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Ensayos (III fr)

Michel de Montaigne

Idioma:
francés
Estado:
Obra completa
Autoría:
Escrita por el autor
Estado del texto:
Sin ruido de escaneo detectado (medición automática sobre todo el texto, no revisada a mano)
Extensión:
~350.000 palabras · 1662 pasajes
Cita esta obra
  • APAMichel de Montaigne. (n.d.). Essais de Montaigne (self-édition) - Volume III [Ensayos (III fr)]. Digital reproduction: SigPhi. https://sigphiai.com/es/works/michel-de-montaigne/essais-de-montaigne-self-edition-volume-iii-french
  • MLAMichel de Montaigne. Essais de Montaigne (self-édition) - Volume III [Ensayos (III fr)]. Digital reproduction, SigPhi, https://sigphiai.com/es/works/michel-de-montaigne/essais-de-montaigne-self-edition-volume-iii-french.
  • ChicagoMichel de Montaigne. Essais de Montaigne (self-édition) - Volume III [Ensayos (III fr)]. Digital reproduction, SigPhi. https://sigphiai.com/es/works/michel-de-montaigne/essais-de-montaigne-self-edition-volume-iii-french.

Referencia de la edición reproducida. SigPhi es la reproducción digital. Se incluyen año, editorial y traductor cuando constan; «n.d.» indica que no consta el año.

De qué trata

El tercer volumen de los Ensayos en francés. La división en volúmenes es de la edición; la obra son tres libros.

Contexto e historia

El libro tercero es el último y el más personal: ensayos largos, escritos ya mayor, donde Montaigne habla de la vanidad, de la experiencia y de cómo envejece su propio cuerpo con una franqueza que entonces no tenía precedente. Es también donde la digresión deja de ser un defecto y pasa a ser el método: se desvía a propósito y lo dice.

Contexto editorial, no una fuente citable: a diferencia de los pasajes de la obra, estos datos no se pueden comprobar contra el corpus.

Extracto de la edición disponible
faisoit profession des lettres, vn liure d'Homere, luy donna vn soufflet, par ce qu'il n'en auoit point: comme qui trouueroit vn de nos prestres sans breuiaire. Xenophanes se pleignoit vn iour à Hieron, tyran de Syracuse, de ce qu'il estoit si pauure, qu'il n'auoit dequoy nourrir deux seruiteurs: Et quoy, luy respondit-il, Homere qui estoit beaucoup plus pauure que toy, en nourrit bien plus de dix mille, tout mort qu'il est. Que n'estoit ce dire, à Panætius, quand il nommoit Platon l'Homere des philosophes? Outre cela, quelle gloire se peut comparer à la sienne? Il n'est rien qui viue en la bouche des hommes, comme son nom et ses ouurages: rien si cogneu, et si reçeu que Troye, Helene, et ses guerres, qui ne furent à l'aduenture iamais. Nos enfans s'appellent encore des noms qu'il forgea, il y a plus de trois mille ans. Qui ne cognoist Hector, et Achilles? Non seulement aucunes races particulieres, mais la plus part des nations, cherchent origine en ses inuentions. Mahumet second de ce nom, Empereur des Turcs, escriuant à nostre Pape Pie second: Ie m'estonne, dit-il, comment les Italiens se bandent contre moy, attendu que nous auons nostre origine commune des Troyens: et que i'ay comme eux interest de venger le sang d'Hector sur les Grecs, lesquels ils vont fauorisant contre moy. N'est-ce pas vne noble farce, de laquelle les Roys, les choses publiques, et les Empereurs, vont ioüant leur personnage tant de siecles, et à laquelle tout ce grand vniuers sert de theatre? Sept villes Grecques entrerent en debat du lieu de sa naissance, tant son obscurité mesmes luy apporta d'honneur: _Smyrna, Rhodos, Colophon, Salamis, Chios, Argos, Athenæ._ L'autre, Alexandre le grand.…

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