Idée générale de la Révolution au dix-neuvième siècle
- اللغة:
- الفرنسية
- الترجمة:
- John Beverly Robinson
- الحالة:
- عمل كامل
- التأليف:
- كتبه المؤلف بنفسه
- حالة النص:
- نص سليم
- الحجم:
- ~110,000 كلمة · 545 مقطعًا
استشهد بهذا العمل
- APAبرودون. (n.d.). Idée générale de la Révolution au dix-neuvième siècle. SigPhi. https://sigphiai.com/ar/works/proudhon/idee-generale-de-la-revolution-au-dix-neuvieme-siecle
- MLAبرودون. "Idée générale de la Révolution au dix-neuvième siècle." SigPhi, https://sigphiai.com/ar/works/proudhon/idee-generale-de-la-revolution-au-dix-neuvieme-siecle.
- Chicagoبرودون. Idée générale de la Révolution au dix-neuvième siècle. SigPhi. https://sigphiai.com/ar/works/proudhon/idee-generale-de-la-revolution-au-dix-neuvieme-siecle.
عمّ يتحدث
كتاب سنة 1851 الذي يعرض فيه برودون ما ينبغي أن يحلّ محلّ الدولة: العقد بين متساوين، ولا شيء غير ذلك.
السياق والتاريخ
كتبه في السجن، وقد حُكم عليه لإهانته لويس نابليون. والأطروحة أن ثورة القرن التاسع عشر لا ينبغي أن تغيّر من يأمر، بل أن تُلغي الأمر نفسه: فحيث يوجد القانون اليوم ليكن العقد، وحيث توجد الحكومة فليكن الاتّحاد الفدرالي والائتمان المتبادل. ومن هنا تعريفه الشهير — «أن تُحكَم يعني أن تُراقَب وتُفتَّش ويُتجسّس عليك وتُوجَّه وتُغرَق بالتشريعات...» — وهي من أكثر الصفحات استشهادًا في الأدب السياسي كلّه. وبرودون أول من سمّى نفسه أناركيًا، وهذا هو الكتاب الذي تكفّ فيه الأناركية عن كونها نقدًا لتصير اقتراحًا في التنظيم. وقد مقته ماركس؛ أما أفكاره الاتّحادية فبلغت كومونة باريس والنقابية الإسبانية.
سياق تحريري، لا مصدر قابل للاقتباس: بخلاف مقاطع العمل نفسه، لا يمكن التحقق من هذه المعلومات في المدونة.
À vous, Bourgeois, l’hommage de ces nouveaux essais. Vous fûtes de tout temps les plus intrépides, les plus habiles des révolutionnaires. C’est vous qui, vers le cinquième siècle de l’ère chrétienne, par vos fédérations municipales, étendîtes les premiers le linceul sur l’Empire romain dans les Gaules. Sans les Barbares qui vinrent changer brusquement la face des choses, la République, constituée par vous, eût gouverné le moyen âge. La monarchie dans notre pays est franque, souvenez-vous-en ; elle n’est pas gauloise. C’est vous qui, plus tard, opposant la commune au castel, le roi aux grands vassaux, vainquîtes la féodalité. C’est vous, enfin, qui depuis quatre-vingts ans avez proclamé l’une après l’autre toutes les idées révolutionnaires, liberté des cultes, liberté de la presse, liberté d’association, liberté du commerce et de l’industrie ; qui, par vos constitutions savantes, avez eu raison de l’autel et du trône ; qui avez établi sur des bases indestructibles l’égalité devant la loi, le contrôle législatif, la publicité des comptes de l’État, la subordination du Gouvernement au Pays, la souveraineté de l’Opinion. C’est vous-mêmes, vous seuls, oui, vous, qui avez posé les principes, jeté les fondements de la Révolution au dix-neuvième siècle. Rien de ce qui a été tenté sans vous, contre vous, n’a eu vie ; Rien de ce que vous avez entrepris n’a manqué ; Rien de ce que vous aurez préparé ne faillira. Devant la Bourgeoisie le despotisme a courbé la tête : le Soldat heureux, et l’Oint légitime, et le Roi Citoyen, dès qu’ils eurent le malheur de vous déplaire, ont défilé devant vous comme des fantômes. Bourgeois de France, l’initiative du mouvement dans l’Humanité vous appartient.…