الديمقراطية في أمريكا (IV fr)
- اللغة:
- الفرنسية
- الحالة:
- عمل كامل
- التأليف:
- كتبه المؤلف بنفسه
- حالة النص:
- لم يُرصد تشويش في المسح الضوئي (قياس آلي على النص كله، لم يُراجَع يدويًا)
- الحجم:
- ~80,000 كلمة · 380 مقطعًا
استشهد بهذا العمل
- APAألكسيس دي توكفيل. (n.d.). De la Démocratie en Amérique, tome quatrième [الديمقراطية في أمريكا (IV fr)]. Digital reproduction: SigPhi. https://sigphiai.com/ar/works/alexis-de-tocqueville/de-la-democratie-en-amerique-tome-quatrieme-french
- MLAألكسيس دي توكفيل. De la Démocratie en Amérique, tome quatrième [الديمقراطية في أمريكا (IV fr)]. Digital reproduction, SigPhi, https://sigphiai.com/ar/works/alexis-de-tocqueville/de-la-democratie-en-amerique-tome-quatrieme-french.
- Chicagoألكسيس دي توكفيل. De la Démocratie en Amérique, tome quatrième [الديمقراطية في أمريكا (IV fr)]. Digital reproduction, SigPhi. https://sigphiai.com/ar/works/alexis-de-tocqueville/de-la-democratie-en-amerique-tome-quatrieme-french.
مرجع الطبعة المعاد إنتاجها. SigPhi هو النسخة الرقمية. يُذكر العام والناشر والمترجم عند توفرها؛ وتشير «n.d.» إلى أن العام غير معروف.
عمّ يتحدث
المجلّد الرابع والأخير من الأصل الفرنسيّ: فيه الصفحات الخاصّة بالاستبداد اللطيف الذي يهدّد الديمقراطيّات.
السياق والتاريخ
سافر توكفيل إلى الولايات المتّحدة سنة 1831 بمهمّةٍ رسميّةٍ لدرس سجونها، وعاد بشيءٍ آخر: باقتناعه أنّ المساواة في الأحوال واقعةٌ ماضيةٌ في تقدّمها لا سبيل إلى ردّها، وأنّ السؤال ليس أتبلغ أوروبّا أم لا، بل أتجيئها مع الحرّيّة أم من غيرها. ومن هنا ما يجعل الكتاب نافعًا إلى اليوم: فهو ليس مديحًا ولا تحذيرًا، بل هما معًا. يجد هناك ما يراه جديرًا بالإعجاب — التجمّع الطوعيّ، والسلطة المحلّيّة، وهيئة المحلّفين مدرسةً للحكم، والدين عادةً أكثر منه سلطانًا — ويجد ما يخيفه: استبداد الأكثريّة، وتسوية الآراء، وذلك الاستبداد الجديد اللطيف الذي يصفه في الختام: لا يقهر بل يتولّى الرعاية، ويترك الناس راضين بأن يُقادوا. صدر الجزآن بفارق خمس سنين، سنة 1835 وسنة 1840، وليس ما يقولانه واحدًا تمامًا: فالثاني أشدّ تجريدًا وأشدّ قتامة. وهو في الرقّ وفي الهنود بصيرٌ ومتشائمٌ في آن، وقد وقع ما توقّعه.
سياق تحريري، لا مصدر قابل للاقتباس: بخلاف مقاطع العمل نفسه، لا يمكن التحقق من هذه المعلومات في المدونة.
peuple moins rudes; mais, parmi toutes ces causes, la plus puissante me paraît être l'égalité des conditions. L'égalité des conditions et l'adoucissement des moeurs ne sont donc pas seulement à mes yeux des événements contemporains, ce sont encore des faits corrélatifs. Lorsque les fabulistes veulent nous intéresser aux actions des animaux, ils donnent à ceux-ci des idées et des passions humaines. Ainsi font les poètes quand ils parlent des génies et des anges. Il n'y a point de si profondes misères, ni de félicités si pures qui puissent arrêter notre esprit et saisir notre coeur, si on ne nous représente à nous-mêmes sous d'autres traits. Ceci s'applique fort bien au sujet qui nous occupe présentement. Lorsque tous les hommes sont rangés d'une manière irrévocable, suivant leur profession, leurs biens et leur naissance, au sein d'une société aristocratique, les membres de chaque classe se considérant tous comme enfants de la même famille, éprouvent les uns pour les autres une sympathie continuelle et active qui ne peut jamais se rencontrer au même degré parmi les citoyens d'une démocratie. Mais il n'en est pas de même des différentes classes vis-à-vis les unes des autres. Chez un peuple aristocratique chaque caste a ses opinions, ses sentiments, ses droits, ses moeurs, son existence à part. Ainsi les hommes qui la composent ne ressemblent point à tous les autres; ils n'ont point la même manière de penser ni de sentir, et c'est à peine s'ils croient faire partie de la même humanité. Ils ne sauraient donc bien comprendre ce que les autres éprouvent, ni juger ceux-ci par eux-mêmes. On les voit quelquefois pourtant se prêter avec ardeur un mutuel secours; mais cela n'est pas contraire à ce qui précède. Ces mêmes institutions aristocratiques, qui avaient rendu si différents les êtres d'une même espèce, les avaient cependant unis les uns aux autres par un lien politique fort étroit.…