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Esquisse d'un tableau historique des progrès de l'esprit humain

Condorcet

Lingua:
francese
Stato:
Opera completa
Autorialità:
Scritta dall'autore
Stato del testo:
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Estensione:
~150.000 parole · 723 passi
Cita quest'opera
  • APACondorcet. (n.d.). Esquisse d'un tableau historique des progrès de l'esprit humain. Digital reproduction: SigPhi. https://sigphiai.com/it/works/condorcet/esquisse-d-un-tableau-historique-des-progres-de-l-esprit-humain
  • MLACondorcet. Esquisse d'un tableau historique des progrès de l'esprit humain. Digital reproduction, SigPhi, https://sigphiai.com/it/works/condorcet/esquisse-d-un-tableau-historique-des-progres-de-l-esprit-humain.
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Riferimento all’edizione riprodotta. SigPhi è la riproduzione digitale. Anno, editore e traduttore compaiono quando noti; «n.d.» indica un anno sconosciuto.

Di che cosa tratta

Abbozzo di un quadro storico dei progressi dello spirito umano (1795).

Contesto e storia

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Condorcet lo scrisse nascosto, condannato dai giacobini, e morì in prigione prima che uscisse. È l'espressione più pura della fede illuminista nel progresso, scritta da un uomo che quel progresso aveva appena condannato a morte.

Contesto editoriale, non una fonte citabile: a differenza dei passi dell'opera, questi dati non si possono verificare sul corpus.

Estratto dell’edizione disponibile
Peut-être seroit-il utile aujourd’hui d’instituer une langue écrite qui, réservée uniquement pour les sciences, n’exprimant que ces combinaisons d’idées simples, qui sont exactement les mêmes dans tous les esprits, n’étant employée que pour des raisonnemens d’une rigueur logique, pour des opérations de l’entendement précises et calculées, fût entendue par les hommes de tous les pays, et se traduisît dans tous leurs idiômes, sans pouvoir s’altérer comme eux, en passant dans l’usage commun. Alors, par une révolution singulière, ce même genre d’écriture, dont la conversation n’eût servi qu’à prolonger l’ignorance, deviendroit, entre les mains de la philosophie, un instrument utile à la prompte propagation des lumières, au perfectionnement de la méthode des sciences. C’est entre ce degré de civilisation, et celui où nous voyons encore les peuplades sauvages, que se sont trouvés tous les peuples dont l’histoire s’est conservée jusqu’à nous, et qui, tantôt faisant de nouveaux progrès, tantôt se replongeant dans l’ignorance, tantôt se perpétuant au milieu de ces alternatives, ou s’arrêtant à un certain terme, tantôt disparoissant de la terre sous le fer des conquérans, se confondant avec les vainqueurs, ou subsistant dans l’esclavage, tantôt enfin, recevant des lumières d’un peuple plus éclairé, pour les transmettre à d’autres nations, forment une chaîne non interrompue entre le commencement des temps historiques et le siècle où nous vivons, entre les premières nations qui nous soient connues, et les peuples actuels de l’Europe. On peut donc appercevoir déjà trois parties bien distinctes dans le tableau que je me suis proposé de tracer.

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