SigPhi · Ibn Khaldun

Les Prolégomènes (Muqaddimah), Volume I

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Les tribus à demi sauvages sont plus capables d'effectuer des conquêtes que les autres peuples 290 L'esprit de corps aboutit à l'acquisition de la souveraineté 291 Une tribu qui se livre aux jouissances du luxe se crée des obstacles qui l'empê- cheront de fonder un empire 294 Une tribu qui a vécu dans l'avilissement est incapable de fonder un empire 296 Dieu retint les Israélites dans le désert pendant quarante ans afin que leurs enfants s'habituassent à l'indépendance et se rendissent capables de conquérir la terre promise.

Une tribu s'avilit qui se résigne à payer des impôts et des contributions 297 Parole du Prophète au sujet d'un soe de charrue. — Parole de Chehrberaz, roi d'El-Bab.

Celui qui cherche à se distinguer par de nobles qualités montre qu'il est capable de régner. Sans vertus, on ne parvient jamais au pouvoir 298 Qualités déployées par un chef de parti qui est destiné à fonder un empire.

Les peuples les moins civilisés font les conquêtes les plus étendues 3o3 Discours d'Omar, dans lequel il pousse. les musulmans à faire la conquête de l'Irac.

484 PROLÉGOMÈNES Piges.

Toutes les fois que l'autorité souveraine échappe aux mains d'un peuple, elle passe à un autre peuple de la même race, pourvu que celui-ci ait conservé son esprit de corps 3o4 « Le peuple vaincu tâche toujours d'imiter le vainqueur par la tenue, la manière de s'habiller, les opinions et les usages 3o6 Un peuple vaincu et soumis dépérit rapidement 307 Les Arabes ne peuvent établir leur domination que dans les pays de plaines 309 Tout pays conquis par les Arabes est bientôt ruiné 3 10 Anecdote d'El-Haddjadj.

En principe général, les Arabes sont incapables de fonder un empire, à moins qu'ils n'aient reçu d'un prophète ou d'un saint une teinture religieuse plus ou moins forte! 3i3 De tous les peuples, les Arabes sont les moins capables de gouverner un empire».. 3 1 4 Les peuplades et les tribus (agricoles) qui habitent les campagnes subissent l'au- torité des habitants des villes • 3i6 TROISIÈME SECTION. Sur les dynasties, la royauté, le khalifat et l'ordre des di- gnités dans le sultanat (gouvernement temporel). — Indication de tout ce qui s'y présente de remarquable. — Principes fondamentaux et développements.

On ne peut établir sa domination ni fonder une dynastie sans l'appui de son peuple et de l'esprit de corps qui l'anime 3i8 Une dynastie qui parvient à s'établir d'une manière solide cesse de s'appuyer sur le parti qui l'avait portée au pouvoir 319 Des personnages appartenant à une famille royale parviennent quelquefois à fonder un empire sans avoir eu l'appui de leur propre peuple » 3aa La religion enseignée par un prophète ou par un prédicateur de la vérité est la seule base sur laquelle on puisse fonder un grand et puissant empire 324 Une dynastie qui commence sa carrière en s'appuyant sur la religion double la force de l'esprit de corps qui aide à son établissement 3a 5 Une entreprise qui a pour but le triomphe d'un principe religieux ne peut réussir * si elle n'a pas un fort parti pour la soutenir ♦ 3a 6 Une dynastie ne peut étendre son autorité que sur un nombre limité de royaumes et de contrées 33a D'IBN KHALDOUN. 485 Page».

La grandeur d'un empire, son étendue et sa durée sont en rapport direct avec le nombre de ceux qui l'ont fondé»..• 334 Un empire s'établit difficilement dans un pays occupé par de nombreuses tribus ou peuplades 336 Dans un empire, le souverain est naturellement porté à se réserver toute l'autorité; on s'y abandonne au luxe, à l'indolence et au repos 34o Lorsque l'empire a acquis sa forme naturelle par l'établissement de l'autocratie et par l'introduction du luxe, il tend vers sa décadence 343 Les empires, ainsi que les hommes, ont leur vie propre 347 Dans les empires, les habitudes de la vie sédentaire remplacent graduellement celles de la vie nomade 35o Mariage d'EÎ-Mamoun avec Bouran. — Anecdote d'EÎ-Haddjadj.

L'aisance du peuple ajoute d'abord à la force de l'empire 355 Indication des phases par lesquelles tout empire doit passer,' et des changements qu'elles produisent dans les habitudes contractées par le peuple pendant son sé- jour dans le désert 356 La grandeur des monuments laissés par une dynastie est en rapport direct avec la puissance dont celte dynastie avait disposé lors de son établissement...35o, La taille des anciens peuples ne dépassait pas celle des modernes. — Og, fils d'Enac.

Redevances des provinces de l'empire 364 Impôts fournis par les provinces. — Trésors amassés par quelques princes. — Voyages d'ibn Batoutah.

Le souverain qui s'engage dans une lutte avec sa tribu ou avec les membres de sa famille se fait appuyer par ses affranchis et par ses clients.. 372 De la condition des affranchis et des clients sous l'empire 374 De ce qui arrive à un empire quand le sultan est retenu en tutelle et n'exerce au- cune autorité 377 Le ministre qui tient son souverain en tutelle se garde bien de prendre les titres et les attributs de la royauté 379 De la royauté; sa véritable nature et ses diverses espèces 38o Trop de sévérité dans un souverain nuit ordinairement à l'empire 38a Sur la dignité de khalife et celle d'imam 384 486 PROLÉGOMÈNES D'IBN KHALDOUN.

De la diversité d'opinions qui existe au sujet du khalifat et des qualités qu'un khalife doit posséder 387 L'établissement d'un imam est une chose d'obligation. — Peut-il y avoir deux imams à la fois? — Qualités requises dans un imam. — L'imam doit-il appartenir à la trihu de Coreîeh?

Des opinions des Chutes au sujet de l'imamat 4oo Les Imamiens, — Les Zeïdiya. — Les Rafedites. — Les Gholat. — Les Ouakefiya.

— Les Duodéeimains. — Les Keîçaniens. — Les Zeïdiya encore. — Les Imamiens encore. — Les Ismaéliens» Comment le khalifat (gouvernement spirituel et temporel) se convertit en royauté (gouvernement temporel) 4ii La royauté et l'esprit de corps ne sont pas absolument condamnés par la loi. — Ri- chesses acquises par quelques-uns des Compagnons. — La guerre d'Ali contre Moaouîa.

— Paroles d'El-Mansour au sujet des Oméiades. — Anecdote d'Abd-Allah Ibn Me- rouan.

Survie serment de foi et hommage 4a 4 Sur le.d^bit de succession dans l'imamat 4^6 Les imams désignent leurs successeurs. — Moaouîa et Yezîd. — Erreur des Ima- miens. — Premières guerres civiles dans le sein de l'islamisme. — Meurtre d'Othman.

— Guerre entre Yezîd et El-Hoceïn. — Révolte d'Abd-AHah Ibn cz-Zobeîr. — Justi- fication de la conduite des Compagnons pendant ces événements.

Sur les offices et charges religieuses qui dépendent du khalifat 444 L'imamat de la prière. — La charge de mufti. — L'office de cadi. — Le redresse- ment des griefs. — La chorta. — Les légistes méritent des égards, mais on ne doit leur permettre d'exercer aucune influence politique. — Vadala. — La kisba. — La sicca.

Sur le litre à' émir eUmoumenin 46 1 Substitution du mot molk ou àoula à celui de din, dans les surnoms honorifiques.

— Le titre d'émir el-mo$lemîn donné à Youçef Ibn-Tachefîn. — Le mehdi des Almo- hades.

Sur la signification des mots Babba (pape) et Batrik (patriarche)» termes em- ployés chez les chrétiens; et sur celui de Cohen, dénomination usitée chez les Juifs 468 Le royaume des Juifs. — Le Messie. — Liste des livres dont se composent le Vieux et le Nouveau Testament.

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