الديمقراطية في أمريكا (II fr)
- اللغة:
- الفرنسية
- الحالة:
- عمل كامل
- التأليف:
- كتبه المؤلف بنفسه
- حالة النص:
- لم يُرصد تشويش في المسح الضوئي (قياس آلي على النص كله، لم يُراجَع يدويًا)
- الحجم:
- ~120,000 كلمة · 573 مقطعًا
استشهد بهذا العمل
- APAألكسيس دي توكفيل. (n.d.). De la Démocratie en Amérique, tome deuxième [الديمقراطية في أمريكا (II fr)]. Digital reproduction: SigPhi. https://sigphiai.com/ar/works/alexis-de-tocqueville/de-la-democratie-en-amerique-tome-deuxieme-french
- MLAألكسيس دي توكفيل. De la Démocratie en Amérique, tome deuxième [الديمقراطية في أمريكا (II fr)]. Digital reproduction, SigPhi, https://sigphiai.com/ar/works/alexis-de-tocqueville/de-la-democratie-en-amerique-tome-deuxieme-french.
- Chicagoألكسيس دي توكفيل. De la Démocratie en Amérique, tome deuxième [الديمقراطية في أمريكا (II fr)]. Digital reproduction, SigPhi. https://sigphiai.com/ar/works/alexis-de-tocqueville/de-la-democratie-en-amerique-tome-deuxieme-french.
مرجع الطبعة المعاد إنتاجها. SigPhi هو النسخة الرقمية. يُذكر العام والناشر والمترجم عند توفرها؛ وتشير «n.d.» إلى أن العام غير معروف.
عمّ يتحدث
الأصل الفرنسي للمجلّد الثاني من «الديمقراطية في أمريكا»، سنة 1840: وهو النصّ المعوَّل عليه.
السياق والتاريخ
في الفهرس أيضًا الترجمة الإنجليزية لهذا المجلّد نفسه؛ وهذا هو نصّ توكڤيل. المجلّد الأول، سنة 1835، يصف كيف تعمل المؤسسات الأمريكية؛ أما هذا فأشدّ تجريدًا، وينظر فيما تصنعه المساواة بطريقة شعبٍ في التفكير والشعور والعيش، وهو الذي صمد للزمن أفضل صمود. فيه الفردانية — وهي لفظة أسهم في تداولها، ولا تعني الأنانية بل الانكفاء على الدائرة الضيّقة — وفيه استبداد الأكثرية بالآراء، وإغراء ذلك الطغيان الرفيق الذي يعامل المواطنين معاملة قُصَّرٍ محسَنٍ إليهم، وفيه تلك الملاحظة: أنه في مجتمعٍ متساوٍ، كلّما قلّ ما بقي من الفوارق زاد الانتباه إليها.
سياق تحريري، لا مصدر قابل للاقتباس: بخلاف مقاطع العمل نفسه، لا يمكن التحقق من هذه المعلومات في المدونة.
sont si lents et si insensibles, que les hommes pensent être arrivés à un état final; l'esprit humain se croit alors fermement assis sur certaines bases et ne porte pas ses regards au-delà d'un certain horizon. C'est le temps des intrigues et des petits partis. Ce que j'appelle les grands partis politiques sont ceux qui s'attachent aux principes plus qu'à leurs conséquences; aux généralités et non aux cas particuliers; aux idées et non aux hommes. Ces partis ont, en général, des traits plus nobles, des passions plus généreuses, des convictions plus réelles, une allure plus franche et plus hardie que les autres. L'intérêt particulier, qui joue toujours le plus grand rôle dans les passions politiques, se cache ici plus habilement sous le voile de l'intérêt public; il parvient même quelquefois à se dérober aux regards de ceux qu'il anime et fait agir. Les petits partis au contraire sont en général sans foi politique. Comme ils ne se sentent pas élevés et soutenus par de grands objets, leur caractère est empreint d'un égoïsme qui se produit ostensiblement à chacun de leurs actes. Ils s'échauffent toujours à froid; leur langage est violent, mais leur marche est timide et incertaine. Les moyens qu'ils emploient sont misérables comme le but même qu'ils se proposent. De là vient que quand un temps de calme succède à une révolution violente, les grands hommes semblent disparaître tout-à-coup et les âmes se renfermer en elles-mêmes. Les grands partis bouleversent la société, les petits l'agitent; les uns la déchirent et les autres la dépravent; les premiers la sauvent quelquefois en l'ébranlant, les seconds la troublent toujours sans profit. L'Amérique a eu de grands partis; aujourd'hui ils n'existent plus: elle y a beaucoup gagné en bonheur, mais non en moralité. Lorsque la guerre de l'indépendance eut pris fin, et qu'il s'agit d'établir les bases du nouveau gouvernement, la nation se trouva divisée entre deux opinions.…