Je voulus le {ilunir, quand mon peu de lumière Méconnut ce grand Homme encré dans la carriè». Mais enSoquaAd j'ai vu que Mahomet eA né Pour changer TUoivers à Tes pieds conllemé; : B Quand :,q,t,=cdbïGoogle Quand mes yeus éclairés du feu deJcm génie Le virent s'élever dans fa courfe infinie, Eloquent, intrépide,, admirable ea tout lieu, Agir» parler, punir ou pardonner en pieu>.
J'aObciai ma vie à fes travaux immeafes; Des Traces, des Autels, en foot les réççoipeDres- ]e fus, je te l'avoue, aveugle comme tgi.
Ouvre les yeux, Zopire,& change jajnfî que moi< Ec fans plus me vanter les fureurs de ton- zèle.
Ta jjerfécutioQ « lî vaine £c cruelle,.
-^ Nos frères gémillâns, notre Dieu blasphémé.
Tombeaux pieds.d'uti Héros par toi-même opprimé.
Vienbaifer cette main qui porte le tonnerre.
l'u me vois après lui le premier de la.Terre; IjC pofte.qui te refte eft encor aflez beau.
Pour fléchir noblement, fous ce Maître nouveau.
Voi ce,que nou5étions,& voicequènous fommes.
Le Peuple aveugle & faible eft né pour les grand» Hommes, Pour admirer, pour, cmire & pour nous obéïr.
Vien régner avec nous, fi tu crains de fervir; partage nos grandeurs pu-lieu de t'y l^ultraire; Et las de l'imiter, fais treiaWer Je Volgairo.
:,q,t,=cdbïGoOgtc ' z'o p irê: Ce n*e[l «ju'à Maliomec, " à fes pareils, à toi » Que jeprétens,'ôniar, ïnfpirer quelque eSroî.,. Tu veux que du Séoac le Schérif infidelle EDcenfe un Impolleur," 5c couronne un Rebelle! • Je m te nierai; point que ce fierSéduÛeur N'aie beauà>upide prudencej&bewcoup devaldUr. ft conooit, âHhme toi, les titeiu àc «on Matcte't S'il étoit'WŒttUbBX, c'eft na' Héros peot-4tie,': i Mais ce Héros, Omar, «ft {jQTti'flïtle, tlO"ciuel,i Et de tous I^'Tyraos^'c'eflle.ptuGainiiact'.: -^ Ceflè do m'abit^ncer fa trompeufbJdéneflCr, '^■ Le graud art qu'il poUede çfi }'art de la vengeance. Dans le cours de la guerre ua fuoefte deftin ^ ' Le priva de Ton fils que fit périr pia main; MoD bras perça le filsj ma voix tiannit le pere;'^ Ma baine eil jqfléxîble ainG que r^ colère; Four rentrer dans la Mêquè'il doit m'çxt^tmïner,. Et le jufte aux méc^aps.oe doit point paidooner.
Eh bien, pour te nkbntrcrqiè Mahomet pardonne, pour Cp/^ embraOei l'exemple qu'il te donne, B 3 Farca- :,q,t,=cdbïGoogle fSf> UEi FA N ATI SMH-, partage avec \aum6me, 2c dooac h ces Tribut Les dépouilles des Rois que oous avons vaincu». Mets uD prix à la Paix, mecs as prix i Palmire; Nos crefors font & coi.
Tu peofès nie fédnire? ■ Me vendre ici ma bonce, & marchander la paix pârïei! crefors honcetix, le prix de fcs.fbrcfiuts7' Tu veux que Tous fes lo)x Palmire Te remette? ÇHe » trop de yercu pour.écre & Sujecte; Ec je Teux l'arracber aux Tyrans impofteun, Qui^Dverf^-Jes Lofx.& corrompent Jes monira* Tu me parles toujours comme un Juge împlacabfc, Qui fur foâ Tribunal intimide un coupable. ' ^ Fenre& parte en Miuiftre, agi, craitte avec mof.
OMAR..
■ S,q,t,=cdbïG00g[C MéoBge fs pujflaoce 3e rëfpeâe & gloire. Aux nonis de Conquérant & de Triomphateur,. )i.veut joindre le nom de Pacificateur. Son Armée eft-cQCor aux bords du Salbare, Des Murs otije fuis i)é le fiège fe prépare; SauvûQS, û tu m'en crois. Je fang qui va couleft, ', Mahomet veut ici te voir & te parler.
Traître 1 Si de ces lieux facri£>-j'étoi) r.uafqitè'-Maître, C*^ en te puoiflant que j*aurois répondu.
OMAR. Zopire, fai pitié de ta faufle vert* Mais puisqu'on vil Sénat intôlemmcnt partage De ton gouvernement le fragile avantage; Puisqu'il règne avec toi, je OQurs m'y préfenter.
B3 ZOPÏ.
:,q,t,=cdbïGooglc; VZOPIRE. i: Je t'y ftiîs: nous verrons qui Ton doit écouter. ]c défendrai mes Loix; ines Dieux & ma Patrie; ■ Vicn y contre ma voix prêtée ta voir impie Au Dieu perfécutê, effroi du GeDte Humain, Qu-'uD Fourbe oiTeBonoacer les armes â U ïnaio.
' A PbanoT. Toijvien m'aider jPlianor,à repbuiTer un Traître; Le fouffrirparmi nous & l'épargner, Vert fétre. RenverToDs Tes defleù», coniba'dons Ton orgueil, Préparons foo Tupplice, ou creufons aion cercueil. De lui feul ennemi, pour lui Teul implacable,. L'amour de la vertu me rend inexorable.
ACTE bïGoogIc ACTE SECOND.
SCENE I.
SEIDE, PALM 114 S.
P A L M I R E.
jg^è^jm Ans tAi pHfen Cruelle ^«ce tzn Oîea qui - 35 D S te guide?
SEIDE.
O cbume dpma vie, & de toûs-raesaulbears;' >^- Palmire, uaiqoeol^ct, qui m'ascpâtédes pleurs, '^ Depuis ce jwr de fang, qu'un fiàtiemi barbare, ' ' PràvdesCamps du Prophète, aux bords du Sa^lK;'' Vint arracher fa proyfe à mes bràstoflÉ faoï^aiw. Qu'étendu toia de toi fur des corps eKpÏpaos, •' Mes cris inaï entendus fur cette. infâme rive ' - Invoquèrent IftnorG'l'oufde à ma voix f^tfficivel B4 Orna jbïGoo^le O ma chère Palmire, en quel gouffre, d'horreor Tes périls & ma perce ont abfmé mon cceurl QÛt: mes feux, que ma crainte St moa impatience * Accufoient la lenceur des jours de la vengeance 1 Çue je hâtqis l'aflaut fi long tenis dîfKré, Cette heure de carnage, oti de fang enyvré Je devois de jnes niains Wûler la Vjlle îippie, OEi Palmire a pleuré fa liberté ravie! Enfin, d^Mdhjnîec Las fubltmçsdefTeins, Que n'ofe approfondir l'hûmble Efprit des humains. Ont fait entrer Omar en ce lieu d'efdavage; Jel^pprens& j'y vole. On demande us dtage. J'entre, je mepréfènte, on accepte ma foi; Ec Je me ren^ captif, ou je meurs avec toi.
P A t M ï R E. Setdç, aumonent.méme, avant que ta préfence Vipt ide mon'dbfâfpoir calmer la violence, Je nve jettois aux p\esài de mon fiec Rsnifî'tnir. Vous voyez, ai-je dit, les fecrets démon cœur. Ma vie ejl dans les Camps dont vous m'âvez tirée; Rendez,-moi te feul bien dont je fuis ftjparée. Mes pleurs, en lui parlant, ont arrofé fes pieds, Ses TÇfus oac faiS mes effirits effrayés..
:,q,t,=cdbïGoOglc }'3i reoti dans mes yeax la lumière obfcurcie; Moacœur fans irhouvemenc, fans cba|(>tir.& fan^vie, * D'aucuDc ombre d'e^ir n'écoic plus recouru; Tout finifloiç pour moi quand Seide a paru.
SEIDE. Quel eA donc ce niorcel iofenGble à^tesjarmes?.
. PALM IRE, C'efi Zopire; il fembloic couché de mes allarmes; Mais le cruel enfin ^tenc de medédarer,' Que des lieux otij'e fuis rien ne peucme tirer.
S ^ I D E. Le barbare fç trpnjpe; &. Mahomet mon Maître, Et l'invincible Omar, & ton Amant peut-être, (Car j'ofe roe nommer après ces noms fameur, Pardonne à ton Amant cet efpoir orgueilleux) Nous briferoQs ta chaîne & tarirons tes larmes. Le Dieu de Mahomet proteâeut de nos armes. Le Dieu dont j'ai porté les facrés Etendarcs, Le Dieu qui de Médine a détruit les Remparts, Kenverfera la Mequel nos pieds abatuS. Omar eft dans la Ville, & le Peuple h Ta vue N'a point fijc idatçr ce trouble & cette horreur, ■; ;., Bj Qu'iasdbïGoogle dbïGoogle Mahomet nous chérit, il brireroit ma chatDc; Il unirait nos cœurs; nos cœUrs lui fonc offerts; MaisiIéfiloiQ'deaous»& nous lommes aux ien.
Vu 9^ G E NE II. PALMTRE, SEIDE, OMAR.
OMAR. Os fers feroDtbrirés, foyéz pleins d'elpéraoce; Ciel vous favorife, &' Maliomet s'avaace. SEIDE. Lui!
OMAR.
AuConfeil aflembli L*EIprit de Mahomec par ma boHclK a parle.
:,q,t,=cdbïGoOg[c murailles. _,, ,» Il s'eft rendti des ^.ois le Maître 6^ |e fputijeQ, ■ „ Et vous luÏTefufez le rai^ de Citoyen, „ Vient-jlvous eochatûer, vous perdre, vous dé- - „ Il -vienc datia vos cœurs même établir fospoo» voir".
Plus d'UD Jugâ à ma ypiz a 'paru s'éâjjDuv^r; Les Erprits s'ébranloienc,^ rioâéxibje Zopire, Qui cràine de ta raîfon l'inévitable empire, "" Veut convoqner te INniple & s'e6 ftire un appui.
Je parle aux Citoyens, j'intitnide, j'exhorte.
J'obtiens qu'à Mahomet on ouvre enfin la porte.
. Après quinze ans d'éxil, il revoit Tes foyers; II entre accompagné des plus braves Guerriers, D'Ali, d'Aromôn, d'Hercide & de ik noble Elite; Il entre, & fur Tes pas chacun fe précipite.
Chacun porte un regard Comme uo caurdiS&ant, L'un croit voir un Héros, l'autre voir un Tyran, Celui-ci le blaiphéme, & le menace encore.
Cet autre 'eft à fes pieds, les embraÛe,£E l'adore.
- - Nous :,q,t,=cdbïGoogle Nous iurai|t retentfa^ i ce Peuple agité • Les Dons faoés de Diea, de,Exiz, de Liberté;» De Zopire éperdu la Cabale imp^iflànte Vomie en vain les feux de fa rage expirante. Au milieu de leun cris, le front calme & ferainî Mahomet marche eu Maître & l'Olive h h main; Ia Tïhyp eft publiée, & le voici lui-même.
SCENE IlL ,MAHOMET,OMAR,ALI,HEB.CIDE,. SEIDE, PALMIRE, Suite!. '/ ' MAHOMEP.
INviiiciblcs (ôutieDS de mon' Pouvoir fupréme» Noble 6c fublime A1i,Morad,Hercide,'AmmoD, Retournez vers ce Peuple, inflruirez le en mon nom. Promettez, menacez, que la Vérité règne; Qu'on adore mon Dieu, mais fur •tout qu'on ]e craigne.
VQM>'Seide, en ces lieux! ' ' SE IDE.
O mm Père, o nipo Roi, U :,q,t,=cdbïGoQg[c Le Diea qui vous iaf^irc'a 'marché devapc moi. Prêt à.qteiuir ppoïv^i^^pic i touf ei»t«prKt(]re, J'ai prévenu vocrcNordre..
MAHOMET.
,,.. Il eût fàju l'attendre. Qui fait pfus qu'il ne doit, ne rçait^oinc me fervlr. J'obéisà iBoalKéuï vous, fâchez- m'ôbétn .;P a'lmire: ■Ah!'S(^«ir, pardonnez à foD impatience." - ^ ^evés près de vous âans notre tendre et^àceV Les mértie* fentimehs nous animent tbus deux'; Hâàs! mes ciiftês joars font af^ m'albéorcur. '- Loin devons, loiû 'de Itiî, fai langui prlfonnièK, Mesyeux de pleurs noyez s'ouvroiéntà làTiimiërè; Empoifonneriei-vous nnftant de mon bonbeurt M AH O M ET. Palmire, c'en aflièz; jo lis dans yotre cœur» Que,riaioevous^arme & rien, ne vcAis étoov. /Allez 1;n«dgré ]e»Xoins de l'Autel & du Trônp,. Mdiyeux fur vqs defijus feivoc tou^urs ouverts; Jpyoiltctai fur vous camme fur. l'^aiy^t.
:,q,t,=cdbïGoogle vVous> fuivez mes Guerriers; -Avoua, jeunePalihJre, En fervanc votre Dieu mthlgÊKz que Zopfr^. '.
TQjl, rf^ > Itfave Omai^il eâ^ cems^ffloD cœgr . JDfeiçsdîMJers-repJis t;o]^yf^ Ja profpqdçor. D'un fiègeepçor dQHteuK ]a Ijçi^ui oj djfls jic - Peut t^dçr jna.wurfe &.bpnieE ow. (prière;; Jîja.dpDjiffïtlS p()iW;Ie«ms;iyixjDai¥te]s détrpppéf .pe ntSbfef I^um yeus <|c tat^t, d'éclat frapijés,,: - I^Pr;^u§és,aniii foDCles |toj^.du'VuIgai^. ■; Ta coDQOJs quel Oracle, & quel t}ruic populaire One promis l'Univers à l^Ënvôyé d'un Dieu, Qui, reçu dans laMeque&Taiiiqilieur en tout liêb, Entreroic dans ces Murs eoÉiïâraïu.Ia'fneTre-;- ' ]cvien»iBetcfe-à profit jes^ertetHis^UTenéi^ Mais tabâls ^e lés hûîséb pirld^niûaveaUK «ffiMs De ce Peuplé iiiconftant foat moovoif Ves reffltttsi \ De quel œil revois*tu Païiniie avec Seide?
OMAR.
:,q,t,=cdbïGoOg[c Parmi tcaw ces eûfeBB-«ilevé«-p«rBïft«itfo>- ' • ' • 'tjaij formés foa* tan j6i]e& nourris dirns ttLoi, N'ont de Diea que te tieo, n'ont de Perè qliê torj Aucun ne te ferrit avec nîoins de fcrupule; N'eut un cœur pfnfrâocilè, on elprirplus crédule- De Cous tes Mufulinaâs ce font tesplas foumis. ' Ah! coQQois mes fureiirs, & toutes mes fàibleUbs. OMAR. ' Comment?
MAHOMET. T^ rçjùsLj^^ q^e^feDt,^I;e^ y^^qneaf Farmi n^ paffioi^,çègi^afi.ft)Qd deiqqp^jçciH^.j Chargé du roin du Monde, environné d'allarmes, ^ Je porte l'fiDceafoir & leïceptre & les armes; :,q,t,=cdbïGoogle Ma vie eft uo combat, & ma fi-ugalîcé AITervit la oature i mon auftérité. J'ai bapni loin de moi ceue liqueur tcaltrelTe, Qui nourrit des humains la btutale moleflè^.. Dans dei Sables brûlans, fur des Rochers, (jeferti. Je fupporce avec toi l'inclémence des airs. L'amour feul me confole; il eft'ma récompenfe^;- L'objec de mes travaux^ l'idole que j'encenfe. Le Dieu de Maliomet; & cette pa'Hion ^ igitë aàf ^etirs Se m6n atlibitioa. ' Je préfère en fecrec Palmire à mes Epoafesï ''"- Conçois-tu bien l'excès de mes fureurs jaloufes, •Qjiand Falmire à. mes pieds « par un aveu fatal, lofulte i Mabqmetj & lui doi^e uo rival?
OMAR. Et tu n*ès pas vangé?...,^ MAHOMET.
. Juge fi le dpis l'être. Four le mieux détefter apprens à le connaître. De m'es deux ennemis apprens tous les forfaits: ' Tous deux fônt nés ici du Tyran que je hns. ' - dbïGoogIc \ OMAR,.; Quoi 1 Zfljdre «a leur Père?
Hcrcîde en ma puifTance Remît depuis qutDzeaas leur ntsIheureureeafaQce,^ J'ai Dourri |jftQ9^au:fein ces Serpent dangereux; Déjà làns fi: comialtre ils m'outragent tous deux,; J'attifai de mes mains leurs ftux itligicimea. Le Ciel voulut ici raflèmbler tous les crimes; Je veux...leur Père vieott fcs yeut lancent vers août Les r^ards de la haine & les^ traits du courroux. Obrerve tout, Omar, & qu'avec fon ercorte Le vigilant Hercule affiège cette porte...Revten me rendre compte, dt voir s'il tint hiter,. Ou retenir tes coups que je dois lui porter.
:,q,t,=cdbïGooglt: Approche, &. puisqu'erifin lô Ciel vêtit mm litrtf Jl Voi MatuHBeD fansrctitbm j A Wifl ^'^^ rougir. 3-rf:l:rq:::.., -jZi-M^ IRE. Je'Mtigis piyaftôU'îkm y-pava toi abst l'aidfice A' t-rsttié ti P^ié lu'Wâ du pré^»ice, Fo»:Mn de t^ai te MBiâ'feiAte ici In^rlbtn,.. Etfait-iahreia^GoBrresnifroilieii de la.Pàix. Ton qom&Dl^&vmtmnls'divlfii lei familles.; ^heariéfcaxyïe^lpKetiii les mères & lesâUes; Ecda-Trève pouf toî ft'eft qu'un moyen nouveau Pour wfiJf^DH-^hOfrOœilrs enfoncer le'coftteau. La dircorde.tlvllt«flr par-tour ftr ta trace; iWS»ftdage'3iiioort(le''nftiironge & d'audace. Tyran do ton pals, -oft-cè ainfi qu'eivce lieu i: ' T«*^iws deoner la Pais, & m'anooncef uo Dieu 7- db.,Goog[c Et je y«n!oisIeaï»fioM»ai:taeïiÉ» 4.1a terre.',. j Jeme fcnsafl^ïfl^drpottTj^PS^UiÈiifqf...,. yoi quel eft Mabf^net^ nçwjfjCbi^mes feuls, éCQutft Je^isjvabti;ieu£,;tpuç;,bommeJ'eftfaps doiuej. 7 Mais ^aiç RQii)Po5tife,^o,u Çtipf, ou Citoyen,! Ne çoo^-^n.Pfe^^ autU gr^ qiie le mien..,. ^ ChaqçeiEepiîiifli-footofita grillé ftffUferre:..; ParlesLoiXjpaiJeifAptSjatfui'itcfticparUGMWej: Le ten»d«i-AraJlifieftàIa3Bn:veBft., ■. ■; Ce Peuple géa^euîf, trop I<^g-temi inconnu, _,.': Lain^ic dans fcs Defem ccrÉveUr la gloire; Voici les jours nouveaux marqués pour la viâoire.' Voi dû Nord'auWaï l'Univers defolé, ' ' ' '' La ^erft? éiiidoiï'fStiàlà.ifte; S ïoti T-i^é (Sbfâiïlë,' f L'Inde'ëlJfew^ffitiiaè/'ifiêirïgyiwe «bajffée^: '" DelMi»rfle>€aâïtoiït(ri-lir:fpiendear:^ipféç:î- -y V6i l'&tDi^iVfi Roaàtq oombajnedeiMtues parni,,;■ CegrantiG<»|»tà8ilHt£/dtintilesrneni|3is^épar9 ■. LanguilTenti^dîl^iCévrfan? haoneur &faQ? vie;;; Suroes^A8ja4a-lkioi)de<élevoqs.:r.^L{3iMe...■ , Il faijt uonc(uySatt.GttjWî,Mfaut dejiûuveaux ferSi 11 faut.uo:naiii'tauIlieH'po9«lVeugle Univerj, ■ ^ Egypte Oziris, Zoroaftre en Afie » C 2 ChcK :,q,t,=cdbïGoogle Chez les Crétofs Minos, Numa dim l'Jtdlie, Donnèrent afTémetie d'infulËfaDCM Loîx.
Je viens aprts mille ans cùanger ce» Loîx groflièreî J'apporte un joug plus nobleauxNatioiis entières..
JlaboHs les faux Dieux^ & mon Càlte épuré De ma grandeur naiflaote eft le premier d^ré.
Ne nîe reproche point ^e tromper ma Pairie j JfrdétmU fa fhfblefle & fan idolâtrie.
Sous un Roi, fous un Dieu, je vièaa la réunir; Et pour la rendre ïttùlitc il la faut aflbryir.
ZOPIRE. Voili donc tes dellèinsic'eft donc toi dont l'audace D^ la Terre à ton gré prétend changer la. ûce 1 Tu veur, en apportant le carnage & l'cfiVpi,, Contmander aux humains de penfer comme coi; Tu rivages It) Monde, & tu préteDSil'inftruire? - Ait! fi par des erreurs il s'çft laiŒË féduire. Si làtiuit du Menfonge a pu nous ^arer» Par quels flambeaux affreux veuz-ttt nous éclairer 9 Quel droit as-tu reçu d'enreîgner, de prédire, D< porter l'Encenfbir & d'affeâer rJEmpire?
:,q,t,=cdbïGoOglc Le droit qu'un erpric vafts » & feanecn Ces deflèins, ZOPIRE.,.^ Eh gnoil totit Faûieifti qui pienfe a.v(ic courage^ Doit donner aux iflOrteU vm notiyel efclavage? Ila.filrolCjde^fnDipe.C} s'il trompe avec grandeur?.
MAHOMET. r. i * Oui. Je connols ton Peuple,' -il^k Mfoin d'erreur. Ou viéiicabile op ^^x> mon Culcc efl néceifaire. Qs^fi'onc produit tes Dieux? Quel bien t'ont- il^ pu faire? Quels lauriers vois-tu croître au pied de leurs Autels^ Ta Scfte obfcurc & baffe avilit les mortels, ~ Enerve le courage & rend l'homme iîupide; " " La mienne élevé l'ame & la fend intrépide., hia Loi fait dtf*Héros. ' ï Di plutôt des Brigands. Porte ailieuraees leçons, l'école ides Tyraw. Va vanter, l'impofture à Médinp où tarègnes, Oli tes Maîtres féduits marchent fous tes Enfeignes :,q,t,=cdbïGoogle Oh ta vois tes igaoKÂtc) pieito âtîatus. Des ^auxl'de lông-tcmt Mahomet â'to a ^lut. ' Je fais trembler U:Meque', â:'je.règDe & Médine; Qoi-fl)oi,'Kçoii4.f^ix, li tuçnit|S;.t4,fitfi|e. -■:iJi-ait0Ç;l R.Ei." xu:;i.',,-:, Nous amis] nous? crifel! ah quPlnouY^U preflJËfl/ ConDots-tu quelque Dieu «i]ui falTe un tel prodige?
ZO- :,q,t,=cdbïGoOg[c ' MAHOMET. "■ '"^ La Qécellitéi Les Enfers & les Çieqç ferpq;ç iijiîs enfemble. L'intérêt jeft ton Dieu, le mien efl: l'Equité;. ^ Entre ces eoaemis il n'eft poioc de Traité. Quelferoit le clmenc;'r^diid^hii?, fi tu l'ofcs, De l'honftleJsibiiid^quildittéfliéfqdpofiît^aE an si RépODd, eH-ce ton 5)s gup ^ot{ bras te ravit? Eft-ce.le faoE des miens que ta tn^in répandit? M A g O M E T.
Tu pleures tes Ênfans « ils refpirent tous deux.
Us vivroient! c eft de toi qui! faut que je l'apprenne!
:,q,t,=cdbïGoogle MA HO M" ET.
Elefrds dans mon Camp tous deux:^t duu mt cbatoe.,.
20PIRE. Mei enfus dans ces fers! ilspounoiçiit te {cjval MAHOMET. l^cs biea£ùlântfls:iiHios ont daigné le» nourrir.
ZOPIR E. ■ ' Quoi r tu n'as point fur eux étendu ta co'liré? Je ne les punit poincrdes Aucea de l«iv:I*<n. \ ZOÏIRR ' '■ ■■ Actieve, éclaircj-moi, pvîe» quel e(Efctu Tort?
A^ÀH ÔM et' Je tîetfs entre mes maiijs & leur vie & Icuj'' toort; " Tu o'ai ^u'à dirï un. mot', & |e t'en fafs l'iu-bitre.
ïqVïre.
Mol, jepah le^fauvçr.t i qnelpriz?.à quel titre? fm-^ doqnçr qod f^Qg? faut-il porter leurs ftrs?
:,q,t,=cdb;GoOg[c Non. Mais H-fàuc ft^'aidef ft domptv rpnivers. Il faut rendre k Meqtie, abandonaer ton Temple, De la'crédalïté dônber à'toiis l'exemple": Annoncer l'Atcorao 'àiue Pcuplea efirayés» Me fervir en BropMte.,.^ ton)i)ef i mes-piedg:.. Je te rcsflrai ton fi)«, 4t je ferai ton gendre.^.. ZOP IR E.. i Mahom'eC.je fuis péreft je porteiin cœur tendre. Après quinze ans d'ennuis retrouver mes enfans, I.es revoir, & mourir dans leurs emhtattemmBf Oefttepremiérdes^bieinpinir mon ameatteodriW ' 1^^ s'il: ftut à.con Culte alTerrir ma Patfie^ '- '■ Ou de ma propre main les faamoler tous deur; Fier Citoyen, Vieillard inexorable, U f^ai plus qœ toi,' àael impitoyable.
Cj :,q,t,=cdbïGooglc; Bs (fentîrontifaMiie!ine.'''Ilj verront ma fit^iy^; ''* La perrécutioa fit toujours ma grandeur.
Zopire périra.
OMAR...^ Cette, tête funéfte, En tombant à tes pieds, fera fiéchir le féfle.
Mais ne pers point de tems.
ZO MA- :,q,t,=cdbïGoOglc Il eft trop méprifai>le.. \ Il fauc pQHrt^iic lai plaire. Et j'ai befoin d'un bras, gui pat ma voix conduit, Soitfeul chargé du meun:re,& m'eo laiHèle fruit.
Four un tel attentsc je r^poads>-âe SeftHft^^i-' - - -U -■A II!
:,qnzcdbïGoOgle Ils foDC tous daaftcu tge <ibih 4atOricé ^"aic tomber )e bandeau d« Ut crédulité.
It faut un cfiHii pli».fiBV>le> avet^le avec çoH^agCi Un ËTptîc aiDoureiuc de foo propre efclavage.
La jeunefle eft le tems de ces illulioDs» Seide eft tout en pro'yc aux fuperfticioos; Le ftew atTalitoiFé;? ■ '' Oui, lui-même.' Oui, Séldé, .De ton fier ennemi te fib aùdkcieux. De fon MaJïBî.«ffis5fé rival jQcefttteqif*:.._-.:— -i.
Je détefte Seide, Si fon nom feul m'offenre.-,.r,;j La cendre de mou fils m? crie eicor vengeance. Mais tu connois l'objet de mon fatal amour; Tu coiiDôis'danj cfuél fang elle a puifé le jour. Tu vois que dans ees lieux eiwironnés d'abfmes, -■' Jevicns dicrcfier'un Ttôfiè; un Atitel.sfes VîaîtfiesV Qu'il faut d'un Peuple fier ehcbsûterles érprits; - Qu'il faut perdre Zopire"& perdfe'fiieor Ibn filfc- ^"» Al- :,q,t,=cdbïGoOglc Allons, conHiltonsbien mon intérêt, ma haioe, Et la Religion à qui tout eft fournis, £tUiïéftintéj>ai<[ultpiiceflpGimM.'.- ''^ /^ ^ndufieotïi'jtSe.
:,q,t,=cdbïGoogle sSàiRQB Ne |D'^andoone{tas.7.\ } '" Dîfeu daigne m'appeller. Mon bras doit le fervir, moo cœur va lui parler. Omar veuc i l'înftanc par ud Serment terrible M'attacher de plus près à ce Mafcre ioviaciblc. Je vais jurer à Dieu de moarir pour fa Loi> Et mes féconds fermens ne feront que pour toi.
P A LMIR E. D'oïl Tieot qu'à ce rermenc je as fuis point préfente?
:,q,t,=cdbïGoOg[c Sije't'acbomp^noiisy ï^foisjmoias-d'épbafailte.;^. Omar, cemAroeOni^p ^j^injdfn^coQroler, Parle de irahifpn, de fang çrôt à couler,^ Des fureurs du Sénat, dés complots de 2op!ré.~ ~ Les feux'font allumés, bien-tôt la l'rève expire. \ Le fer cruel eft prêt, on s'arme, on va frapper, " Le fontiferadit.'^il île peut nous trimper^' Je crains tout de Zopire^ &;je£raîn&poiu;S^(]e.
'SEIDE. '., Croirai-je que Zopir^^aiîluh cntur fi perfîdel Ce matin; coinna,^j^ à/ç? yeiu^préfepté,; Je fencai&<]u*eD feaecufis force, incc^Qifâ^ - EnlevoU|urqji*à]ui.5f(jçjpi^|iréve9iie^. _., ^^;. _ ^ ^ Soit refpeâp,Gurfpçifoin,,fji{tjQu'ui^^bQrfliqureyK Me cachât de fon çoei^^.repUs dai|g{»^u;E;;- SoiC:^ue dans ces mom^s o!i je &'ai rencontrée,. Mon ame toute entière k ton bonheur livrée. Oubliant fes douleurs, fie chaOànt tout effroi. Ne connût, n'entendit, ne vtt plus rien que toi; Je me trouvois henreux d'être auprès de Zopire. Je le hais d'auunt plus, qu'il m'avoit fçu féduir^; Mais, malgré le oourrout dont je d«îs m'animer, :.'■ Qu'il :,q,t,=cdbïGoogle 4S. tE-F AN ATISMB.
Ah I qae le Ciel ea tout a joint nos dèftinées 1 Qu'il a pris foin. d'unir doi âmes eachaîa^s!
HelisI fans mon amour. Tans cptèa'dnç lien, Sans cet tnftiaâ charmant gui joiiit mon cœur au rien, •"■ Sans la Religion qse Mahomet m'ihfpire» J'aurois eu des remords en accnraot Zopire.
SEIDE. \ I^ifTons ces vains remords, & nous abandonnons A la voix de ce Dieu qu'à l'envi nous fervoDs. - Je fors, n feut prêter ce ferment redoutable; he Dieu qui m'entendra nous fera favorable; ' Et le Pontifi: Rot, qui veille fur nos jours, Bénira de fes mains de II diaftes amours.
' Adieu, Four £tre à toi, je vais tout entreprendre.
dbïGoogIt' _Sr.C E N E ÏL D'Un noir preQencîmpçt j^ ne puis me défendr». Cet amour dont l'idée avoir fait raoo'boDheuf, Ce jdul- feint Ibâhâtrté rtlE femble on Jour d'horreufi Quel eït donc ce fertncritti'ii'on attend de Selde? Tout m'étlTuf^eft ici; Zoiiite m'iniimidft ■ ■ ■ J'invoque Mahomet, & cependant mon cœuf Eprouve à fon nom même une fecrette horreur. Ûans les profooasrefiieàs'qûe ceHérOs wWprlre, Je fens que jëlécrains presqu'autant qùeZopiréi ■'■ Délivte-taol, gfaod Dieu j dé ce troufeîeolijëTfflfc-/ CraintiVB'je te fers, aveugle je te fuis; -' -'- - '■' Helas! dâighe' efluyer les ptein-s oti je me ïitiyiS ■" '• C'Eft vous qgi'4 Aon. feçours un Ûieu propiCir MA- :,q,t,=cdbïGoogle MAHOMET. ' Eh quel eà cet effroi?. Et que craiDC-ODpoufliii, guandot»eltprèsdemoi?
PALMIRE.
O Ciel l vous redoublez h douleur qai m'agîce. Qi«el- prodige InouH votie ame elt joierdicc^ Mahomet eft troublé, pour la premiirç tfbib.
MAHOMET.
Je dewojs rêcr«au moins du trouble otije vous vois. Eftrce Soû qv'à mes yeyx votre fimplc innocence CUe avoueroja fcu, ^ul pput^tre m'o^enfe? Votre cœur a-t'il.pu-, fans être épouvanté-. Avoir anfentimeatquç je u'ai pas diâé? _Ce cœur que i*ai formé n'e(l-il plus qu'un rebelle. Ingrat à mes bienfaits, à mes loix infidelle?
P A LM 1 RÉ.' ■ Qae dites-vous? furprife' & tremblante "à vos pieds, Je bailTe en frémiflaoÉ mes regards e&ayés.
Tïi<|uûi?n'avez-vou8 pas daigné dahs ce lieu ménje Vous rendre à no» fouhaits,. & coufeqtjr qu'il :,q,t,=cdbïGoo'glc; Ces nœuds, ces ctiiifles nouds,.gneQîenfiattaAK CD nouSf Sbnt un IJED de' plus qui nous atta^c il vous.
' ''ma ho m et.
Ilpdputez des liens formés par l'imprudence. Le cri^ine quelquefois fuie de près l'innocence. Le cœur peut (è tromper, l'amour & fes douceurs Pourront coûter, Palmire, & du fungiSt des pleurt.
Dopais if jour qu'Hcrcidff Nous fournit }'up $ l'autre i votre joug lacré, Cet inflipâ put-puifTant de nous même ignoré Devançabc la raifon, croifTanc avec noire âge, " Du Ciel» qui tronduit tout, fut le fecret ouvrage. Nos penchans, dites- vous, ne viennent que-d« luu Dieu ne fauroit chaqg'^; j^ffri^iC'il aujourd'hui Réprouver. un amour gue lui-m^rae ilfiç naître? Ce qui fut innôcem pêut-il cefTer dé Tétreî D 2 Pour- ^:,.,Googlc MAHOMET.
Oui. Vous devez trembler. Attendez lés fecrets que je dois révéler; Attendez que ma voix veuille eoSo vous apprendre Ce qu'on peut approuver, ce qu'on doit fb déftadre. Ne croyez que moi Teul.
ECdave de vos loix, Ibumife à vos genoux, Mon cœur ^'un faiht refpeft ne perd point l'habitude.
MAHOMET. - Trop de refpeft fonvènt mené à l'ingratitude.
P A X MIRE. Non, Q de vos bienfaits je perds (e fouvenir, Que Seide à vos yeux s'etnprelTe à m'en punir I ■ MAHOMET.,. Seîdel FA LMIH-Ë. Ahl quel courrouï arme votre œil févére?
:,q,t,=cdbï Google; MA H OMET.
Allez, ralIQrez-vous ) je n'ai ^int de colère, Ç'cft éprouver affez vos fentimens lecrets; Repofez-vous iùr moi de vos vrais intérêts. Je fuis digae du moins de votre copàance^ Vos deftips dépendront de votre obéilTance. Si j'eds faiQ des vos jours, û vous m'appartenez. - Mérite» d£s bleofaits qui vous font deftjnés. Quoi que la. voix du Ciel ordonne de Sçide^ Affermiflèz fet pas oU Ton devoir le guide; Qu'i} garde feS'fennens» qu|il roic digne de vou»< P ALM I R E. N'en doutez point, mon Père, il les remplira tous. Je réponds de foo cceur, ainiî que de moi-même; Seide voua adore encor plus qu'ît ne m'aiine. JI voit en vous fon Roi, Ton Père, fon Appui; J'en attelle i vos pieds l'amour que j'ai pour lui. Je cours à vous fervir eiïcourager fon ame.
D3 :,q,t,=cdbïGoogle Q' . M AH OM ET j&H/. Uoi!je fois rtélgïémoi «oHfideftt d* fa flârae?'' Cjuoi! fâ^ftîWié, cotlfondaot-fné ftiréur, ' Etifonce innoràrttitient le(jaignar'ddëh*tttsncœur? Perej-ènfans,' d^iftis ùu ih^Htii*- de tftil Vie, - Race toajoajsïtmefte, & foUjourt efiôètùie. Vous altez épfouiJct dans cet horribléjour Ce que peut à lo-'filisraà htine & mon ainôar.
MA HO ME. T, OMAR.
MA HO ME. T, OMAR.
ENfin, voici le tems & de ravir Palmire, Ëc d'envahir la Meque, & de punir Zopîre, Sa mort feule à tes pieds mettra nos Citoyens; Tout eft deferpéré û tu ne le préviens. Le feul Seide ici te peut fervir fana.doutc; li VOIE fouvent Zopire, il lui parle, il Vécoutc Tu :,q,t,=cdbïGoOglc Tu vois cette retraite, & cet obfcur détour. Qui pcuc de ton Pal»ts condii^e à lôn réjour. Là, cette nuit Zopire à Çe$ DiQUX faBtafii9t^<.CT • OArautiencenfi frivole, & desvcsuxcbimérigueibr Là, Seide, enyrréduzële de caLoi, - Va l'immoler au Dieti qui lui parle par coi.: ' ' ~- MAHOMET.- ■Qu'il rinnaote; «lefiiut; il eft né pour le criiftcT* Qu'il en f^it 4'inftrument,qu'a ei^feit la viÈlirae. Ma vengeance, mesfeuE, msLoi, mafûrccé, L'irriSvbcable arrâc dé U ratatic4; Tout le veut. Mais i^ois-tuquâ fan jeune courage. Nourri duFaaacisine, en ait toute la rage?
OMAR., • .liil feiil-^oit ftrmé pour"reaapIir ton defièiiu ' Palmire à te fervir excite encor là main- L'amour, le Fanatisme, aveuglent fa jeuneiTe; 11 fêta furieux à force de faiblefle. '_ MAHOMET. Par les Dt£i}^ des lertneDs as-tu lié fira cioeiirS ' D4 :,q,t,=cdbïGooglc; 55 t E FANATISME, OMAR.; pu-pliu falrte appareil la téoébrcutc horreur. Les ^utels, les fermens, tout enchatoe Saide. }'aj mis UD fer {kcré dans fa main p^nicide, £c la Religion le xeipplic dp fureur, Ji vient,, MAHOMET.
ENfene d'au Dieu qui parle à votre cœur, Ecoutez par ma voix fa volonté fuprémcî }1 faut vanger fbn Culte, il f^ut vauger Dieu mtme* SEIDE. ïoi, Pomife flf Prophète à qui je ibis voué, Matfre des Nations parle Ciel avoué. Vous avez fur mon être une entière puiilànce;; Eclaires feulement ma docile Igtioraaçe, yti mpTtçl vanger Dieqt MA- :,q,t,=cdbïGoOglc . C'^ par vo» fiibles mains Qu'il veut épouvanterles.proânes bumatos, SEIDE., Ah! Tans doute ce Diea.doac vous é»s fim^» Va d'un combat illuflre honorer moç «ourage.
MAHOMET.
Faites ce qu'il ordonae, il n'ett poiot d'autre hoiv neur.
X>e Tes Décrets divins aveugle exécuteur, Ajflorez, & frappez; vos mains feront années Fat l'Ange de la Mort Si \ç Dieu des Armées. /• SEIDE.- ''"'^PJ^y Par^z: quels ennemis tous faut-il immoler? Quel Tyran faut-il perdre, & quel iàngdait couler? • MAHOMET. Le faog du Meurtrier queMahon^et abhorre;. Qui nous perfécuta, qui nous pourfuit encore: Qui contbatcit mon Dieu> qui maHàcra mon fils; X>e fang du plus cruel de tous nos ennemis: De Zopire, py SEI.
:,q,t,=cdbïGoogle sa. LElF ANAVTIS MB, . BEKDP. Delttil qadi mon bras? MAHOMET.
Téméraire^.
Oç deriCDC Giçrilèg* alors ^u'on délibère.
Loia'de'iDQt les morctils aflez audacieux Four juger par eux>ménies, & pour voir parleurs yeux.
QiHcâfi^de ofe psnfbr n'efV pisxità pdarmo croire» Obéîr en filence efl: votre feule gloire. Savez-vo'us qui je fuis? Savez-vous en quËls lieuX Ma voix vous a chargé des vblontés des Qeux? Si, malgré Tes erreurs & fon idolâtrie. Des Peuples d'Orient h Meqtte eft la Patrie; Si ce Temple dU Monde eft pioaris i nu Loj; 'Si Dfeu^Va I trM le Pontife de le Roi; Si la Meque eft facrée^ ep favez-vous la caufe? Ibrahim y naquit, & fa cendre y repqfe C*) i Ibrahim, donc le bras dooile à r£ternel Tratna fon fils unique aux tnai'ches de l'Autel, Ëtoutfant pour fon Ûiéù les cris de la Nature.
f*) Les Mnrulmaiif emjeu itoÎi 1 la Meque Je TombciK :,q,t,=cdbïGoOglt' Bf quefid ce DKa-pxrvpas^eUt Tanger foninjure, Quand je demande un ftmg à lui fe^l adreOë, Quand Dieu vous a'choifi, vous avez balancé!
Allez vil Idolâtre» & ùt poût toujours l'acre.
Indigne Murulmaa,..c)if;rcher un autre MatCre.
Le prix.étoi: tout prétj Palmîre étoit à vous; Mais vous bravez Palmire fie, le Cipl en courroux.
Lâclie&faibleinftrumeQCjdes vengeances fuprâiqes.
Les traits que vous portez VOBC teiober fur vous- même; Fuyez,fcrvez, rampez fous mes âers ennemis.
SE I D E.
Je crois eateadra Dieu; tu pulei. j'obélk.
.MAHOMET.
Obéiffez, frappez: teint du (kûg d'uûllflplfi.
Méritez par fa mort une éEfirnelle vie.
ji Omar.
Ne t'abandonne pas;&, non loin de ces lieur.
Sur tous fes mouvemens ouvre toujours les yeux.
SCE.
IMmoIer un Vieillard, de qui je fuis l'otage, Sans armes,' fans défenffe, appefaud par t'âge! N'importe; une Viflime amenée i l'Autel, Y tombe fins défenfè, & fod fang plaft au Ciel. Enfin, Dieu m'a cboifl pour ce grand facrifice; J'en ai fait le ferment î il faut qu'il s'acconipline. Venez à mon fecours, â Vous, de qui les bras Aux Tyrans de la Terre ont donné le trépas, Ajoutez vos fureurs i mon zèle intrépide, ASèrmilTez ma main fainceinent homicide. Ange (le Mabomet^ Ange exterminateur. Mets ta férocité dans Iç fond (je mon ccpur, Ab! quevoii-je?
Z O PIRE.