SigPhi · Pierre Bayle

Commentaire philosophique sur ces paroles de Jésus-Christ Contrains-les d'entrer

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Ré^ PREFACE. Lxiij ReligJ07ï, il n f en ait ^as eu cjui aiejii compile dei Extraits de tout ce que les Ca- toiijues de France en difent dans leurs li' 'vres. un y 'uerroîî le plus étrange cakos. de f en fées vi compatibles ^ inaliahks en- tre elles qui Ce pmjje voir. §luelcu7t m'a dit qu^on 'vouloit prier M', Colomies de je donner cette peine.

A peine excepte-'je F ancienne E^lifiprimi^ tive de ce que '{ai dit en général. Je fai quil a été de l'ordre de la pro-vidence quelle s éta- blit fins le Jecours du hr^yS de la chair-) c^ walgré les traverfes du mon. le, (^ que pour cela il a inf^iré un z^le extraordinaire aux fidèles de ce tems4à, mais ]e neLijJepas de croire que le calme dont ils jouïjjoient de tems en t em s ^--é^ quelquefois pour plu» fleurs années, a fort coîjtrihûé a léîahlif- fement du Chriftianifme II e[î certain que nous na'vons iHifioire des \o. perfecu^ tions que par des hUfloricns peu éxatls 9 ^ que cela efi tout plein de déclamations ^ dhiperhoks^ (j?" afjurément le Chri^ Jitanifme eut péri, D/eu ne faifant point un rnirack continu pendant i, fiée le s, (i les Lxi/ PREFACE, les Lxi/ PREFACE, ks Er.'?psreu}'S Païens fe fujjent totfs apli^ aticz^ comme il faut a le ruiner^ mais Dkii leur faifoit naître d' autres pcnfeC s ç^ d\ï titres a f air es cjui les ohligeoie?it a laijjer en paix les Chrétie7js, (^ ce/l ce c^ui a autant profperé PEglife Chrétienne que la patience dans les perfécutjons.

Je ne faurois finir Jans une réflexion- fur ces paroles du Par.égïrique de M^. l^ yi'j" hé Robert Grand Pénitencier de PEo^lifé de Paris ^ que Hi Majefhé n'a point emploie les moiens licites favon* le fer 6c le feu. dont fes Ancêtres fe font fervis contre les Hércfies de leur teins. Voila comment on parle de- 'vant toute la Sorbonne, 'voda en mènerai le langage du Papifme; le fer (^ le feu font des moiens hons ^ permis contre ceux qui ne font pas Ortodoxes. Si cela efi comment eft'ilpojfibk que le Duc de Guife, qui fût tiié par Poltrot^ait pronojjcc avec tant d'^empha^ fe la fe?itence quo?i lui attribue é^ dont on lui fat tant d honneur. On conte qu'eau fié- ge de Rouen un Gentilbo'mme Huguenot lui aiant été amené qui avoit eu dejjein de le tuer j PREFACE. Lxv îiier, é^ cjui lui avoua cjm ce ri étdî point par hûîne au^d eût coiiçuè' contre fa per" fomie mais quîlavoit crû y être •juiîo^é pour fer'vir Jà Religion^ le Duc en le relâchant lui Mty va t'en, fi ta Religion te commande û'ailafiiner ceux qui ne t'ont jamais otenié, la mienne m'oblige à te donner la vie que j'ai droit de te faire perdre, juge par là quelle eft la meilleure. Ce feroit a'voir parlé fagement c^ Chrétiennement fi l'on na'voit pas été Catoli(^ue (j^ à la tête â' une arrr,ézdirfiécuta7ite t mais auand on fonge c^ue celui cjui parle ainfi e[t un perfécuteur de Religion, on ne peut que fe moquer de lui comme d'un homme qui agit en Comédien ^ qui fait de la Re- ligion une Aîommerie; qui pardonne par fafie (^ par bra'vade a un fimple parti- culier digne de mort pendant qu'ail exerce une cruauté i^uvage (^ abominable fiir tout un grand Corps de gen.' innocens Ce Duc de Uuije net oit il pis de la même Réli- gion que François \. ^ Henri \\ navoit^ il pas aprouvé (^ confeiUé l'Edit de Châ- teau Lxvj PREFACE.

Lxvj PREFACE.

îeau Briant, ^ celui d^ Romoranîin o^ui foumettoient les Protejhins à la mort r* n'a- 'voit-îl p-as travaillé de tout fon pouvoir à Pétahlijjèment de nncjuîfitton en Fran^ ce, ce qui eut été proprement établir une hoHcherte d hommes-, une Chambre arden- te toujours fiégeante (^ environnée de bourreaux \ N^avoit'il pas éîé le pr in ci" pal promoteur du dejjem que h mort pré- cipitée de François II. rompit^ qui et oit d^envoier des troupes par toutes les Pro- *vinces (j^ de faire figner un Formulaire a torts les François a peine pour les refu^ fans ' é^ cet on la p/r/s douce punition) d'être chajfe.i. du Roiaume ér d\tre dé- pouillez,. de torts leurs biens. mais corn- bien en auroit-on fait mourir \ IS'étoît- ce pas encore ce même Duc qui avoit (oufert que (es gens maffacraffent à Vajfi plufieurs Hugue?wts qui priaient Dieu dans une Grange? en wi mot l ohjtinatîon qu'ail témoigna pour que ces pauvres gens fuC- Jent toujours punîjjables du dernier fuplice ne fut' elle pas la caufe des guerres civiles de Religion, quo?i n^eàt jamais vues en France France PREFACE. Lxvij France fi on les eut laijje prier Dieu à leur manière \ Et ne faifoit-il pas cela par z,éle de Religion ^ îauroit^il fait s il eut été Vaïen \ ÏV auroit-tl pas foufert ks Trotefians auffl bien que les Fafifies? Ce .^uil en faifint rpétoiî il pas aprowué far le Pape (^ par le Clergé ^ Comment donc potivoit'il dire que fa Religion lui or don' noit de pardonner à ceux qui l' avaient o- fenje j puis quelle Pen^ageoit â faire moU' rir t^ a tourmenter en mille manières une infinité de gens qui ne lui faif&^ent aucun mal y ^ qui ne demandoient qu^à [eruir Dieu filon les lumières de leur confience? Vûila P énorme turpitude, (^ qui tient d^u- ne ef^ece de Farce, des Religions qui perfecutent ^ qui contraignent d'^entrer. Un homme d'une telle Religion ne fera pas dificulté de protefter que pour ce qui le concerne en fia perfionne il pardonne à un homme de diferente Religion les ofenfis. qu'ail en a reçues, mais il ne laijJe ptis de fen'voier au gibet ou aux galères fions pré^ texte qutl nu pas la "jérttahle fioi, ^ fut-ce une perfionne de qui tl auroit reçu du.

du.

Lxviij P R E FA C E. ^u fèyvice. En bonne foi ce Duc ne for,^ geou guère à ce qiuI difoit, mis o.ui. ofoiî comparer les 2. Religions, ^ don- Tier ï auantage à la fienne en ce qui re- garde la chanté. Le Gentilhomme qui a'voit conjpiré contre lui croiai^t que fa mort fe» roit avant ûgeufe a la Religion Vroteftante ne fuivoit pas la 'vrnie dochine de fon parti, car il n'^y a point de Je ol 0(^1 en Froteftant qui ne dife ^ prcche^ é^ jou- tienne qu'ail rPeji: pas permis, afin depro^ curer P avantage defi Kéltgion, d'^^Jjc^jfi- ver, mais le Duc conformément a w^e docifine aprouvée, c^ mille fers conim -.;?- dée dans fa Réito^iony opmoit dunslecoft- feil du Roi â faire des Edits quicondan- najjent J mort une tvfimié de bonnes ^ens i é^ il navoil veine qui ne tendit a L ex- tirpation de la Sech par les voies lespùïS" viole?ites. Avec ces dijfofitions n^eJt'C^- pas je moquer du inonde que de Je glori' fer quon a une Religion qui ord^mne de pardonner CejÈ â quoi /jet) ne les (..onver- tiffèurs de faire attention. Il- Je mettent dans un état que toutes les plus- belles maxir/jes PREFACE. Lxix xi^?7es iJe la morale Chrétienne ck'vienmnt dûus leur bouche des Jornettes ç^ des iro- nies de farceur i ou un ^uain Galimatias, Car eferont-ih dire que pour P amour de JefuS'Chrit ils facrtjient leur rejjtntimentj ils pardonnent les injures <^ui leur font fai- tes, ils cherchent la paix ^ la jufiice ^ Ojèyont'jls dire cela lors cjuon pourra leur reprocher que par la contrainte qu ils croient pouvoir faire Chrétienneme?it a la con^ fience y ils font dans l'engagement de pi lier ^ de batre y d''er/2prifonner ^ d'enlever de faire mourir une infinité de perfonnes qui ■ ne font nul tort à PEtat y ni à leur pro^ cbainy (^ qui ne- font nulle aïftre fuute y que de ne pas croire par rejfecl pour Dieu ce que d'^autres croient aujfi par refkeci peur Dieu.

ISotre. fié de, é^je çroi que le:- pré ce-* dens ne lui en doivcîit- gueres, efl plein d^effrits forts, O de Déijles. Qn ^en éton- ne y mais pour moi,e no étonne qiiil «y, en ait pas davantage veu les ruvagts que la Religion produit dans le monde. (^ Pe.\twclion qiielle amcfie par des confe' quences Lxx PREFACE.

quences fresque inévitables de toute verfu en autorijant four fa projpérité temporelle tom les crimes imaginables, f homicide^ le brigandfige i l'éxil, le rapt^ érc. qui troduifent une infinité d'autres abomina'^ lions l hîpocrtfi^e, la profanation farrilé- f^ des Jacremens ^c Mais je laifje à mon Commentaire à pouffer cette rnaùt' te* TABLE TABLE DES MATIERES.

Pour le T>ifcours Préliminaire.

OCafion de cet Ouvrage, pag. v Ce que c'efl que Converùjjeur, p. vij Commenn on le peint dans une Enfeigne d'Auberge. p. ix D'où vient qu'on répond aux meilleurs livres. P-^U Plainte ridicule des Catoliques Anglois p. xiv La politede univerfelle du (lécle n'a pu rien fur la férocité du Papii^ me p. XV Egalité delà perfécution préfente avec les paffées fans faire compenfation de rien p. xvij Refu- TABLE.

Réfutation de ceux qui difent que les perlccutions faites aux Pro- llans ne leur donnent point lieu d'en faire autant aux Catoliques. p. xxiij *■ Supofant la prétention des uns 5c des autres, les Proteftans auroient plus de raifon que les Papilles de per- fécuter. p. xxv Ce que pourroit dire PEglile An- glicane aux Papilles, p xxviij La vérité ne ioufre point prelcrip- tion comme un Roiaume. p. xxx Jugement furlesloix d'Angleter- re contre les Papilles. p xxxiij " Exception pour les Rois. p. xxxvj Projet imaginaire mais dont Pé- xécution feroit tres-utile contre le Papilme. p. xxxvij Raifons des MifTions. p. xxxix Reproche de Scioppufs aux Jeluï- tes. P-XL Embarras des Apologiftes des per- fécutions. P-XLij Citation du Sr. Mamhou^gTp.xi^ii} PalTage de Mr. DirOjS contre les Avan- TABLE.

proférions forcées. p. xlîv Avantages qu'il donne aux In- fidèles contre les MilTionnaires p. XLviij Réflexion fur Parrêt contre les recufans de communier, 6c contre ceux qui exerceront en France quelque acte de Religion Prote- flante p.XLix Réflexion fur le confeil donné à Augufie de ne point foufrir les inno- vations de Religion p. LJ Le Paganifme eft une preuve que la tolérance ne nuit point aux Socié- tez p. Liv.

Les premiers Chrétiens fous Né- ron fuccomberent à la force des tourmens p. lvj.

Ils lont pourtant au Martirolo- ge p Lvij Réfutation de ceux qui difcnt que pour ruiner les Protellans de France il faloit le plus -grand Roi du monde p. Lviij li'ancienne Eglife eût étéperfc- TABLE.

Cutée Hins relâche p. Lxiij Réflexion fur ce que le Duc de Guife pardonna à un Huguenot qui le vouloit aflafliner. Ridicule de la fentencc qu'on dit qu'il prononça en cette ocafion p. Lxiv Toutes les véritez morales de l'Evangile deviennent une farce en la bouche d'un ConvertiJJeur p. Lxix Tour TABLE.

'Tour la 1 Partie dn Commentaire, Chapitre I.

QUe la lumière naturelle, ou les principes généraux de nos connoillances,ront la régie matri- ce 5v originale de toute interpré- tation de l'Ecriture en matière de mœurs principalement. pag. i Tous les Jéologkns rendent hommage à îa- P/jilofiphte p. y Tour<^Hoi toutes les 'vérités particulières dot^ 'vent être examinées par la droite rai- fin p. lo Tar quelle lumière Adam a connu quilde^ voit sahfienir du jruit défendu />. 1 4 Affés la chute d' Adam le recours à la lu- mière naturelle a été vlm-indiff>enfahU Réflexion fur Us loix de Mot fi p. 10 TABLE.

Jr/Jporrtance ér nécejfué de confuîter la lu^ miere naturelle P- ^5 ^ue les Caîoliques Romains reîomhenîM a- frés leurs grands circuits p.i^ Chapitre IL Première Réfutation du fens literal de ces paroles Contrain-les d'entrer^ par la raifon qu'il eft contraire aux plus-diftinctes idées delà lu- mière naturelle. p. 28 Les aEles de Religion furemenî externes ne fauroient plaire à Dieu p'~9 En ejuoi conflue la Religion p.^i La contrainte efi incapable d^inf^irer la Ch AP iVre III.

cCeonde Réfutation du même fens literal, par la raifon qu'il ell con- traire à l'efprit de l'Evangile.

TABLE.

VEvangile a été vérifié fur la himiere na^ îurelk p.Ofi Excéience de P Evangile fur la loi de Motfe La douceur et oit le caraBére dominant dz Jefui'Chrit p. 49 dufens de contrainte c^ne î on donne à [es -paroles. p. 53 Chapitre IV.

Troifiéme Réfutation du fêns li- teral, par la railbn qu'il boule- verfe les bornes qui feparent la juftice d'avec Pinjuftice, 6c qu'il confond le vice avec la vertu, à la ruine univerfelle des Socié- tez. P-5^ Réfutation de ceux (juidtfcnt ciuun Roi f eut loger fis gens de guerre chez^ qut d lui flak p*5?

Et de ceux (jui difent cjuc les Huguenots ont contrevefm aux Edits p. 60 TABLE.

Z.e droit de contraindre efi le renverfement Général du Décalogue p. 64 Et le [acagementrcciproc^ue des diferens par- tis, (^ la fource cominudk des Guerres civiles p. 6S Ex:eptio7i ridicule pour les Rois cjue font c^ueltjues Cat clique s Romains p-J^ Chapitre V.

Quatrième Réfutation du fens li- teral, par la raifon qu'il fournie un prétexte tres-plaufible 6c tres- raifonnable aux Infidèles de ne lailler entrer aucun Chrétien dans leur Pais, &: de les challer de tous les lieux ou ils les trouvent.

To//s peuples font obligez de donner audience à ceux qui leur promettent la découverte de la vraie Religion ^.: 6, ^ 5 7 Supofition de la demaîide que devroit faire un Roi de la Chine aux AJiJfiowiaires du Tape p,%o Et TABLE.

Et de la réfonfe de ces Mtjfionnaires p.2l Suites que doit avoir la rêpnfe p. 8 5 Obligation indtjpenfable de chajjer les au» teurs de la répon/è p. 87 1. Treuve de cette obligation ib.

2. Preuve P-9^ 3. Preuve p'9^ Récapitulation de ces preuves /^ 95 Réfutation de ceux qui dtroient quil mfaudroit pas avouer au Roi de la Chine que Je/m - Cbrit eût ordonné la contnwite Infamie du Chriftianifme en cas qthn put attendre à déclarer cet ordre pifques au tems propre pour ï éxecution p. ICO Chapitre VT.

Cinquième Réfutation du fens li- teral par la raifon qu'il ne peut- être exécuté fans^dcs crimes in- évitables. Qiie ce n'clt pas une cxcufc que ce dire qu'on ne pu- nit les hérétiques que parce TABLE.

qu'ils ont contrevenu aux Edits.

TIan Génèrcil des crimes compli^^uez. dam la dernière fey\écuiîdn p. icS Cas de confience à propofer aux CojifijJpuYS des Dragons ejui ont facagé Us maifins des Vrotefians f.iio léchez, particuliers aux nns d'^Egltfi dans cette perfécHtion f' ^ ^l Réfutation de ceux qui diraient quon n^a pas prévu tous ces defirdre;, (j^ qu en- core que ycfiis-Chrit en ait pré'Vi\ il na pas /., ijjé défaire pré cher Z' • ' ^ 7 Et de ceux qui diraient que le fuccés des Dragonneries en repare tout le mal Et de ceux qui diraient quon n a fait qu in- figer les peines établies contre les de/obéi/^ fans f'^'^l Conditions néceffaires à une Ici p. ii6 Défaut ejjentiel dans le. Souverains de puïf fance pour faire des loix en matière de Religion p* 132, Jnjlance coîitre les Adverfaircsprifede quel- ques TABLE.

Et de quelquei autres îoix moins odieu/ès Chapitre VIL Sixième Réfutation du fens literal 9 par la raifon qu'il ôte à la Reli- gion Chrétienne un fort argu- ment dont elle fe fert contre le Mahométifme. 149 Raifonnemetiî de M. Diroys contre les Mahomet ans retourné contre ks Fapifies, Chapitre VIII.

Septième Refutaton du fens lite- ral, par la raifon qu'il a été in- connu aux Pérès pendant une longue fuite d'années. P-^J?

Doctrine des T ères fur la perfécution />. 1 5 7 TABLE.

Cette mewe docîrine fi pré fente d'elle - me^ we aux Fapijies lors cju^tls n écrivent pas actuellement en faveur delapo'Jecution p. i6i Chapitre IX.

Huitième Réfutation du fens lite- ral 5 par la raifon qu'il rend vai- nes les plaintes des premiers Chrétiens contre les perfécutions Paiennes.

Supofiîion d'une Conférence entre des Défutez, de la primitive E^lifi -, C'^tjueli^ue Mtnijrre des Empereurs p \ 64 Difcours du Commillaire Impérial, th, "Réplique du Commiffaire f'^^7 K' clique des Dé futez. p. 16^ Autre tnfiance contre les Députez. ^ C^preU' ve que la violence auroit été commandée direç}eme}it ç^ non par accident Cha- TABLE.

Chapitre X.

Neuvième &• dernière Réfutation du lens litcral, par la raifon qu'il expoferoic les vrais Chrétiens à une opreflion continuelle fans qu'on peut rien alcguerpouren arrêter le cours que le fond mênic des dogmes contellez entre les perfécutez &: les perfccuteurs, ce qui n'cll qu'une chetive peut ion de prmcipe qui n'empécheroit pas que le monde ne devint un Cou- pe-gorge. ^ p. i8i Coîîfidêration de ce o^ui fe pajferoit defcùh afech du Chrijîianijryie. p. 1 86.

Vawe (^ ridicule excufi fur ce que ton au^ roiî la vérité de fon coté, p. i8S TABLE.

Tour la t Partie du Commentaire.

PRémiére objection j On n'ufe point de violences afin de gêner la confience, mais pour réveiller ceux qui refufent d'examiner la vérité. Illufion de cette penfée. Examen de ce qu'on apelle opi- niâtreté P'^93 Cowhen les pûjfions empêchent de faire un ' bon éxamm P* i5>4 ^^e Péîaîoulesperfécuteurs mettent lesge?is ûpn de les obliger d'éxamwer y les empê- che de bien choifir p. 1 98 Ce qui fe pourroit dire contre lafagejje de 'Je- fus- Chrit,;'// û'voît ordonné laperjécu - tion comme ime préparation à (examen.

p.ioz Dilemme co77tre les Adverfiircs p.zoj TABLE.

^e leurs perfécutions feroient fijîs fi-uit fi elles n avoienî four but de contraindre en^ fin la confience p. icS Examen de ce c^iion apelle opiniâtreté.

hnpojjihilitè de la difcerner de la confiance, p. II L Ce nefipas une marque d' opintdtreté depeV' fifler dans fa Religion après a'voir été re^ duit au filence par un Contrcuerfifie, V E'vidence efl une cjualité relative p.ziB On ne peut jamais convaincre un particulier que l'explication a^uon lui a donnée fut Chapitre II.

Seconde Objection; On rend o- dieux le lens literal en jugeant des voies de Dieu par les voies des hommes: encore que les hommes foient en état de mal ju- ger lors qu'ils agi lient par paillon, TABLE.

il ne s'enfuit pas que Dieu ne faflc- fon œuvre là dedans par Icsref- forts admirables de fa Providence. Faufleté de cette penlee, 6c quels font les éfets ordinaires des perfé- cutions. p. iij Réfutation de ceux cjui auroienî recours a la maàme les voies de Dieu ne font pas nos voies p 116 Diference entre la houe ewploiée contre l'a-» l'eugkment du corps, c^ la perféculi&n emploiée contre l' a'veuglement de l'ejprtt "Preuve tirée de ce qu il nefi pas permis de filtre tort à un homjnepour le corriger de fe s 'Vices /'•-?> Que? expérience prouve que les perfecutions ne font pas une caufe ocafionnelk établie de Dieu pour conférer l' illumination de l'e» Revue g^énérale des éfets que produifent les perfecutions p. 242.

Opofîîion des maximes des Tapi [les de Fran- ce é" d'Angleterre />. i^6 Ré- TABLE.

Réflexion de Michel de Montagnej^/- le fuplice de la (juefiion p- - 5 1 Fcnfée de Mêlerai fltr le fif lice d' Anne du Bourg?»^57 Chapitre III.

Troificme objection. On outre ma- lignement les chofcs en faifanc paroître la contrainte comman- dée par Jefus-Chrit fous l'image d'échafauts, de roues 6c de ci- bets 5 au lieu q^u'on ne devoit par- ler que d'amandes, exils, 6v au- tres petites incommoditez. Ab- iurdité de cette excufe, & que fu- • pofé le fens literal le dernier fu- plice eft plus-raifonnable que les manières chicaneufes 6c que les pilleries 6c captivitez dont on s'eft fervi en France. 259 I. Preuve que pofé le fens de contrainte les roués ^ les Bûchers font îns-UgtUmes contre les errans p 161 TABLE.

IL Preuve tirée de l'utilité des fuplices pour groffir la Communion qui senfert p. 1 67 Aplication de tout ce quifefeut dire pour les perfécutions non fanglantes auxfanglan* Incapacité des Auteurs François pour jnful' ter aux Ej^agnols fur l'Inquifition.

Nouvelle Apologie des perfécutions les plus" atroces y comme du Duc d'' A\hc pofé U fins de contrainte p- 27S Remarques coiître le P. Alexandre Do- minicain p. iSz Ahfurdite^ de]u{ïc Lipfe dans fin Traité de una Religione p*-^*) Dilemme de Terî ullien contre les perfécuteur s mitigez. p. z^o Martîre de l'E?7ipercur de Trehifonde />. 25? 5 Cha- TABLE.

Chapitre IV.

Quatrième objection, on ne peut condanner le fens litcral de ces paroles Contrûin les cPwiîrcr^ fans condanner en même tems les loix que Dieu a établies parmi les Juifs, 6c la conduite que les Prophètes ont quelquefois te- nue. Difparité 6c raifons parti- culières pour P ancienne loi qui n'ont point lieu fous l'Evangile.

^uand on punît les Héreîio^ues ccÇt un moïn^ dre. mai de les faire wcurirfoiî qu ils di^ fent ejuils veulent changer, foit (qu'ils ne le dijent pas, <^ue de les renvoier abfoî4S lois qinls dijent qutls veuletit changer Principe pri?rordial pour ré foudre lohjeclton tirée de f exemple de Moï/è ejui fait tant jafer les Dcijks contre l^Ecriture p. 299, TABLE.

Qui! neft point contre l^orche qu'un Legi- Jlaîeur fajje 2. hix dont tune empêche r éxecution de t^ autre P-l^^ L'Idohtrie na été punie par les loix de Mot- fe, quen qualité de [édition contre U gouverneme?]t civil f. 5H IV. Diferences entre les loix de Mo'tfe ^ celles de f Evangile P • 5 ^4 Chapitre V.

Cinquième Objection; les Protc- fbans ne peuvcnc blâmer le fcns literal de contrainte fans con- danner les plus-fages Empe- reurs 6v les Pcres de PEgliie 6c fans fe condanner eux-mêmes puis qu'ils ne iouiVent point en cer- tains lieux les autres Religions, 6c qu'ils ont quelquefois puni de mort les Hérétiques, Servet par exemple. Ulufion de ceux <iui font cette objeclion; raifons particu- TABLE.

ticulieres de ne pas tolérer les Pa- pilles, p. 525 \ Réfutation courte é^ générale de ce qtto?t a» lègue fi fouvent la conduite des anciens Confidérations fiir la conduite des Princes ; Frotejlans qui ne Joufrent qu'^uneRéli^ Jl efi permis aux Souverains de défendre qu'ion enfeigne ce qui choque les loix politi- Sur ce pie il peut être permis de faire des loix contre le Papiime c^ en ver' tu de ce qu'ail enjeigne la non tolérance Compara ifin de P intolérance des Vapiftes ^ des Froîeftans p. 546 Réflexion fur un endroit de l'Edit qui a ré- voqué celui de Nantes Z'- S 5 2» Confidération des divers dégrez, de l"^ intolé- rance f-353 I. Degré;>.:;54 TABLE.

$. Degré p.^^^H Chapitre VI.

Sixième objection; l'opinion delà tolérance ne peut que ietter l'E- tat dans toutes lortes de confu- fîons, 6c produire une bigarrure horrible de Secres qui défigurent le Chriftianifme. Réponfe à cet- te penfée; en quel fens les Princes doivent être les nourriciers de PEglife. p. 561 Ohfcurhé de nos conmiffances? • 3 ^ ^ Si la diverfné des Religions caufe ^ueiquz de ï^ intolérance. f-^^l Devoir d^tm Souverain lors (ju^il s'^ élève des Novateurs,f>> 5^3 Ccrfimenî il doit être le Nourricier de PEglife j> 370 Comment ils ne portejît far F épée fans caufe 2. G rail' T AELE.

2. Graftdes diferences entre un "voleur ou un Meurtrier (j^ un Héretic^ue qui ernfoifon» ne les âmes f'il^ Comparaifon de ceux qui déclament contre les Hérétiques a'vec ceux qui feroient la guerre à un Prince parce qnilauroit écrit à leur Roi d'une manière très- rej^eBueuJè félon les idées de ce T rince, m au incivile félon les idées ^ le goût des fujeîs de ce La bigarrure des SeBes efi un moindre mal que le carnage des Hérétiques quàfait le Papifme p- l^S Bigarrure de FEglife Romaine p. 389 ilue même veu la condition de l'homme la tolérance des Nouveautez^peut fuhfifier ^- *uec le repos public fous des Princes fages; ce qu^ il faut faire pour cela. p- }9^ Cha- TABLE.

Chapitre VIL Septième objeftion; on ne peut nier la contrainte au fens literal fans introduire une tolérance gé- nérale. Réponfe à cela, 6c que la conféquence eft vraie mais non pas abfurde: examen des reftri- (5lions de quelques demi-tolérans.

"Preuves cjue la tolérance Joit être générale r • à P égard des Juifs P'l97 /}. A P égard des Sociniens. Remarques fur ce qu'on apelle blafphcme p. 406 Si les Hérétiques qu'^o?i apelle bLifphéwateurs font punîj]ahles, ilnj a prefque point de SeHe qui ne foit punijjable à Pegard des autres p. 408 TABLE.

Réfutation de ceux qui difent c^uilmfaut pas tolérer les hérefies quirenverfent les fondemens /). 4 1 1 'Et de ceux qui diflinguent les SeBes qui commencent de celles quon îrowve établies (^ l"^ Hère fîar que de celui quil trompa Chapitre. VII I.

Huitième Objection: on rend o- dieux malicieufement le fens li- teral de contrainte en lupofant faullement qu'il autorife les vio- lences que l'on fait à la vérité. Réponfe à cela où l'on montre qu'cfectivement ce fens literal au- torife les perfécutions fufcitées à labonne caufe, 6cquelaconfien- ce qui efl dans l'erreur a les mê- mes droits que celle qui n'y eft pas Il ejî quelquefois phtS'avantagetix de diJpU" ter TABLE.

ttr avec ungrafjd ej^rit e^uavec un petit ^l^ tout ce qui efifait contre la confience efi péché P' ~r^9 Et le pins -grand péché <jui/epujjje dansfon efpece. p.^ii ■Comparaifin à davantage de la confieijce entre ce cjutfe fait de malparfon ordre, é^ ce cjUîferoit un hten, mats qui fe fait contre fin ordre Z'- 4-4 ^ttiil ny a peint de honte morale dans une aumône donnée contre k dicîamen de la confience /'•4-7 ^uil y a quelque honte morale dans le refus de P aumône filon k diBamen de la con~ - fience p. 429 Ce quil faut pour que de.' i?j jures dites â un homme fiiejit un péché Z'* ^ 3 - Freuve, que la confience erronée doit procu- rer â P erreur les mêmes apuis que la con- fience Ortodoxe dott procurer â la vérité "Et que fil JefiifS'Chrit avoiî "ordonné depcr* ■ fécuter, on nepourroit épargner fians cri» me la véritable Religion que ion ferott fer' TABLE.

Eclaircijjcmeriî de cette clcBrînefar la ccnfiaération de Petaî ou/eroit tm Hérétique qui fachara cet ordre ne perfécuteroit pas §^efî le droit de p^rfécuter peut être comfzurt à la ^vérité O" à l'^tiérefie^ tous autres droits leur font comYkmm p. 44 9 Réponfe à ceux qui dijent fimplement é^ gé^ Tïérakment eue la feule obligation d'un Hérétique ef ceUe de féconder tir, /• 454 Chapitre IX.

Examen de quelques difîcultez con- tre ce qui a été établi dans le Cha- pitre pré.cédent du droit de la confiance qui ell: dans* l'erreur. Preuves de ce même droit par des exemples. p. 4^6 Réflexion fur les exemples aléo^uez. dcns les JSouvellts lettre.' de l'auteur de hi Criti- que du Calvinifme Z'- -:57 Les qmliîezj ohjecliTjes des ckofes fondejit TABLE.

principalement aux domciliques de la foi P'5^5 I T. F. a t fin tirée de ce o^ue h droit de la confience Orîodoxe ejl fondé Jur une loi gé?îérak de Dieu, Exemples fur cela III. Rai fon tirée de ce que la ht gé^iérak qui efi lé fondement du droit d une con^ ftence Ortodoxe, fte regarde que les véri' tez, notifiées P* 5 - ^ IV. R,:ifin tirée de la condition des créa- îures aiifquelks Dieu manifejle fis loix py^6 On va au devant dar:^. Ohfiervationsàct quipourroit être o'-jeHé du péché d' Adam p.^Xo Ç,ue ceferoit dema?îder Pimpoffihle à l homme que de prétendre qu'ail difcernaî toutes les ocafiio'rîs OH tl croit être Ortodoxe, d^avec celles ou il teft éfeHtvement p. ^ 54 Réflexion fur les dificultez, que PEglîfe Ro~ mai7ie propofie contre la voie de Nxamen Comment dans ces principes on 7p6te rien à la grâce ^«544 Et TABLE.

Et on ne fauve pas ^Uis de gens que dans les Si toute erreur?iati de Li corruption du cœur Expédient ^ fecours que Dieu a fouryii à ï homme par raport au corps, c^efi de difeerner far fenîiment cequinuîtou eji utile à fa vie P- 5 5 5 V. Raijon tirée de ce que Popinion con^ , traire réduit ï homme à un Pirronifme plus fiupide qu un tronc /^* 5 5^ Remède à cela en fupofnt peur Pâme un expédient femhlable a celui que DicunotiS fournit pour la nourriture dit corps p.')6D \ I. Raijon tirée de ce que Popinion con- traire reml le choix du Chriftanifme im- poffible aux Infidèles?• 5 ^3 Vil. Rùifon tirée des exemples d'erreur qui ahfolvent de toute faute p. 566 Penjée ftr l'ignorance invificit le p- 5J^ §iue cette dochine ri empêche pds'l'ufige de la S. Ecriture, p- 574 ^ue lEcriture peut conferver également Jet honneurs (^' fon autorité dans des feùiei opofées P'M^ TABLE.

Chapitre XL Refultat de ce qui a été prouvé dans les 1 Chapitres précédens, & au pis aller réfutation du fens de contrainte. p. 580 ERRATA.

T E cîtrrc du Chap. X. de la 2 Partie finit à ces paroles, ^«o; quelle ne lefaffepas îoujturs. Le refte imprime comme fî c'c^tcit le tîrre efl: le commencement du Chapirre & devoïc ctrcim-' prime d autre caracière.

On ne marque pas les fautes d'imprelllon par- ce cju'on (îipoie c]ue les Lcclcurs iiitclligens les apwr:evronc d'eux- nié:iics.

I COM COMMENTAIRE PHILOSOPHIQUE Sur Ces paroles de P Evangile félon S. Luc Chap. XIV. f. 23. Et le Maître du au/h'viteur va par les chc'* mins (j^ par les haïes, e T C o N- TRAÎN-LES d'entrer^ afin ijue ma maifonfoit remplie.

Première Partie, Contenant la réfutation du fens litc- ral de ce pafTage.

Chapitre I, (^e la lumière naturelle, ou les principes généraux de nos connotjjdnces, font la régie maîrîce (^ orîgir.ale de tnuîe inteT" prétation de i' Ecriture en matière de mœurs principalement, )^WH ^ ^'^^^'^ ^ux Téologiens ^^r^ êc aux Critiques à com- g^^^ nicntcr ce pailage en le comparant avec d'autres i tn examinant ce qui précède & ce A qui qui fuit, en faifant voir ia force des termes de l'original,5v les divers fcns dont ils font fufceptiblcs, àc qu'ils ont effeéVivement en pluficurs en- droits de PEcriture. Je prétens fai- re un Commentaire d'un nouveau genre 6c Pappuïer fur des princi- pes plus généraux Oc plus infaillibles que.tout ce que l'étude des langues, de la Critique ôc des lieux Com- muns me pourroit fournir. Je ne chercherai pas même pourquoi Jc- fus-Chrit s'ell fervi de cette expref. (ion contraindre, ni à quel légitime fens on la doit réduire, ni s'il y a des miflicrcs fous l'écorce de ce mot, je me contente de réfuter le fenslite- rd que lui donnent les perfccuteurs. Je m'apuie, pour le réfuter in- vinciblement, fur ce principe de la lumière naturelle, i^ue tout Jem literal qm contient l'obligation de faire des crimei efr faux, ' S. Auguftiu donne cette régie 6c pour ainfi dire, ce Critérium pour pour pour difccrner le fens figuré du fcns a la lettre. Jefus-Chrit, dit-il, dé- clare que fi nous ne mangeons la chair du fils de l'homme nous ne fe- rons point fauvez., il fembl^ue ce foit nous commander un crime, c'efl donc une figure qui nous enjoint de communiquer à la paflion du Sei- gneur, ÔC de mettre agréablement 6c utilement en la mémoire que fa chair a été crucifiée ôc navrée pour nous. Ce n'efl pas ici le lieu d'exa- miner fi ces paroles prouvent que S. Auguftin n'a pas été de l'opinion de ceux de PEglife Romaine, ou s'il aplique bien fa régie: il fuffit de dire qu'il raifonne far ce principe fonda- mental 6c fur cette clef alfuréc pour entendre bien l'Ecriture, ce/} cjue ft en la -'prenant literalement on engage l'homme à faire de crimes, eu pour oter toute équivoque) à cormncître des a^ citons ijue la lumière naturelle^ les préceptes du Décalogue (jr la Morale de l^ Evangile noîts défendent f il faut tenir pour tout ap- A z r^rré furé que Ion lui donne un faux fins, c^ ^M au lieu de la révélation divine, on profofi aux ptuples fes vifiom propres fespajjions, ^ fes préjugez,.