être ne vous reverrai~je ja- mais; pourquoi donc ne pas profiter de la vie pendant que nous en jouissons encore?...On peut bien croire qu'en cette circonstance j'usai de toute mon influence sur Chabrié; afin ,de lui foire sentir qu'il y allait de notre intérêt^ de notre bonheur, d'attendre, avant de conclure ce-mariage, qu'il eût terminé ses affaires et moi les miennes. Mais je ne sais quel démon s'était emparé de -son esprit; mes paroles, mes priè- res, mes plus vives instances restèrent sans suc- cès. Chabrié avait été cruellement tro^péï à plusieurs reprises y ^ m était devenu - défiât $ de plus, la jalousie le privait de la faculté d$ foisonner.: • ^>:iï mmMhâm- '.
Je passai la nuit du mercredi au jeudi dans une perplexité des plus pénibles, non quë j'hé- sitasse à sacrifier au bonheur de Chabrié l'affec- tion qu'il m'inspirait; mais j'étais embarrassée et inquiète de savoir quelle raison je lui donner- rais pour motiver mon refus de l'épouser, J'a^- vais la ferme conviction qu'en lui disant la vé- rité il s'en saisirait a vec empressement y et y verrait un motif de plus pour hâter noti é union, afin dé pouvoir me protéger et m'assurer un re- pos dont j'avais tant besoin. A bord j'avais pensé autrement; j^avais cru que, si je lui apprenais que j'étais mariée, je l'éloignerais de moi, et peut-être qu'alors celte révélation eût produit cétéfiïét; depuis, sort amour avait pris sur lui un empire qui dominait tout son être. Ghabrié res- pectait les préjugés, puisque, pour les braver, il rne proposait de vivre hors dé France; reli- gieux observateur des lois dans tout ce qui re- garde la propriété, il croyait bien qu? il leur appartenait de régler la possession des choses * niais né leur accordait pas le pouvoir d'asservir lès inclinations du cœur; et; loin de son pays, il aurait égalemeiïtl j'en suis convaincue,î se# W*M le joug dé cette tyranÉie. Si^e mé trompais dans cette supposition, si mon mariage eût i été un obstacle qu'il n'eût pas osé franefeb, je ne pouvais, dans ce cas, le lui confier sans compro- mettre un secret qu'il m'importait de ne pas divulguer; car son indignation contre moi} lui avoir fait accroire que j'étais demoiselle, n'aurait pas connu de bornes, comme plus tard j'en ai eu la preuve.
L'idée qu'en acceptant l'amour de Ghabrié j'allais le réduire à la misère 4t &m regret&4^ nels d'avoir quitté son pays, sa -famille» pôW m relégua avec moi sur les eofeés de la Galilbrqie, cette idée me rendit tout mou ^outlage ^ chercher dans ma tête un moyen de lè détacher de moi à jamais. Je le connaissais intégre et daine rigouneuse probité, je conçus la pensée de l'attaquer sur ce point. Ah! il mm falM l'aide de Dieu dans k poursuite d^un eution dépassait toute ibrce humaine; e^ entrer prenant de foire neaonieérCîfeîirié à sort amou^ je courais le risque de pendre aussi son êstiw, son estime et son amour qui; depuis huit mois, aidaient été les seules et douces consolation^ de mon ame. Eh bien! \mm m wm^^èMMm^ seul a ^eempris l'étendue de mon sacrifie^ > j ^le»4§mam, lui doniierais une réponse dé* fïpitive.
^- Quelle est dpnc votre détermination? me dit-il, en entrant, avec l'expressive émotion d'un homme impatient de connaître son sqj#, — Ma détermination, monsieur Charrié, la, vpipi; §i vous m'aimez jutant quç vous WP 1>a *- surez, donnez-m'en la preuve eu s^FYMit comme je vais vous l'indiquer: Vous savez que mon acte de baptême pe.* suffit pas pour me foire ^connaître comme enr? font légitime^ il me faut un autre acte qui cons- tate le mariage de ma mère avec mon père; si je ue puis le produire, je ne dois p&s compter sur une piastre, mon oncle ne p\e" #Q^era mm* Eh bien! vous pouvez m<? dmvm m $iMip^ Çfe^ge^vous de me Mm Mm cet acte 4© ma- riage pay quelque lieux; missionnaire de l^C&lb fernie; cm )iantidatera*, et pour cent piastre nous aurons un million. Telle est, Charrié > 1$; mndftioï» dont je fais dépendre: mon amour et ma main. -r,/ hserait & enu frapper dàu^a eoai^^ Je me promenais de long en large dàns la cham- bre, évitant de rencontrer ses regards, souffrant mille morts de la douleur atroce que je causais à un homme que j'aimais de la plus tendre affec- tion. Enfin il me dit avec l'accent d'une pro- fonde indignation: — Ainsi, lorsque je veux vous épouser sans fortune, dans la position où vous êtes, avec un enfant; lorsque je suis prêt à vous sacrifie* tout, tout...,, vous mettez des conditions à votre amour...Et quelles conditions!...- — Monsieur Chabrié, est-ce que vous hési- teriez?
Hésiter, mademoiselle; ôh! non i téM cpïe ce vietix cœur battra dans ma poitrine, je n'hé- siterai jamais entre l'honneur et l'infamie. ^ Où donc est l'infamie de ma proposition, lorsque je vous demande, monsieur, de m!ai~ der à me faire rendre ce qui m Appartient en toute équité? ^ J ^ mt — Je nk suis pas juge de vos droits. Vous voulez faire *dë moi un instrument, me faire servir à vos projete d^mbit^ vous répondez à mon amour..., ^ a |i¥ — - Si vous m^iïïiiez> monsieur Çhàbii^ ne balanceriez pas instant à me rendre le ser- 1 vice que je vous demande, et vous me le refu- SeZ.
— Mais, Flora, ma chère Flora, êtès^vous bien éveillée? La fièvre ne brûlé-t^-eïle pas votre cerveau g? L'ambition vous fait-elle tout oublier? Eh quoi! vous exigez que je me déshonoré! Ah! Flora, je vous aime assez pour vous sacri- fier ma vie: avec vous, je ^ sère, je la souffrirais sans me plaindre; fnais ne me demandez point de m; avilir, car, jpar l'amour que j'ai pour vous, jë n'y consentirai jamais.; - Cette réponse de Chabrié était telle que je l'attendais! Avec un pareil homniè, j'auràis pu vivre dans le fond d'un désert ét ^^Sil^âë^ffls^ ments délectables. Que de dëlicatèssë! que d'à- mour! Je sentis encore mes forcëé^^ un dernier effort, et, prenant un ton ironiqlié et âpre, je continuai la conversation de manière à torturer 1 ùn amouj^ro^ë que £Èi|i ^^ôpïb^î^- tion avait déjà blessé si ^^è^h^^W^^i^' tion de Ghabrié devint telle > qtfil M^cdâbla d^ r^oches^les plus amers? des malédictions 1^ plus ai^ emportement, à la viôlence de la douleur que lui causait dette dernièra déeepti^ / moment qu'il allait se porter à quelque voie de fiait contre moi.
Enfin H se retira, et moi je tombai épuisée; ce (ni h 4ermèrte îéiç que jéi teltisU qç qu^lkavflît d|OTmisemblpl^ pou^iè espérer que Chabrié la prît au sérieux. i-fkmm se rencontrer quelque chance de réussir dans un pareil dessein. Si Chabrié ayait eu assez de sang-froid pour y réfléchir seulement dis mi- nutes, il se serait aisément convaincu que ce n'était de ma part qu'un subterfuge, un pré- texte pour rofaipre; mais il êtkiî û violeintàéfit agité, que là râisbn tt'eiit aucun accès chez lui» Ma proposition blessait profondément son amour- propre ^ aussi allait-il me répétant: « VoUs me mettez des conditions! à md^Chàbrié! qui n'en ai jamais subi de personne; vùûs vôtilèà faire de moi un instrument au service de vota^ ambition! Lorsque je veux vous épouse? çans rien / après tant de preuves de mon entier dé* vouement, vou^mm'ateîitpië itatéï^î:.^>l La pensée d'avoir été ^''dàj^^'iMftmt cela lui était arrivé de plusieurs autres femmes, le réndiifbu; la jalousie, l'orgueil le dominè- rent, et la violence de sa douleur l'emporta; c'est ainsi que, lorsque nous agissons sous Fifi— fluenee d'une passion quelconque, nous som- mes exposés à devenir dupes, Don seulement des autres, mais encore de nous-mêmes. f 1 « A mademoiselle Flora de Tristan, à Aréquipa.
« Mademoiselle, to^ours^^ vous allez rester seul? ^.malheureuse après 4'amour vrai et dévoué que.yoUs., venez, de perdre.,. Je n ^ai pas î>esbinaè vous" âir^tout ce liUe vôtre ^oiman^ conduite^ à poignant, ^âffré^x |K>Ur Mioi. JéVoûs quitte pour toujours.. i Ah! Flora, je ne souliaite pas que vous com- preniez ce jujil f figfe douleur jiacs ce j^Qtt6ujp^J 9 ^ «Gommé les faibles services, que je pourrais vou$ - ^r^^r^m^n^ i%^trm"fU^m-'->M ~*^W'(m--&n*>* rendre n'auront lieu que dans le cas où il vous arriverait vÊê événement fiji^ie, je ne touf fes om^ ^iiÉais ^ je wu^^ soit ^a^m^s-. fille trouvera en «uoi atr ^ qui lui « Adieu!...,.. adieu pour toujours!, ^ê^tti îëtïifë, d&ttt là lect^ tae ffit éprouver çbé: de «^fttf^lï^i?^^ lui inspirais; ' de cohmmfétê heum^ peùt^trè; car, avella bonté de son coeur, un intérieur de famille et des enfants pouvaient suffire à son bonheur. J'éprouvai un grand soulagement à mes maux lorsque je fus assurée que l'avenir d'un homme qtie j'aimais réellement n'était plus enchaîné à ina cruelle destinée. Je lui avais recommandé ma fille; j'étais persuadée qu'il veillerait Sur elle si je venais à mourir, et cette assurance me donnait une grande sécurité. Qh! qu'on ne s'étonne pas de ne rencontrer qu'un si petit nombre de gens vertueux dans cette circonstance, que pour être ver- tueux, il faut une force plus que surhumaine!.
rupture le maiptiarepfc dans les mêmes dispo- sitions. Six semaines après son départ d'Aré- quipa, il quitta Lima pôur àllèf en Californie, et jrn'eus |>ius de àès nouvelles que lors de son retour éû France, ou je Tarais précédé de trois Je vais placer, sous les yeux;du lecteur, un petit nombre de passages des lettres cje M. Da-? Md e^e ^ parlé dans le cours dp ma narration: ces extraits de correspondance serviront de complément à la peinture que j'en ai faite.
« A mademoiselle Flora de Tristan, à Ai équipa.
Islay, Sfc4 octobre i&33.
« Je né saurais y pus dire, mademoiselle, combien yotre lettre m'a fait de peine. J'avais, d'après des rap- ports infidèles, cru que votre réception avait été plus favorable,. que votre position -, votre avenir étaient plus riants;. j 'avais même été assez loin, èn idée, pour anti- ciper déjà votre retour en Europe lorsque le courrier est arrivé et a dissipé une des dernières illusions que je m'étais faites; car^ vous ne l'ignorez pas, mademoiselle, ce n'est pas impunément que Ton a partagé avec vous les beaux jours des tropiques et les sombres nuits du cap Bcirn, ce voyage, tout triste, tout ennuyeux qu'il a été, a encore,' vu sous plus d'un aspect, son beau côté, et, pour moi, les moments de bonne humeur que je vous ai surpris, ainsi que vos aimables conversations, lorsque les nausées du mai de mer étaient passées, m^ont laissé aussi un grand vide; et rarement je vais dans votre chambre, que j'occupe maintenant, s^ans évoquer Pom- bre de celle gui l'a habitée. Me rappelant de vous, je ne puis séparer du souvenir la crainte du présent, et dors je suis fâché, très fâcl^é dç vous avoir connue, puisque mes souhaits sont stériles, e^ que^ tout e^ désirant votre bonheur, je"ne puis même rentr^voir, Jetais Jéger^ di^ siez-vous, lorsque je jugeais qu'il n*y avait pas de vertu sur cette terre inhospitalière; cependant le jugement que je portais était fondé..., v; i 0 l..
« Vous aviez pensé sagement qu'on pourrait cocker à savoir quelques circonstances de votre existence, dë Vos relations et de vos projets; Dés questions en apparence dictées par l'intérêt qu'offre une jeune daine voyageuse m'ont été^adiressëe^^Bii!« f qttë^à^répbndti;à vWeWàÉ^» gage* c'est dire que j'ai simplement lu quelques pages 4e votre histoire. Gomme jene fais {pas l'hoïinettr àU3t hà- Citants de les abhorrer, mais seulement de léi mépriser, je, n'ai pas cru devoir répondre â des dernandes dënt lé seîi^n'était que trop clair. On à vu qu'on ne gagnait rien, dès lors yotre éloge a couru de bouche en bouche. Ceci $st encore une leçon, car à quoi ressemble un éloge, lorsqu'il n'est précédé d'aucune action connue qui puisse lui donner naissance? Ces courtes conversations, ces phrases détournées dpi vent plus que jamais vous fortir.
dans f |a résolution que vous avez prise de marcher avec prudence. Il n'y a peut-être pa^ de pay^ aH ittoade où elle soit plus nécessaire, et où il faille conserver un visage plu$ égal; Jià, peut-être, tiiaîi^èrë^c^ de ta- lent; car, si je me le rappelle bien, le joli front et les beaux yeux qui exprimaient ce que 1§ cœur sentait pourront oiffi^ leur est étrangère et qui ést pendant si utile.
« Le jugement des honimes ësttou^ mais lès femmes, tout en jurant par. le grand Dieu que. vous êtes charmante pincent leurs lèpres ^ c'est i^com--. mencement de civiHsation*^^^^-^^^^^^t- « H m'est bien pénible de terminer auss^ vit^: un entrer £en que j^aime^ visites féminines qui pleuvent à bord du ifef^am privé, de son cuisinier' m'arrachent au peu de loi^ r Robert avait déserté à Cobija pour passer au service du pré* siu 4?^ Sànt^ Valparaiso, promettais. Je termine en vous assurant de remplir le plus tôt et le mieux possible vos intentions, non comme pour une bonne et charmante sœur, ce qui me serait diffi- cile, n'ayant jamais eu le bonheur d'en avoir une, mais comme pour une personne que j'aime autant que je respecte et dont l'amitié me rend orgueilleux.
« Don Justo est une pauvre bête: je ne suis pas étonné que votre voyage ait été si sottement conduit: J't>se croire que, si nou$ eussions été ici, vous eussiez eu moins d'in- convéments à passer.
« M. Briet a reçu votre lettre, en a été touché, et vous répondra par le courrier. Vous rappelez-vous^ mademoi- selle, que vous me disiez: « Tant de mauvaise humeur que vous soyez, je vous ferais revenir sur-le-champ si je voulais. m'en donner la peine. >> Eh bien! oui, et moi, et bien d'autres...Du droit qu'un esprit vaste et ferme - en ses desseins A sur l'esprit grossier des vulgaires humains.
« Telle est la distance que je me plais à reconnaître.
. Du droit qu'un esprit vaste et ferme - en ses desseins A sur l'esprit grossier des vulgaires humains.
« Telle est la distance que je me plais à reconnaître.
« Agréez, mademoiselle, etc.
<* A. David. » Deuxième lettre.
u Toute pénible qm soit l'idée de juger en mal, il le faut souvent; et, inâJ^re ime fr^ au contraire, j'ai fini par être assuré ^ue c'était h base la plus sure ) et que sur celle-là seulement il fallait s'apr puyer; J'ai reconnu avec épouvante* dans le temps où je pensais à une fin sérieuse, que, de ^us les points dtt globe, auçun^était si dépourvu des éléments qui consti- tuent le boijieur intérieur que celui-ci, et quoiqu'il m'en ait coûté bien des peines et des pertes, je bénis le jour où j'ai été tou^ et mes conséquences générales avaient, comme vous vous en êtes convaincue, des antécédents: elles ne se présentent aujourd'hui qu'avec; puis de forée, depuis que je sais que vous êtes à même d'éprouver, sous, des fouines différen- tes, des désagréments et des souffrances semblables ^ux miens. Je regrette bien vivement et du plus profond du cœur, que ja* eaçrière aventureuse m'éloigne de vous, mademoiselle, et, des lieux où j'eusse pu, peut-être, vous être utile à quelque chose, Totre dernière lettre m'a fait connue ce que je n'avais pas éprxmvé depuis bien du temps \ et j'ai senti que tout sentiment vif n'é T tait pas éteint en moi, puisque.peine d'autrui m'était si amère. Je dois vous Remercier de la? nouvelle opinion que je vous ai en quelque sorte soustraite* Quelquefois je puis être meilleur que mes paroles; mais, en général, ina conduite est à l'unisson. Trop d'années passées dans l'ab- sence de tous les liens aimables m'ont rendu bien froid, bien égoïste, et peutrètre que le malheur seul a des droits â ma sympathie. Je ne vous l'ai pas caché, made- moiselle, reçue à bras ouverts, réintégrée dans vos droits paternels, l'aimable et bonne passagère du Mexicain n'eût été pour moi qu'une passagère: triste, abandon^ iiée^elle est devenue une véritable sœur, une tendre amie à Joëlle je trouve une douceur bien grande de pouvoir confier aussi des chagrins et le$ craintes de Ta T venir. Pour un^borntftë y il é&istê des consolations dans des occupations fc^ les pleurs et lés regrets! Le pôitage est $i triste, que je m'estimerais bien heureux de ppuvpir? conittle véritable ami, prendre la partie la plus pesante des chagrins qui vods accablent; «mis ma position s'y refuse, et, tout en vous plaignant, tout en vous admirant / je n'ai • comme âutrëfoisy que dès^conséils vôm fen^eiè.
« Toujours même langage ici touchant Vëirmgère, sa fortune promise et sa résidence plumée; C'est vous dirOj trëp bonne et trop créàule ^ confier k v&titë onière, et ^'asër plus que jamais de pré- caution. Je ne me fais pas plus d? illusion rnaintenant qu'avant votre arrivée* Je crains po^ difficul- tés -, de là mauvaise foi e| peut-être spoliation presque entière de votre héritage paternel. Çe sont les véritables maux que vous avez à combattre, dont j^ut-êtie beau- coup de persévérance et de la fermeté vous feront triom^ pher; mais, auparavant, que de chagrins, c|ue de souf- frances qjue de larmes!,.* Je vous plains, et vous plains d'autant plus que je «ë puis vdus être d'aucun secours; imlle^lteties^nfrfr^ vfta&^teèsÉançe WWï goût éteint que j'avais pour le bejwï, le bon, et dorénavant cette ville ne peut ni'offrir d'autre intérêt que celui des affaires qui m'y retiennent. Tout ici a changé de couleur çt de figure i je crois rêver quand je revois mes anciens camarades et niés passagères connaissantes du pays* Jl est probable que je passerai encore cleûx ou trois ans, au?Pér$u^ ou, pour mieux dire^ en Amérique, et je. vous assure que je ne puis penser à ce sacrifice, qui n'en était pas un en sortant de France, sans trembler. Peut-être que les mçeur& patriarcales de la Californie me réconcilieront avec £exil: et.la solitude.
«Notre avenir n'est point ànpus, comme on l'a dit; il dépend de teut^quelqueï^ vôtre, mademoiselle, n'est guère plus riant que le mien: même peine demande même remède; remettons à l'appliquer au re- tour en France, et la y si vous l'exigez encore, jé dirai adieu, mot affreux lorsqu'on aime bien, délicieux lors- qu'on quitte dœ importuns, <Je& ennuyeux, dés Péru- viens infini...»>; v,, Je n'avais nul besoin d'un témoignage de nlus pour conserver mes premières et constantes impres- sions sur le Pérou et l'Amérique en général, Cliacun, 4ans ce monde, a la prétention se croire meilleur que son voisin: moi, sans fatuité et sans orgueil aucun, crois que je puis pousser cette prétention aussi loin, que qui que ce soit jamais venu à Lima, l'assurerais à mon grand regret, que, jamais avant y lés idées de faus- seté et de duplicité n'étaient entrées dans ma tête, et que sûrement mes pertes continuelles en commerce en étaient la suite. Depuis que, dans la bienheureuse Lima, j'ai été chaque jour en butte à tout ce que la bassesse, le mensonge et la lâcheté ont de plus hideux, mës idées ont changé, et dés ce temps je, ne puifr ^ véritables beaux jours, parce que j? ai perdu de cé qui lès fait, ces beaux jours, une opinion favorable' de nos sem- blables. Quand vous m'avez entendu fronder en Àf is- tarque nos répubUcains,' nos commerçants (classe dont je fais, hélas! partie) et tant d'autres, je né le faisais qu'à contre-cœur; car enfin, en perdant ]?io^ dti bien, on est toujours dans le vague, on craint de s'arrêter, de parler, d^épancher son cœur on croit toujours rencon- trer un faux a, mi, un marchand fripon, un militaire lâ- che, enfin toujours le contraire du l)ien. Cette connais^ sai^ce est triste: quand on la possède, onn'a plus d'illu- sions, et, sans illusions, la vie n'a plus de soleil. Eh bien! tout ce savoir si nécessaire pour bien gouverner sa barcjue dans ce mondé, c'est à Lima que je l'ai ac- quis; aussi, en récompense, ai-je su apprécier ses faabi- tants, et ai-je pu vous mettre en garde contre leurs at- taques en grand.
« Tout en poursuivant la carrière du commerce, je lfadiborrey^ ce qui peut me plaire, que, sans la force dé rengagement qui me lie à Ghabrié et sa^#li cram mois le fruit de pïiisiëùrs années dë travaux, j'aurais déjà abandonné iinè tàr^ïneîifpus^ quë Faiidei%0^^ yceuifen iait ië for pas entreprendre d'opération en grand qui pourrait entraîner notre ruine, et de se contenter de venir me retrouver, simple capitaine, et laissant le titre solennel, trop chère- ment acheté, d'armateur. C'est le commencement, la to 'çÇ^tPïliPH^^fe-'^"^ toutes mes longues lettres; S'il ne dépendait que de moi, je voudrais y dès aujourd'hui, dire adieu à tout genre de trafic, non pas dans des prin- cipes,, d'aristocratie, mais seulement d'honnêteté; car, sans, parler des mensonges à la journée, on est obligé dé voir et de faire en commerce des choses licites suivant là loi,; niais bien repoussées par un cœur droit. Voilà le point où j'en suis, ma bonne sœur, satisfait comme tou- jours àvec lien sous le rapport de la fortune, et misé- rable au delà de l'imagination, par suite de mon séjour indéfini au plus indigne heu (^çxil. ^ * « A. David. » Lettre de M. Briet.
Islay, a5 octobre i833.
« Ma^emoise^^, « J'ai reçu votre aimable avec infiniment de plaisir, et m'empresse de vous en témoigner ma reconnaissance, en vous c^surapt, que in^ mtention^ pour objeft ^jenii vouloir à une aussi aimable personne que!
^XÏfcWÀ' 1% pelite poue en question, avec franchise je vpjis -^ai ^ tentions * que Xqù doit à une passagère aussi accomplie que i-espectftbte, c'est que j'ai aussi cru quelles vous étaient aussi inutiles qu'à charge, et comme mon carac- tère est de ne gêner personne, j? aî ^ris le parti éd si- lence convenable, je irans ^ à « Je vous suis reconnaissant de l'intérêt que vous pre- nez à nos affaires x et vous prie de croire que j*af>prôn- drai toujours avec infiniment de plaisir de vos nouvelles ainsi que votre heureux retour en France, faisant les voeux les plus sincères pour la réussite de vos projets dans ce pays.;,: -J.-;^":u^,: > no m *sjo, «Agréez mes salutations respectueuses c « L. Bhiet. », I * uon 30sé mè cliafge de le rkppëler à yotre en vous désirant bonheur et fortunel >> ^ 4 4 v * '; Lettre de M* de Casteltac, « Mademoiselle Flora de Tristan y Moscosô.
« HffM chère ét bonne ^bbïflpiE^cItife-j;:"' rf:i TUT ML* IVÎiota semis votre aimaM&lettre un ^ér^tatli; car j'avais été à Brajjabanba voir un liwlade: Vous me mai'- » quez que votre santé s'est rétablie, et que.vous commence* à vous habituer dans ce nouveau paysi Je siiis-^imént charmé que vous preniez une bonne dose de phïfosbphie pqHG calmer ^$t%i#3*^^ p crois que le volcan d'Àréquipa yiendra tôt OU tard rén chauffer votre imaginatiou vagaboiHle, et que vous fini* par prendre ce pays en liQrrear.uILfe»^ charmante et aimable Flora, oublier, si vous voulez être heureuse * les illusions et les plaisirs de notre belle France. C'est fort difficile, il est vrai; mais, enfin, ne serait-ce que pour quelques années. Vous me marquez que vos affaires restent dans le statu quo: je désire que M. votre oncle vous apprécie et vous traite^comme^ vous le méritez.
« Je suis ici très bien: mes affaires vont de Favant, Dieu veuille que cela continue. J'ai été nommé chirur- gien d'un régiment sans aucune obligation; c'est à dire que, s'il venait à partir d'ici, je ne suis aucunement forcé de le suivre. J'aur^ |^