Jacques il fatalista e il suo padrone
- Lingua:
- francese
- Stato:
- Opera completa
- Autorialità:
- Scritta dall'autore
- Stato del testo:
- Nessun rumore di scansione rilevato (misura automatica su tutto il testo, non verificata a mano)
- Estensione:
- ~93.500 parole · 444 passi
Cita quest'opera
- APADenis Diderot. (n.d.). Jacques le fataliste et son maître [Jacques il fatalista e il suo padrone]. Digital reproduction: SigPhi. https://sigphiai.com/it/works/denis-diderot/jacques-le-fataliste-et-son-maitre-french
- MLADenis Diderot. Jacques le fataliste et son maître [Jacques il fatalista e il suo padrone]. Digital reproduction, SigPhi, https://sigphiai.com/it/works/denis-diderot/jacques-le-fataliste-et-son-maitre-french.
- ChicagoDenis Diderot. Jacques le fataliste et son maître [Jacques il fatalista e il suo padrone]. Digital reproduction, SigPhi. https://sigphiai.com/it/works/denis-diderot/jacques-le-fataliste-et-son-maitre-french.
Riferimento dell'edizione che SigPhi riproduce: SigPhi ne è la riproduzione digitale, non l'editore. L'anno dell'edizione non figura nei metadati (da qui «n.d.») e il traduttore compare solo quando è noto.
Di che cosa tratta
Jacques il fatalista e il suo padrone: un servo e il suo signore viaggiano e parlano, e il narratore interrompe per ricordarti che questo è un libro.
Contesto e storia
Scritto verso il 1770 e pubblicato postumo, è il romanzo più moderno del Settecento: prende in giro la trama, il lettore e sé stesso duecento anni prima che qualcuno chiamasse quella cosa metanarrativa. La domanda di fondo — se siamo determinati, e che ne è allora della responsabilità — si discute mentre le cose accadono, che è il modo di fare di Diderot. Testo in FRANCESE: l'originale. Diderot scriveva in francese, ed è quello che va citato.
Contesto editoriale, non una fonte citabile: a differenza dei passi dell'opera, questi dati non si possono verificare sul corpus.
Son maître, en mangeant à son tour un morceau de pain noir, et buvant un coup de mauvais vin, prêtait l'oreille autour de lui, regardait Jacques qui ronflait et disait: «Quel diable d'homme est-ce là!...» À l'exemple de son valet, le maître s'étendit aussi sur son grabat, mais il n'y dormit pas de même. Dès la pointe du jour, Jacques sentit une main qui le poussait; c'était celle de son maître qui l'appelait à voix basse: Jacques! Jacques! Qu'est-ce? Il fait jour. Cela se peut. Lève-toi donc. Pourquoi? Pour sortir d'ici au plus vite. Pourquoi? Parce que nous y sommes mal. Qui le sait, et si nous serons mieux ailleurs? Jacques? Eh bien, Jacques! Jacques! quel diable d'homme êtes-vous? Quel diable d'homme es-tu! Jacques, mon ami, je t'en prie. Jacques se frotta les yeux, bâilla à plusieurs reprises, étendit les bras, se leva, s'habilla sans se presser, repoussa les lits, sortit de la chambre, descendit, alla à l'écurie, sella et brida les chevaux, éveilla l'hôte qui dormait encore, paya la dépense, garda les clefs des deux chambres; et voilà nos gens partis. Le maître voulait s'éloigner au grand trot; Jacques voulait aller le pas, et toujours d'après son système. Lorsqu'ils furent à une assez grande distance de leur triste gîte, le maître, entendant quelque chose qui résonnait dans la poche de Jacques, lui demanda ce que c'était: Jacques lui dit que c'étaient les deux clefs des chambres. Et pourquoi ne les avoir pas rendues? C'est qu'il faudra enfoncer deux portes; celle de nos voisins pour les tirer de leur prison, la nôtre pour leur délivrer leurs vêtements; et que cela nous donnera du temps. Fort bien, Jacques! mais pourquoi gagner du temps? Pourquoi? Ma foi, je n'en sais rien. Et si tu veux gagner du temps, pourquoi aller au petit pas comme tu fais?…