^ ' juge fort tden de la caulê de cet efKc; quoiqu'il en hffk quelque&is des applications Eidicules. Deux fervantes étant auprès du feu dans la cuiline, l'une s'étant brûlée, dit à l'autre; b jra ciiete, (^ui pouira fiippartcT le feu du Purgatoire; t. l'AUt»' ' .?Î2 R EMAR<l,trE8 SUR LE LiVRE l'autre lui réponditiTu es fulle, mon amie, oa & Éiilàtout.
14. Mais. dira. l'Auteur, cette pattHmcs mer- veillculc qui nous leod indtfïêrens si tout, oa ia- dioés à tout, iùîvaat notre pur arbitre, prévaut en- core à la RaÛÔD même. Et c'en fa troiliéme preu- .Tc, Ikvoir, qm'oH tw fauroit expliquer fu^xmmtnt .n<u aB'ms fins recourir à cette puifTance. On voïc milie jî'ns qui méprifcnt les prières de leurs amis, les coiiicils de leurs proches, les reproches de IciK coiilcieiice, les iùpplices. îi mort, la cuiere de Dieu, l'enfer mêiiic, pour courir après des fotci- fes, qui n'ont du bon & du (lipportalile, qDC par leur pure Se franche éieaion. Tout va bien dans ce raifonneraent julques aux dernicres paroles ci> ciulivenient. Car ijuarid on viendra à qud(]uc cx- .ccnple.on trouvera ou'il y a eu des railbns ou cau- lès. qui ont porté l'homme à fon choix, & qu'il f a des licoî bien foits.qui l'y attachent. Une amou- rette, par exemple, ne fera jamais venue d'une pure inaiScrcuce, l'iuclinatioa, ou ta pat&on 7 au- ra jdué Ton jeu; mais l'accoutiiniaace Si l'obAina- tion pourront fkire dans certams naturels qu'on iè Viiiiieffl jnûtôt que de s'en dciaèuâr. Vûîci un au- tre exemple que l'Auteur apporte: un Athée, «a Lucilio Vanini, (c'ell aitili que plufieurs l'appel- lent, au lieu que lji même prend le nom magnïfi- Sue de Giulio Cefare Vanïni dans lès Ouvrages) Jiiffi-ira plilrôt le ■■.îartj-re ridicule de fa. chimère, qu'il ne:cnonccra à ion impicté. L'Auieur ne noiiune point Vanini, &. la vérité elt, que cet homme defavoua fes mauvais ièDcimens, jufqu'à ce qu'il fût convaincu d'avoir dogmatifé. Se d'a- voir Ëiit l'Ap&cre de l'Athcirme. Quand on lui demanda, s'il y aroit un Dieu, il arracha de l'her- bCi eu diûot: DE l'Origine du Mal. 333 Et Itvis ejl cij^es qid froèet effè Dtwm.
Mais le Procureur General au Parlement de Tou- JoQfc, voulant chagriner le Premier Prefident (à ce qu'on dit) cliC7, qui Vanini avoir beaucoup d'ic- cès, & enfeigaoit la pliilolbpkie aux enl^ns de ce Maginrat, s'U n'étoit pas tout-à-fait fon domeftî- qte i rin^iiifition fat poaSw arec t^near, 8c Va-' atAt voyant quHt n'y xnût {râmt'de'Mrtlani iè dé- clara en triburant ce qu'îl étoit, c'elt-à-dîre Ath^ en quoi il n'7 a rien de fort extraordinaire. Mab quand ii y auroit un Athée qui s'ofïriroit au fupplî>. ceja vanité eii pourroit être une raifon aflez for- te en lui, autTi-bien que dans -ie Gymno&phifte Calanus, & dans le Sophilte, dont Lucien nour rapporte la mort volontaire par le feu. Mais l'Au- teur croit que cette vanité même, cette obflina- tion, ces autres Tues extravagantes des gens, qui d'ailleurs paruiirent de fort bon tèns, ne ikuroient être expliquées par les appétits qui viennent de la reprcfentation du bien fie du mal. Se qu'elles' nous forcent de recourir àcette puiflàncetranfcen- dante qui traosfbime.le bien en mal, Se le mal en bieUiSc l'indl&rent ea Uen ou en mal. Mais nous n'avons point be&in d'aller û loin, 8c les canfès de nos erreurs ee fimt que trop vifibles. En ef- fet > nous pourons ftirc ecs transformations, mais ce n'ell pas comme chez les Fées, par un fim- plcaâc de cette puîllance magique, mai} parce qu'on oblcurdt 8c fiipprime dans {bne^irit les re- jsefimntions des qualités bonnes ou mauvùlès > jointec aaturdlemeat à certains objets, & parce qu'on n'y enviâge que celles qui Sont con&p- HMiànotie geûtou i nos préventions, ou mé- me parce qu^ 7 joint, à force d'y penfer, ccr- ' ttines' qualités qui ne ^ trouvent liées que par «ccideM-ou par nMte coutume de let enviiâger.
4)4 RKMARQ^UCt SVa, LE LiVRE Far exemple, j'abfaorrc toute ma vie une boane nourritute, paKXqu'étuX en&nt j'f ai trouvé quel- que cliolè de dégoûtant > ce qui m'a kifle une grande imprelliaii. De l'autre cAté > ua cerùîa dé&ut naturel me plaira. parce qu'il rsveillera en moi quelque chofc de l'idée d'une peribnnc que j'eflîmott ou aimoîs. Un jeune liomme aura été charmé des grands applaudi (le mens qu'on lui a donnés après quelque lâion publique heureule; l'impreffion de ce grand plaifir l'auia rendu mer- «illeuièraenc icnlible à la gloire.il ne penfcra jour & nuit qu'à ce qui nourrie cette paflion, & cela luifera mépii&r même k mort pour arriver à lôa IniC. Car t^uoîqu'il Jàcbe bien qu'il ne ièatira p^int ce m'oa dira de lui après tà moiti la reprelcntatiiHi qu'il s*ço &ît par avance fait un grand effet fui îoa e^it. Et il 7 a toujours des lailbns {ëmblableti 4ua les aâïons qui parotllênt tes plus vaines 8c les -jias extravanptes si ceux qui n'entrent p^t daiif CCS raiioas, Ea ua taOÉ, one im'picffioa foitc,oq £Kiveiit répétée * pou chau^ coofidcnblemeot nos organes • notre ûmgiDauo», notre mémoire* ÇcaiemenDtreiai(bnnement.II arrive qu'un hom- me 1 à force d'avoir fauvcnt raconté un menibngc qu'il a peut-être inventé, vient à le croire eofia lui-même. Et comme on le rcpreiènte fouvent ce qui plut, on le rend aifé à concevoir, & on le .croit aulii aifé à eâèâuer, d'où vient qu'OQ & peilùadc âcilement ce qu'on lôuïiaite.
Xt amimt iffi JtH fomnia /n^Mf.
%f. Les erreurs ne Ibnt doac jamais volontaires, ablwument parlant, quoique la volonté j cootri* bue bien ibuvent d'une manière iodircûe, à cauic plaiiîr qu'on prend à s'aUndomwr à Mtwiiwt pemëes, ou \cm& 4e l'aver&oa qu'on &■ San {«US d'w^a* ÎA belle ùDfteffiM d'an Un.» co»;.
DE l'Origine du Mal. 3« tribuera à la perfuafion du Lcfteur. L'air & Ici manières de celui qui parle lui gagneront l'auditoi- re. On fcn porté à mépriiêr des doûrines qui viennent d'un homme qu'on mcprilc ou qu'oa hait, ou d'un autre qui lui rcflëmble en quelque cbolc qui nous frappe. J'ai déjà dit pourquoi oa & AiCpak aifément à croire ce qui eft utîk 911 agréable, £c j'ai connu des gens qui au commen- cement ftvoient changé de reti^on par des conH- -derations mondiùnes, mais qui ont été pcrruadës 8c Ineaperlîiadéidcpuîs qu'ils avoient pris le bon par- ti. On v6it aufn que l'obftination n'cft pas Am- plement une mauvaiiè éleûion qui pcrlèvere, mais auOi une difpolîiion à y perfcvcrer, qui vient de quelque bien.qu'on s'y figure, ou de quelque mal qu'on & figure dans le changement. La première eleâion a peut-être été dite par Icgcreté, mais Ic defleinde fa maintenir vient de quelques raifonsiOU impreflîons plus fortes. II y a même quelques Au- teurs de Morale, qui enlcignent qu'on doit mainte- nir fon choix pour ne point être inconftantou pour ne le point paroitrc. Cependant une per&Teraiice eft mauvaifc, quand on méprîfc les arertiflèmeni ' de la Râilbn, fur tout quand la matière elî allez ïm- Eortante pour être examinée avec foin: maïs quand penlëe du changement eû defàgreable, on en dé- tourne feciiement l'attcntioni& c*eft par-là le plu* ibuvenc qu'on s'obftinc. L'Auteur qui a voulu rap- porter l'oblKnation à Ion indif&rencc pure préteiH due, pouvoit confiderer qu'U felloit autre chofS pour s'attacher à une éleftion, que l'éleffioa toute feule, ou qu'une indifférence purcifur tout fi cet- te clcaion s'eft faite légèrement; &; d'autant plu» legercmenE, qu'elle s'eft laite avec plus d'indiffe- rencct au quel cas on viendra tellement à la dér iàiiei i moins qup la vanité. l'accoutumance ■ ' l'iotérit, su qiulque antre raiibn nous y &^st (crléTçtçr. B^oe bat potqt iiM imigfim ^ue WB-- Remarqjtes svvi Z.B L'ivre vengeance plaitc fans fujct. Les pcr&noes dont le icntiment eft vif y penicnt jour Ëc nuit, 8c il leur cft difficile d'ef&cer l'image du jnal ou de l'amont qu'ils ont TC^u.Ilt le figurem un très-grand piùltr. ■ être délivres de l'idée du mépris qui leur revient i tout moment) & qui &ît qu'il / en a à qui k ▼eogeance eft plus douce que la vie: ^^ch v'md'tcia tonum vitâ jricunJmi i/ifi, L'Auteur nous voudroit perfuader qu'ordînaill- ment, lorsque notre dcfîr, ou notre averlîon va à quelque objet qui ne le meriie pas aCTc^, on lut K donné le furplus de bien ou de mal donc on cft touché, par!a prétendue puilTance éle£ïivB, qui fait piTottre les chofcs bonnes ou niauvailès corn- ' melon veut. On a eu deux degrés de mai natu- xd, onlè donne lîx degrés de bien artificiel par jt puillânce qui peut cboilîr ûns fujct. Aiaû on , stm quatre degrés de bien franc (cnap.f. feâ. 3. $>7.} Si cela lé ponvoit pratiquer > on iroit loint comme je l'ai dit ci demis. 11 croit mime que. Tambititm, Pavarice, la tnanie du jeu, & autres ÎkUIïoiu frivoles empruntent tout leur pouvoir de cette puij&nce (cmpitre j-. fèél. j-, fubfeft. S.) mais il y a d'ailleurs tant de fàullcs apparences dans les choies, tant d'imaginations capables de grolTir ou de diminua les objets, tant de liaifons mal fondées dans nos railbnnemens, qu'on n'a point befoin de cette petite Fée, c'eft-à-dîrc de cette puifTance interne qui opère comme par en- chantement, & à qui l'Auteur attribue tous CCS deibrdres. Enfin j'ai déjà dit plufieurs fois, que lors que nous nous refolvons à quelque parti' con- traire à la raifbn reconnue, nous y lommes portés par une autre railôn plus forte en apparence, com- me eft par exemple le pldlîr de paraître îndépeo- duu, & de faire une aâion cxtuordinaire. Il 7 eut DE l'Origine du Mal.
eut autrefois à li Cour d'Ofnabrug un Préccpteue des Pages, qui, comme un autre Mucius Scxvo-> la, mit le bras dans la flamme Se pcnlà gagneruno'. gangrené, pour montrer que la force de Ibn ei'pric' etoit plus grande qu'une douleur fort aiguë. Peu de gens l'imiteront, je penfe, & je ne lài même,' lî l'on trouveroit aifémcnt un Auteur, qui apré» avoir £àutcnu une puiflàncc capable de choiiir làna .fiijeti ou même contre la Railbn, voudroit prou- ver fini Uvre par lôn propre exemple, en rcnon- ■ jant à quelque bon bénéfice ou à quelque belle charge, purement pour montrer cette fuperiorité de la Volonté fur la Raifon. Mais je fuis fur au moins, qu'un liabilc homme ne le feroit pas, & qu'il s'apperceiToit bien tôt qu'on rcndroit fon &- crïGce inutile, en lui remontrant qu'il n'auroit iàtt Îu'imiter Heliodore Evoque de LarLfle, à qui Coa ivre de Theagéne Ec de Chariclée, fût (à ce qu'on- dit) plus cher que fon Evêché; ce qui fc peut fa- cilement, quand un homme a de quoi le paflcr de fi charge, Bc quafld il eft fort feniihlc â la gloire. Auffi trouve-t-on tous les jours des gens qui ^eri^ fient kurs avantages à leurs caprices, c'eft-à-dire des biens réels à des biens apparens.
afi.Si je vonbis fuivre pas àpasles raifonnemcni de notre Auteur, qui reviennent fouvent i ce quo nous ayons deja examiné, mais qui y reviennent ordmairement avec quelque addition élégante Ce bien tournée, je Terois obligé d'aller trop loin- maia j'eftere de pouvoir m'en difiienfer, après avoir fi- tis&it, ce femble, à toutes (es raifons. Le meilleur cft, que la pratique chez lui corrige & reaifie or- dinairement la théorie; Après avoir avancé ^bj la ftcimde Staion de ce chapitre cinquième, quo nous approchons de Dieu par le pouvoir de chmfir fans raifon. & que cette puiOànce étant la plas no- ble, fon exercice eft le plus capaUe. dejcadie iwa-* JomU. p rinfei ki plus piiaioiss "l" "onde, pBlstifs Ja bie» 8^ a» n= fo»; pom..™tci à la r. ■ sr mif la Duiffancc de clioUir lans fujct, S^nuiiiUci. comraiin i la Volonté Divine, pte- oicùpées pai d'auties. Et rAuteur remarque tre^^^^ bien,u'eddérogsaiit faoi befein a la fel cite d au- iTon ch^Volonté "^Tft J TenlS- DE l'Origine du Mal: 359 StSïon eft fiiitc pour concilier les niauvaifcs élec- tions ou les pccliez, avec k puillânce Et k bon- té de Dieu, Ec comme cette fedion eft prolixe, elle eft partagée en fublèaions. L'Auteur s'eft chargé luî-mûiiie làns befoio d'une grande objec- tion: Car il ibutient que {ans la puillânce de ctioi- lîr, abfolument indifférente dans le clioijc, il n'y aurait point de péché. Or il étoit fort aifé 4 Dieu de lefa&s aux Créatuics une puiGânce & pea taiCinnaUc. Ilkur fuffiCiit d'être mues pu- les rep;.e&iuatioiis des biens des maux; il étoic donc aifê i Dieu d'eiopêcher te péché, fuîvant: l'bypothe£ 4e l'Auteur. Il ne trouve point d'au- tre leffouice pour fc tirer de cette difficulté, «juc dcdîrcque cette puiflancc étant retranchée des cho- ies, le Monde ne feroit qu'une machine purement paflivc. Mais c'cft ce qu'on a refuté niiez. Si cet- te puifTaoce maoquoit au monde, comme elle y manque en effet, on ne s'en plaindroit guéres. Les apies & contenteront fort bien des reprefcntation» des biens ou des maux, pour fiùrc leurs élëdtions, & le inonde demeurera aullî beau qu'il eft. L'Au- teur revient à ce t^'ilavott avance cirdelTus, ^ iàns cette pjiiŒmce il n'y aurpit point de felicitéi suus on y a répondu fufiiiàmmeat,8til n^a pas lii ' moindre apparence dans cette aflcrtion & dans • quelques autres paradoxes qu'il avance ici pour fou- tenir fon paradoxe principal.
27. Il fait une petite digrcflion fur les prières (fuQfeia.4.)& dit que ceux qui prient Dieu.cfpe- rcnt un cliangement de l'ordre naturel, mais il lèmble qu'ils fe trompent Iclon ibn fentiment. Dans le toud, les hommes fe contenteront d'être exaucés, fans lè mettre en peine, il le cours de la nature eft duogé en leur fàveui, pu non. Ee i'Qs fiuu aidés {hv le iècoiirs des bons Anges, il p'j Uim SÙat itt duuigçmmt îm r^4f« gênerai ■340 REMAR.Ci.UEs SUR LE Livre des chofcs. Auffi ell-ce un fcnrïment irès-raijbii''' mble de notre Auteur, qu'il y a un fyftêrac des fibftances fptrituelles, auflî-bien qu'il y en aun des corporelles. & que les fubOances fpiritueltcs cmt un commoce entre ellet'i comme let corps. Dieu iè ftrt da miniftere des Aneec pour gouverner les ' Itommesi fkas que l'ordre de la Nature en ibuffiv. Cependant, il cft plus aifë d'avancer ces choies que de les cxptiouer, à moins que de recourir à mon fyftême de t'harmotlie. Mais l'Auteur va un peu jjIus avant. I! croit que la Miflion du Saint Eipric etoit on grand miracle au commencement, mais qu'à prefciit Ces opérations en nous font natniellcs. Je lui laiiïl- le foin d'expliquer fon lêntidieiit, Cc' d'en convenir avec d'autres Théologiens. Cepen- dant, je remarque qu'il met l'ulàgc n;iturel des prières, dans la force qu'elles ont de rendre l'ame meilleure, de furmonter le» palTïons, & de s'atti- rer un certain degré de grâce nouvelle. Nous pouvons dire les mêmes eholès à peu prés dans' sotre hypothelè, qui fait que la volonté n'agit qoe jUivont des motitsi Se nous Ibmmes exemts des difficultés, où l'Auteur s'cfl engagé par fa puif- £iace de choiâr ûns fîijet.Il le trouve encore bien cmfaAraflë par la prélcïence de Dieu; car fi l'ame eft parfaitement indifférente dans fbn choix, com- ment eft-ii poflîble de prévoir ce choix, & quelle raifon fullilanrc pourra-t-on trouver de!a connois- Ance d'une choie, s'il n'y en a point de fon éjre? L'Auteur remet à un autre lieu la folution de celte difficulté, qui demandcroit (félon lui) un ouvra- ge entier. Au rcfte, il dit quelquefois de bonnes choies Sht le mal moral, & allëï, conibrmes à nos principes. Par exemple, lorsqu'il dit (fublc£t. Vl.)que]ci vices 8t les crimes ne diminuent poioe k beauté PUnims. 8c l'augmentent plutôt }' comme certunes diinmaïKU o^lèroieiVi'oief|[e fia L'OlitôlNÈ.Dti MAL: 341 fc1eur dureté û elles étoient écoutées toutes ll-u- _. 8c ne laiflënt point de rendre l'harmonie plus agréable dans le mélange. 11 remarque autli plu- - JKurs biens renfermés dans les maux, par cxcm- - pleil'utilitéde la prodigalité dans les richesSc del'a- varkedansles pauvres, eneflèc, cela fert à f^ire fleurir les Arts. Il iàic confidcrer cnfuite aulTi que nous ne devons point juger de l'Univers par la petiteflc de notre Globe, Se de tout ce qui nous eft connu, dont les taches ou défauts peuvent être aufli utiles à relever la beauté du rcfte, que ■ les mouches, qui n'ont ri«a de beau par cLet-mé-. mes, Ibnc trouvées {it<^vs par le beau lêxc àem- bellir le vifage entier, dAntelles enlddiflènt pour-, tant la partie qu'elles coUneat. Cotta chez Ctce-, loa avoit comparé 1& Providencei lorsqu'elle don-^ ne k Raifim aux hommes > i un Médecin qui ac- corde le via i un malade 1 nonobftant qu'il ^évoit l'abus qu'il en firra aux dépens de Ht vie. L'Au- teur repond que la Providence fait ce que la làgeflè & la bonté demandent, Se que le bien qui en arri- ve cil plus grand que le mal. Si Uieu n'avoit point donné!a Raifon à l'homme, il n'y auroit point d'homme du tout, & Dieu feroit comme un Mé- decin qui tueroit quelqu'un pour l'cmpéchcr de de- venir malade. On peut ajouter que ce n'eft pat li Railbn qui eft nuifiblc en loi, mais k défaut de la Railbn; 8c quand la Raifon mal employée, on railônne bien fur les moyens) mais on ne rai&o- ne pas aHêz iùr le but ou fur le mauvais but qu'on iè propolè. Ainlt c'en toujours faute de railbn ■ qu'on nit une mauvat& aâioQ. Il propole aufli 1 objeâioa d'Encore chez Laâance du» Ibn Lirre deU cdere de Dieui dont voici les termes à pen près; ou Dieu veut Ater les maux & ne peut pas en venir à bout)' en quel cas il ièroit foiblej ou if peut lei ôtCTi ic oe veut pas.ce qui marqucioit de ■ ■ " P 3 î» ■ ■ " P 3 î» 542 REMARQ.UES SUR LE LlVRE la malignicé en lui; ou bien il manque de pouvoir & de volonté tout à la fois, ce qui le ferait paroi- tre foible. & eavicux tout enfèmble; ou mSa il peut Zç veut, mais ea ce cas, on demandera pourquoi il ne le fait donc pas, s'il exiftcï L'Au- teur répond que Dieu ne peut pas ûtcr les maux, & qu'il ne le veut pas non plus. Si ijue cependant il neft point malin, ni foible. J'aurois mieux aimé dire qu'il peut les ôter, mais qu'il ne le veut pas ablblumenc, Scquec'ell avec raiibn; parce qu'il Ateroit ks biens en même tems, & qu'il Ateroit plus de bien, que de mal. Enfin notre Auteur ■ ajaot fini lôn Avant Ouvrage, il y joint un Af- . ûttditt, tA il parle des Loix divines- 11 diAingue tort bien ces Loïx en naturelles Se pofitivesi il re- . marque qiie les Loix particulières de la nature des 'Animaux dcHvent céder aut Loix- gaiersdei des corps; que Dieu n'ed pas proprement ca cdcrCi quand tes Loix font TÎmées) mais que l'ordre a vou- lu que celui qui pèche s'attirât un mal, 5c que ce- lui qui feit violence aux autres en fouffre à fon tour. Mais il juge que les Loïx politives de Dieu indiquent & prédifcnc plûtût le mal qu'elles ne le font infliger. Et cela lui donne occalion de parler de la damnation ccernelle des méchans, qui ne &rt iilus à l'amendement, ni à l'éxemplci & qui ne aille pas deiàtisfaireàla juftice vindicative de Dien, quoiqu'ils s'attirent leur malheur cux-mcmcs. Il Joupçonne pourtant que ces peines des méchans apportent qodcnte Utilité aux gens de bien, Se il doute encore ne mit pas mieux être àxnxaé, bu'étte xieti pui«aï4l Bt yammt «e les \ m »é i aiâilat isi fga» taleaiët, cngsàA» de. •'obâ^n 4 deœeivar £»leai mi&re» pai.on ceittÔB trams «l'hait* qni&itj Sàaa loi. ^ib s'ipplnidiffint ^au loi» rtuKVjîi iugnilca» tumiliediK kut nn- jèK, ât & ^tàfatt s oMnndla k voIgMé de DE l'Origine du Mal. 345 Car on voit tous les jours des gens chagrina, nKf lins, envieux, qui. prennent plaiâr â penfèr à leurs maux, Sï chErcheni à s-'i&ï^ eax-;niéines> Çef penlëes ne font tas à mépiileF, Gc j'en iii.eu quci- quefois d'apprttctiaatesr usons je a'ai darde à'&i H- ger[iécilîvement.}Uia{>piltéi)Bi£kf.]i7i.(iesÊr<; lais oppofes à M. Bayle, la fiUe àa lnab]fi rcâi- ûnt le pardon qu'un Hcrmite lui oflrc de la jMrt de Dieu. Le Baron André Taifei.Seigneur Autrichien Cavaileriito m aggior de Ferdinand Archiducd' Au- triche, depuis Empereur fécond du nom, feiiânC allulîon à ton nom {qui lèiiible lignifier un Diable en Allemand) prit pour Synabolc un Diable ou Satyre, avec ce mot Eipagnol, mas fcrJi.-lo, y me- nés arrepentido, plus perdu, Ëc moins repentant; ce qui marque une paflion fans elperance, & dont oa ne iê peut détacher. Et cette dcvifc a etc répétée depuis par le Comte de Vilbmcdiani Efpagnot. quand on le difoit: amoureux de la Heine. Venant akqueftion, pourquoi il arrive fouvent du mal aux bonsi £c du bien aux méchans, notre illuftie Auteur croit qu'on y a aflès fàcislàit, Se qu'il ne refte point de icrupule là-delTus- 11 remarque ce- pendant, qu'on peut douter fouvent fi les bons qui Ibntdans lamifere, n'ont pas été rendus bons par leur malheur méniK, & iî les méchans heureux n'onc peut-être pas été gîtez par la profperité. Il ajoute, que nous Ibmmés de mauvais Juges, quand il s'agit de connoître non feulement un homme de bien, mais encore un homme heureux. On honore fuu- vent un hypocrite, & l'on mcprife un autre dont la folide vertu eft làns affectation. On lè connoit peu aulTi en bonheur, & fouvent la félicité ell mé- connue fous les haillons d'un pauvre content, pen- dant qu'on la cherche en vain dans les Palais de, ^as gran^&lidté ieî-tes aûiôfle àam Lefperance Enfin l'Auteur: '344 Rehauq^ues svk le Livre aa bonheur futur > Se qu'ainfi on peut dire qu'il n'arrive rîcn aux méchans qui ne fcrvc i l'amende* ■ ment ou au cMticncnt, 8c qu'il n'arrive lîen aux bons qui ne lèrve à icur plus grand bien. Ces coa- clufions reviennent entièrement à mon &as, & on ne lâuroit lien dire de plus -propie i fioù t'Oi^^ yrage.
FIN, 3« CAUSA DEI ASSERTA PER jufticiam ejus, cum c^tc- ris ejus perfeitionibus cutiiStifque a^otiibus con^ dliatam.
coUmnt, tum erïam bomtatem, Ec qux ex ea deri- ymtar juftitiain »c finftitatcm amemus, quan- tumque innobis eft imitemur, Hujus Traâatio- nis duK funt partes: prier pr^pantoria magis, al- téra principalis ccnreri potcft; prior fpeâat DivU nam M«|»îr«fein», Bmitattmque fi^ratiaii pos- teriori pertïncntia ad utramquc juaâim, in quibus Sxta: Fnvidtati» circa omnes creatum, Ec K^pme» circa<iBtdligcotcs, pnc&rtim in negotio pietatis 8c iàlut».,: ■ 1. Magnitudinis Divinje potius quàra Bonîtatis nitîonem Iiabucrc Theologi ri^idiores; at lasiores contrà: utraque perfeâio a^ue cura eft verè Or- thodoxis. Error Magnitudinem Dci infringentium Amhropomorphifmut, Booititem tdleatîum £>«/^. tifntHt appellari pofiêt. ■ j. Mftptiifuh Dti ftodioià toendu 'eft.coiura So-, "PoUgHtea Caufe Dti TraSHlit noa ' tantum ad divinam gloriam, lèd [ etiam ad noftram utilitatetn pMli- r seCt Ut tum magnitudinem ejus, \ id t& potcntiam Japientianique It.
'3.+?
Causa Dei ciaianos imprimis, & quoClatn Semilbcinianos, în qaibtis Coaradus Vorftius hîc maximà peccavit. Rerdcati fflitem illa poteit ad duo capita fumcna, omnipotcntiaEn 2c omaïicîentiam.
4. Omniftttnti» complcâitiir tum Dci tndepcn- dentiaia ab aliis* tani ottUBum depeadeatîam ab ipfi>.
5. IxdepmJtBti» Dri in exiftcado elacet, & îo ageiido. Et qaideiA txifimdt i' ■ittm eit bC' celiàrius Se xtAtaai > &, Ot loqunntur, ens à Te: Unde etunl ctHiIcqucns cft Immcnfum cflc. ' ■ 6. I» a^euifo independens eft naturaliter & mo- ralitcr- Naturaliter quidcm, dum ell liberrimus, nec nifi à fc iplb ad agendum dcterminatur i mo- jaliter vero, dum cft aiuiriuiial^, feu fupcriorem fioQ habet.
7. Dtpetuienlîa rerum à Dca extcnditur tuiB ad illâioiieiii > tum etiam ad omnm attualia.
8. Ipft rerani M^îlif > cum zfk\i non exls- tuot, tieidltatein a&a. fimdatain in divina exilïeD- tk: nM eaim Deus cxifïcret, nihll polTiblc fo- Mt} 6c pofl^nlia ab xtemo funt in ideis divînt ia> telleâus.
<>. A^tUit dépendent à Deo tum in cxîfteodof tum in agendo, oec tantum ab întelleâu ejus, (cà ctiam à voluntate. Et quidcm in txifitnJo, dum omnes res à Deo libéré lùnt creatxi ati^ue etiam àDeo cob&rvantur} neque malè docctur coofer^ VftCionem divinam e0è continuatam creatîonem.,. Ht lUtius coQtinuo à Ible prodic j ctfî cKatune flcque ex Dei elTentia, nequâ neceflàrio proiM^ tient.
10. Xn 4gtti4*tes dépendent i Deo, dum DcHs ad remm aâîoiMs foncutrit; quatdoug iitsft wEtab- nibus aliquid perfeâioiùsi qux udqoe i Deo ma? aareddwt.
Digrtized Qy Google ÂSSERTA PER JUSTITIAM EJUS,&C. 54.7 . II. COKUrfni autem Dei (etiam ordinarïus lèu- non miiaculofus] tîmul &. immediatus elt & fpe- cïalîs. Sa fiifl\àtm immédiat us, quoniam efïed:us non ideo.tantùm à Deo dcpcndct, quia caulà cjus ÂDeo orta efl;, &à etiam quia Dcus non mious ne- ^ue reinotius in ipfo ciTefiu producendç conçut- * lit, quàm io producenda ipfîus caufa.
11. Sfteialis yechc&.coa.aaS>u, ^uia'non tan' tùm ad exifteatbm ici aâufque dingitar, &d Se ad cxillendi modnm 8c.qwutttet, iipaxsaaA ali- quid ^feâiottis illU iocKi <tiM>d iètnper i Deo- profluit, patrc luminum omnilçiae boni datore.
ij. Haâeaiis de potentîa Det, aune de.iàpieh-' tiaejus, qu£ ob imtneiilîiacein vocatur omnifiien- tia. Hxc cum Ec ipfa fît perfèâilliaia ( non mi- nus quam omnipotentia } compleâîtur omnem iiieam 8c omoem veritatcm; id t& omnta tam io- compïexa quàm complexa, ^nx objeânot tBteilcc- tus eliè poiluQC: 8c vcrlàtuT itidem tam drca'poûi'^ bilia quàm circa aâ:ualia.
14. PojJjbiUam efl, que TOcatur&îflWàa fim^th inttliigtinia, qux vemtDr'tam midniSr quimja carum conuexionibusi Sc ulneque Jûot tsm nccct- iàriie quim coatiagmtes.
I $. 2o0^ emmffa$U SpeSbxî poffîmt tum ut ièjuoâft. tam ut cootdinata ïaiiu^^as Moadt». pollïbilcsL inftnttwt qitomm qniUbtt Deo e& per- ieâc.a^nîtnstecâ ex Ha non niiî unicui ad exis- tentiam paduaUut: oe^e aùm pluies Mundos aâuales fîn^ ad rem &cît »càm unus nobis totam Univerlîtatem Crcaturanim cujulcunque,!oci 8c tcmpbris compleâatur, coque lèorahoc locof0iii)»> Ji vocabulum ufurpetur.
16. Scientia AAualium I £ea Mimdi ad exiAci^ tiam pcrduât, & omnium in eo |>rztCTitoiifm, pricfesDumfic fùturanini, Toàttçt Sâati» v^- *tuiiecxl>fittàSck«tialîm^icisiatdli«nti«lia)ui ^^fin»Uiiadii,-j^eâMlutpD£BUUs*quamqitod ae< e 6 cedis J48 Causa Dei ccdit cognitio rcflexiva, qua Deus novit fiiitm ic^ cretutn de iplô^ad cxiftentiam perduccndo. Ncc alio opus cft diviaK frd/èUntU tuDdamcnto.
jj.Sdemh vulgo di(H M*dia, fub Scientia fîm-' plicîs ïntcltigeatta; comprchenditur. eo quem es- pafiiimus &ofà. Si quis tamen Scientiam aiiquatn ' Mediun vclit inter Scicntiam llmplicù intelligea- tùe 8c SdentîamTÏfîDiiisi potcrit Sx. iliam Se Me- âùm aliter concipere quîm vul^ fokat, fcîUcec ut Media non tantam de ftituns Ibb ooôditîone, fal £c in univerTam de potHbilibus contÏDgatibas Bccipiatur. Ita Scientta fimplicis inteUigendxKA triétius fumetur, nempe ut agat de reritatibus polVibilibus £c neceflâriis, Sciencb Media de ve*' lit^tibus poflibilibus Se condngentibus, Sctentïa vifionis de vcritatibus contingentibus & aâualï- bus. Et média cum pnma commiiEic liabebit quèd de vcritatibus poflibilibus agii^ cum pollrcma, quod de contingentibus.
18. Haflenus de divioa Magnitudine.nunc aga- mus ctùini de Divin* Snthate. Ut autem Sapien- tiafcuvcri cognitio eft pecfeâio intcllcâus. ita Bonitas lèu boni appetitio efl; perfeâio voluneatïs. Etomnis quidem Voiuntas bonouhabet pro objec- 10, ^tnnappaiaU) at divîna Vcdimtas non bqnum lîmiu Scverum^ J9. Speâabimus ei^ Se Volutttatem Se objec* ' tumejus, nempe Bcxium Se Malum, ouod raticH nem prxbet yolendi 6c nolendi. In fMmtari au- tem JpeâaiHmus & naturana ejus 8g ipccîcs.
20. Ad VduRtatîs naturtm* rcquiritur Liirrtas^ iqux conQfUt îo eo, ut aâio voluntaria fit fiTbfita- nea ac detiberara, atqueadeoi utexdudat neces- £tatem quœ deltberationem toUit.. -. 11. Ntaj^ai excluditur Hit4phj/Sta, cujos op-' polîtum eft impoflîbile, ieu ïnipUcat contradic- tùwem { &d non MoraUt, cujus oi^litum eft inautrcaicast Edi cnim Dvtt nm polHt errare ' - ' ■ \ - g.
iSSERTA PEU. JUSTlTlAM EJUÏ,&Ci 349 in eligendo, adeoque eligat fcmper quod eft maxime conveniensi hoc tamca ejus libertati a- dm non obftat > ut eam pocius maximè perfec' tam rcddat. ObAarct, lî non nili unum Force .Voluntatis objeâum poffîbile, feu lî una tantum poffîbilis nnim hàea Mî&t i quo cafu cefiâret dcâio, sec ûpïeatiA bonitafquc agentis laudari polict.
la. Itaque errant aat certe incommodé admo' ^na loqnuataii o^otMtuiB pdSbiiia dicont, SUE aâu fiunt, MU que Deua d^ic { qui fîiit pfus Diodori Stoîci apud Ciceronem, Se inter Chriflianos Abailardi, Wicleii, Hobbii. Sed in- frà pluiade libertate dicentur, ubi humana tuea- da erit.
13. Ma»: de Voluntatis naturai ièquitur Vû- Jmmh £vtfie, tj/xx ta nlum noAnun mx&a- tem dCft potiffimiim duplex; una in antecedentem Se coatèquentcm, altéra in produâiTun 8È per> •miûivam.
14. Frier Jivîfia td, ut Voluntas fit vcl antecfr-' -dens Icu pncvû, vel confequcns feu finalis, five quàd idem eft, ut fit vel inclioatoiia vel decreto* lia > îlla mint» pkna, htec plena vcl abitduta. E^nidem Jôlet aliter (prima qutdem ^ecic) cx- fiicari bcEC divifioànonaullisi nt antecedem Dsi Tolmitas (verbi gratia, omncs ulvandi).priEce- dat conlîdcrationcm; confèquens autem ( verbî fatia quofdam damnandi) eam fequatur. Sed il- prxcedit ctiam alias Dei Votuntatcs, hxc tur; cùm iplâ f^âi creaturaïutn conCderatio, non tautùm à quibufdam Dcï Voluntatibus prKfuppo- natur, fed etiam quafdam Dci Voluntates, line quibus iaflum cteaturarum fupponi nequit, pne- wpponat. Itaque Thomas {(Scotust aliique Di- nficMiem liaiK, eoi quo ouoc utimur, fcnfu fu- •inuiU>-Dt v<dnBt»(antecedeiv ad Bonum aliquod iaig>- 8;.WBïq Bll>iitc r» procu^i^ocgradui taor 35° Causa Oej' tuTiunde bxc voliuitascftuntàm fècuodàtaquiA Vt^uatn autsm obii&^ucdi ^vSUx-^attàt ^ & nlt» num detwnmatioMia cootiiieatï usde eft taX» tt decretoria i Se «um. de ^vina lèrmo <Â, litfflper eficâum plénum obtiaet. Ottcnim fi qais ooftnm expltcatiODcm nolït, cum eo de vocabulis noD liligabimus: pro anteccdente £c confcqucnte fubllicuat, li volet, przviam & nalcm...
if. VoUint»s anteeeJmtwtaàao Êria eft Se pu*' Ta, non confundenda cum vâlloitate, (obi qu» veilet & poI]èt, velletquo poffe) qua in Oetnn son cadic } ncc cum rohiiuate condittonali, de npz h!c non ^kur. TeiKHt «utcm vcdmitas ante- cedens in Deo ad procuiandum omne bonum, Ec ad repdlendum omne malum, quattnts talia lùn^ ft'pioportione gradus quo bona malave fiinfc. Qalm ftria autem hxc voluntas fit, Detu ip& dedaravit, cùm tanta anèveratione dûh, fenolle mortem peccatoris, vellc omnes éIvoe, odiûë pec- 16. Veluntas Conft^aens oritur ex omnium Vo- luntitum antecedenrium concurfu, ut feiJicet, quando omnium effeâus fimul ftarc non polSint^ obtineatur inde quantus maximus cfTeâus per &• pientiam 8c potenfiam obrioeri poteft. Hxe TO-_ iuncas etiam Decretum appcilari lolet.
aj. Undc patec voluntatcs etiam antécédentes non omnino irritas elTe, fêd efficacïam iùam ha- beriei qui etfî eiïéâus earum obtinetur, non 1cm- p«r lit plenus^, fed per concuilum aliarum volua^ tatum antecedentinm reHriâus. At voluntas de- cretoria ex omnibus inclinatoriis refultans.Jèn^er plénum cffciftum fortitar, ^uotics potentia no» dceft in volcntc; quemadmodum certc in Dcq deeflê ncquit. Nempe in fola voluntate decreto- ria locum habct Axioraa; qui poteft 8t vult ille ÊI- Gît; guippe cum eo î| :ientiam requi£um