pareils tribunaux auraient bientôt tout bouleversé parmi nous: c’est à l’estime publique à mettre de la différence entre les méchants et les gens de bien; le magistrat n’est juge que du droit rigoureux; mais le peuple est le véritable juge des mœurs; juge intègre et même éclairé sur ce point, qu’on abuse quelquefois, mais qu’on ne corrompt jamais. Les rangs des citoyens doivent donc être réglés, non sur leur mérite personnel, ce qui serait laisser au magistrat le moyen de faire une application presque arbitraire de la loi, mais sur les services réels qu’ils rendent à l’État et qui sont susceptibles d’une estimation plus exacte.