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Pérégrinations d'une paria

Flora Tristan

Lingua:
francese
Stato:
Opera completa
Autorialità:
Scritta dall'autore
Stato del testo:
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Estensione:
~210.000 parole · 1011 passi
Cita quest'opera
  • APAFlora Tristan. (n.d.). Pérégrinations d'une paria. Digital reproduction: SigPhi. https://sigphiai.com/it/works/flora-tristan/peregrinations-d-une-paria
  • MLAFlora Tristan. Pérégrinations d'une paria. Digital reproduction, SigPhi, https://sigphiai.com/it/works/flora-tristan/peregrinations-d-une-paria.
  • ChicagoFlora Tristan. Pérégrinations d'une paria. Digital reproduction, SigPhi. https://sigphiai.com/it/works/flora-tristan/peregrinations-d-une-paria.

Riferimento all’edizione riprodotta. SigPhi è la riproduzione digitale. Anno, editore e traduttore compaiono quando noti; «n.d.» indica un anno sconosciuto.

Di che cosa tratta

Peregrinazioni di una paria (1838), in FRANCESE: l'originale.

Contesto e storia

Flora Tristan va in Perù a reclamare l'eredità del padre e mette per iscritto quello che vede: la schiavitù, i conventi, una guerra civile, e la propria condizione di donna senza diritti e senza divorzio possibile. Testo nella lingua originale. Il libro la rese famosa e suo marito le sparò per strada. È all'origine del femminismo socialista francese.

Contesto editoriale, non una fonte citabile: a differenza dei passi dell'opera, questi dati non si possono verificare sul corpus.

Estratto dell’edizione disponibile
J’ai dit, après l’avoir reconnu, qu’au Pérou, la haute classe est profondément corrompue, que son égoïsme la porte, pour satisfaire sa cupidité, son amour du pouvoir et ses autres passions, aux tentatives les plus anti-sociales ; j’ai dit aussi que l’abrutissement du peuple est extrême dans toutes les races dont il se compose. Ces deux situations ont toujours, chez toutes les nations, réagi l’une sur l’autre. L’abrutissement du peuple fait naître l’immoralité dans les hautes classes, et cette immoralité se propage et arrive, avec toute la puissance acquise dans sa course, aux derniers échelons de la hiérarchie sociale. Lorsque l’universalité des individus saura lire et écrire, lorsque les feuilles publiques pénétreront jusque dans la hutte de l’Indien, alors rencontrant dans le peuple des juges dont vous redouterez la censure, dont vous rechercherez les suffrages, vous acquerrez les vertus qui vous manquent. Alors le clergé, pour conserver son influence sur ce peuple, reconnaîtra que les moyens dont il use actuellement ne lui peuvent plus servir : les processions burlesques et tous les oripeaux du paganisme seront remplacés par d’instructives prédications ; car, après que la presse aura éveillé la raison des masses, ce sera à cette nouvelle faculté qu’il faudra s’adresser, si l’on veut être écouté. Instruisez donc le peuple, c’est par là que vous devez commencer pour entrer dans la voie de la prospérité ; établissez des écoles jusque dans le plus humble des villages, c’est actuellement la chose urgente ; employez-y toutes vous ressources ; consacrez-y les biens des couvents, vous ne sauriez leur donner une plus religieuse destination. Prenez des mesures pour faciliter les apprentissages ; l’homme qui a un métier n’est plus un prolétaire : à moins que des calamités publiques ne le frappent, il n’a jamais besoin d’avoir recours à la charité de ses concitoyens ; il conserve ainsi cette indépendance de caractère si nécessaire à développer chez un peuple libre.…

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