dans celui du Christ. XXIX.
=Christianisme=. Il rend tous les hommes égaux, mais n'empêche pas les rois chrétiens d'autoriser la traite des nègres. LXXV.
Il est peu favorable à la propagation de l'espèce humaine. CXV.
Ses rapports avec le mahométisme au point de vue des croyances.
XXXV.
Ses vices sociaux: interdiction du divorce; création d'eunuques des deux sexes; exaltation du célibat. CXV, CXVII, CXVIII.
=Christine= (de Suède), abdique la couronne pour se donner à la philosophie. CXXXIX.
=Circassie=, pays des belles esclaves. LXXX, XCVII.
Royaume grand et dépeuplé. CXIII.
=Circoncision=. Ablation d'un «petit morceau de chair.» XLVI.
Mesure sanitaire qui délivre l'homme de l'impureté. XXXIX.
Mahomet est né circoncis. XXXIX.
=Climats=. Ils fixent les tempéraments.
On n'en sort pas impunément. CXXII.
=Cloître=. Cinq ou six mots d'une langue morte y assurent une vie tranquille. CXVIII.
=Clyster= (composition d'un). CXLIII.
=Coiffeuses=. Supériorité des coiffeuses françaises. CI.
=Coiffures=. Variations des coiffures françaises. C.
=Colonies=. Elles affaiblissent la mère-patrie sans peupler le pays où on les établit. CXXII.
Les colonies grecques apportèrent avec elles un esprit de liberté.
CXXXI.
=Colonisation=. L'auteur y est peu favorable et n'y voit, sauf exception, qu'une cause de dépopulation intérieure et extérieure.
CXXII.
Il voudrait la borner à l'occupation de places pour le commerce.
_Ibid._ =Com=. (Ville de).
C'est là qu'est le «tombeau de la Vierge qui a mis au monde douze prophètes.» Lettres I, XVII.
=Commentateurs=. Armée effroyable des glossateurs, de commentateurs, jurisconsultes. CI.
Ils peuvent se dispenser d'avoir du bon sens. CXXXV.
=Commerce=. Plus il y a d'hommes, plus il fleurit; plus il fleurit, plus il y a d'hommes. CXVI.
=Communisme=. Montesquieu semble avoir attribué quelques avantages à l'indivision: «Le peuple Troglodyte se regardoit comme une seule famille: les troupeaux étoient presque toujours confondus; la seule peine qu'on s'épargnoit ordinairement, c'étoit de les partager.»
Lettre XII.
=Compères=. Le rôle des compères dans les conversations du monde. LIV.
=Compilateurs=. Contre leurs plagiats stériles. LXVI.
Les compilateurs de lois et d'ordonnances. CI.
=Conception=. Mahomet ne veut pas que la femme conçoive dans l'état d'impureté. XXXIX.
=Confesseur=, son rôle près d'un vieux et d'un jeune roi. CVIII.
=Congrès=. «Épreuve aussi flétrissante pour la femme qui la soutient que pour le mari qui y succombe.» LXXXVII.
=Conquête=. «La conquête ne donne point un droit par elle-même.» XCVI.
Funestes nécessités de la conquête lorsqu'elle est lointaine: extermination des vaincus et épuisement des vainqueurs. CXXII.
Les conquêtes des Espagnols marquées par la ruine des campagnes.
LXXVIII.
=Conscience=. Inhumanité de ceux qui affligent la conscience des autres. LXXXVI.
=Conseils=. Six ou sept conseils remplaçant les ministres ont pu sagement administrer la France. CXXXVIII.
=Consolations=. Vanité de celles qu'on tire «de la nécessité du mal, de l'inutilité des remèdes, de la fatalité du destin, de l'ordre de la providence.» XXXIII.
=Conspirations= fréquentes en Orient. Pourquoi? CIII.
=Constantinople= menacée de dépopulation par la polygamie. CXV.
Les transports de peuples qu'on y a faits n'ont jamais réussi.
CXXII.
=Constitution= (Bulle de 1710) mal accueillie par les Français, surtout par les femmes. Louis XIV l'accepte. XXIV.
Les constitutions des papes, adoptées par la jurisprudence française. CI.
Influence de la constitution du corps sur les croyances religieuses.
LXXV.
=Conte persan=. Anaïs dans le paradis. CXLI.
=Continence=. Chez les chrétiens, c'est la vertu par excellence (bien que le mariage soit saint: contradiction); elle a anéanti plus d'hommes que les pestes et les guerres les plus sanglantes. CXVIII.
=Conversation=. Influence qu'ont dans les conversations les choses inanimées, bruit du carrosse et du marteau, habit brodé, perruque blonde, tabatière, canne, gants. LXXXIII.
=Coquetterie=. «Un peu de coquetterie est un sel qui pique et prévient la corruption.» XXXVIII.
=Corps=. Les grands corps s'attachent aux minuties, aux vains usages.
CX.
=Corruption= remarquée dans les Indes (en France), oeuvre du système de Law. Peinture énergique des hontes de l'agiotage. CXLVI.
=Cosrou=, eunuque blanc amoureux de Zélide. LIII.
=Cour=. La vertu et la sincérité y sont périlleuses. Lettre VIII.
=Courbe= selon laquelle un vaisseau doit être taillé. XCVIII.
=Courouc=. Ordre qui, en Perse, écarte les hommes du passage des femmes de qualité. XLVII.
=Courtisans=. Par quels services ils gagnent des libéralités des princes, CXXV, et leurs faveurs, notamment celles de Louis XIV.
XXXVIII.
=Coutumes=. Multiplicité des coutumes des provinces en France. La plupart rédigées d'après le droit romain. CI.
=Couvent=. Famille éternelle où il ne naît personne; gouffre où s'ensevelissent les races futures. CXVIII.
Plus tôt, Dieu n'a-t-il pas voulu? n'a-t-il pas pu? CXIV.
=Cuisiniers=. Le goût des cuisiniers français règne du septentrion au midi. CI.
=Czar=, son autorité despotique. LI.
D =Débiteurs= avares qui ruinent leurs créanciers par des payements fictifs. CXLVI.
=Décadence romaine=. Passage qui contient en germe un des chefs-d'oeuvre de Montesquieu. CXXXVI.
=Décisionnaire=. Homme content de lui qui tranche sur tout, morale, science, histoire, nouvelles. LXXII.
=Défense=. Elle rend la guerre légitime. Quand un traité a privé une société de «sa défense naturelle,» elle peut la reconquérir par la guerre. XCVI.
=Déluge=. Hypothèses de plusieurs déluges. CXIV.
=Dépopulation=. Catastrophe insensible.
Elle croît depuis les temps les plus reculés, dans tous les pays du monde connu. CXIII.
Ses causes physiques, CXIV, et morales, CXV, dans les pays musulmans, CXVI, et chrétiens, CXVII, CXVIII; en Afrique et en Amérique, CXIX; chez les sauvages, CXXI; dans les colonies, CXXIII.
=Dervis= (Lisez prêtres ou moines.) LVII; Dervis taciturnes: Chartreux LXXXIII.
On souhaiterait que les dervis «_se retranchassent_ tout ce que leur profession leur rend inutiles.» _Ibid._ Société de gens avares qui prennent tout et ne rendent rien. Les dervis catholiques accaparent les richesses de l'État, paralysent la circulation, le commerce et les arts. CXVIII.
Comment ils administrent leurs bibliothèques. CXXXIII.
=Déserts=. Pays déserts par vice de nature ou destruction de peuples.
CXXII.
=Désespoir=. Il égale la faiblesse à la force. XCVI.
=Désirs=. Malheur d'une femme qui a des désirs violents lorsqu'elle est privée de celui qui peut seul les satisfaire. VII.
=Despote=, =despotisme=. Le despote menacé par l'excès même de son autorité. LXXXII, CIII.
Le despotisme tue l'émulation, XC; conduit au régicide impuni. CIV.
=Devins=. Ils vous diront toute votre vie, «pourvu qu'ils aient eu un quart d'heure de conversation avec vos domestiques.» LVIII.
=Dévot=. Dévot ou incrédule par accès, caractère du chrétien. LXXV.
«Si dévots qu'ils sont à peine chrétiens» (les Espagnols). LXXVIII.
Le dévot adore tout ce qu'il vénère, attribue à de petites pratiques monacales la même efficacité qu'aux sacrements. _Ibid._ =Dictionnaire=. Le dictionnaire de Furetière et celui de l'Académie.
LXXIII.
=Didon=. On ignore la suite des princes africains depuis Didon. CXXXI.
=Dieu=. Les hommes le font à leur image. Dieux nègres, Vénus hottentote; «si les triangles faisoient un dieu, ils lui donneroient trois côtés.» LIX.
«Ils ont fait une énumération de toutes les perfections différentes que l'homme est capable d'avoir et d'imaginer, et en ont chargé l'idée de la divinité.»
Quoique tout-puissant, Dieu «ne peut pas violer ses promesses, ni tromper les hommes.»
Comment pourrait-il prévoir ce qui n'est pas encore?
La prescience divine est discutée et discutable. Peut-être n'est-elle qu'intermittente, quand Dieu veut qu'une chose arrive. En tout cas elle est contradictoire et supprime la liberté, le mérite et le démérite, tels que les métaphysiciens les définissent. LXIX.
«Dieu est si haut que nous n'apercevons pas même ses nuages.» LXIX.
Dieu défend-il le suicide? LXXVI.
S'il y a un Dieu, il faut qu'il soit juste...Il serait le plus méchant de tous les êtres puisqu'il le serait sans intérêt.
Docteurs qui représentent Dieu tantôt comme un être mauvais, tantôt comme un être qui hait le mal. LXXXIV.
Comment comprendre que Dieu ait différé, durant toute l'éternité, la création du monde?--Il n'y a point en lui de succession. CXIV.
=Directeur=. Portrait du directeur de consciences. XLVIII.
=Discours= prononcé par un général de la Fronde. CXII.
=Disgrâce=. Pour un Persan, la disgrâce du prince, c'est la mort.
Aussi les révoltes coûtent-elles peu aux Orientaux.
Pour les grands d'Europe, la disgrâce n'est que défaveur, exil.
CIII.
=Dissimulation=. Art nécessaire et pratiqué chez les Asiatiques.
LXIII.
=Distinction=. Procédé jésuitique, raillé. XXIX.
Les distinctions des avocats ou des scolastiques. XXXVI.
Une «distinction» sur un morceau de papier, remède contre la gale, la gratelle, etc. CXLIII.
=Divorce=. Autorisé par le paganisme. CXV.
Il contribuait à l'attachement mutuel CXVII.
Son interdiction peu judicieuse relâche les liens que le christianisme prétend resserrer, et porte atteinte à la fin du mariage. _Ibid._ Elle engendre la froideur dans le ménage, livre aux filles de joie l'homme dégoûté d'une épouse éternelle et nuit à la propagation de l'espèce. _Ibid._ =Docteurs= qui représentent Dieu comme un être qui fait un exercice tyrannique de sa puissance, etc. LXXXIV.
=Don Quichotte=. Le seul des livres espagnols «qui soit bon est celui qui a fait voir le ridicule de tous les autres.» LXXVIII.
=Droit barbare=. Lois franques, etc., abandonnées pour le droit romain. CI.
=Droit canon=. Constitutions des papes (Décrétales), adoptées par les Français. _Ibid._ =Droit civil=. Il règle les affaires des particuliers.
Identité rationnelle du droit civil et du droit public. XCV.
=Droit coutumier= presque toujours modifié selon le droit romain. CI.
=Droit des gens= (voyez Droit public), doit prohiber les inventions meurtrières. CVI.
=Droit public= faussé par les passions des princes, la patience des peuples, la flatterie des écrivains; science qui apprend aux princes jusqu'à quel point ils peuvent violer la justice. XCV.
Le droit public devrait être considéré comme un droit civil étendu au monde entier. _Ibid._ Il est plus connu en Europe qu'en Asie. _Ibid._ Sanctions du droit public: la guerre; les représailles; la suppression des avantages mutuels; la renonciation aux alliances.
XCVI.
Les principes du droit public sont ceux du droit privé. _Ibid._ =Droit romain=. Fond du droit français, rédigé en partie par les Byzantins. CI.
=Droits= surannés rétablis au détriment du peuple par les fauteurs d'intrigues princières. CXLV.
=Duel=. Edit de Louis XIV contre les duels, loué par un homme qui «reçut cent coups de bâton pour ne le pas violer.» LIX.
Contradiction entre les lois de la nation et les lois de l'honneur.
Inutilité et injustice des lois sur le duel. XCI.
Sottise du duel, qui met le droit à la merci de la force ou de l'adresse corporelle.
Injustice du duel par champions.
Rôle des seconds.
Le duel survit à toutes les interdictions et à toutes les peines.
_Ibid._ XCI.
E =Eau= froide pour les ablutions du matin. XLVI.
Manque à Venise pour les purifications musulmanes.
(Voir Venise.)
=Ecclésiastiques=. On leur demande de prouver ce qu'on est résolu de ne pas croire. LXI, LXXV.
=Ecriture sainte=. Tortures que lui infligent les glossateurs ecclésiastiques. CXXXIV.
Diversité des interprétations. _Ibid._ =Edit de Nantes=. «En proscrivant les Arméniens (les protestants), on pensa détruire en un seul jour tous les négociants et presque tous les artisans du royaume.»
Coup porté à l'industrie par la dévotion. LXXXVI.
=Education=. Tristes résultats de celle que les enfants, en Orient, reçoivent des esclaves. XXXIV.
=Education des femmes=. Entre les hommes et les femmes, «les forces seroient égales si l'éducation l'étoit aussi.» XXXVIII.
=Egalité=. L'égalité civique, amenant l'égalité des fortunes porte l'abondance et la vie dans toutes les parties du corps politique.
CXXIII.
Chez les Guèbres la femme était l'égale de son mari. LXVII.
=Eglise=. L'histoire de l'Église et des Papes, faite pour édifier, produit l'effet contraire. CXXXVI.
=Egypte= dépeuplée. CXIII.
=Egyptiens=. Autorité de la femme établie chez eux par une loi en =Eléphant=. Ses ordures font pencher l'arche et engendrent le pourceau. XVIII.
=Emollients=. Molina, Escobar, Vasquez, etc., en clystère. CXLIII.
=Empire romain=. Gouvernement militaire et violent sous lequel gémit l'Europe. CXXXI.
Démembré par les barbares. _Ibid._ =Empire d'Allemagne= (voyez Allemagne).
=Empires= comparés à un arbre dont les branches trop étendues ôtent le suc du tronc. CXXII.
=Enfants=. Les enfants nés dans la misère, ou issus de mariages précoces, meurent en bas-âge ou forment des générations étiolées.
CXXIII.
Tout enfant né dans le mariage est censé être au mari. LXXXVII.
=Enrhumé=. «Tout Espagnol qui n'est pas enrhumé ne saurait passer pour galant.» LXXVIII.
=Eole=. Fils qu'il eut d'une nymphe de la Calédonie (Law), et auquel il apprit l'art d'enfermer du vent dans des outres.
Voyages de ce fils en compagnie du dieu du hasard; son séjour en Bétique (France); ses discours; il escamote la fortune des crédules auditeurs. CXLII.
=Epée= (gens d'), méprisent les gens de robe, qui le leur rendent.
XLIV.
=Epigrammes=. Petites flèches déliées qui font une plaie profonde.
CXXXVII.
Aphéridon et Astarté. LXVII.
L'immortelle Anaïs. CXLI.
Fragments d'un mythologiste. CXLII.
=Epitaphe= d'un Français mort de lassitude en la soixantième année de son âge. LXXXVIII.
=Epopées=. Les connaisseurs disent qu'il n'y en a que deux et qu'on n'en peut plus faire. CXXXVII.
=Equité=. «Libres que nous serions du joug de la religion, nous ne devrions pas l'être de celui de l'équité.» LXXXIV.
=Erivan=, ville où s'achètent les esclaves géorgiennes et circassiennes. LXXX.
=Erzeron= (Erzeroum), ville de Turquie d'Asie. Lettres IV, V, VI, XVI.
=Esclavage= aboli par les rois dans leurs États, rétabli dans leurs conquêtes. Pour quelles raisons? LXXVI.
=Esclaves=. Leur dégradation morale; danger de leur fréquentation.
XXXIV.
=Esclaves romains=. Leur multiplication favorisée; leur pécule, leurs industries; aisance dans la servitude, espoir de liberté; affranchissement et libération. CXVI.
=Escobar=. Casuiste espagnol (XVIe-XVIIe siècles). Emollient. CXLIII.
=Espagne=, =espagnols=. Espagnols et Portugais, deux peuples qui «méprisant tous les autres, font aux seuls François l'honneur de les haïr.» Orgueilleux, ennemis de tout travail, amoureux, dévots jusqu'à enfermer leurs femmes avec un novice ou un franciscain; jaloux; leurs politesses bizarres; leur ignorance. Extravagance de leurs livres. LXXVIII.
L'abaissement de l'Espagne correspond aux progrès du protestantisme.
CXVIII.
L'inquisition en Espagne. XXIX, LXXVIII.
Dépopulation. CXIII.
L'expulsion des maures. CXXII.
Les Espagnols ont été logiquement conduits à massacrer les indigènes de leurs colonies.
Ils n'ont pu repeupler l'Amérique dévastée par eux. Au lieu de passer aux Indes, ils feraient mieux de rappeler en Espagne tous les métis et tous les indiens. CXXII.
Dans l'Espagne, ou Hespérie, au temps des colonies grecques, on ne voit guère de monarchies. CXXXI.
Résumé de l'histoire d'Espagne. Expulsion des princes mahométans.
Eclat momentané, fausse opulence. La nation vit sur l'orgueil de son passé. CXXXVI.
=Esprit= (homme d'). Portrait de l'homme d'esprit, ses défauts, ses ennuis. CXLV.
=Estomac=, son influence sur l'intensité des croyances religieuses.
LXXV.
=États=. Il y a en France trois états: église, épée, robe, qui se méprisent mutuellement. XLIV.
=États=. Les plus puissants États de l'Europe sont l'Empire, la France, l'Espagne et l'Angleterre. CIII.
=Eunuques=. Leurs fonctions, devoirs; situation dans le sérail. II, XV.
Plaintes contre leur autorité. IV, VII, IX, CLVI-CLIX.
Leur état détruit l'effet des passions sans en éteindre la cause, IX; leur jalouse impuissance, leurs souffrances. _Ibid._ Confiance et mépris de leurs maîtres. XXI.
Leur position entre les deux sexes. XXII.
Leurs mariages. LII, LXVII.
Ils n'ont pas sur leurs femmes la même autorité que les autres maris. LXVII.
Leur multitude en Asie est une cause de dépopulation. CXV.
Voir encore CXLVII-CLXI.
=Eunuques= (blancs). L'eunuque blanc n'a pas d'accès près des femmes; Nadir, eunuque blanc, trouvé seul avec Zachi, est menacé de mort par Usbek. XXI.
Le chef des eunuques blancs sévèrement blâmé. XXII.
Passion de Cosrou, eunuque blanc, pour Zélide. Sorte de volupté que les eunuques goûtent, dit-on, dans le mariage. LIII.
=Eunuques= (noirs), chargés spécialement de la direction des femmes dans le sérail, de l'examen et de l'achat des esclaves, des corrections, même manuelles. _Passim._ Histoire du grand eunuque noir, racontée par lui-même. IX, LXIV.
Ce qui lui arrive en mettant une femme au bain. IX.
Tours que lui jouent les femmes.
Châtiment obtenu contre lui par une femme, dans un de ces moments où le mari ne refuse rien.
Il veut mutiler un esclave noir qui résiste, XLI, XLII.
Achète une Circassienne. LXXX.
Une femme jaune de Visapour. XCVII.
Sa mort; désordres qui la suivent. CXLIX.
=Eunuques chrétiens=. Prêtres et dervis de l'un et l'autre sexe.
CXVIII.
Agents de dépopulation. _Ibid._ =Europe=. Sa capitale, Paris. XXIII.
Ses plus puissants États, la plupart monarchiques. CIII.
=Européens=. Ils font tout le commerce des Turcs, XIX; aussi punis par une peine légère que les Asiatiques par la perte d'un membre. LXXXI.
=Evêques=, gens de loi subordonnés au pape; unis au pape ils font des articles de foi; en particulier, ils dispensent d'accomplir la loi.
XXIX.
Evêque vantant son mandement. CII.
=Extravagance humaine=. A propos des pompes funèbres. XL.
F =Famille=. Puissance paternelle chez les Romains. LXXIX.
Chez les Français, les familles se gouvernent toutes seules.
LXXXVII.
Leurs différends portés devant les tribunaux. _Ibid._.
Les membres de la famille ne sont liés que par l'amour et la gratitude. CV.
Infériorité de la famille polygamique. VII, CXV, XXXIV.
=Fat=. Son portrait. L.
=Fatalisme musulman=. Cause de dépopulation. CXX.
=Fatmé= rappelle à Usbek sa beauté, lui raconte ses désirs amoureux et les soins qu'elle prend de sa personne. VII.
=Faveur=. C'est la grande divinité des Français. LXXXIX.
=Félicitations=. Tout pour les Français est matière à félicitations et compliments. LXXXVIII.
=Femme jaune= de Visapour, achetée cent tomans. Sa beauté supérieure à «tous les charmes de la Circassie.» XCVII.
=Femmes=. Liberté des femmes européennes. XXIII, XXVI.
Indignation des Françaises contre la _Constitution_ (bulle de 1710) qui leur interdit la lecture de la Bible. XXIV.
Coquetterie des Françaises de tout âge. LII.
Leur légèreté, leurs infidélités qui ne choquent personne. LV.
«Ce n'est pas qu'il n'y ait des dames vertueuses...mais si laides qu'il faut être un saint pour ne pas haïr la vertu.» _Ibid._ Les femmes, surtout lorsqu'elles vieillissent, s'adonnent au jeu avec passion. LVI.
Comment elles ruinent leurs maris. _Ibid._ Vieilles femmes qui ont travaillé tout le matin à se rajeunir et passent le soir à louer le temps de leur jeunesse. LIX.
Leur situation en Espagne; elles laissent souvent aux hommes «un long et fâcheux souvenir d'une passion éteinte.» LXXVIII.
Les femmes adorent ceux qui savent parler sans rien dire. LXXXIII.
La loi naturelle soumet-elle les femmes aux hommes?
Chez les peuples les plus polis, les femmes ont de l'autorité sur leurs maris.
Les hommes, dit Mahomet, ont un degré sur elles. XXXVIII.
En France, les femmes gouvernent, distribuent les faveurs et les places. CVIII.
Elles forment une sorte de république (nous dirions Gravité du rôle d'une jolie femme. CXI.
=Femmes= (musulmanes). (Voir _sérail_). La femme, selon Mahomet, est d'une «création inférieure;» elle n'entrera pas dans le paradis.
XXIV.
«Les femmes sont vos labourages, elles vous sont nécessaires comme vos vêtements, et vous à elles,» dit le prophète. CXV.
Quatre femmes, permises par la loi, et autant de concubines qu'un homme en peut entretenir et satisfaire. _Ibid._ =Fermier général=. Portrait du fermier général suffisant. XLVIII.
Ceux qui lèvent les tributs nagent au milieu des trésors. XCIX.
Leur situation terrible devant la chambre de justice. _Ibid._ =Fermiers=. En vain les accable-t-on de frais; ils payent leurs loyers toujours en retard. CXXXII.
=Fidélité=. La fidélité n'empêche point le dégoût qui suit les passions satisfaites. XXXVIII.
=Filles=. Fille modeste avouant devant les juges les tourments d'une trop longue virginité. LXXXVII.
Filles ravies ou séduites; elles font les hommes beaucoup plus mauvais qu'il ne sont. _Ibid._ Les filles des laquais enrichissent les seigneurs ruinés. XCIX.
En Europe, on sait à la minute le moment où elles cessent de l'être.
En Orient, quoique mariées, elles se défendent longtemps. LV.
=Filles de joie=. Il y en a à Paris autant que de dervis. LVII.
L'interdiction du divorce leur livre les maris désespérés. CXVII.
=Filles musulmanes= confiées aux eunuques noirs dès leur septième année; quelquefois on attend leur dixième. LXII.
=Finances=. En trois ans quatre systèmes. Bouleversées par Law.
CXXXVIII.
=Financiers=. Leurs bureaux, leurs inventions, leur impertinence CXXXVIII.
=Flamel= (Nicolas), a découvert la pierre philosophale. XLV. (La légende paraît avoir fait sans raison un alchimiste de Flamel, riche écrivain--juré de l'Université de Paris, mort en 1418.)
=Fléchier= (M. de N.). Ses oraisons funèbres ne peuvent entrer dans le _vomitif_ indiqué par le médecin de province. CXLIII.
=Flegme= des grands seigneurs. LXXIV.
Des Espagnols et Portugais. LXXVIII.
=Formalités=. pernicieuses dans la jurisprudence et dans la médecine.
CI.
=Fortune=. Instabilité des fortunes en France. (Allusion à Law.) XCIX.
=Fouet=. Châtiment qu'on inflige aux femmes persanes. CLVII.
=Fous=. Les Français «enferment quelques fous dans une maison, pour prouver que les autres ne le sont pas.» LXXVIII.
=Fragment= d'un ancien mythologiste, sur le fils d'Eole, Law. CXLII.
=Français=. Leur activité: «ils courent, ils volent.» XXIV.
Leur vanité, exploitée par Louis XIV, _Ibid._ Le roi les fait penser comme il veut. _Ibid._ Leurs perpétuelles accolades. XXVIII.
Leur gaieté, leur liberté d'esprit inconnues aux Persans et aux Turcs. XXXIV.
Ils parlent beaucoup. LXXXIII.
Leur badinage. LXIII.
Leurs modes. C.
Leur prééminence en toilette, cuisine, coiffures. CI.
Leur amour de la gloire. XC.
Ils ont pris de leurs voisins tout ce qui concerne le gouvernement politique et civil. CI.
Leur droit écrit, coutumier et canonique. _Ibid._ =France=. Sa population n'est rien en comparaison de celle de l'ancienne Gaule. CXIII.
Un des plus puissants États d'Europe. CIII.
Allusion à la guerre avec l'Espagne, sous la Régence. CXXXII.
G =Gaité=. Gaieté des Français, inconnue des Persans, surtout des Turcs.
XXXIV.
=Gale=. Remède recommandé contre la gale, gratelle, teigne, etc.
CXLIII.
=Galice=, province d'Espagne, lieu de pèlerinage. XXIX.
=Gardes=. En quelle occasion les rois de France se donnèrent des gardes. CIII.
=Gaules=. Colonies grecques dans les Gaules.
Dans les temps les plus reculés, on ne voit guère de monarchies chez les Gaulois. CXXXI.
=Gemchid= (nom du fondateur légendaire de la royauté Perse), dervis du brillant monastère de Tauris. Usbek lui énumère les conformités du christianisme et de l'islamisme, et lui demande si les chrétiens iront en enfer. XXXV.
=Généalogiste=. Pauvre métier. Espérances que fonde un généalogiste sur les enrichissements subits dûs au système de Law. CXXXII.
=Gênes=, république, qui n'est remarquable que par ses bâtiments.
CXXXVI.
=Gengiskan=, ses conquêtes mises au-dessus de celles d'Alexandre.
LXXXII.
=Géomètre=. Esprit exclusif d'un géomètre, sa rencontre avec un traducteur d'Horace. CXXIX.
Les géomètres obligent un homme malgré lui d'être persuadé. CXXXV.
=Géorgie=, royaume jadis vassal de la Perse. XCII.
=Gloire=. C'est une nouvelle vie qu'on acquiert.
Le désir de la gloire croît avec la liberté; la gloire n'est jamais compagne de la servitude.
Amour des Français pour la gloire. XC.
=Glossateurs=, peuvent se dispenser d'avoir du bon sens. CXXXV.
=Goa=. Les habitants de Goa prêtent vingt mille pistoles sur une des moustaches de Jean de Castro. LXXVIII.
=Gortz= (baron de), ministre suédois condamné à mort. CXXVIII.
=Goths=, déposaient leurs rois dès qu'ils n'en étaient pas satisfaits.
CXXXI.
=Gouvernements=, monarchiques en Europe, avec tempéraments; absolus en Orient. CIII.
Diversité des gouvernements en Europe. Le plus parfait est celui qui va à son but à moins de frais et qui conduit les hommes selon leur inclination.
Supériorité rationnelle d'un gouvernement doux. LXXXI.
La douceur du gouvernement, les républiques, Suisse et Hollande, en sont une preuve constante, contribue à la propagation de l'espèce.
CXXIII.
=Grâce=. Le droit de grâce, attribut des rois en Europe. CIII.
=Grammairiens=, peuvent se dispenser d'avoir du bon sens. CXXXV.
=Grands=. En Perse, il n'y a de grands que ceux à qui le monarque donne quelque part au gouvernement. LXXXIX.
=Gravitation=, la clef de la nature. XCVIII.
=Gravité=. Causes de la gravité des Asiatiques. XXXIV.
La gravité est le caractère saillant des Espagnols et des Portugais.
LXXVIII.
=Grèce=, aujourd'hui réduite à la centième partie de ses habitants.
CXIII.
Tira ses colonies d'Egypte et d'Asie, renversa ses tyrans, se divisa en républiques qui tinrent en échec la Perse, répandirent les arts, peuplèrent l'Italie, colonisèrent la Gaule, et l'Espagne. CXXXI.
=Guèbres=. Antiquité de leur religion; mariage de la soeur avec le frère, «usage introduit par Cambyse» (?) LXVII (_Aphéridon et Astarté_).
La persécution a privé la Perse de «cette nation si appliquée au labourage» (allusion à l'édit de Nantes). LXXXVI.
=Guerre=. Deux sortes de guerres justes: pour défendre le sol, pour secourir un allié.
La guerre, c'est la peine de mort transportée dans le droit public.
La déclaration de guerre est régie par les mêmes principes que l'accusation en droit privé. XCVI.
Il n'y a jamais eu autant de guerres civiles que dans l'empire du Christ. XXIX.
Les guerres de religion ne sont pas dues à la multiplicité des religions, mais à l'intolérance. LXXXVI.
=Guerrier=. Vanité et babil du vieux guerrier. Les officiers médiocres languissent dans les emplois obscurs. XLVIII.
=Guilan=, province où Cha-Abbas déporta les Arméniens. CXXII.
=Guinée=. Vanité d'un roi de Guinée dont tous les ornements consistaient en sa peau noire et luisante et quelques bagues. XLIV.
Ses côtes dépeuplées par la traite des nègres; Ses rois vendent leurs sujets. CXIX.
=Guitare=. Abus qu'en font les Espagnols. LXXVIII.
=Guriel=, petit État d'Asie, peu peuplé. CXIII.
=Gustape= (Hystaspe), nom d'un héros perse, quatrième roi de l'antique dynastie Kaïanienne, sous lequel vivait Zoroastre. LXVII.
Les Tartares se sont assis sur le trône de Cyrus et Gustape. LXXXII.
H =Habillement=, son influence sur la curiosité publique en France. XXX.
=Hagi=, qui a fait le pèlerinage de la Mecque. XXXIX.
=Hassein=, dervis de la montagne de Jaron. Usbek lui adresse la lettre sur les philosophes rationalistes. XCVIII.
=Hérésie=. Les savants en sont naturellement accusés. CXLV.
=Hérétiques=. Ceux qui mettent au jour quelque proposition nouvelle sans avoir présenté au moins une distinction. XXIX.
Brûlés par les dervis en Espagne et Portugal. LIX, LXXVIII.
Allusion à l'édit de Nantes. LIX.
=Héros=, se ruinent à conquérir des pays qu'ils perdent soudain.
CXXII.
Les héros de roman français et orientaux. CXXXVII.
=Hibernois= (?), chassés de leur pays, viennent utiliser en France leur talent pour la dispute. XXXVI.
(Note de l'édition Lefèvre. 1820.)
=Historiens= de l'Église, de la décadence romaine, de l'empire d'Allemagne, de France, d'Espagne, d'Angleterre, de Hollande, d'Italie, de Suisse, de Venise, de Gênes, du Nord, de la Pologne.
Caractère et destinée des différents peuples. CXXXVI.
=Hohoraspe= (le cheval de l'asoura ou le cheval-être), divinité persique (?), nom donné à un fabuleux Cambyse, père de Gustape et troisième roi de la dynastie Kaïanienne. LXVII.
=Hollande=, république citée avec éloge. LXXII.
Seconde reine de la mer, respectée en Europe, formidable en Asie.
CXXXVI.
Les Hollandais poussèrent les colonies portugaises à la révolte pour s'en emparer. CXXII.
=Homère=. Dispute sur les poëmes et le mérite d'Homère. XXXVI.
=Hommes= (en général) nés pour être vertueux; la justice leur est aussi propre que l'existence. X.
Ils rapportent tout à leurs idées, XLIV; à leurs souvenirs, LIX; s'exagèrent leur place dans l'univers, LXXVI; cèdent trop volontiers aux passions et à l'intérêt immédiat qui leur voilent les avantages de la justice, si nécessaire à leur sécurité et à leur bonheur.
LXXXIV.
La fausseté de leurs espérances et de leurs craintes les rend malheureux. CXLIII.
Il semble que le fait d'être assemblés en grand nombre rétrécisse leur esprit. CX.
Ils n'ont sur les femmes qu'un pouvoir tyrannique. Ils sont les plus forts. XXXVIII.
Les soupçons et la jalousie les mettent dans la dépendance des femmes. LXII.
Hommes lâches qui abandonnent leur foi pour une médiocre pension.
CXLV.
=Hommes a bonnes fortunes=, leur fatuité, leur indignité sociale.
XLVIII.
=Honneur=. Le sanctuaire de l'honneur, de la réputation et de la vertu, semble être établi dans les républiques.
Un sujet blessé dans son honneur par son prince quitte sur-le-champ sa cour, son emploi, son service. XC.
=Huguenots=. La persécution qui les a jetés en exil n'a point profité à la France. LX.
=Humanité=. Les devoirs de l'humanité priment les règles de la religion. A ce point que toutes les religions les ont inscrits en tête de leurs préceptes. XLVI.
I =Ibben=, un des correspondants ordinaires d'Usbek et de Rica, négociant à Smyrne, oncle de Rhédi. XXIII, XXIV, XXV, XXIX, XXX, XXXIV, XXXVII, XXXVIII, XL, LV, LVI, LX, LXVIII, LXXVI, LXXVII, LXXXIII, XC, CXIX, CIII-CV, CVIII, CXXVIII, CXXXVIII.
=Ibbi=, esclave qui a suivi Usbek, correspondant du grand eunuque noir. IX.
=Ibbi= (hagi), écrit à Ben Josué sur la naissance merveilleuse de Mahomet. XXXIX.
=Ignorance=. Les monarchies n'ont été fondées que sur l'ignorance et ne subsistent que par elle, témoins les royautés d'Orient. CVI.
Heureuse ignorance des musulmans. _Ibid._ =Ignorants=. Un ignorant se dédommage en méprisant le mérite. CXLV.
=Iles= peuplées par des malades que quelques vaisseaux y avaient abandonnés. (L'île de France et la Réunion.) CXXII.
=Immaums= (Imans), saints et prophètes musulmans. Il y en a douze (les douze premiers successeurs de Mahomet). Treizième iman est un compliment comme dixième muse. Les imans sont des prêtres chargés de faire la prière publique, de prêcher le vendredi; ils assistent à la circoncision, aux mariages, aux enterrement XVI, XCIV.
=Immeubles=. Deux appréciations de ce genre de biens. CXXXII.
=Immortalité= (de l'âme). On y croit par semestre. LXXV, Pour «mourir du côté de l'espérance.» _Ibid._ =Impie=. Impie ou dévot, selon le tempérament, la digestion, la santé.
LXXV.
=Impôts=. Ils pèsent sur l'agriculture, l'industrie, CXXV, Et la nourriture du peuple. _Ibid._ Le vin, très-imposé, est cher à Paris. XXXIII.
=Impureté=, viandes immondes, impureté des cadavres.
«Les choses ne sont en elles-mêmes ni pures, ni impures...La boue ne nous paroît sale que parce qu'elle blesse notre vue ou quelque autre de nos sens.» XVII.
Légende musulmane sur l'impureté du cochon et du rat. XIX.
=Inde=. Les «hommes de chair blanche» dans l'Inde. Leur orgueil.
LXXVIII.
=Industrie=. Les revenus industriels supérieurs à ceux de l'agriculture.
Avec une pistole de couleurs le peintre en gagne cinquante, etc., etc. CVII.
=Infaillibilité= de ceux que l'Esprit-Saint éclaire--et qui ont grand besoin d'être éclairés. CII.
=Injustice=. Les hommes peuvent faire des injustices, parce qu'ils ont intérêt de les commettre; nul n'est mauvais gratuitement. LXXXIII.
=Inquisition=. Elle sévit en Espagne et en Portugal. Sa cruauté et son hypocrisie. XXIX.
Elle ne fait jamais brûler un juif «sans lui faire des excuses.»
LXXVIII.
Elle présume l'accusé coupable. XXIX.
=Instabilité= des honneurs et des fortunes en Orient. Aujourd'hui général, cuisinier demain. XC.
=Intercesseur=. Chrétiens et mahométans croient à la nécessité d'un intercesseur auprès de Dieu. XXXV.
=Intérêt=. «L'intérêt particulier se trouve dans l'intérêt commun.»
XII.
La raison de l'injustice est toujours «une raison d'intérêt.»
LXXXIV.
Leur intérêt est toujours ce qu'ils (les hommes) voient le mieux.
_Ibid._ «L'intérêt est le plus grand monarque de la terre.» CVII.
=Interprètes=, ont cherché dans l'Ecriture la confirmation de leurs idées particulières. CXXXIV.
=Intolérance=, ses résultats funestes, son iniquité. LXXXVI.
=Intrigants=, souffleurs, magiciens, devins, femmes fardées, gens de loi, maîtres de langues et d'arts, boutiquiers, etc. LVIII.
=Invalides=. Éloge des Invalides. LXXXV.
=Irimette=, petit royaume voisin de la Perse. CXIII.
Fort dépeuplé. _Ibid._ =Irréligion=. Les savants en sont nécessairement accusés. CXLV.
=Isben-Aben=, historien arabe. XXXIX.
=Isis=, divinité égyptienne, symbolisant l'autorité de la femme.
XXXVIII.
=Ispahan= (ville des chevaux, ou du soleil considéré comme le coursier céleste), capitale de la Perse, dépérit et serait changée en désert par la polygamie, si les rois n'y transportaient sans cesse des nations entières. CXV.
=Italie=, partagée en un nombre infini de petits États ouverts comme des caravansérails. CIII.
Au temps des premières colonies grecques, il n'y avait guère de monarchies en Italie. CXXXI.
Jadis maîtresse du monde, aujourd'hui esclave des autres nations.
CXXXVI.
J =Jalousie=. Jalousie musulmane. VI.
Jalousie française. LV.
Jalousie espagnole. LXXVIII.
La jalousie des hommes prouve leur dépendance. LXII.
Jalousie mutuelle des sectes religieuses; elle descend jusqu'aux particuliers. LXXXVI.
=Jaloux=. Ridicules en France. LV.
=Jamblique=, purgatif. CXLIII.
=Jansénistes=, désignés. XXIV.
=Japhet= raconte, par ordre de Mahomet, les légendes de l'arche de Noé. XVIII.
=Jaron=, eunuque noir en correspondance avec le grand eunuque. XV, XXII.
=Jésuites=. Constitution des Jésuites, purgatif violent; Pièces des Jésuites français, vomitif puissant. CXLIII.
=Jeu=. «Très en usage en Europe: c'est un état que d'être joueur.»
LVI.
Les jeux de hasard interdits par Mahomet. _Ibid._ =Jeunes=. Les chrétiens en ont comme les musulmans. XXXV.
=Joueuses=, leur portrait. LVI.
=Journalistes=. Ils ne parlent que des livres nouveaux et flattent les auteurs. CIX.
=Journaux=. Livres par fragments. Leurs avantages et leurs défauts.
Ils flattent la paresse. CIX.
=Judaïsme=, «vieux tronc qui a produit deux branches qui ont couvert toute la terre.» LX.
=Juges=. Ils ne s'enflent point d'une vaine science. Les avocats travaillent pour eux. LXVIII.
Ils présument qu'un accusé est innocent. XXIX.