«arït ex pATte cnufa efi. Ce précepte n clb pas le plus raifonnable de ceux de ce grand Empereur. Un, dUigai cportet (r»fV«" XP) ne vaut rien; une choie ne devient point aiiîiabie pour cire necefâi- re, & pour être deftinee ou attachée à quelqu'un: & ce qui ièroic un mal pour mui, ne celferoit pas de l'être parcequll ièroii le bien de mon nuitre, fi ce bien ne rejaillit point fur moi. Ce qu'il y 2 bon dans l'Univers, eft entr'autrcs que le bien gênerai devient efièâivement le bien jnrticitlierde ceux <}ui aiment l'Auteur de toutbien. Hais l'cp- leur principale de cet Empereur 8c des Stoïciens, étoit qu'ils s'inugîaoieut que le bien de l'Unïveu devoit ^re plai£ à Dieu lui-même, piKequ'ils concevoient Dieu comme l'ame du Monde. Cette erreur n'a rien de commun avec notre dogme> Dieu, félon nous, efl Inleiligentia Extmmitndamf. comme Martianus Capclla l'appelle, ou plutôt Sh- framundana. D'ailieuis, i! agit pour foire du bien, & non pas pour en rcccvfir, Melius efi Jmn quàm Mciptre: Sa béatitude ell toujours parfeite, & ne ûurwt recevoir aucun accroiifement, nidu dedans, ni du dclfors.
BT LA Liberté' de l'Homme. II. Par. i 15 Baylc noui feit après M. Arnaud. Elle eft compli- quée, car ils préterulent que Dieuicroit nectllité, qu'il agiroitnecellàircment, s'il étuit oblige de créer Je meilleur; ou du moins qu'il auroitccé impuis- iànti s'il n'avoir pu trouver un meilleur e>;pcdifnt ■ pour exclure les péchés Ec les autres maux. C'eft nier ta eÉFet que cet Univers foit le meilleur, & que Dieu foit obligé de s'attacher au meilleur. Nous Y avons aOfez uitistàtt en pks d'un endroit, noui 'tivoiu prouvé que Dieu ne peut manquer de produire le meilleur! 8e cela fuppofé, il s'enfuit que les maux que nous expérimentons ne pou- voicnt point êrrc railbnnablemeut exclusdel'Uni- vers, puisqu'ils y font. Voyons pourtant ce que ces deux excdiens hommes nous oppofent, ou plutôt voyons ce que M Bayle objftte, car il profcllc d'avoir profité des railônnemens de M. Arnaud.
■ ai p. Seroit-il fojjiblt (dit-il, ch. 15-1. de la Ré- poniè au Frovinc. T^. IlL p. 890.J qa'une mtun .Aw U 6aai, l» faimeté, la figeffi, la fàatee. Ut fmffane» ftmt it^mes, qui aimt â vertu fiuvtrai- nematt, 1^ qui hiàt U vice feuveraintmnt, emh" mi Jm iilie elaire ^ d^hHi nnu U Air emmti' tn 1 comme chaqat pagt frtfqu* se l'Ecrituri ncus l'affirme, n'auroit fu trtuvtr dans i» vm» aucun moyen cimvenable fropmimné k fei finit Seroit il pofflble cfut le vice feul lui eût offert te mcym! On aurott cru nu contraire qu'aucune chtft ne tanutaon mieux à cette nature que d'étaèlir la vertu dans [on Ouvrage à l'txclujîen de tout vicf, M. Bayle outre ici les choies. On accorde que quel- que vice a été lié avec le meilleur plan de l'Uni- vers > mais ou ne lui accorde pas que Dieu n'a trouver dans la vertu aucun moyen proportionne i fes fins: Cette obieâion auroit lieu s'il n'y avoit riint de venu, £ le vice tenoit & place par tout, dira qu'à fuffie.qitc-le«çerigiie, fcqueJa venu' «5 ^>9AI> s«& LA Bonté' de Disv> ^ p«l dé choie eo comparai&n. Mji^ jen'aîgar- de lui accorder ceia, & je crois qu'efTet^yct ment, à le bien prendre, il yaincomparablcmaïc plus lie i.icii moral, qucde mal a^valdaiulA^Créki tur<.s vau'.i;:iia'!)ics, donca<W5 4e connoi lions qu'wk trcs-pLTic numbre. - ■ 110. Ce mjl n'fft pas même fi grand dans les hommes iju'on le di:lii[e: ii n'y a ijuc des gens d'un naturel malin, ou des gens devenus un peu milan- thropes par les maiiicurs, comme ce Timon de l^ucien, tjui troui-ciitdc la méchanceté par tout, & qui cnipDiibnnent les meilleures actions par les ûlterprcutÎDDsciu'ilsle.urdoQnciK: je parle de ceux qui ié font toucde bon pour ea tirer d«>n»u«atfM coiire^tteacM, dosr leur prai^iteclt in&âéeî ew il y en a qui ne le ftiot que pctur-monirei iemtfé' petration. On a critiqué cela dans Tacite, Se c'en! encore ce que M. Deicaries, {dans une de les Let- tres) trouve à redire au Livre deM.Hobbcs i/e Ci- ■V', dont on n'avoit imprimé alors que peu d'cxem-* plaircs pour être dillribucs aux amis, mais qui fut augmenté par des remarques de l'Autcui,.dans iëcosde édition que nous avons. Car quoique Delcarres rcconoeilTc que ce Livre eA d'un.jSiibïW ^tnmc > il 7 remarque des principes & des nuxi». vn très-wlgercuièsi en ce qu'on y.fiipfibË.toai lt»fipninie»iiiécl»as, oa qtroB leur floane tayt» du rétrc. Feu M. Tacqun-ThQtnafinï tlîCdt dans. Âs.ImUu Tables de la Phtloropbie pratique que'Jei itffitV ifiSi®', h principe des erreurs, <fecc livre d* M. Hobbes, étoit qu'il prcnoit Jlmum Ugaiem^a. MhHn^f. c';^à:dire que l'éiat corrompu lui 1er- «oit dc-jncfure & de règle i au lieu que c'efb l'état le plus cbuvenable à'i2.iDature humaine, qu'A-, rillote avoit eu ea vuëi Car lèion Ariftotc on appelle MInrél. ce qui eft le plus ccoivenable à ia wSt&wn dcis oMvKde-ia wmfe, mais M.'Hd>- i.-» ■ ' ne Digilized by Google ne coniitierant pcut-,ctTe pas que la nature humai- ne daus iâ perfciSion porie l'an avec elle. Mais la queliion de nom, c'cfl-à-dire de ce qu'on peut appeiler naturel, ne £croii pss de grande impor- tance, li Ariiiote &: Hobbes n'y atcachoic:U la notion du droit naturel, chacun Ibivant la fiç;;iji!i- cation. j'ai dit ci-deUûs que je trouvois daiss le Livre de la ¥ait[feté des -vertus humaines, le même dé&ut (jue M, Ucfcartcs a trouvé dans celui de M. Hobbes de Cive.
îïi. Mais fuppoiôns que le vice furpafTc la vertu d^ns-k GçMX hunïaiai commte l'on l'uppolè ijtiele aombce 6fi&. repMUvsa iùrpalTe celui des Elus; il ne. sHafak judlement quclevicë-Sc ta milère fiirpallènt la vertu & lafriicitc dans l'Univers; il faut plutôt j^ger tout le contraire, parcequc la Cité dcDieu doit être le pias partait de tous les litats poilVoics, {ttiisqu'il a été formé & eft toujours gouverné par c plus grand &. le meilleur de cous les Monarques. Çette reponlè confirme ce que j'ai remarque ci- delVus, en parlant de la conformité de la Foi fie de la Raiibui Êvoir qu'une des plus grandes fources du paralogirmedcs ràjeâîpns, eft qu'on confond- l'(i|q>aieiit avec i» Vfl^itaW^^ L'apparent, dis-jc, non pas d>£ihimBnt t^^ùll rtfulteroit d'une di^- cu0ion exaâe de» âits, maïs id qu'il a été tiré de la petite étendue de h&b experiencés; car il feroit dmi&tinablc de voulojr oppolcr d:s apparences fi - impartîtes fie fi peu fondées aux démonltratîoDf de la Raiibn, aux révélations de la Foi. . lïi. Au reflre, nous avons déjà remarqué que i'amour de Ja vertu fiflaliaine du vice, qui tendent indetînimeut à procurer l'cxilleiice de la vertu, & à- empêclier celle du vice, ne font que des volon- tés atitcccdentes, aulTi bien que la volonté de pro- curer la ftlieite de tous les hommes, & d'en eiii- piielier la miftre. Et ces volontés antécédentes né ïbm qu'uoe pastie ds. toutes les uiloatés-antec^ -. _ deuxi6 Essais svr la Bohte* de Dieu, dciitcs de Dicuprilcs enfèmble, dontlercfultatfcit la volonté conièquentc, ouque le décret de créer le meilleur: & c'cit par ce décret que l'amour de!a vertu Ec de la félicité des Créatures raïfonnables, qui eft indéfini de ioi, & vaaulli loin tju ilfepeut, reçoit quelques petites limitations, à eau le de l'é- gard qu'il tâut avoir au bien en gênerai, C'eft ainii qu'il faut entendre que Dieu aime fbuvcrai- nemeat la vertu, & hait Ibuveraincmcot le vi- ce, Se que néanmoins quelque vice doit être peimis.
M. ArnaudSc M. Bayk Icmblentprétendre que cette méthode d'expliquer les choies, 8td'ét>r blir M» meilleur entre touslesplansde PUnivers, & qui ne puiCTe être lurpafTe par aucun. autre, borne la puillancede Dieu. Avez,-voui èienpcnfé, dit M. Arnaud au R. P. Mallebrauche (dans les Kéflexions fur lenouveauSyftémedela Nature Se de b Grâce, T. Ll. p. i^f-) ifft'en a-umpant Je telles ehofes -vOM tntreprenei. de renvtrfer le premier unicle du Symbaltt far Ittfutl nous fuifons frofegon de croire en Die» II- Vert tout-pHt^aat} Ilavoit déjà dit auparavant (p> 36t.) feut-on friteairi, funs ft -uoHUirmtuglir^U' mêmt, qu'une conduitt qmn'u fu étri ÇmitttttÇtà' d'at, fort* fût leeâraStre de laitaté de Dieu, qu'u- ne autre conduite qui aurait été caufe fi Dieul m^it fuivie, que tous les hommes fe fereient fauves^ £t pes que nous venons de poler, M. Bayle fui ftit des otjeâions femblables (Rép. au Provincial, ch. Ij-i.pag.poo. T. m.) Sil'oa adapte de tels eclairàs- femeiii (dit-il) on fe -voir cmtrmot de renoncer aux notiûns les plus évidentes fur la nature de l'Etre feu- verainemint parfait. Elles nous apfreanent que tou- tes les ckafes qnt n'impliqueiit point contmdiâion liti font poffiéles, quepxr confcquent il lui efi pofftble de f^ver dti gm 3* il ni fauve fus: car quelle centr»- comme M. Jaquclotne s'élo» des prinçi- 'dh- DigrtizBd Qy Coogle iTLA Liberté' DE l'Homme' II. Par. J17 Ji^im rtfuUeroit-il dt et que UnomBrtJts Elus firott fiui grand qu'il we l'ifi t Elles nous af^rtatunt qui fuiiqu'il ejt JiHveminemetit heuriux, il n'a faint dt volmtti qu'il ni puijfe extcuter. Le mmtn donc de m^frea^e qu'il veuille fauter sens les hommes, 6* ^'m ne le puijfe? tious cherchions quelque lumiè- re qui neus tirât des emi*rai oîi nous nous treu- . vons en comtarant l'idée, dt Dieu »vec l'état du Genre humain, ^ W/À j«> fan mut dm» dtt échhcijfemens qui mut jittm dansdtt tiiubrts jUu Î14. Toutes ces oppontions s évanoui lient par l'cxpofition que nous venons de donner, je de- meure d'accord du princip',- de M. Bayle, & c'eft aulli le mien, que tout ce qui n'implique point de ContradiifVioa ell poflible. Mais félon nous, qui Soutenons que Dieu a fait le meilleur cju'il étoitpos- fible de feire, ou qu'il ne pouvoir point mieux fai- re qu'il n'u tiiiti 8c qui jugeons que d'avoir un au- tre lèntiment de fon ouvrage total, fcroit bleflcr û bonté ou là lagefTe; il l^ut dire qu'il implique con* tradiâion de faire quelque choie qui lurpallë en bonté le meilleur même. Ce Icroit comme ii tjucl- gu'un préiendoit que Dieu pût mener d'un pomt à ua autreune ligne plutcourtequelaliencdroitci Se acculbitccux qui le nient, dcrenverfir l'Article de la Foi, fuivant lequel nous croyons en DiculePere tout-puiflànr.
îiy. L'infinité des poflïbks, quelque grande qu'elle foit, ne l'ell pas plus que celle de lafagefle de Dieu, qui connoit tous les poiï.b'.es. On peut même dire que fi cette figeflè ne furpaflc point les pi^iblcs cxtcnllvemeiit, puisque les objets del'cn- tendement neiàuroieiit aller au deU ou polTiblCi Si en un lêns e& féal intelligible, elle les %pafl« lenGretnenCiioaufe des combioailbns infiniment infinies qu'elle en & dWant de réflexions ^elle fut li-ddffiis.' La fiifieflède Dieu, non con- DigilizBd by Coogic IT9 Essais sur la Bonté' de DiEif, ^ tente d'embrailèr tous les pollîblcs, les pénètre, les tonipare, les pelé ks'uaicontreles autres; pour en cMmer les degrés de perfeâioaoud'împcrteâtona Vfbrt&tefoible, le bîen & le mal: elle va même àU-dtià des Cûmbinaifons finies, elle en fait une in- finité d'iilfinies, c'eft-à dire une de fuircs pofTibles de l'Univers, dont chacune coniiciu une infinité de Géaturcs; & par ce mo) en iaSagcllë di- vine difttibuë touslespollibles qu'elle avoit déjà cn- vifa;;cs à part, en autant de Tyllc mes univcricts qu'el- le compare eficore entr'eux ■ & lerciUitat de toutes CCS çomparaîlôns & léAexionsi elt le choix du meilleur d'entre tous ces fyftêmes poffibles, que la Sigel1%. Mt pour lati~sfàire pleinea;ient i la bcùitéi ce qui elt jufterticntle plan derUnïvcrsaÛuel. Et tootCsCes opérations de l'entendement divin, quoi- qu'elles aient cntr'elles un ordre & une priorité de nature, fc font toujours cnfemble, fans qu'Uyait éntr'elles aucune priorité de tcms.
i:6. En confidwant attentive nient ces clio/cï, j'efrcre qu'on aura une autre idi--e l'e ]■; yiandeur des pcrfeûionf divines, & fjr tout tit la la^ellcSc de la bonté de Dieu, que ne fauroieiu avoir ceux qui font agir Dieu, comnne au hazard, fans fu- jet ÎC fahs F^fcn. Et je ne voi pxs comûient iU pD'Jïroitnt éviter un fèntimentlî étraage.àmoins iaQ'ilj ne reconùuflènt c|u'il y a des taUcnsduclioiz ae Dieu, & que ces raifôns font tirée;, de; â.bon.- té: d;au il luit necelIiutepieDt qpe C& qui a été choifi a eu l'avantage de h bonté fiir ce qui n'a ipoint été choifi, & par conléquent qu'il cil le meilleur de tous les polTiblcs. Le meilleur ncfàu- toit éfic furpalTé en bonté, & on ne limite point la puilTance de Dieu, en dilânt qu'il ne làuroit tai- re l'impofîibic. Eft-il polTible, difoit M. Bayle,, qu'il n'y ait point de meilleur plan que celui qiic Dieu a exécuté? On répond que cela ell,tres- ^ITible & ihéme iieceliàii.e, iavoii. qu'il a'y e^i ET LA Liberté' de l'Homme. II. Par. ii8 ait point: autrement Dieu i'auroic prétçré., ixj. Nous avons a!reï. établi, ce Icrable, qu'en- tre tous les plans poflibks lie l'Univers il y en g un meilleur t^ue tous les autres, lie cjue Dieu n'a point maocjue de le choifir. Maïs M. Bayle préi lenii en intcrer qu'il n'eil donc point libre. Voici comment i! en parle: {ubi fupra, ch.ij'i.p.899.) Oa croyoit dijfuier avec un hemme quifitppefdt avec nous que U bonté ^ que l» puijfance deDieu font'm- finies, aup-èiin q^e fa frgeffe; (^i'ontioitqit'k pro^ friment parler cet homme fitppofe ijue la ioaté (yqut în puijfmce de Dieu font renfermées dans des bornet ejfes. étroites. Quant à cela on y a déjà làtisfait: l'on ne donne point de bornes à la puiflance de Dieu: puisqu'on reconnoîr qu'elle s'iitend ad tnur- ximnm, adomnia, à coutcequi n'impiiqueiucuno contradiilion; & l'on n'en donne pointalà bontet puisqu'elle va ^ meilleur, ad optimum. MaisM> Bayle pourfuiti iln'y.adone.aucnnt UèertétnDiei^ il ifi nece0té furja fageffe k créer, pttis «xritr .f)riciftt»t«t tmtti.euvrage, ^ enfin a ie ctétT'péci- fîatnt pur ttUes voies. Ce font trois fervituiei JirmmtHnf^tnmpluxme Stoïcien, 0> quïrenjinttmr fo0ètf tout ce nui n'efi pas dansleur fphere. Il fem- Me qut félon ce fyfiéme, Dieu nuroit pu jJiVe Avant même qut de former ces décrets; je ne pHisfauverm tel homme, ni damner un. tel autre, quippe veCOt -fetis, OT# fagtfft ne le permet pus.
118. Je réponds que c'ell la bonté qui pqrte -Dieu à créer, afin de fe communiquer; & cctK même ttooté. jointe à la Tagelle le porte i créar .le meilleur^ coa compend.tâute k fuite, X'é&t les voies. Elle l'y porte iàng le necellitiEC, cw elle ne rend point, impoflible ce qu'elle, ne.^t point choUîr,, Appeliez cela fatum, c'eft le pren- dre dans un bon lèns qui n'cfl point contraire à;la -liberté: Fatum vient oie fari, parler, pi-ononceri il Ugaiâe un jugeaient, ua décret de Dieuj l'av^ lao Essais sur la BoNTe' db Dieu, rêt delà (âgelTc. Din i^u'onne fmtp»s faire imtche- ft, ftultmtnt parcequ'ontie U vtut pus, c'eft abufer des tCTEiics: Le Sage ne virut que le bon: ell- ce donc une fervitude quand la volonté agit lui- vant k làgellê î Et peut-on être moins clclave. que d'agir par dm propre choix fuivant la plus par- SUte nulbnP Arfilote dîfôit, que celui-là cft dans nnr (èrvitude niturclle {naturâ fervus) qui man- que de conduite, qui a bclbîn d'être gouverné. L'efdîvagc vient de dehors, il porte i ce qui dé- piait, & lur tout à ce qui licpjjit aveciailoni la force d'auirui & nos propres paiiionsnous rendent crdavcs. Dieu n'ell jamais mû par aucune chofe qui foie hors de lui, il n'cit puint fujet non plus aux pafTions ioternes, & il n'elt jamais mené à riea qui lui puiiïc taire déplaillr. 11 paroit donc que }A, Bayle donne des noms odieux aux meilleures cholès du monde, & rcnverlè lesnotions, enap- pellant efelava^i i'état de la plus grande & de la plus parité liberté.
iip. 11 avoit encore dît un pea auparavant (ch. If 1. p. 891.) si Sa vtrtu eu qu^u* tuun iim aut ce foit, avaient tu autsmt de ecnveoarue qut le vite avec les firu 4» Créateur, le -vice n'aurait fat eu la fréfertnce; il faut Jonc qu'il ait été l'u- mqtte wcytn dmt le Créateur ait ^it fe fervir, il « Jonc été emplirfé par pure nicejpte. Comme donc il MÏtiK f» ghire, non pas par une liètrti dindifferen- xe, mais necejfairement, il faut qu'il aime nécejfairt' •mau tous les moyens fans Ufqmls il ne pourrait point immiftfitr fa gloire. Or fi U vice entant que vict, « éli le feul moyen de parvenir à ce but, Ut'tnfHiws qut Bitm Mme niceffairtment le vice entant qM victi i quti l'en ne peut fanger fans harreur, é" « reveU tout le contraire. 11 remarqucen même tems que certains Doreurs Supralapfaires (comme Rc- torfort par exemple,) ont nie que Dieuïcut le pé- ché entant que pèche, pendant qu'ils ont avoiic : gu'ii veut pef mUliremcnt le péché eaitat que puïTtA Liberté' DE VHomme.IT.Pàr. iit nîSàble Ec pardonnable i tam il leur objeâe qu'une ■a&ion n'dt punidable & pardonnable, qu'encanc qu'elle cft vicieuic' ijo. M. Bayle fuppofc fiiux dans les psroles qac nous venons de lire, St, en tire de iaulfes confe- quences: il n'eft foincmi, que Dieu aime là gloi- re neceilà ire ment > Ii l'on entend par là qu'il cft porté ncceflàirement: à fe procurer ià gloire parles Créatures. Car li cela étoit, iliè procureroit cet- te gloire toujours&par tout. Le décret de créer eft libre; Dieu eft porté à tout bien; le bien & même le meilleur, lincline a agir; mais ii ne Je Dcccllite pas: car fon choix ne rend point împos- fiblc ce qui eû diftinÔ du meilleur; il ne fàit point ■que XX que Dieu omet imi^ique concradiaion. 11 y a donc ea Dieu une liberté, exempte non feule- ment de la contrainte, mais encore delà necenïté. Je l'entends de la neceTité métaphyfique, car c'cft une ueccflité morale que le plus làge Ibit obligé de choiilr le meilleur. 11 en e(l de même des moyens que Dieu choilït pour parvenir à là gloire. Pour ce qui ell du vice, l'on a montré ci-delTus qu'il n'eft pas un objet du décret de Dieu, comme mojen, mais comme condition fini qua non ■ 8C que c'eft pour cela qu'il eft iwlemcol permis, 'on B encore moins de droit de dire que le vice cft U fiulmvfmi il feroit tout-au-plus un des moyens ^1 ua des moindres parmi une infinité d'au- . x% uAutneonfequenttAjfreufe.-Kpourruit M. Bav- ) U fauUti it toutes chifes revient, H pi, iu hbre « DUM d'arrangtr d'une HHtrt manière les eveatmem, p U moyer, <,u-il a choifi de mmi- lejter Ja gloire étoit le feul qui fût convenable à fa f*. gtffe. Cette prétendue fetalité ou necciTiié n'eft quemorale, comme nous venons de montrer elle n mtcreCTc point la liberté: au contraire. elle ea fuppo&lcmeiUeitfulàge: die ne fint point que le» Jim II. ^ ^objcti ■131 Essais sur la Bokte* db DiEtr," '■ objets que Dieu ne cboiitt pat fiitent împoffiUesl ^ue devitndr» donc, (a)ouK-t-il} It frune-arUtn de l'homme I aur/t-t-il Pits tu niajftti /mmÏM q/t'Adum fiehat! Car f'il n'tût peint ftehé, il eât rtnvtrféit plan unique qutiDieu s'itoit fmtneetjfiti-, rement. C'eft encore abulèr des termes; f\6»m pecbant librement ctoir vû de Dieu parmi les idées des poilibles. 8c Dieu déccrnadc l'admettre à l'e;ci- ftence tel qu'il l'a vu; ce décret ne change JKrint la nature des objets: il ne tend pwnt necefliUre et qui étoit contingent en Sai, ni impoffiblc cé qoi étoit poffiblc.
13a. M. Bayle pourfiiit. (p Sçx.) Le fitbtil Scpt ^rmt nvte èenacouf Ht jugimmt, que fi Dieu n'a- Voit feint dt liierté d'indi^rence, aucune Créaturt m fournit mvrir tttti tffice dt tibtrti. J'en demeu- re a'RCond, pourvu qu oa n'entende point une in- différence d'équilibre, où il n'y ut aucune raifim qui incline d'un câté plus que de l'autre. M. Bayle le rcconnoic (plus bas au chap. i68. p. un.) que ce qu'on appelle indifférence, n'exclut point les incli- nations N les plailirs prévenans. 1! liiffit donc qu'il n'y ait point de ncccflité mëtaphylique dans l'ac- tion qu'on appelle libre, c'eft-à-dire il fuffic qu'on choiliilè entre pluliears partis poflîbles.
tjj. I! pourfuit encore: (au dit ch. 15-7. pag. Spj.) Si Dieu u'tfi ftmt déterminé à créerleMende ^ m muwtmmt airt dt fâ ionté, mais par les tnterêts de fa gloire, qu'il aime necejfairement, ff'tjui ^ lu Huit ehft qu'H *imt, t*r tilt n'eft point dife- rente dt fa ful^hmet; jî l'amtkr qu'il a pour hti- même l'a necejfitt À tiMitiJifitr fa glmre par te m^/m le plus convenailé, ^filu chute dt l'homme a été cemeyen-là; il^ évident «fue cette chute eji arrivé» de toute necefjtii, q»e l'oééiJfanee d'E-ve Adam aux ordres de Dieu itoit impn0le. Toujours le mê- me abus: L'amour que Dieu ic porte lui cft eflcn- tiel, miii, i'amoui de û gi<^e, ou la volonté de ET LÀ Liberté' di t/Homme. ÎI-Par. 123 la procurer, ne l'cll nuilcment: l'amour qu'il a pour lui-même ne l'a point neccllîcé aux avions m dehors, elles ont ero Irlires; & puisqu'il y avoit des plans polïîbles. où les premiers parens ne pe- cheroicnt point, leur peclic n'etoicdonc point ne- cedaire. Enfin nousiiifonscneftetceque M- Bay- le reconnoit ici i que D'itu s'efl déterminée créer le Monde par un mauvement libre île fa bonté; & nous ajoutons, qne ce mëuic mouvement 2'a porté au meilleur.
1^4. La même réponlè a lieu contre ce que M. Bayle dit (ch. 19,-. p. 107 1.) Umiyto leflujfrepre p9ur parvenir à une fin, efi me^aUrimmti Mniqat, (c'eft fort bien dit, au moins (unsteE cas où Diea choîfi; done fi Diea a été ptrté mvinàèhment àj» ftrvirde cemeyin, Ui'enejlfervinectffâiremem. Iljr X été porté certainement, ïiya été déterminé, oa plutôt il s'y ell déterminé; mais ce qui eft certain n'eft pas toujours neceffaire, ouablblument ïnvin- cible i la choie pouvoit aller autrement, mais cela n'eft point arrive, & pour cauTe. Dieu a rhoili entre de differens partis tous polbbles; ainli me- taphyli que ment patlanc, il pouvoir choilir ou fai- re ce qui ne fut point le meilleur; mais il ne le pauvoic point moralement parlant, Servons-nou» d'une comparaifon de Géométrie. Le meilleur chemin d'un point à un autre ( faiftnt ahftra£tioa des empêchemens, 8c autres confiderations acci- dentelles du milieu) cA unique, c'ell celui qui par la ligne la plus courte, qui eft la droite. Ce- pendant il y a une infinité de chemins d'un point à un autre. Il n'y a donc point de neccflité qui m'oblige d'aller par la ligne droite; mais auflî tôt que je choifis le meilleur, je fuis déterminé à y ai- fer, quoique ce ne foit qu'une nccelTite morale Jans le Ss^; c'eft pourquoi les confequcnccs fui- ftntes tombent -.'i donc il »'<* pu faire que ce qu'il i( ■ fait, ime et qui n'efif tint arrivé eu n'arrivera jn- F » mëit.
J24 Essais sur la Bonté' de Dieu, (n«w, tfi abfelutnem impBjJiblt; [ces confequcnccj torobent, ais-jc, car puisqu'il y a bien des cboièg qui ne font jamais arrivées & n'arriveront jamais, & qui cependant font concevables didinâcment, ^ n' i m pli lient aucune contradiâion; comment tieut-on dire qu'elles font abfolumcnt împoniUesî M. Baylc a rctuté cela lui-même dans tin endroit oppofé aux SpinolîAes que nous avons cité ci-des- fust 6c il a reconnu plufieurs ibis qu'il ii'yad'i in- polTible que cc-qui implique coolradiilHon: main- tenant il change de flîle & de termes.] Donc U pir- fevtraneeii'^dam d»ns l'imùeence « éié loiijoursim- fojfible, thnc fa ihuieéioit abfilumem mévitable, ^ antectiemment même au décret de Dieu, car il im- pliquirûii contradiSion qiteDieu pût -vouloir unecho- fe opcfée à fa fagejfe; c'ejl au fiad U même ehefe de dire, cela eft imMJiéle » Dieu, ^ de dire, Dieu l§ pBurroit faire s'iïvouUit, mah il ne peut paslevow loir. C'eA abulèr des termes en un lèns que de dire ici on peyt vouloir, on veut vouloir: lapuû* lance lèrapporte ici<au)i aâions que l'on veut. Ce* pendant il n'implique point contradiâion que Dieu veuille (direâement ou permidivcment) une cho- fè qui n'en implique point, 6c dans ce fens il eft permis de dire que Dieu peut la vouloir.]
lîf. En un mot, quand on parle de lapoffibili- té d'une chofe, il ne s'agit pas des eaufet qui doi- vent faire ou empêcher qu'elle exiftcaaueilement, autrement on changcroit la nature des termes, 8c on rendrait inutile la ditlindion entre le pofnblcfic i'aâucli comme lâifoic Abaiilard, & comme Wi- çlef paroit avoir fait après lui, ce qui lésa fiât tomber fans aucun bcfoîn dans des cxprelTions in- commodes £î choquantes- C'cft pourquoi, lors- qu'on demande li une cho& eft polïible ou ne- ccflàirç, & qu'on y fait entrer la confideration do ce que Dieu veut ou choilic, on change de ques» tipn. Cw Dieu choilic parmilespoIEbïcs, icc'eil tTLA Liberté' de l'Homme. Il- Far. ï2 J pour celaqu'ilchoifitlibrement, BK^u'iln'eft point necefliié, il n'y auroit point de choix ni de liberté; s'il d'y avoit qu'un feul parti poffibic.
136. 11 faut encore repondre aux fyflogifmes de M.Bayle, afin de ne rien négliger, decequ'un fi habile homme aoppofë: ils lè troaveat au chapr I. de là Ré ponfc aux Quclltons d'un Provincial 1 pv $ao. $0], Tom. 3.
PREMIER SYLLOGISME.
Dieu ne fem rim vouloir qM [oit cppo/t k Vamoiif nicejfaire tju'ila four fx ["gejfe.
Or tt falul Je tout les hommes efiopfofé àPamouriU-^ eijptire que Dieu a pour fa fagejft.
Donc Ditu'ne peut fus voiUetr te falut di tttu Iif bmmis.
La majeure cft éridentc par elle-m3mc, car otf ne peut rien dont l'oppofé loit neccH'airCi mais on" ne peut point liifTer pifler la mineure; car quoi- que Dieu aime nece(î ai renient fa làgelïc, les ac- tions où fa fagctTc le porte, iielaifienc pas d'être li- bres. Se les objets où fi fagcd'e ne le porte point, ne' cèdent point d'être pollîblcs. Outre que là Jagef- fe i'a porté à vouloir le falut de tous les hom" mes, mais non pas d'une volonté conlcqucnte Se decrctoirc. Et cette volonté conlèquente n'étant qn'un relultat des volontés libres antécédentes, n&' peut manquer d'être libre auflî.
SECOND SYLLOGISME.
Veutirnge le plus digne de la f^geffe de Diiu conf^ frt'tJ enrr'autres chafei te péché Je tous hs hommes, ^ l.t damnation éternilkdeU plus grande partie def hmimes.
Or Dieu vtut necegnirement l'ouvrage le f lus dignt itfafaygti tl6 ESSAIÏ SUR LA floNTE* BE DlïÛ> ■ Il vtuiJaac nutJfs'tremtntl'utvrailumemfTtùà- tntr'uuire Its fahés de tmiltilKmmtt,^l*JiMnM^ tion érer-'.eiU.l£ h plus granit fMtia du hommtt., Pa:ic poai- h m^ii^ure, mais on me la mincufe» Les dLc;Li,i dt Hicii lont toûjours libres, quoiqua Dieu y loi: ttiûjours ponépar des raiibns qui con- fifitnt, (dans la vue du bien; car êirc neceliité mo- ralement par la làgellc, écre obligé par la confidc- rarion du bien, c'cft être libre, c'eli n'être point neceiVjte nietaptyliquemeiit. Et la métaphj liquc lèule, comme nous avons remarqué tant de fois, cit oppoièe à h liberté.
ï î8- Je n'exa;iiine point les ryllogifmcs que M. Bayle oL.jtcle dans le chapitre fuivant ( ch. ifi-i contie [i;lyitêniedes Supialapraires, & particuliè- rement cu!Jtre ie Dilirours que Théodore de Bc» fie dans le Colloque de Montbeliiard, l'an ij-Stf. Ces ij'llogifmcs ont prerque le même défeut que ceux que BOUS venons d'examiner, mais j avoueque le fjlléme mêniede Bezc ne fitis fait point. Ce Col- loqucaufïï ne lêrvit qu'à augmenter les aigreurs des partis. Diiu n créé le Mande à Çngloirei j» gloire t'ut n'ejl diclurée: four cette cAufe il a dédaré au- tans certains hommes de pure grâce à vie tteratlle, aucuns par jiijîe jugetnent à damnation éternelU.. La mfericorde préfuppgfe la mifer*. la jafltct fé/u^^ fofe la coulpe, (il pouvoit ajouter qu'encore la mi- /f«ll:ppofe la coulpe.) Cependant Dieu éta^t ha ^ ■voire la bonté même, H acréé l'homme bon érpfi't mais mmèie, cjui peut peehtr dt f*franche volon- té. L'homme n'ejl point chuÀla ■volée on téméraire- ment, ni far les eaufei ordonnées par quelt^ue autre Ditu, filon les Manichéens, mais par la pravidenct i» Dieu; toiuefeisde telle forte qat Die» ne fia point invtlofpi danslafatite: farautaniquethommtn'A t»itt été mtramt de fefher. xjp. Ce iyiléme n'eft pas,des mieux îma£^^ Dlgilized by Google ET LA Liberté' oe l'Homme. II. Par. 117 i]:n'cft; pas fort propre à faire voir la Sageflc, h Bo)té& la Juftice de Dieui & heureuièinenc il elt pKTqtie abandonné aujourd'liui. S'il n'y avoii point a'autics raîlôns plus profondes, capables de porter Dica à la permifiion de la coulpe. fource de 1» mifere, il n'y aurait nicouipc, ni miferé dans 1« niDQde, car celles qu'on allègue ici ne ruSî&nt point. Il déclareroic micuï là miséricorde en em- pêchant U miftrc, & il déclarcroit mieux fajuftïcc CQ empêchant la coulpe, en avançant la vertu, en 11 rccompcniànt. L'on ne voit pas aufli comment celui qui non feulement hit qu'un homme puifTe tomber, mais qui dirpofe les cir- confiances en Ibrte qu'elles contribuent à le taire tomber, n'en foit point coupable, s'il n'y » d'autres railbns qui l'y obligent. Mais lorsqu'on cunlidere que Dieu portattemcnt bon & t'gÇt doit avoir pioduii toute ia vertu, bonté, fehctr té, dont le meilleur plan de l'Univers eft capa- ble; & que ibuvent un mal dans quelques par- ties peut Iptvir à ur> plus grand bien du tout, l'on juge aifeinent que Dieu peut avoir donné place à l'infclicite. Et permis même la coulpe, comme il a fait, lans en pouvoir dire blâme. C'eil: l'unique remède qui remplie ce qui man- que à tous les lyftcmes, de quelque manière qu'on range les décrets. S. Augultîn a déjà fàvo- ntë ces penlèes i & l'on peut dire d'Eve ce que le Foëte dit de la nuûn de Muiius Scxvola: Si non erritjfit, fietrat ill» minus.
140. Je trouve que le célèbre Prélat Anglois, qui a f^it un Livre ingénieux de l'origine du mal, dont quelques pafiiiges ont été combattus par M. Bayle dans le Jccond Tome de fa Ré- ponfè aux Queltions d'un Provincial, quoiqu'il lèmble éloigné de quelques-uns des Jentimens nS EisAts sus. LA Bonté' db Dieuj que j'ai IbutcDus ici, & paroiHc recourir quo-- ^ucfojs à un pouvoir dcl'puiitjue, comme li la. volonté lie Dieu ne fuivoit pas les règles de la fa- gellb à l'L-gird du bien ou du mal, mais déœr- ncit arbitniiitmeiit qu'une telle ou telle chofc do:î palier pour bonne ou mauvaife, & comme ii même la volcntc de la CréaiurCj entant qus li- bre, re choililibit pas, parceque l'objet lui pa- role bo[), mais par une détermination purement arbitraire, iiidcpendanre de la repréiéntation de l'objet; cet Evcijue, d.s-;c, ne laiflc pas de diiS en d'iutres endroits des choies qui fcmblent plus favorable? à ma doârîne qu'a ce quiy paroit COO- traiic dans la lienoe, ]i dit qui ce tpt'une cttuftm- Jinimint j'age ^ Hère a eheifi efi mtilUur ^ et qu'elle n'a foint thaifi. N'cH-ce pu reomnoitre que la bonté cA l'objet 8t k lailba de Sau ihiaa \ imt ce Ssat on diia fort bien ici.
«TL* LIMRTB' DtLUÔMME. ItPiK. laj!
BONTÉ DE DIEUr L A TROISIEME PuiRTIE, îa^t. ^^^SÇSOus voilà débaratTés enfin de la ^t^^^il ^^^^^ morale du mal moral,- U ^^^SB» P^-'l"' ■ c'cIT i dire les ^^^^w fouffrarxes, les miferes, noue ^^^^^ embaraiTcront moins, étant des fÛites du mal moral. Tœna tjl.
walut» fAjJîomi, qfod injUgilnr ob'malim oSlionN, N^rcrum caufi m»lmm Nos fumui.
11 cil vrai qu'on fou ffi-c fou vent pour les mauvai- bi avions d-'autmi » mais lorstju'on o'a-poinl d» t S pwt >^ EiTArs ETU LA Bomte' de Diev^'; part au crime, l'on doit tenir pour certain quecM- Itiiffîrances nous préparent up pius grand bonheuï.. La qucftion Jm mai {ub;^^»**, 'c'cft-a-ilirc, de TÎgine des fbuf^nces, a des diflîculiés communes avec celle de l'origine du mstl mimphy/ïque, dont ks moiiftres £i ks autics irregulancts ap; arentes- de l'Univers fourniffent des oemples. Mais il faut juger i|u'encorc les limlftniice^ & les moiiftres font dans l'ordre; &. il cli boa de conliderer non leulc- nient qu'il valoit mieux admettre ces défauts Se ces- monftres, que de violer les Loix générales, com- me raifonne tjuel^uetois le R. P. Mallebranche mais aulTt que ces monilres idë mes font dans les- règles, &fctrouvcnt conformesàdcs volontés gé- nérales, quoique niius ne foyons point capablcs- de deméier cette conformité. C'eft comme il ya cjuelquefois des appaiences d'irrégularité dans les f luthematiques, qui le terminent enfin dans un };rand ordre, quand en a achevé de les approfoii- diti c'ci} pourquoi j'ai déjà remarqué ci-delTus ï ijue d^ns mes principes tous les cvontinens indlvî- dueis fàns exception Ibnt des fuîtes îles volontésge- ncrales.