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Lettre à d'Alembert sur les spectacles

Jean-Jacques Rousseau

Lingua:
francese
Stato:
Opera completa
Autorialità:
Scritta dall'autore
Stato del testo:
Testo pulito
Estensione:
~2530 parole · 12 passi
Cita quest'opera
  • APAJean-Jacques Rousseau. (n.d.). Lettre à d'Alembert sur les spectacles. SigPhi. https://sigphiai.com/it/works/jean-jacques-rousseau/lettre-a-d-alembert-sur-les-spectacles
  • MLAJean-Jacques Rousseau. "Lettre à d'Alembert sur les spectacles." SigPhi, https://sigphiai.com/it/works/jean-jacques-rousseau/lettre-a-d-alembert-sur-les-spectacles.
  • ChicagoJean-Jacques Rousseau. Lettre à d'Alembert sur les spectacles. SigPhi. https://sigphiai.com/it/works/jean-jacques-rousseau/lettre-a-d-alembert-sur-les-spectacles.

Di che cosa tratta

Lettera a d'Alembert sugli spettacoli (1758): contro l'apertura di un teatro a Ginevra.

Contesto e storia

D'Alembert aveva scritto nell'Encyclopédie che a Ginevra un teatro avrebbe fatto bene. Rousseau rispose di no, e con quella lettera ruppe pubblicamente con gli enciclopedisti e con Diderot. La domanda di fondo è se lo spettacolo pubblico educhi un popolo o lo tenga occupato. Testo in FRANCESE: l'originale di Rousseau.

Contesto editoriale, non una fonte citabile: a differenza dei passi dell'opera, questi dati non si possono verificare sul corpus.

Come comincia
Evincer Voltaire de Genève, se poser en champion de sa ville natale, poursuivre contre la civilisation la croisade qu’il avait commencée, développer une des idées principales du Discours de 1750 et frapper la société dans un de ses plaisirs les plus chers, tel fut le but de Rousseau lorsqu’il écrivit la Lettre sur les spectacles. Dans les grandes villes, dit-il, où régnent les beaux-arts, le luxe, la galanterie, la débauche, il faut établir des théâtres ; on n’a pas à les craindre puisque le peuple est déjà corrompu ; ils attirent l’étranger et mettent les espèces en circulation ; ce sont divertissements permis qui ôtent la tentation d’en chercher de plus dangereux. Mais Genève est une petite ville où chacun travaille et vit avec parcimonie ; Genève a des plaisirs innocents qui conviennent aux mœurs républicaines, ses cercles et ses coteries où les deux sexes ne se rassemblent pas ; Genève garde son antique rudesse et l’on n’y connaît guère le vice et l’oisiveté. Un théâtre genevois serait donc une périlleuse innovation, et les habitants y perdraient leur temps, leur argent, leur vertu : plus de cercles ; les deux sexes journellement mêlés, se parant de leur mieux, s’offrant en montre dans des loges comme sur le devant d’une boutique ; les anciens usages méprisés ; la vieille simplicité remplacée par le bel air de Paris ; les courtauds imitant les marquis ; les comédiens inspirant le goût de la dissipation et devenant les arbitres de l’État.

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