SigPhi · Michel de Montaigne

Essais de Montaigne (self-édition) - Volume I (French)

Page 53 of 53

coupent les membres des combattants avec tant de rapidité, qu'on les voit à terre palpitants, avant que la douleur d'un coup si prompt ait par ce sang caillé; mes mains s'y portaient d'elles-mêmes, comme elles font souvent, sans que nous le voulions, quand nous éprouvons quelque part des démangeaisons. Il y a des animaux, et cela se produit même en l'homme, chez lesquels, après la mort, on voit se contracter et remuer les muscles; chacun sait par lui-même que certaines parties de notre corps s'agitent, se tendent, se détendent souvent, sans que nous y ayons intention. Or, ces souffrances qui nous effleurent à peine, ne sont pas nôtres; pour qu'elles fussent nôtres, il faudrait que nous y soyons engagés tout entiers; c'est le cas des douleurs qui nous peuvent survenir aux mains et aux pieds pendant que nous dormons, nous ne nous en rendons pas compte.

Comme j'approchais de chez moi, où déjà la nouvelle de ma chute était parvenue et avait répandu l'alarme, les personnes de ma famille venues à ma rencontre, gémissant et criant comme il arrive en pareil occurrence, non seulement je répondais quelques mots aux questions qu'on m'adressait, mais, paraît-il, je m'avisai même de commander qu'on donnât un cheval à ma femme que je voyais s'empêtrer et fatiguer dans le chemin qui était montueux et malaisé. Il semble que cette préoccupation fût l'indice d'une âme rentrée en possession d'elle-même, et pourtant il n'en était rien; c'étaient des lueurs de raison, confuses, provoquées par ce que percevaient mes yeux et mes oreilles, elles ne venaient pas de moi-même. Je ne savais ni d'où je venais, ni où j'allais; je ne pouvais pas davantage me rendre compte de ce qu'on me demandait, ni y réfléchir; le peu qu'à ce moment je pus faire ou dire était un effet machinal de mes sens, agissant par un reste d'habitude; l'âme elle-même y était pour bien peu de chose: elle se trouvait comme dans un songe, très légèrement impressionnée par l'action réflexe quoiqu'à peine sensible des sens, et n'en avait pas conscience.--Pendant tout le temps que je demeurai ainsi, j'éprouvai une grande sensation de calme et de douceur; je ne songeais ni à autrui, ni à moi-même; j'étais dans un état de langueur et de faiblesse extrêmes, ne ressentant aucune douleur.--Je vis ma maison sans la reconnaître. Quand on m'eut couché, ce repos me causa un bien-être infini; j'avais été horriblement tiraillé par ces pauvres gens, qui avaient pris la peine de me porter dans leurs bras pendant un long et très mauvais chemin et que la fatigue avait obligés à se relayer les uns les autres, deux ou trois fois. On me présenta force remèdes dont je ne voulus pas, convaincu que j'étais blessé mortellement à la tête.

C'eût été, sans mentir, une mort bien agréable; l'affaiblissement de ma raison m'empêchait de m'en apercevoir et celui du corps, de rien sentir; je me laissais aller à la dérive si doucement, d'une façon si indolente, si aisée, que je ne sais guère rien qui soit moins pénible.

=Peu à peu renaissant à l'existence, la mémoire lui revient et les souffrances l'envahissent.=--Quand je me repris à vivre et recouvrai mes forces: «_Lorsque mes sens enfin reprirent quelque vigueur_ (_Ovide_)», ce qui arriva deux ou trois heures après, je me sentis de toutes parts ressaisi par les douleurs, les membres tout moulus et froissés de ma chute; j'en souffris tant, durant les deux ou trois nuits qui suivirent, que je crus en mourir à nouveau, mais cette fois d'une mort bien plus douloureuse, et aujourd'hui encore je me ressens de la secousse que m'a causée cet accident. Il est à noter que la dernière chose que je pus me remettre en mémoire, ce fut le souvenir même de la manière dont la chose s'était produite; je dus me faire répéter plusieurs fois où j'allais, d'où je venais, à quelle heure cela m'était arrivé, avant de parvenir à le concevoir. Quant à la façon dont j'avais été projeté à terre, on me la cachait par commisération pour celui qui en avait été cause, et on m'en inventait d'autres. Longtemps après, le lendemain, quand, la mémoire commençant à me revenir, je me revis dans l'état où j'étais lorsque j'aperçus ce cheval se précipitant sur moi (car je l'avais entrevu au moment même où il m'arrivait dessus et dès lors me considérais comme un homme mort; seulement cette pensée avait été si soudaine, que je n'eus même pas le temps d'avoir peur), cette réminiscence me fit l'effet d'un éclair qui me galvanisait, et il me sembla que je revenais de l'autre monde.

=Si Montaigne s'est longuement étendu sur cet accident, c'est qu'il s'étudie dans toutes les circonstances de la vie.=--Ce récit d'un événement de si peu d'importance serait acte de vanité sans l'enseignement que j'en ai retiré; car, pour s'apprivoiser avec la mort, m'est avis que le seul moyen est de l'avoir approchée. Or, comme dit Pline, chacun est à soi-même un très bon sujet d'instruction, pourvu qu'il ait les qualités suffisantes pour bien s'observer. Ce n'est pas une chose qui m'ait été enseignée, que j'expose ici, mais une chose apprise de moi-même; ce n'est pas une leçon faite par autrui, c'est une leçon que je me suis faite à moi-même; par conséquent on ne saurait me savoir mauvais gré de la communiquer: ce qui m'a été utile, peut, le cas échéant, l'être à un autre. En somme, je ne gâte rien et n'use que de ce qui est à moi; si c'est folie de ma part, moi seul en pâtis et je ne nuis à personne, car ma folie meurt avec moi et est sans conséquences. Nous ne connaissons que deux ou trois philosophes anciens qui aient agi ainsi, et encore ne pouvons-nous dire s'ils s'y sont pris tout à fait de la même façon, parce que nous ne connaissons que leurs noms; personne, depuis, ne les a imités. C'est une entreprise épineuse, plus ardue qu'elle ne semble, de suivre notre esprit dans ses allures vagabondes, de pénétrer les profondeurs obscures de ses replis intimes, de saisir et de fixer sur le papier les formes si fugitives de ses impressions; c'est un passe-temps nouveau et peu ordinaire qui nous change des occupations auxquelles le monde se livre d'habitude et qui peut même prendre place parmi les plus à recommander.

Il y a déjà plusieurs années que je n'ai que moi comme objectif de mes pensées, que je n'observe et n'étudie que moi; si j'étudie autre chose, c'est pour aussitôt m'en faire l'application ou, pour mieux dire, me l'assimiler. Je ne crois pas faire erreur d'agir en cela comme on le fait pour les autres sciences, incontestablement moins utiles, et d'exposer ce que j'y ai appris quoique je ne sois guère satisfait du résultat.--Il n'est pas de description plus difficile que de se décrire soi-même, il n'y en a pas davantage de plus profitable; encore faut-il pour cela se friser, se parer, s'arranger, pour se présenter au public, aussi je me pare sans cesse parce que je me dépeins constamment.

=Se montrer à découvert dans ses actes et ses passions est, si l'on sait s'observer, une précieuse source d'enseignement pour les autres.=--La coutume condamne qu'on parle de soi; elle l'interdit d'une manière absolue en raison de la tendance à se vanter qui, toujours, semble percer dans les témoignages que nous portons sur nous-mêmes.

En venir pour cela à ne pas en parler, c'est comme si, lorsqu'il faut moucher un enfant, on disait qu'il faut lui arracher le nez: «_Souvent la peur d'un mal conduit à un pire_ (_Horace_)»; à un tel remède je trouve plus de mal que de bien. Quand même ce serait vrai, qu'il y ait nécessairement de la présomption à entretenir le public de soi, je ne puis, voulant demeurer fidèle à la règle que je me suis faite, passer sous silence ce qui peut révéler en moi cette disposition maladive puisqu'elle y existe; c'est une faute que je ne puis cacher, puisque non seulement je la commets mais que je fais profession de la commettre. Toutefois, pour dire ce que j'en pense, je crois que c'est à tort qu'on la condamne comme on condamne l'usage du vin parce qu'il y a des gens qui s'enivrent; on n'abuse que des bonnes choses, et ne pas parler de soi est une règle qui ne concerne que l'abus que l'on est communément porté à en faire. Ce sont là des niaiseries dont les saints, que nous voyons si ostensiblement parler d'eux-mêmes, non plus que les philosophes et les théologiens ne se sont pas embarrassés; je ne m'en embarrasse pas davantage, quoique je sois aussi peu l'un ils n'hésitent pas, quand l'occasion s'en présente, à le faire sans réserve.--De quoi parle Socrate avec plus d'abondance que de lui-même?

Sur quoi amène-t-il le plus souvent les dissertations de ses disciples, si ce n'est sur eux-mêmes? non sur une leçon écrite dans les livres, mais sur l'existence et les mouvements de leur âme? De par la religion, nous nous confessons bien à Dieu et à notre directeur de conscience, et nos voisins les protestants le font bien en public! «Oui, nous dira-t-on, mais nous ne nous confessons que de nos fautes.» Confessant nos fautes, nous disons tout, car, jusque dans notre vertu, nous sommes sujets à faillir et avons matière à nous repentir.--Mon métier, mon art, c'est de vivre; que celui qui me défend d'en parler suivant ce que je ressens, suivant l'expérience que j'en ai et l'usage que j'en fais, défende à un architecte de parler de constructions d'après lui-même et ne l'autorise à en parler que d'après ce qu'en pense son voisin, non d'après sa propre science mais d'après celle d'un autre. Si c'est une vanité répréhensible de parler des choses par lesquelles on a de la valeur, pourquoi Cicéron ne vante-t-il pas l'éloquence d'Hortensius, et celui-ci celle de Cicéron? Peut-être voudrait-on que je produise, pour me juger, des œuvres et des actes et non tout simplement des paroles.

Ce sont surtout les pensées qui m'agitent et qui, dans leurs formes mal définies, ne peuvent se traduire par des actes, que je m'applique à reproduire; c'est déjà avec bien de la peine que je parviens à les traduire par la parole qui s'y prête pourtant bien plus; les hommes les plus sages, les plus dévotieux ont vécu toute leur vie évitant tout acte extérieur. De tels actes émanent plutôt de la fortune que de moi; ils témoignent de son rôle et non du mien sur lequel on demeure dans l'incertitude, sans pouvoir former autre chose que des conjectures; les échantillons qu'ils fournissent ne nous révèlent que partiellement.

Moi, je me montre en entier, telle une anatomie dont, d'un regard, on embrasse les veines, les muscles, les tendons, chaque chose en sa place, tandis que la toux n'indique que ce qui se passe en un point de notre être, la pâleur ou les battements du cœur ce qui se passe en un autre point et encore d'une façon douteuse. Ce ne sont pas mes gestes, que j'écris, c'est moi-même, c'est ce qui constitue mon essence propre.

=Cette étude de soi-même est toutefois des plus délicates.=--Je tiens qu'il faut être prudent quand on se juge soi-même, et apporter la même conscience, qu'on s'apprécie soit en bien soit en mal. Si je me croyais bon et sage * ou peu s'en faut, je le crierais à tue-tête. Dire de soi moins qu'il n'y en a, c'est de la sottise et non de la modestie; se faire moindre qu'on ne vaut, c'est, d'après Aristote, lâcheté et pusillanimité; jamais la vertu n'a recours à la fausseté et jamais la vérité ne doit être un sujet d'erreur. Dire de soi plus qu'il n'y en a, ce n'est pas toujours présomption, souvent aussi c'est sottise; se complaire outre mesure de ce que l'on est, tomber exagérément en extase devant soi-même est, à mon avis, la façon dont se traduit ce vice. Le seul remède pouvant en procurer la guérison, c'est de faire tout le contraire de ce que nous prêchent ceux qui nous défendent de parler de nous et, par conséquent, de reporter plus encore nos pensées sur nous-mêmes. L'orgueil réside dans la pensée, la langue ne peut jamais y avoir qu'une bien légère part.

=S'occuper de soi n'est pas se complaire en soi; c'est le moyen de se connaître, ce qui est le commencement de la sagesse.=--Il semble que le temps que l'on a passé à s'observer soit, pour ceux qui critiquent cette étude de soi-même, comme si on le passait à s'admirer; que se pratiquer et s'analyser, ce soit trop se chérir. Il n'y a que ceux qui se tâtent superficiellement qui donnent dans ces exagérations, que ceux qui se contemplent quand ils ont terminé leurs affaires, qui trouvent que s'entretenir avec soi-même c'est rêver et perdre son temps, que travailler à son développement intellectuel c'est faire des châteaux en Espagne, s'estimant être à eux-mêmes indifférents et étrangers.--Que celui qu'enivre sa science quand il regarde au-dessous de lui, lève les yeux au-dessus et regarde les siècles passés: il baissera de ton en voyant les milliers d'esprits à la cheville desquels il ne saurait s'élever; s'il éprouve quelque vanité de sa vaillance, qu'il se souvienne de ce qu'ont accompli Scipion, Épaminondas, tant d'armées et tant de peuples qui le laissent si loin derrière eux. Nulle qualité dont il sera spécialement doué, n'enorgueillira celui qui mettra en balance les imperfections et les faiblesses qui, sous d'autres rapports, sont en si grand nombre en lui, et, en fin de compte, le néant auquel aboutit tout ce qui touche à l'humanité. Socrate seul a poursuivi sincèrement l'application du précepte qu'il tenait d'Apollon: «_Connais-toi toi-même_»; cela l'a amené au mépris de lui-même et aussi à ce que seul il a été jugé digne par la postérité du nom de _Sage_.

Qui se connaîtra de la sorte, se fasse hardiment connaître aux autres par sa propre bouche.

FIN DU PREMIER VOLUME.

TABLE DES MATIÈRES CONTENUES DANS LE PREMIER VOLUME.

Pages.

AVERTISSEMENT DU TRADUCTEUR. I TABLE GÉNÉRALE DES CHAPITRES. 1 ANNEXE ALPHABÉTIQUE. 6 ESSAIS.

AV LECTEVR.--L'auteur au lecteur. 14 LIVRE PREMIER.

CHAPITRE I.--=Par diuers moyens l'on arriue à pareille fin.= 16 CHAPITRE III.--=Nos affections s'emportent au delà de nous.=--Nous prolongeons nos affections et nos haines au delà de notre propre durée. 28 CHAPITRE IV.--=Comme l'âme descharge les passions sur les obietcs faux, quand les vrais lui déffaillent.=--L'âme exerce ses passions sur des objets auxquels elle s'attaque sans raison, quand ceux, cause de son délire, échappent à son action. 40 CHAPITRE V.--=Si le chef d'vne place assiegée doit sortir pour parlementer.=--Le Commandant d'une place assiégée doit-il sortir de sa place pour parlementer. 44 CHAPITRE VI.--=L'heure des Parlements dangereuse.=--Le temps durant lequel on parlemente est un moment dangereux. 50 CHAPITRE VII.--=Que l'intention iuge nos actions.=--Nos actions sont à apprécier d'après nos intentions. 54 CHAPITRE X.--=Du parler prompt ou tardif.=--De ceux aptes à parler de prime-saut, et de ceux auxquels un certain temps est nécessaire pour s'y préparer. 68 CHAPITRE XIII.--=Ceremonie de l'entreueue des Rois.=--Cérémonial dans les entrevues des rois. 84 CHAPITRE XIV.--=On est puny pour s'opiniastrer à vne place sans raison.=--On est punissable quand on s'opiniâtre à défendre une place au delà de ce qui est raisonnable. 86 CHAPITRE XV.--=De la punition de la couardise.=--Punition à infliger aux lâches. 88 CHAPITRE XVI.--=Vn traict de quelques Ambassadeurs.=--Façon de faire de quelques ambassadeurs. 92 CHAPITRE XVIII.--=Qu'il ne faut iuger de nostre heur apprécier si nous avons été heureux ou malheureux. 102 CHAPITRE XX.--=De la force de l'imagination.= 132 CHAPITRE XXI.--=Le profit de l'vn est dommage de l'autre.= --Ce qui est profit pour l'un, est dommage pour l'autre. 154 CHAPITRE XXII.--=De la coustume, et de ne changer aisément vne loy receue.=--Des coutumes et de la circonspection à apporter dans les modifications à faire subir aux lois en vigueur. 154 CHAPITRE XXIII.--=Diuers euenemens de mesme conseil.= --Une même ligne de conduite peut aboutir à des résultats dissemblables. 186 CHAPITRE XXVI.--=C'est folie de rapporter le vray et le faux à nostre suffisance.=--C'est folie de juger du vrai et du faux avec notre seule raison. 288 CHAPITRE XXVIII.--=Vint neuf sonnets d'Estienne de la Boetie.= 318 CHAPITRE XXXI.--=Qu'il faut sobrement se mesler de iuger des ordonnances diuines.=--Il faut apporter beaucoup de circonspection quand on se mêle de porter un jugement sur les décrets de la Providence. 376 CHAPITRE XXXII--=De fuir les voluptez au prix de la vie.=--Les voluptés sont à fuir, même au prix de la vie. 380 CHAPITRE XXXIII.--=La fortune se rencontre souuent au train de la raison.=.--La fortune marche souvent de pair avec la raison. 384 CHAPITRE XXXIV.--=D'vn défaut de nos polices.=--Une lacune de notre administration. 388 CHAPITRE XXXVI.--=Du ieune Caton.=--Sur Caton le jeune ou d'Utique. 398 CHAPITRE XXXVII.--=Comme nous pleurons et rions d'vne mesme chose.= 404 CHAPITRE XL.--=Que le goust des biens et des maux despend en bonne partie de l'opinion que nous en auons.=--Le bien et le mal qui nous arrivent, ne sont souvent tels que par l'idée que nous nous en faisons. 440 CHAPITRE XLI.--=De ne communiquer sa gloire.=--L'homme n'est pas porté à abandonner à d'autres la gloire qu'il a acquise. 476 CHAPITRE XLII.--=De l'inegalité qui est entre nous.= 480 CHAPITRE XLV.--=De la battaille de Dreux.= 504 CHAPITRE XLIX.--=Des coustumes anciennes.=--Des coutumes des anciens. 544 CHAPITRE L.--=De Democritus et Heraclitus.= 552 CHAPITRE LI.--=De la vanité des parolles.= 558 CHAPITRE LII.--=De la parsimonie des anciens.= 564 CHAPITRE LIII.--=D'vn mot de Cæsar.= 564 CHAPITRE LIV.--=Des vaines subtilitez.=--Inanité de certaines subtilités. 566 LIVRE SECOND.

CHAPITRE IV.--=A demain les affaires.= 654 ERRATA DU PREMIER VOLUME.

* * * ADDITION AUX ERRATA DU PREMIER VOLUME. (publié dans le volume II) ADDITION AUX ERRATA DU PREMIER VOLUME. (publié dans le volume III) * * * * * Liste des modifications: Original: Page 14: «visue» remplacé par «vifue» (ils nourrissent plus entiere et plus vifue) Page 24: «derniert» par «derniere» (que de cette derniere secousse) Page 26: «transsis» par «transis» (de nous sentir saisis, transis) : «persuations» par «persuasions» (nos plaintes et nos persuasions) Page 40: «amitit» par «amittit» (Ventus vt amittit vires) Page 56: «que» par «qui» (Ils ne font rien qui vaille.)

Page 72: «I'enten» par «I'entens» (I'entens bien, mornée pour vn autre) corps) Page 80: «pour» par «par» (d'autant que par sa violence et vitesse) Page 98: «esblouissements» par «esblouissemens» (qu'elle engendre de terribles esblouissemens) Page 116: «larmes» par «armes» (d'emprunter les armes de la coüardise) Page 118: «fust ce œuure» par «fust ce» (fust ce d'vne heure) Page 198: «s'abandonner» par «l'abandonner» (qu'il ne craingnoit point de l'abandonner) Page 214: «fçauent» par «sçauent» (ils sçauent la Theorique) : «souuenanee» par «souuenance» (qu'ils ont la souuenance assez pleine) Page 244: «Combien» par «Comme» (Comme il n'affiert qu'aux grands Poëtes) Page 264: ajouté «que» (de ce que ie sçay faire) Page 294: «iugegement» par «iugement» (soit en sçauoir, iugement et suffisance?)

Page 380: «prinicipaux» par «principaux» (chefs principaux de cette heresie) Page 382: «u 'il» par «qu'il» (qu'il ne soit pas de mon propos) Page 392: «euuiron» par «enuiron» (enuiron soubs mesme ciel) Page 394: «n'en» par «d'en» (et qui ne fait que d'en venir) Page 442: «faueur» par «saueur» (qu'il depende de nous de luy donner autre saueur) Page 462: «besongues» par «besongnes» (on portoit emmy ses besongnes de nuict) Page 510: «esehauffez» par «eschauffez» (eschauffez de la feste) Page 530: «Italieus» par «Italiens» (Et ce que les Italiens disent) Page 556: «plenrer» par «pleurer» (plus plaisant de rire que de pleurer) Page 576: «u» par «au» (Comme on remarqua singulierement au seruice) Page 604: «elte» par «elle» (elle ne s'estoit pas tuée) Page 612: «manx» par «maux» (distinguer les biens et les maux) Page 636: «quelquefeis» par «quelquefois» (le viure est quelquefois constance) Page 654: «serré» par «ferré» (vn autheur si espineux et ferré) Page 682: «se» par «le» (y trouuant tant de milliers d'esprits, qui le foulent aux pieds) Traduction: Page 15: «astérique» remplacé par «astérisque» (sont signalées par un astérisque) Page 41: «objects» par «objets» (des objets auxquels) Page 99: «baisée» par «baissée» (il alla donner tête baissée) Page 213: «ne ne» par «ne» (s'il ne les digère pas) Page 297: «CHAPTRE» par «CHAPITRE» (CHAPITRE XXVII.)

Page 325: «recueilir» par «recueillir» (de recueillir quelque grand fruit) Page 361: «le» par «les» (les moindres et celles) Page 475: «semple» par «semble» (il semble courbe) Page 499: «deux» par «d'eux» (si loin qu'on se trouve d'eux) Page 523: «longemps» par «longtemps» (depuis longtemps ils avaient perdu) Page 525: «surrexcitation» par «surexcitation» (l'impétuosité et la surexcitation) Page 569: «façon» par «façons» (de combien de façons on pouvait ranger) surexcités) Page 673: «tranformant» par «transformant» (se transformant en bourreaux) Page 686: «lacun» par «lacune» (Une lacune de notre administration)