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Proslogion (ed. 2)

Anselm de Canterbury

Idioma:
francès
Completesa:
Obra completa
Autoria:
Escrita per l'autor
Estat del text:
Sense soroll d'escaneig detectat (mesura automàtica sobre tot el text, no revisada a mà)
Extensió:
~12.800 paraules · 61 passatges
Cita aquesta obra
  • APAAnselm de Canterbury. (n.d.). Proslogion (Discours sur l'existence de Dieu) [Proslogion (ed. 2)]. Digital reproduction: SigPhi. https://sigphiai.com/ca/works/anselm-of-canterbury/proslogion-discours-sur-l-existence-de-dieu
  • MLAAnselm de Canterbury. Proslogion (Discours sur l'existence de Dieu) [Proslogion (ed. 2)]. Digital reproduction, SigPhi, https://sigphiai.com/ca/works/anselm-of-canterbury/proslogion-discours-sur-l-existence-de-dieu.
  • ChicagoAnselm de Canterbury. Proslogion (Discours sur l'existence de Dieu) [Proslogion (ed. 2)]. Digital reproduction, SigPhi. https://sigphiai.com/ca/works/anselm-of-canterbury/proslogion-discours-sur-l-existence-de-dieu.

Referència de l’edició reproduïda. SigPhi és la reproducció digital, no l’editor. S’hi inclouen l’any, l’editorial i el traductor quan consten; «n.d.» indica que no consta l’any. La responsabilitat d’un pròleg o d’una nota es determina segons el passatge citat.

De què tracta

El «Proslogion» en francès: l'obra on apareix l'argument que després es va anomenar ontològic.

Context i història

Déu és «allò de què no es pot pensar res més gran»; si fos només al pensament, se'n podria pensar un de més gran; per tant existeix. Vuit segles de filòsofs s'hi han barallat —Gaunilon de seguida, Tomàs, Kant, i Gödel a favor. Aquesta és la versió FRANCESA; l'original llatí també és al catàleg, i és el que s'ha de citar.

Context editorial, no una font citable: a diferència dels passatges de l'obra, aquestes dades no es poden contrastar amb el corpus.

Extracte de l’edició disponible
Oui, Seigneur, la source d’où découle le fleuve de votre miséricorde est cachée dans les profondeurs mystérieuses de votre bonté. Sans doute, vous êtes juste, souverainement juste ; mais vous faites grâce aux méchans, parce que vous êtes bon, souverainement bon. Votre bonté serait moins grande si vous ne pardonniez point aux coupables ; elle se manifeste avec plus d’éclat en s’étendant sur les bons et sur les méchans qu’en se bornant aux bons ; et le juge dont la sévérité est tempérée par l’indulgence vaut mieux que celui qui sait punir, mais ne sait point pardonner. Vous êtes donc miséricordieux, Seigneur, parce que vous êtes souverainement bon. Cependant le secret de votre miséricorde n’est pas encore dévoilé. Nous voyons, il est vrai, pourquoi vous récompensez la vertu, pourquoi vous punissez le crime, mais ce qui doit nous étonner, ce qui doit sembler incompréhensible, c’est qu’étant souverainement juste et tout-puissant, vous faites grâce aux coupables, vous les comblez de vos bienfaits. Ô profondeur de la bonté divine ! Notre raison, Seigneur, entrevoit vaguement l’origine de votre miséricorde ; mais elle ne peut s’expliquer à elle-même cette origine mystérieuse. Nous apercevons l’endroit d’où le fleuve s’écoule ; nous pouvons dire : La source est ici ; mais comment le fleuve sort-il de cette source cachée ? nous l’ignorons. Votre indulgence pour les coupables naît de la plénitude de votre bonté ; mais comment en naît-elle sans porter atteinte à votre justice ? C’est un secret caché dans les profondeurs de cette bonté incompréhensible. Quand vous récompensez la vertu et que vous punissez le crime, vous faites un acte de bonté, sans doute ; on peut croire pourtant que vous faites surtout un acte de justice, mais quand vous comblez les méchans de vos bienfaits, nous sommes forcés de reconnaître qu’une pareille indulgence n’appartient qu’à un être souverainement bon, et de demander en même temps comment elle peut s’accorder avec la volonté d’un être…

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