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Regrets sur ma vieille robe de chambre

Denis Diderot

Lingua:
francese
Stato:
Opera completa
Autorialità:
Scritta dall'autore
Stato del testo:
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Estensione:
~2320 parole · 11 passi
Cita quest'opera
  • APADenis Diderot. (n.d.). Regrets sur ma vieille robe de chambre. Digital reproduction: SigPhi. https://sigphiai.com/it/works/denis-diderot/regrets-sur-ma-vieille-robe-de-chambre-french
  • MLADenis Diderot. Regrets sur ma vieille robe de chambre. Digital reproduction, SigPhi, https://sigphiai.com/it/works/denis-diderot/regrets-sur-ma-vieille-robe-de-chambre-french.
  • ChicagoDenis Diderot. Regrets sur ma vieille robe de chambre. Digital reproduction, SigPhi. https://sigphiai.com/it/works/denis-diderot/regrets-sur-ma-vieille-robe-de-chambre-french.

Riferimento all’edizione riprodotta. SigPhi è la riproduzione digitale. Anno, editore e traduttore compaiono quando noti; «n.d.» indica un anno sconosciuto.

Di che cosa tratta

Rimpianti per la mia vecchia vestaglia: a un uomo regalano una vestaglia nuova e finisce per cambiare tutti i mobili.

Contesto e storia

Dieci pagine che hanno dato il nome a un fenomeno che gli economisti usano ancora — l'«effetto Diderot»: un acquisto nuovo fa sembrare misero tutto il resto. Scritto nel 1769, e si legge come se fosse di ieri. Testo in FRANCESE: l'originale. Diderot scriveva in francese, ed è quello che va citato.

Contesto editoriale, non una fonte citabile: a differenza dei passi dell'opera, questi dati non si possono verificare sul corpus.

Estratto dell’edizione disponibile
Ma vieille robe de chambre était une avec les autres guenilles qui m'environnaient. Une chaise de paille, une table de bois, une tapisserie de Bergame, une planche de sapin qui soutenait quelques livres, quelques estampes enfumées, sans bordure, clouées par les angles sur cette tapisserie; entre ces estampes trois ou quatre plâtres suspendus formaient avec ma vieille robe de chambre l'indigence la plus harmonieuse. Tout est désaccordé. Plus d'ensemble, plus d'unité, plus de beauté. Une nouvelle gouvernante stérile qui succède dans un presbytère, la femme qui entre dans la maison d'un veuf, le ministre qui remplace un ministre disgracié, le prélat moliniste qui s'empare du diocèse d'un prélat janséniste, ne causent pas plus de trouble que l'écarlate intruse en a causé chez moi. Je puis supporter sans dégoût la vue d'une paysanne. Ce morceau de toile grossière qui couvre sa tête; cette chevelure qui tombe éparse sur ses joues; ces haillons troués qui la vêtissent [sic] à demi; ce mauvais cotillon court qui ne va qu'à la moitié de ses jambes; ces pieds nus et couverts de fange ne peuvent me blesser: c'est l'image d'un état que je respecte; c'est l'ensemble des disgrâces d'une condition nécessaire et malheureuse que je plains. Mais mon coeur se soulève; et, malgré l'atmosphère parfumée qui la suit, j'éloigne mes pas, je détourne mes regards de cette courtisane dont la coiffure à points d'Angleterre, et les manchettes déchirées, les bas de soie sales et la chaussure usée, me montrent la misère du jour associée à l'opulence de la veille. Tel eût été mon domicile, si l'impérieuse écarlate n'eût tout mis à son unisson. J'ai vu la Bergame céder la muraille, à laquelle elle était depuis si longtemps attachée, à la tenture de damas.…

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