SigPhi · Christine de Pizan

L'avision de Christine (French)

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foible chose/ Car le mors de un chien ou une mouche/ se elle entre dedens toy t’occist aucune foiz/ et de quoy peus tu qui tant te orgueillis avoir povoir sus autre/ ce n’est ou corps & es choses de fortune/ mais a force le cuer qui est franc & fort par le conduit de raison n’est mie en toy de mouvoir.

Ci dit comment selon les diz de sainte escripture prosperité mondaine ne fait a priser.

Et au propos ancore que dieux ait en reprobacion les mauvais riches & que les simples ne se doient esmerveiller se il leur seuffre avoir des biens temporeulz/ et consent que les bons soient persecutez Retournons aux saintes escriptures/ Car de ce dit Bede sur l’epistre saint jaques Ne soyez dist il point indignés se les mauvais flourissent en ce monde/ Et vous serfs de dieu avez a souffrir/ Car ce n’est pas de chrestiane religion estre exaussez en ce monde/ mais estre abaissiez/ & deprimez Les mauvais n’ont riens ou ciel ne vous riens en ce monde/ Et pour ce en esperance du bien ou vous tendez quelque chose que il vous aviengne en la voye de ceste vie vous en devez esjouir.

¶ Et ce tesmoigne saint gregoire en la.xl.e omelie sur les euvangiles/ qui dit ainsi/ cellui que dieu het il lui seuffre avoir prosperité en ce monde/ Et aussi retient il cellui que il aime soubz le frain de tribulacion Et de ce monstra bien exemple mon seigneur saint ambroise quant une foiz aloit par le pays & se volt logier pour la nuit en un hostel/ si appella l’oste/ Et ainsi comme il avoit de coustume lui demanda de sa fortune/ Le quel lui respondi que toute sa vie avoit flouri en honneurs & habondé en richeces ne onques ne estoit decheu ne en adversité maladie ne autre desplaisir/ mais tous jours lui estoient venus ses choses a souhaid/ Adont ces choses ouyes saint ambroise s’en parti/ et logier ne s’i volt combien que il fust nuit/ Et dit que continuee succession de temporelle prosperité n’est mie signe de estre amé ne esleu de dieu/ ains est signe de pardurable dampnacion.

¶ Viengne avant Seneque & die a nostre propos son dit. voy le ci en la .lxxxvii.e de ses epistres/ Se tu veulx avoir dist il la vraye extimacion de l’omme/ et savoir quel ou quen grant il est/ regardes le tout nu/ ostes son patrimoine oste ses honneurs & les autres mençonges de fortune et le regardes se tu peus non pas ou corps mais ou courage/ et la verras tu quel et com grant il est la saras tu se il est grant du sien ou de l’autruy.

Conclusion des choses susdites & ancore de ce.

N’avons nous mie assez prouvé qu’en richeces et honneurs mondains n’est pas felicité/ donques nous couvient tendre a la trouver/ mais comme en ce monde ne peut estre trouvee/ ancore treant a nostre propos dire nous en couvient/ si appert assez estre vray ce que dit boece/ Les choses n’ont pas honneur selons elles/ mais selons l’extimacion & opinion des gens qui le donnent et rostent comme il leur plaist/ Et donques puis que injustement se pevent tieulz honneurs donner je conclus que elles sont villes O donques vaine gloire/ ce dist il respandue en multitude de gens/ tu n’es autre chose fors enfleure d’oreilles/ Car on voit souvent louer par faulse oppinion de peuple ceulx qui n’ont mie en eulx le bien que on y dit/ Et ce ne peut estre sanz leur grant honte quant ilz sentent que ce leur fault dont ilz sont louez/ Et se il est ainsi que preudomme doye estre loué pour sa vertu/ que lui chaut quant il ne quiert pas la faveur du peuple/ mais la bonté de sa conscience/ Et se on tient belle chose avoir renommee/ aussi doit on tenir a laide qui ne l’a.

¶ Que diray je dist il des delices du corps quant on les quiert il donnent grant traveil/ quant on les a ilz tournent a ennuy/ quant on les a eues ilz engendrent enfermetez & tele est la paye de ceulx qui leur fin y mettent// Or est donques ainsi/ ce dist il que richeces honneurs/ royaumes/ seigneuries forces beautez et poissances ne donnent pas de felicité/ Car riens digne n’est de estre appellé felix comme dit est devant se il n’est perpetuel/ et comme teles choses ne le soient n’est pas cellui felix qui les a/ mais voy cy que il dit apres/ veulz tu savoir dist il la vraye felicité qui repaist l’ame et donne souffisance/ Or tourne ta force d’autre part/ si verras celle qui donne poissance gloire renommee & delit tout ensemble/ & ce est dieu autre chose ne l’est Sicomme ou dit livre de boece je prouvay par sa bouche/ et les fleurs de ycellui je ay cueillies et appliquees ycy a ton propos pour faire d’une sorte un gracieux chappel avec les dis des sains docteurs pour ton livre/ a la fin comme victorieux couronner/ Or viengnent les roses de la sainte escripture avec noz violettes et frappons ancore contre les arrogans du monde.

¶ Tu ce dit saint augustin qui tant aimes le monde pour quel loyer guerriez vous/ n’est ce pas vostre plus grant esperance que vous puissiés estre amis du monde. helas et quel bien est cestui au quel on ne peut venir fors par grans inconveniens. homme homme laissez perir toutes ces vanitez/ et te convertis a la seule inquisicion qui a gloire et n’a fin/ & qui est ce/ ce est seul dieu.

¶ Helas ce dist il ancore en une epistre/ ce monde ci plus est perilleux quant il se monstre souef/ que quant il se monstre moleste/ & plus a eschever quant plus attrait a soy amer.

¶ De ce meismes ancore dit sur l’epistre saint jehan le monde dist il est plain de tribulacions et voy cy comment chacun l’aime/ que seroit ce se il estoit paisible/ s’il estoit bel comment t’y appuyeras tu quant si lait & tant conturbez si fort l’embraces/ Et quant des espines ne peus retraire ta main/ bien cueilleroies des fleurs se elles y estoient.

¶ A ce propos dit saint gregoire en une omelie/ veez cy dist il le monde qui est en soy tout seq/ Et toutevoyes ancore flourist il en noz cuers par tout mort/ par tout plain de plour/ et par tout en desolacion/ nous sommes de tous costez ferus/ nous sommes de tous lez remplis de amertume/ Et toutevoyes de nostre avugle charnelle pensee et concupiscence nous aimons ces amertumes nous les suivons fuyant nous nous espinons a lui trebuchant/ et pourtant que il trebuche nous ne nous povons tenir avec lui sanz tresbucher.

¶ Mais dit saint bernard en un sermon/ A qui jhesucrist prent a sembler doulx/ c’est neccessité que lui semble le monde amer.

¶ Encore dist il sur quantiques/ ce monde est tout plain d’espines ilz sont en terre ilz sont en ta char/ & converser entre ces espines & n’y estre point blecié c’est de vertu divine et non pas de nostre fragilité.

¶ Mais de ce dit saint gregoire es morales ou.xxiii.e a ses esleuez qui vont a lui/ nostre seigneur a fait le chemin aspre a celle fin que tant ne leur plaise le repos de ceste vie en fourme de la doulceur du chemin que ilz ne se delitent plus a cheminer longuement que a tost venir au terme de leur repos/ & que tant ne leur plaise la voye que ilz en oublient leur propre pays/ C’est le ciel. Mais voy cy que il dit apres les cuers de esleus dist il qui attendent les joyes de paradis prennent cuer et force es adversitez Car de tant que croist plus la bataille de tant attendent ilz plus glorieuse victoire/ les desirs des esleus si prouffitent tant que ilz sont ainsi affermez es tribulacions comme le feu ardant que le vent rabat la flame/ et toutevoye le fait plus croistre et combien que il semble que estaindre le doye il le enforcist.

Encore de ce mesmes.

Or trayons au terme de nostre oeuvre au quel te desir a l’utilité de ton sens conduire c’est a savoir a la conclusion de la vraye felicité/ ou tu dois tendre comme nous ayons assez monstré par maint dignes preuves que sont faulces felicitez combien que la cure des choses morteles s’i traye/ n’est mie celle/ ains est celle qui a en soy bien parfaict & qui la plus ne peut desirer/ c’est dieu comme dit est/ car on ne peut penser riens meilleur de lui/ il couvient dont que son bien soit parfaict/ Car autrement ce dit boece/ et il est vray ne seroit il pas prince des autres biens/ Si avons dit ce dit boece & aussi nous l’acordons que felicité est souverain bien/ et tu vois que homme est beneureux quant il a felicité/ & felicité si est dieu/ dont est homme dieu quant il a felicité ainsi comme ceulx qui ont droiture sont droituriers/ & ceulx qui ont sapience sont sages Et ainsi ceulx qui ont divinité sont dieux/ & cil qui a felicité est dieu dont tous beneurez sont dieux/ mais par nature il n’est que un dieu et par participacion il en est moult/ Et ces parolles sont le propre texte du dit livre de boece en consolacion/ Or avons trouvee celle benoite felicité que desirer devons/ mais que ferons nous de celle felicité nous promet elle riens.

¶ Viengne saint gregoire en son omelie et le nous die/ veez le cy/ se nous considerions bien quelles et comment grans choses nous sont promises es cieulx/ nous reputeriens villes toutes les choses que nous pourriens avoir en terre/ Car toute la substance terrienne comparee a la souveraine felicité nous est plus a charge que a ayde/ la vie temporelle comparee a la vie eternelle est plus mort que vie/ Car le deffault de nostre cotidiane corrupcion n’est mais que une prolixité de mort Mais qui est ce qui peut raconter ne entendement comprendre com grandes sont les joyes de celle souveraine cité/ estre tous jours present es compaignies des anges avec les benois esperis/ estre assistant a la gloire de nostre conditeur/ veoir le visage de dieu & la benoite trinité face a face/ regarder sa lumiere incomprehensible/ n’avoir jamais paour de la mort/ & soy esjouir du don de perpetuité.

¶ De celle benoite trinité un petit parlons pour plus grant efficace selon les diz des sains docteurs/ et en elle vueil que soit terminee ton oeuvre qui te doint grace que ainsi soit a la fin ta vie/ Mais comment oseras tu entrer a la mediter toy povre miserable creature.

¶ Car dit saint augustin ou livre de la trinité que tout l’ost de pensee humaine n’est pas assez fort pour soy ficher en celle excellente lumiere pardurable se elle n’est bien purgee par justice de foy. Mais que plus soubtilment je t’en declarasse n’est neccessité.

¶ Car dit saint augustin ou sus dit livre que l’en ne peut plus perilleusement ailleurs errer ne l’en ne peut riens plus laborieusement querir/ ne l’en ne peut riens plus prouffitablement trouver que la benoite trinité du pere du filz et du saint esperit en unité de essence divine.

¶ Mais de ce dit il lui mesmes ou livre des paraboles de nostre seigneur parlant contre arrian/ nous veons dist il le souleil ou ciel courant luisant et chault/ aussi/ ces.iii. choses a le feu mouvement lueur et chaleur/ Se tu peus donques dist il faulx arrian devise l’une qualité de l’autre ou souleil/ ou ou feu/ Et puis si devise la trinité/ Et pour ce comme dit saint bernard en un sermon Trop enquerir de la benoite trinité c’est perverse curiosité/ fermement croire et tenir de la trinité ainsi que tient l’eglise et la foy catholique/ c’est seureté.

¶ Il est ce dit ancore saint augustin en un sermon plusieurs trinité/ c’est a savoir la trinité qui nous a fait/ la trinité qui nous deffait/ la trinité qui nous refait/ la trinité qui nous a fait/ c’est la trinité pardurable/ le pere/ le filz et le saint esperit. La trinité qui nous deffait c’est une trinité miserable Quelle est elle/ c’est non puissance/ ignorence/ et concupiscence/ et par ceste trinité miserable est deffaite nostre trinité raisonnable C’est a savoir memoire entendement et voulenté Car quant nostre ame se dechiet de la trinité pardurable/ la memoire chiet en non puissance l’entendement en ignorence la voulenté en concupiscence/ la trinité qui nous reffait/ c’est une trinité prouffitable/ foy/ esperance/ charité/ foy des articles des commandemens & des sacremens/ esperance de pardon de grace et de gloire/ Charité de pur cuer de bonne conscience & de foy non pas fainte.

¶ Mais veoir la benoite trinité ainsi que elle est c’est la vraye felicité seule & souveraine/ et non autre ou doit estre le terme et fin du desir de toute humaine creature/ a la quelle felicité te vueille conduire celle benoite trinité un seul dieu regnant ou siecle des siecles amen.

Respont christine a philosophie & la remercie en la personne de theologie.

Adont se tut la dame honoree/ et je commençay a ainsi dire/ O tres souveraine aministrarece de la pasture/ et du restorant medicinable qui ne garist pas tant seulement le malade par tribulacion navré/ mais lui rent vie force & vigueur par le doulx ongnement et liqueur de ton reconfort/ Toy philosophie l’armoire et corps de toute sciences/ lesquelles sont tes membres/ Je apperçois que il est vray ce qui est dit de toy sicomme saint augustin recite Car tu es toutes sciences et a tes amez te demonstres tele qu’il te plaist selon la voye que on te veulent enquerre & a moy simple de ta digne grace t’es monstré en fourme de sainte theologie pour repaistre mon ignorent courage le plus sainement a mon salu/ ne m’as pas fait comme a ta chamberiere/ mais mielx que tu ne promis/ C’est a savoir moy servie de tes plus prouffitables et dignes mes qui viennent de la table de dieu le pere/ dont te mercy C’est assavoir dieu qui est toy plus que ne saroie dire Et vrayement es tu toutes les sciences/ Car tu es vraye phisique/ c’est a savoir theologie en tant que tu es de dieu/ Car toutes les causes de toute nature sont en dieu createur/ Tu es ethiques/ car bonne vie et honneste que tu formes & apprens/ c’est a savoir a amer/ ce qui est a amer c’est dieu et le prochain/ & ce la toy theologie monstres tu en la science de phisique & de ethiques/ Tu es logique car la lumiere et la verité de l’ame raisonnable tu demonstres/ tu es politique Car tu apprens a bien vivre/ Car nulle cité n’est mieulx gardee que par le fondement et l’eaue de foy et de ferme concorde a amer le bien commun qui est tres vray et tressouverain/ c’est dieu de qui tu parles en la science en quoy a moy t’es demonstree/ c’est a savoir theologie. O theologie que je vueil louer dame en toy souveraine philosophie. Je congnois que quant homme apprent hors de toy/ se il lui est nuisible par toy il en scet la verité/ Se il lui est prouffitable aussi tu lui demonstres/ et quanque il ara peu apprendre ailleurs se en toy ne refiert/ tout sera parte de temps et ignorence/ Car tu es la sapience vraye/ ne autre chose n’est que toy en qui est trouvé ce que ailleurs ne peut estre c’est vraye felicité.

¶ Et ce tesmongne de toy saint gregoire ou prologue du livre des morales que tu as en publique ce de quoy tu peus nourrir les petis/ et de ce l’experience en ma personne le me tesmongne/ Et gardes en ton secret ce dont tu peus prendre les haulx entendemens en grant admiracion/ Car tu es ainsi comme un fleuve qui semble estre si pou parfont que un aygnel y prent pié/ Et si est si parfont que un elephant y peut nagier/ Merveilleux est ton fleuve sainte theologie qui si pou semble estre parfont a un aignel/ c’est a entendre a un bon simple qui y prent pié/ Et si est si parfont a un elephant orgueilleux/ c’est aux plus haulx entendemens qui a peine te scevent et non toute comprendre.

¶ Et pour ce dit bien le benoit saint jerome en l’epistre a sa bonne devote la vierge de mecriade/ use dist il de la leçon de theologie en lieu de miroir pour corriger ce que tu as en toy lait/ et pour garder ce que tu as en toy bel/ et te faire plus belle/ Car toy sainte theologie as un miroir qui monstre les ordures et les apprent a nettoyer.

¶ De toy et a ta louange de rechief dit le benoit docteur saint jerome qui tant cherement t’ama que ainsi comme les tenebres de la nuit point n’obscurcissent la clarté des estoilles du ciel Ainsi nulle mondaine iniquité ne peut obscurcir les ames qui sont appuyees au firmament de sainte theologie/ O dame sainte theologie/ tu m’as donné certaineté de ce que dit de toy le benoit saint gregoire ton docteur ou premier livre de morales que ta doctrine & sainte escripture aucune fois nous est viande aucune foiz nous est beuvrage en lieu plus obscurs/ lors est ce que elle nous est viande Car quant nous l’exposons c’est la viande que nous machons/ et quant nous l’entendons c’est ainsi comme la viande que nous avalons mais es lieux ou elle est plus clere elle nous est buvrage Car quant elle n’a besoing de exposicion/ nous la humons ainsi comme nous la trouvons// Dame que puis je dire de toy et du bien que tu m’as fait/ de la sainte viande de ton repast qui m’a rassadiee & fait congnoistre la ignorence de ma descongnoissance par quoy je congnoiz mon tort par ce que tu m’as conclus/ Si di que toy sainte theologie et divinité es une tres grasse viande qui contiens en toy toute delices ainsi comme la manne qui aux juifs plouvoit du ciel qui assavouroit en la bouche de chacun selon sa voulenté// Ainsi me depars de mon avision la quelle je ay partie sicomme en.iii. differences de.iii. pierres precieuses en leur proprietez/ la premiere est en fourme de dyamant/ le quel est dur et poignant/ et tout soit il cler hors oeuvre quant il est relié et mis en l’or il semble estre obscur et brun/ et toutefoiz ne se meut sa vertu qui est moult grande/ La seconde est le kamayeu en qui plusieurs visages et figures diverses sont empraintes/ et est son siege brun et l’emprainte blanche/ La tierce au rubis precieux cler et resplandissant et sanz nue obscure qui a proprieté de tant plus plaire comme plus on le regarde.

Explicit le livre de l’avision de christine.

Table des chapitres [Note: Cette table des chapitres ne figure pas dans l’original.]

feuillet La premiere partie parle de l’image du monde et les merveilles que elle y vid. 1 1. Premierement dit christine comment son esperit fu transporté. 1 2. Ci dit l’ordre comment le dit ymage estoit repeus. 1 3. Comment christine fu transgloutie ou corps du dit ymage. 2 4. Comment elle se transporta de lieu en autre. 2 5. L’acointance que elle desiroit a avoir a une dame portant couronne. 3 6. La complainte de la dame couronnee a christine. 3 7. Ci devise la dame couronnee de son commencement. 4 8. Dit la dame couronnee de ses gestes. 4 9. Encore de ce mesmes. 5 10. Des bons et des mauvais gouverneurs de la dame couronnee. 5 11. Ci parle la dame couronnee du bon gouverneur que elle ot. 6 12. De.ii. nobles oyseaulx de proye. 8 13. Ci dit la dame couronnee des contens qui furent pour elle gouverner. 8 14. Ci se plaint la dame de ses Enfans. 9 15. Ci dit comment les vertus au monde sont emprisonnees. 10 16. Ci dit des vices qui queurent en general. 11 17. Du vent de perdicion qui cuert par la terre. 13 18. De la punicion des vices. 13 19. Encore de ce mesmes & complainte de la dame. 14 20. De ce mesmes. 15 21. Encore du vitupere des vices en general. 16 22. Piteuses paroles de la dame couronnee & recors de la sainte escripture. 17 23. Encore de sa complainte. 18 24. Des punicions des vices. 18 25. Encore de ce mesmes. 19 26. Encore de ce. 20 27. Encore de ce. 21 28. Encore de ce. 22 29. La fin de la complainte de la dame couronnee. 23 La seconde partie parle de dame oppinion et de ses ombres. 25 1. Ci dit de quoy ces ombres servoient. 25 2. Comment l’ombre araisonna christine. 26 3. Les choses que l’ombre disoit a christine. 27 4. Encore de ce mesmes. 29 5. Ci dit l’ombre les oppinions de philosophie sus le principe du monde. 29 6. Ancore de ce mesmes. 31 7. Les contre dis d’aristote aux autres philosophes. 33 8. Encore des oppinions. 34 9. De ce mesmes. 36 10. Encore de ce. 37 11. Ancore des oppinions des philosophes. 38 12. Cesse a parler des oppinions. 39 13. De l’ombre la poissance que elle a. 40 14. Encore dit de sa poissance. 41 15. Encore de ce mesmes & des seignouries. 42 16. Dit ancore l’ombre des choses que elle a faites faire. 43 17. Ce que l’ombre disoit des arquemistes. 44 18. Des nobles que l’ombre dit que elle deçoit. 46 19. Ce que l’ombre disoit des gens d’armes. 46 20. La fin de l’oroison de l’ombre. 47 La tierce partie parle de confort de philosophie. 50 1. Ce que christine dit a philosophie. 51 2. La complainte de christine a philosophie. 52 3. Dit christine de ses bonnes fortunes. 53 4. Entre a parler christine de ses males fortunes. 54 5. Encor de ce mesmes. 55 6. Balade. 58 7. Encore continue christine sa complainte. 59 8. Dit christine comment elle mua sa maniere de vivre. 59 9. Se plaint christine de jeunece. 60 10. Dit christine comment elle se mist a l’estude. 61 11. Le plaisir que christine prenoit a l’estude. 62 12. Se plaint christine de fortune qui lui osta ses bons amis. 63 13. Encore de ce mesmes. 63 14. Conclut christine sa complainte a philosophie. 64 15. Respont philosophie a cristine. 65 16. Le reconfort de philosophie. 66 17. Encore de mesmes. 67 18. Blasme philosophie christine de ce que elle se plaint. 69 19. Encore de ce mesmes. 70 20. Encore de ce. 71 21. Encore de reconfort. 72 22. Le reconfort de philosophie aleguant la sainte escripture. 73 23. Instruit philosophie a despriser les biens mondains. 75 24. Ci dit comment selon les diz de sainte escripture prosperité mondaine ne fait a priser. 76 25. Conclusion des choses susdites & ancore de ce. 76 26. Encore de ce mesmes. 78 27. Respont christine a philosophie & la remercie en la personne de theologie. 79 NOTES DU TRANSCRIPTEUR On transcrit le manuscrit «Français 1176» de la bibliothèque nationale de France, daté 1405-1406.

L’orthographe, la ponctuation et l’usage des majuscules sont conformes à l’original. On a résolu les abréviations par signes conventionnels (de type Cõe pour Comme), ajouté accents, cédilles et apostrophes, et distingué entre i/j, u/v. On a introduit un nouveau paragraphe à chaque pied de mouche (¶), et mis systématiquement une majuscule en début et un point en fin de paragraphe.

Les corrections figurant sur le manuscrit, réputées de la main de Christine de Pizan, ont été appliquées. On s’est permis également de corriger certaines erreurs manifestement dues au copiste.

On a conservé la phrase en double «se toy existant subget aux tribulacions...» qui figure également en double dans le manuscrit 10309 de la bibliothèque royale de Belgique.