s^avance vers lui & lui dit tout l>as» Pardon, Monfieyr ^ je ne vou$ yoyois \i^%*i. De? émbârras.do- tîques m*qnt occupé...je vous avois oublié.
Tout en parLmt, // ùr^ une hourfe quHl lui donné furtivement; §f tandis ^u'il le reconduit &fu il revient, l^autre Scène avance^ CÔ M É Ù lÈ. t( Ce Voîfîn qui a formé des prétetitions fur votre terre, s^en dé- fifteroit peut-être, £«•• L E P Ê R Ê P E F A M ï L L E. Je ne tat lalflerai pas dépouiller. Je ne facrifièrai point les intérêts de mes ehfans à l'homme avide & ÎBfuft'e. Toutcç que je puîs,c*eft de céder» (î l'on veut» cequelapourfuicéde ce Procès pourra ma coîicer. Voyez. ( Afr. U Bon fort. )' Le Père de Famille le rappelle Ù lui dit: A propos, Monfieur le Bon. Souvene:^ vous dé ces gens de Province. Je viens d'apprendre qu'ils ont envoyé Ici un de leurs cnfans: tâche:t de me le découvrir.
{ A la Brie qui s'occupe h ranger le Salon. ) Vous h*êtes plus â mon fervice, vous connoifiîez le dérèglement de mon fils* Vous m'avez menti. On ne ment pas chez mof.
LE PÉRÈ DE FAMILLE. Je vous laifTe votre habit, & je vous accorde un mois dé vois gagés. A^Icz, ( à Philippe. ) Nous Tommes bien étranges. Nov» les avilif-r fons. Nous en faifons de mal-honnêtes gens, & lorfque nous les trouvons tiefs, nous avons rinjuftice de nous en plainc^re. Ell-ce vous dont on vient de me parler?
PHILIPPE. Oui y Monteur.
LEPEJREDEFAMtLtE. Vous avez entendu pourquoi je le renvoie* Sôuvenez-v6us-eb«. Allez, & ne laifTez entrer perfonne. ' S C E N E I I.
LEPÉRE DE FA'MfLLÈ. CÉCILE.
ML E PERE DE FAMILLE. A Fille, avéz-vous réfléchi f CECILE. Oui, mon père., C E C IL E. De faire en tout votre volonté.
CECILE.
Si cependant il m'étoit permis de choifir un étati.
LEPERE DE FAMILLE. Quel eft (fèlui que vous préféreriez 1...Vous héiitez...Parlez } «ta fille. CECILE.
Je pré/erefois h, retraite.
4 LE PERE DE FAMILLE, Que Voulet-vous dire \ Un CouVent t CECILE.
Oui mon pere^ Je ne Vois que cet aryle contre les peines que je crains.
LEPERE DE FAMILLE.
Vous craignei des t)eineS, & vous ne ptinfez pas à celles que vous n&e (^auferiez? Vous m'abandonneriez ^ Vous quitcerie^t la maiton dfe Vo^re perepotir un cloître; Non, ma fille, cela ne fera poinu J2 tcfpefte la Vocation religieûfe, mais ce neft pai la vôtre. Là tiature ^ en vous accordant IcS qiiaUtés fociales /né vous dêftina pointa l'inutilicéi...Non, je li'aurài point donné lavieàunenfant^ )ô lie l^àurai point élevé; je n'aurai point travaillé fans relâche à aflurer fon boiiheur, pout le Iai(ter defcendre tout vif dans un tombeau, & avec lui mes efpérances, d: celles de la fociét<^ trompées...Et qui la repeuplera de citoyens vertueux, fi les femmes le$ plus dignes d'être des ttaereis de famille sy tefufent!
CECILE. Je vous ai dit y ihoh peire, que je ferôis cri tout v^tre volontés LEPERE DE FAMILLE. Ne me parlet donc jamais de Couvent.
CECILE.
Mais f ofe efpirèr que Vous ne Contiendrez pas votre fille à changer d'état, & que du moins il lui fera permis de pafler des jôuri tranquilles & libres à ctité de vous.
Si je ne confidérois que ihoi, je pourrois approuver ce partL Mais je dois vous ouvrir les yeux fur un tems où je ne ferai plus.;, r^écile, la nature à fes vues > & fi vous regardez bien, vous verre:i& fa vengeance fut tou$ ceux qui les ont trompées t les hohimes punis du célibat par le vice * les femmes par le mépris & par Ten-^ nui...Que cela fôit ou non ^ Tâge avance, les charmes paiiènt> les hommes s'éloignent, la ihauvaife humeur prend} on perd fes pa« rens., fes connoiifances, fes amis. Une fille âgée n'a plus autour d^etlè que des indifférens qui la négligent, ou des atneS intéreffées qui comptent fes jours. Elle vit fans qu'on la cônfolcy. & meurt fans qu'on la pleure.
C E C IL È.
Cela eft vrai. Mais eft-il un état fans peine $ & le mariage xC^* LEPERBDEFAMILLE; Qui le fait mieux que moi, vous nie l'apprenez tous leS jours^ Mais c'e(t un état aue la nature impofe. C'eft la Vocation de tout ce qui refpire...Si le matiage ejcpofe à déS peines cruelles, c'eft aulTi la fource des plaifirs Us plus doux. Qu'eft-ceque ThoiHiitedd bien préfère à fa femme? Qu'y a-t il au monde qu'un père aime plus que fon enfant? O lien facfé des épotilr, fi je penfe à vout, mon ame s^échaune & s'élève..* O noms tendres de fils.à de fille! je ne vous ptonorîçai jamais fani treffaîUir, fans en être touché ^ Cécile t rappeliez- vous la vlè de votre liicre.' éo ell>il uite plus . douce COMÉDIE. t^ 4ouce q^ç celle d'une femme qui a employé fa fournée à Templir les devoirs d'époufe attentive, de mère tendre, de maîtrcfle com- patiflantc?...Quel fujct de réflexions délicîcufcs elle eippprie^cn fon coeur le foir quand elle fe i-etÎTe!
CECILE. * Ouï, mon père. Mais où foi^t les femme* cbnAnc elfe, te \ç% époux comme vous.., S'il fufEfoit d'écouter fa raifon & fon coeur...
LE PERE D E F A M I L L E. \ Cécile, vous baiffez ^es yeux. Vous tremblez. Vous cràîgqer de parler...Mon enfant laiffe moi lire dins ton aitie. Tu ne ^tw% avoir de fecret pour ton père; &fi j*avois perdu ta confiance^ c'eft en moi que j'en chercherois là raifon...CECILE. Votre bonté m'afflige. Si vous pouviez me traiter plus févéremenCè CECILE. Non ♦ mon père.
LE PERE DE FAMILLE.
Qu'avez- vous donc? Rien.
CECILE.
LEPERÉ DE FAMILLE.
Vous me trompez, ma fille.
CECILE. Je fuis accablée de votre tendreffe...Je voudroîs y répondre.^ CECILE. Que je feroîs à plaindre!
LE PERE DE FAMILLE. Dîtes. Dis mon enfant. Comment vous blâmcrois-je f Un fentî» ment que je fis naître dans le cœur de votre niere?. Oh! vous qui tenez fa place dans ma maifon, & qui me la repréfentez, îmitez-Ià dans la franchife quelle eut avec celui qui lui avoit dotmé la vie, & qui voulut fon bonheur & le mien...Cécile^ vous ne me rc« pondez rien..
CECILE. Le fort de mon frère me fait trembler.
LEPEREDEFAMilLE. Votre frère cft un fou.
CECILE.
Peut-être ne nac trouveriez- vous pas plus raifonoable que lui. LE P E R H D E F A M I L t E? Je ne crains pas ce chagrin de Cécile. Sa prudence m*eft connue, & je n'attends que l'aveu de fon choix pouc k confirmer* ^ C àî LE PERE DE FAMILLE; Cécile fe tait. Le Père de Famille attend un moment; puis il eontinuf d'un tonjïrieux & même un peu chagrin.
It m'eût été doux d'apprendre vos fentitnens de vous-même f mais que ce foit par la bouche de votre oncle, de votre frère « ou de Germeuil, il n'importe.. • Germeuil eft notre ami commun. C'eft un homme fage & diTcret...Il a ma confiance. • • Il ne me paroic pas indigne de la vôtre.
CECILE. C'eft ainfi que j'en penfe.
LE PERE DE FAMILLE. ^ Je lui dois beaucoup. II eft tems que je m^acquitte avec lui.
CECILE. Vos enfans ne mettront jamais de bornes ni à votre autorité, ni à votre reconnoiiTance. Jufqu'à préfent il vous a honoré comme un père, & vous Tavez traité comme un de vos enfans.
LE PERE DE FAMILLE. Ne fauriez-vous point ce que je pourroîs faire pour lui?
CECILE. Je crois qn'il faut le confulter lui-même...Peut-être a-t-il des idées...Peut-être...Quel confeil pourroisje vous donner?
LE PERE DE FAMILLE. Mon frère m'a dit un mot.
CECILE, avec vivacité. J'ignore ce que c'eft \ mais vous connoifTez mon oncle. Ah! mon père » n'en croyez rien.
LE PERE DE FAMILLE. Je quitterai donc la vie fans avoir vu le bonheur d'aucun de mes enfans...SCENE III.
LE PERE DE FAMILLE. CECILE, PHILIPPE.
MP H I L I P P E. Oniîeur, il v a là deux femmes qui demandent à vous parler^ LE PERE DE FAMILLE. Faites- Us entrer.
Cécile fe retire. Son père la rappelle & lui die triftement. Cécile.
CECILE. Mon père.
LE PERE DE FAMILLE. Vous ne m'aimez donc plus % Les femmes annoniées entrent ^ & Cécile fort ayec fin mouchoir fur les yeux.
COMÉDIE.!{► SCENE IV.
LE PERE DE FAMILLE, SOPHIE: Madame HEBERT- ^ LE PERE DE FAMILLE, appercevant Sophie, die Ï4*an {on trifie (f avec Pair étonné, L ne m'a point trompé. Quels charmes! quelle modeftie \ Quelle douceur 1...Ah'!...Madame HEBERT. Monfieur » nous nous rendons à vos ordres.
LE PERE DE FAMILLE. C'eÛ vous» Mademoifelle» qui vous appeliez Sophie S LE PERE DE FAMILLE, h Madame Heben. Madame, j'aurois un mot à dire i Mademoifelle. J'en ai ea-^ tendu parler, & je m'y întcrcffe. Madame Heben fe retire. SOPHIE, toujours tremblante, la retenant par le bras., Madame!
LE PERE DE FAMILLE. Mademoifelle, remettez-vous* Je ne vous dirai rien qui puiflis vous faire de la peine.
S O P H I E.i Hélas l Madame Hébert va sajfeoir fur le fond de lafalle; elle tire fin ou* vrage & travaille.
LE PERE DE FAMILLE, conduit Sophie h une chaife, la fait ajfeoir à côté de kti^ D'où êtes-vous, Mademoifelle?
SOPHIE. Je fuis d'une petite Ville de Province.
LE PERE DE FAMILLE. Y a-t-il long-tems que vous êtes à Paris I SOPHIE. Pas long-tems, & pldt au Ciel que ie n'y f^^e jamais venue t LE PERE DE FAMILLE. Qu'y faites-vous?
SOPHIE. J'y gagne ma vie par mon travail LE PERE DE FAMILLE- Vous êtes bien jeune.
SOPHIE. J'en aurai plus long-rems à fouffrir.
LE PERE DE FAMILLE Avez-vous Monfieur votre Père.
SOPHIE. Non 9 Mopfieur.
LE PERE DE FAMILLE. Et votre mère. 4 - SOPHIE. Le Ciel me l'a confervée. Mais eMe a eu tant de chagtins! fâ fanté eft chancelante, & fa mifere fi erande!
tE PERE DE FAMILLE. yotre mère eft donc bien pauvre) SOPHIE. Bien pauvre. Avec ceU > il n'en c& point au naonde dont j*ai« siaiTe JQKUX être la. fille.
LE PERE DE FAMILLE. Je vous loue de ces fonumens^ i yous paroiifez bien née...Et cu'ctoit votre père?. o SOPHIB.. Mon pet?î fat UQ Honvme debioni. U p'entendîtjanuîs.le malheu*" xeux fans en avi>ic pitié. U n'abandonna pn$ Ces amis dans la peine, & il devint pauvre. li eut beaucoup d'enfans; nous- dûne^râiDes tous fanç-reffoorce à fa mort...J'ctois bien jeune alors...Jiçme fou- viçosà peine dç ravoir vu...Ma. noere £uit obligée de me prendre en-* tre fçs bras^t Se de me levée à la. hauteur de fon lit pour len^birafler..^ Je plçucoi^ Hélas! >.e,ne fcntois pa> toi» ce qu,e je perctois 1 L E P E R E D E F A M I L L E. Elle me touche...Etqu^efl-ce qui vous ^ fait quitier la mairoa 4^ yp$ parens. &^ vott^ pays l SOPHIE. Je fuis venue ici avec un d^ m^s frer.e$ implorer l'aiTiftance d'un parent qui a été bien dur envers nous. Il m'avoit vue autrefois en î?covi|xce. Il paroitfbit 4voir prj^ de raflFeftion po«ur moi, & ma. snere avoir efpéré qu'il s'en reâbuvien droite Mais il a fermé fa porte à raAïi fxcre, &-iLm*a, fait diw de n'en pa5 approcher.. LE PE.REDE FAMILLE. Qu'eft devenu votre frère?
SOPHIE. Il s'eft mis au fervrce du Roi. Et moi je Ws reAéea<vec la per^. fonne que y^\xS(V0y£t, » & qui aUbooté de me regarder comme fon enfant.
LE PERE DE FAMILLE. Elle^ iic me paiotjt paâ fort aîfée* SQP.HI B. Elle partage avec moi ce qu'elle a.
LE PERE 1> E FAMILLE. Et vous n'avez plus entendu parl&t de ce pacent?
SOPHIE. Pardonnez-moi, Monfieur. J'en ai reçu quelque Gecoms •* Maïs de quoi cela fert-il â ma mère l ,LE PERE DE FAMILLE. iVptrc mere.vous a. donc oubliée.
SOPHIE. Ma mcrc avoît fait un dernier ctlortpour nous envoyer â Paris. Hélas > elle attendoit de ce voyage un fuccès pluâ heureux l fao& cela, aurojjt-elle pu.réfjoudre à m'éloigner d'elle l depuis elle n a plus fa comment me (mç revenir* EUc me mande cepciKknc 4]ttW COMÉDIE. it doit me reprendre, & tne ramener dans peu. II faut que quelqu'un s'en foit chargé par pitié. Oh, nous fommes bien à plaindre I LE PERE DE FAMILLE. St vous ne connoitriez ici perfonne qui pût vous fecourir.
SOPHIE. Perfonne.
LE PERE DE FAMILLE. Et vous travaillez pour vivre % SOPHIE. Oui, Monficur.
LE PERE DE FAMILLE. Et vous vivez feules?
SOPHIE. Seules.
LEPE RE DE FAMILLE. Mais qu*eft-ce qu'un jeune homme dont on m'a parK, qui s'ap- pelle Sergi, &qui demeure à côté de vous l SOPHIE. C'eft un malheureux qui gagne fa vie comme nous, & qui a uni fa mifwe à la nôtre.
LE PERE DE FAMILLE. Eftce-là tout ce que vous en favez?
SOPHIE. Oui, Mon£eur.
Ehbien, Madcmoifelle, ce. malheureux-là...„, SOPHIE.
Vous le connoiifez \ ^. LE PERE DE FAMILLE.
5i je le connois l...C'eft mon fils.
SOPHIE- Votre fils!
An, 5crgi, vous m'avez trompée.
LE PERE DE FAMILLE. ïiUe auffi vertueuft que belle, conooiiTez le danger que vous avez couru. SOPHIE, oergi eft votre fils!
LEPEREDEFAMIL LE.
n vous cftîme, vous aime j maïs fa paflion prépareroît votre malheur & le fien fi vous la nourriffiez.
„. SOPHIE.
i ourquoi fuis-je venue dans cette Ville! Que ne m'en fuis-ie allée lorfque mon cœur me le difoit.
Il en eft tems encore. Il Faut aller retrouver une mcre qui vous ra(ppelle, & â qui votre fé-jour ici doit, cauftr la plus grande in- quiétude. Sophie,^vou$ le voulez î ts LEPEREDEFJMILLE: S O P H I E.
Ahma mère, que vous dirai-je?
LE PERE DE FAMILLE, à Madame Heiert. Madame, vous la reconduirez > & j'aurai foin que yoqs ne regrettiez pas la peine que vous aurez prife.
( Madame Hébert fait la révérence, ) LE PERE DE FAMILLE continuant, à Sophie, Mais, Sophie, je vous rends à votre mère, c'ett à vous à me* rendre mon fils. C'efl à vous à lui apprendre ce que l'on doit à fes parens! vous le favez fi bien.
SOPHIE. Ah Sergi! pourquoi?...LE PERE DE FAMILLE.
Quelque honnêteté qu'il aît mis dans fes vues, vous l'en ferei^ rougir. Vous lui annoncerez votre départ, & vous lui ordonnerez de finir ma douleur & le trouble de fa famille.
Madame HUBERT. Monfieur, nous allons nous retirer ^ & attendre vos ordres* SOPHIE. Pauvre Sergi! malheureufe Sophie!
( Elle fort appuyée fur Madame Hébert, ) mmmmmmmmmm O s C E N E V. ■ LE^PBRE DE FAMILLE, Jeuî. lotx du monde! O préjugés cruels!. » • Il / a déjà Ci peu de Femmes pour oti lK>aimequi penie de qui fenr. Pourquoi faut-il que leclioizen foie encore âlimicé!...Secouons, s'il fc peut, de mon ame Timpreflion que cet enfant y a faite...-Rcfré-* fentcrai-jc â mon fils, comme il me convient, ce qu'il me doit, ce qu'il fe doiiâ l(ii»iDéme; (î mon coeuc eft d'accocd avec le ûea?...■'.IIP— n»i—.T ■. - ■■ »■■; ■ I ■ ■ I..^i^pi^».— ^^.WW^"^')^ S C E N E V L LE PERE DE FAMILLE, S AI NT- ALBIN.
( Le Père de Famille fe promené & garde le filence, ) SAINT-ALBlN, fuivant fon père & d'un ton fupplianu Mon père?
LE PERE DE FAMILLE, ^Vr^w«f & d'un tonfkieux. Mon fils, fi vous n'êtes pas rentré en vous-même, fi la raifon n*a pas recouvré fes droits fur vous, ne venez pas aggraver vos torts & mon chi^rin. SAINT-ALBIN.
Vous m'en vo/ez pértctré. J'approche de vous en tremblant...» Oui, je le ferai...Je me le fuis promis.
(Le Père de Famille continue de fe promener. ) SAINT-ALBIN. { S^approchant avec timidité, lui dit 4'ane voifc iajfe & tremblante. ) Vous l'avci vue?
COMÉDIE, t j LE PERE DE FAMILLE. Coi, fe Tat vue. Elle eft belle, & je la crois fage. Mais quVn prétendez-vous faire f Un amufement \ Je ne le fouffrirois pas* Votre femme? Elle ne vous convient pas.
SAINT-ALBIN y ^nyZ contenant. Elle eft belle, elle eft fage » & elle ne me convient pas? QueK le eft donc la femme qui me convient?
LE PERE DE FAMILLE. Celle qui par Ton éducation » fanaiflance» fon état & fa fortune peut aflurer votre bonheur « &. fatisfaire à mes efpérances.
S A I N T - A L B I N._ Ainli le mariage fera pour moi un lien d'intérêt & d'ambition! Mon père, vous n'avez qu'Un fîls i ne le facrifiez pas à des vues qui remplirent le monde d'époux malheureux. Il me faut une com- pagne honnête & fenfible, qui m'apprenne à fupporter les peines de la vie, & non une femme riche qui les accroifle.
LE PERE DE FAMILLE. Je né vous en propofe aucune, mais je ne permettrai jamais que vous foyez à celle à laquelle vous vous êtes follement attaché. Modérez-vous > & éc6ucez-moi.
Mon fils, il y aura bientôt vingt ans que je vous arrofai des pré- mieres larmes que vous m avez fait répandre. Je vous reçus entre ;mes bras » du fein de votre mère; & vous élevant vers le Ciel » Be mêlant ma voix à vos cris, je dis à Dieu: o Dieu qui m'avez accordé cet enfant, fi je manque aux (oins que vous m'impofez en ce jour 4 ou s'il ne doit pas(y répondre, se regardez point à la joie de fa mère, reprenez-le. Voilà le vœu que je fis fur vous & foc moi. Il ip'a toujours été préfent. Vous favcz fi j'ai rempli mes en- gagemens. Et lorfque je touche au moment de recueillir le fruit de ma follicitude; lorfqtie je* me félicite d'avoir un fils qui répond à fa naiflance qui le deftine aux meilleurs partis « à fes qualités perfon* nelles, qui rappellent aux grands emplois, une pafilon infenfée; la fantaified'un inftant aura tout détruit y & je verrai Tes plus belles années perdues, fon état manqué & mon attente trompée, & jy confentirai ) Vous l'êres-vous promis I SAINT. ALBIR Que je fuis malheureux!
LE PERE DE FAMILLE. Vous avez un oncle qui vous aime & qui vous deftine une fortune confidérable; un père qui vous a confacré fa vie, & qui cherche i vous marquer en tout fa tendreflfe j un nom, des parens^ des amis, les prétentions les plus fiatteufes & les mieux fondceS;, & vous êtes malheureux) Que vous faujt-il encore l LE PERE DE FAMILLE. Qu ofczj.vous me proppferî De partager votre folie 8c le blâme général Qu'elle encourfoit. Quel exemple à donner aux pères Se aux enfans? Moi, j'autoriferois, par une foiblefle honteuie, le défor- dre de la fociété, la çoQfu^Qa du fang S^ des rangs, h4égxA* talion 4u familles ) 14 LE PERE DE FAMILLE, SAINT-ALBIN./ Que je fuis malheureux? Si je n'ai pis celle que j'aime » }Étï }èuf 51 faudra que je fob à celle que je n'aimerai pas: car je n'aimerai jamais que Sophie. Sans celTe j'en comparerai une autre avec elle. Cette autre fera malheureufe > je le ferai auffi: vous le verrez,Sc vous eb périrez de regret.
Mon père, ne m'âtez pas Sophie.
LEPEREDEFAMILLE. CelTez de me la demander.
SAINT-ALBIN. Cent fois vous m'avez dit qu'une femme honnête étoit la faveur la plus grande que le Ciel pût accorder. Je l'ai trouvée, & c'eft vous qui voulez m'en priver i A préfenc qu'elle fait qui je fuis, que ne doit-elle pas attendre de moi: Saint-Albin fera-t-il moins généreux que Sergi? C'eft-elle qui a rappelle la vertu dans mon coeur. Elle feule peut l'y conferver.
LE PERE DE FAMILLE. Ceft-à-dire que fôn exemple fera ce que le mien n'a pu faire.
SAINT- ALBIN. Vous êtes mon père » & vous commandez. Elle fera ma femme 5 & c'eft un autre empire.
LEPEREDEFAMILLE. Quelle différence d'un amant à un époux! D'une ftmme à une maicrefle? Homme fans expérience, tu ne fais pas cela.
Vous avez vu Sophie?.. Si je la quitte pour un rang, des di^ gnités, des efpérances, des préjugés, je ne mériterai pas de la con- noitre, mon père, méprîfericz- vous affez votre fils pour le croirrf LE PÈRE DE FAMILLE, Vous l'aimez^ dites- vous I SAINT. ALBIN. Si je Faime?
LE PERE DE FAMILLE. Écoutez y & trehiblez fur le fort que vous lui préparez. Un jour viendra que vous fentirez toute la valeur des facrifices que vous lui aurez faits. Vous vous trouverez feul avec elle, fai^s état, fans for- tune, fans confidéraiion; l'ennui & le chagrin vous faifiront.Vous ]a haïrez, vous l'accablerez de reproches. Sa patience & fa dou** ceur achèveront de vous aigrir; vous la haïrez davantage, vous haïrez les enfans qu'elle vous aura donnés, 8c vous la ferez mouiir de douleur.
S A I N T' A LB IN.
Uoil LE CV M Ê D I E. le LEPEREDEFAMILLE. La palfioQ voie tout éternel, mais la nature humaine veut que tout finiffe SAINT - A L B I N.
Je ceflTcrois d'aimer Sophie! fi j'en écois capable, j'ignorerois, je crois fi je vous aime.
Je le voudrois en vain. Je né puis. Je fuis entraîné. Mon père, je uepuis. LE PERE DE FAMILLE. ^ Infenféy vous voulez être père? en connoiflez vous les devoirs? Si vous les connoiflez, permettriez- vous i votre fils ce que vous attctîdcz de moi? S A I N T - A L B 1 N. Ah, fi j ofois repondre.
« LE PERE DE FAMILLE. Répondez.
Vous me le permettez î.
LEPEREDEFAMILLE. Je vous rordonoe*...- SAINT-ALBIN. * Lorfque vous avez voulu ma mère «. lorfqûê toute la famille fe fouleya contre vous, lorfque mon aïeul votre père vous appeila enfant ingrat, & que vous l'appellâtes au fond de votre ame père xruel 4 qui de vous deux avoir raifon? Ma mère étoit vertueufe Se 1)elle comme Sophie» elle étoit fans fortune comme Sophie, vous l'aimiez^ comme j'aime Sophie. SoufFri tes -vous qu'on vous iatca- chât^ mon père i & n'aije pas un coeur auffi ) ,^ L E P E REDEFAMILLE. J'avois des reffoûrces, & votre mère avoir de la pai^ancc^ SAINT- ALBIN, Qui fait encore ce qu'eft Sophie?
LEPEREDEFAMILLE.
Chimère.
SAINT-ALB IN. Ne la point avoir, eft le feul que je redoute.
Je la recouvrerai.
LEPÇREDEFAMILLIS. Qui vous l'a dit} D iS LE P £ RIS DE FAMILLE; ' SAINT-ALBIN. Vous verrez couler les pleurs de Sophie 5 j'embraflerai vos genoux; mes enfans vous cendroiK leurs bras kinocens i & vous ne les repou(^- fcrczpas. LEPEREDEFAMILLE.
Il me connoic trop bien*., (après une petite paufe, il prend tair b le ton lepUsfivere, â^ dit: ) Mon fii$ je vois que ie vous parle en vain: que la raifon n'a plus d'accès auptès de vous > & que le ttioyen dont je craignis tou)ours d'ufer, & eft le feul qui me tefte. J*en uferai, puifque vous m'y forcez. Quittez vos projets. Je le veux y & je vous Pordonne par toute l'autorité qu'un père a fur fes enfans. ' SAINT*ALBiN, avec un emportement four d* L'autorité, Tautorité % quel mot.
LEPEREDEFAMILLE. Vous oubKez qui je fuis« & à qui vous parle». Taifez-vous^ eu craignez d^attirer fur vous la marque la plus terrible du cour- tout des pères. SAINT-ALBIN. Des pères! des pères / 11 nV en a point, Il n'y a que des tyrans. LE PERE DE FAMILLE. ÉIoigne^-A^ousdemoi, enfant ingrat te dénaturé. Je vous donne ma malédiâion. Allez loin de mot.
Le fils s'en va \ mais k peitU a»t'il fait qkelquei pas, que fin pert court aprh lui ^ & lui dit: Où vaS'tu maUieiKeux > SAINT-ALBIN, Mon. père.
LE PERE DE FAMILLE, fijette dansunfau^ ttuil^ & fin fils fe met h fis genoux. Moi, votre père f Vous, mon fils ^ Je ne vous fuis plus rien« Je ne vous ai jamais tien été. Vous empoifonncz ma vie. Vous fouhaitez ma mort. Eh! pourquoi la-t elle fi long-tems été diffé- rée? Que ne fuis- je à côté de ta mère.' Elle n'efi plus, & me$ jours malheureux ont été prolongés.
SAINT-ALBIN. Mon ptrt. LE PERE DE FAMILLE.
Éloignez-vous. Cache^l-moi vos larmes. Vous déchirez mon cœur, & je ne puis vous en chaffer.
SCENE VII- Le Commandeur entre. Saint- Albin, qui étoit aux genoux de fin père ^fi levé, ^h Père de Famille refte dans fou fauteuil, la tête penchée fur fis mains, camuse un homme défilé, LE COMMANDEUR, en le montrant k Saint-Albin, qui fi lENS / regarde. Vois dans quel état tu le mets. Je lui avois prédit que tujle ferois mourir de douleur|& tu vérifies ma prédidion- Pendant que le commandeur parle, le Père de Famille fe levé & s*en và^ Saint' Albin fe difpofe à le fiivre.
LE PERE DE fMAlUJÉ., m fi retournant vers fin fils.
SCENE V I I L ' LE COMMANDEUR, SAIN T-AJ-BIN^: PS A I N T. A L B I ISL ARLEZ donc, Monfieur, je vous écoute..* Si c^eft un snilhftJ^ que de l'aimer, il eft arrivé > & je n^ fai^ plus deremede...Si on me ta refufe, qu'on m'apprenne à l'oublier^ L'oublier!...Qiii } Moi } it. ie pourrots? Je le voudrois ^ Que la malédiAtoo de mon père s'accomplifle fur moi, fi jamais j'en ai la peiifée* LECOMMANDEUR. Qu'eft-ce qu'on te demande? De laifler là une créature que m o'aurois jamais dû regarder ^^u'enpaflant, qui eft fans bien, fans parens, fans aveu; qui vient At je ne fais où, qui appaccieftC à|s ne fais qui,& qui vit je ne fais commenta Monfieur.
LE CO M M A N D E U R- Elle te j^latt? Eh bien garde- la* Je t'aime autant celle- la qu'mn 9urre. Mais laifle-nous efpérer îa fin de cette intcigue quand il en fera tems« ( Saint "Aiùiti veut fortir. ) LECOMMANDEUR. Où vas-tu? V..
S A I N T- A LBl N.
Je m'en vaf«.
LE COMMANDEUR, mrmrttoBt^ As tu oublié que je te parle au nom de coq père L Eh bien, Monfieur, dites. Déchireznmoi, dérefpérer-moi. J$ ' D^ai qii'un mot à répondre. Sophie fera mi femnle.
Ta femme I LE COMMANDEUR. Une fille de rien f LE 'COMMANDEUR. N*a$-tâ pùm, de honte?
LECOMMAND EU R. Toi, fils de Monfieur d'Orbeffon! mon neveu* ^. SAINT-ALBINi Moi, fils de Monfieur d'Orbeffon! & voire neveu.
LE COMMANDEUR. Voilà donc \t% firuits de cette édocadon mervciUeufe donfc toii f ereittttfi vain! Le voili ce modèle jde tous les jeunes gens de la Cour & de la Ville!..• Mais tu te croit riche, peu^ê(re \ D z LE C O M M AN DE U R. Sai^-tU ce qui te revient du bien de ta mère?
SAINT- ALBIN. Je n'y ai jamais pénfé « & je ne veu)^ pas le favoir.
L E C O M M A N DE U B. ^ Ecaute: c'écoit W plus jeune de fix enfaDS que nous étions, & xela dans une. Province où l'on ne donne rien aux filles. Ton père, qui ne fut pas plus fenfé que toi, s'en entêta & la prit. Mille écus de rente à partagef avec ta fœur, c'eft quinze cens francs pour ichacun: voilà toute votre fortune.
S A I N T. A L B I N. Ah! Sophie; vèus nTiabiterez plus fous un toit. Vous ne fcntî- Tez'plus les atteintes de la mifere. J'ai quinze cens livres de rente, i LE COMMANDEUR.
Mais tu peux en attendre vingt-cinq mille de ton père, 8? ptef- que le doubl&He moi. Saint- Albin >>on| fait de^ folies » mais on n'en fait pas de plus chères. \;: >.
5^.':; SAINT-ALBIN.
Je fais. C'^ft aînfi jqu'on appelle ceux qui préfèrent à tout une femme jeune, veriueufe & belle,. & je fais gloire. d'être à la tête de ces fous-là. î.. T: ^- .;i TS AI N T - AL BIN. J'ai quinze cens livres de rente.
Je t'attends aux enfans. i ' S A I N T ^ A L B I N. r Alors fe m'adrefferai à toutes les âmes fenfiWes. Ortme verra. . On verra la compagne de mon infortuné. Je à^x^x mon nom » & je trouverai du fecours.
*9 Tu connois1>ien les hommes.
LE COMMANO EUR. •Ai- je ton î SAINT-ALBIN.
Tort ou raifon, il me reftera deux appuis avec lefquels je peux défier Tunivers; Paroour qui fait entreprendre, & la fierté qui fait fupporter*...Oh n'entend tant de plaintes dans le monde « que parce que le pauvre eit fans courage...& que le riche eil fans ha* manité.
L E C O M M AN D E U R. J'entends...Eh bien, aye-la ta Sophie. Brave lesloîxde la dc- tence « les 4>icnréances de ton étn. Brave la volonté de ton père, ruine- toi. Avilis-toi. Je ne m'y oppofe plus. Tu ferviras d'exemple à tous les enfans qui ferment l'oreille à la voix de la raifon /qui fc précipitent dans les ehgagemens honteux, qui affligent leurs pa- tenS', 8c qui déshonorent leur nom. Tu l'auras ta Sophie « puifque tu l'as voulu. Ne fuis-je pas bien à plaindre?...Je me fuis privé et tout pendant quarante ans. J'aurois pu me marier j & je me fuis lefufé cette confolation. Pai perdu* de vue les miens pour m'atta- cher 4 ceux-cf. M'en voilà bien récompetifé!...fK>n, il efi inoui cu'il y ait jamais eu un pareil mariage dans une famille.
LE COMMANDEUR. Et je le fouffrirai î LE COMMANDEUR, Allons nous verrons* Il fort.
donnerai pas jufques-là. Parcns barbares, fi je perds Sophie, je ne Îourrai ni vous vôfr, ni vous entendre, ni vous fouâTrir* Ah, )ieu I A quellcs^ extrémités ils vont me réduire.
SAINT-ALBIN, GERMEUIL.
( Fenàaru qu^it efi dans ente] fit^tH ion ^ GtmÙ¥ti entre. } C^KMEXJlLy s'arr^ant far le fond, & regardant trifiemeHt Si^Ailnf^^ LE voilà, le malheufeut! il ifeft aécabié » 8c il ignore que dans ce moment.. • Que je le plains!. » » SAINT-ALBlN*<«ji promenant, & à plufeiws reprifeK Oui. •. C*eft le teul parti qui me XfAc. •.Gecmeuil vous voi|àf Ecoutez « p^rfoQue oe nous entende.
Jiioi î. Votre SœUr?
S A I N T- A L B I R y€^s^ mi roeqt:; mais U mêane pcf fécution qu^oo me faic > rouf 9ttend;?z fi vmis avez du courage, nous irons Sophie * Cécile» voii$ & moi chercher le bonheur loin de ceux qui nous entoiueAC & nous tyranniient. » G E R M -E. U l L» Qu*^^) le emeodu I...i^ ne maioquolit plus q^f cette eonfidence.* Qu\>rez Vf^seotreprendre, que me <;oii&iileft-youit) C'eft aiiijK que jereconnoîtrois les bienWts dpnt1ro«rcperem*a comblé depuis €|ue ')t refpire \ pour prix de fa tendrtfTe, je rempiffotf fùo^e de douleur, & jje l'enverrois 4U Ao9)t)eMi eu tnaudiffatic le jour qu'il »e reçut chez lui? S A 1 N T - A L B l N..— ^ /.. Vous avez des fcrupulis » ti*«0. partons plus, GERMEUIL. L'aAîon qu^rous me prp^oCe;i * & cdleqiie tous avez réfoîae* font deux crimes...{avec vivacité, ) Saint- Albin, abandomitz votre mojet..» Vous avez encouru'la diC^grice de vétrc père, & vous allez la mériter; attirer fur vous le blâme public; vous expoftoràl* pour» fuite des!oix ildérefpérer celljfc <^ V^u^ aintiezi.. Quelles peines vous vous préparez!...Qoel trouble vous me caufea '•«>« ' _ ^ GERMEUIL.
Vous Vous perdez.
GERMEUIL. '..: . Vous rné perdez moi-mcnRie; tous me perdez...Que -diraî-jc | votre père, lorfqu'il m'apportera fa douleur f...i votre oncle?.•• Onclecruel! Neveu plus cruel encore!...Avez- vous dû me confier vos defletfif!...Vous ne favez pas.. • Que fuis-je veott cherchée ici I •.. • Pourquoi vous ai*je vu 1. •.
S C E N E X L ÏG E R M E U I L, fiul. L réfouc d*enlever fa niaîtreflc, & au m^me inftim feu oncle travaille i la faire enfermcrM. Je deviens coup fur coup leuf can&« dent & leur compKce.*. Le fort m'en veut-il aflez. Si je pouvois m'ouvrir à ce père malheureux» à cclui-ci^.Mais ils ont exi^ le fecret^ Y manquer » je ne le puis ni ne le dois^^ Voilà ce que l'ottcle t iru lorfqu'U s'cft adreifcrà moi, à moi, qu il dctcèc> pour Texé- ration de l'ordre injufte qu'il folliçite...En me préfeucant fa for* tune & fa nièce, fon but ell de m^embarquer dans un complot qui me perde...Déjà il croit la ^hofe fait^j & il s'en félkite.«. Si fou neveu lé prévieht> autres dangers* Et toi, pauvre nfulbeureufe, dont les intérêts ne touchent perfonne > qui te fativcra de deux hommes violens qui ont également réfoju ta ruine? L'un m'attend pour la confommer « l'autre y court i & je n'ai qu'un iofiant.*. Ne le pei> dons pas...Emparons nous d'abord de l'ordre. Je m'expofe, je te fais i mais il faut faire fon devoir & fermer les jreux fur Le relie.
Fin du fecend A&e* ACTE II L ^(tS3SS:.SS3=9!
SCENE PREMIERE- G ÉRMEUlL, CECILE.