Du soufisme 85 I.,e soufisme est une scieuce islamique. — Dérivation du mot souji. — La règle des Soufis. — Progrfes de l'aspirant dans la voie spirituelle. — Principe qui sert de base au système de pratiques adopté par les Soufis. — Premiers traités du soufisme. — Le combat spirituel et le dégagement de l'âme. — Dieu est-il srparé de sea créatures? — Kxamen de cette question et des significations que le terme séparation peut prendre.
— La doctrine de Y unification ou panthéisme. — La théorie de» apparences. — La doc- trine de l'identité absolue. — Opinion de certains Soufis sur le dégagement. — Leur ' «loctrinè au sujet du cotb et des iiakibs. — La doctrine de \'exlerne et de l'interne fut empruntée aux Ismaéliens jjar quelques Soufis. — Justification d'El-Heroui, qui avait énoncé inie opinion malsonnante au sujet de l'unité divine. — Examen des quatre points qui attirent surtout l'attention des Soufis. — Justification des Soufis.
JLa science de l'interprétation des songes u4 La nature et la cause des songes. — Les songes confus et les songes vrais. —Prin- cipes de la science de l'interprétation des songes. — Auteurs qui ont traité ce sujet.
Des sciences intellectuelles (ou philosophiques) et de leurs diverses classes 121 Les quatre sciences philosophiques. — Les sciences qui servent de base à la philo- sophie. — Indication des peuples qui, avant l'islaxnisme, cultivaient les sciences. — Omar ordonne la destruction des livres et recueils scientifiques que son général, Ibn Abi Ouekkas, avait trouvés rhei les Perses. — Les philosophes grecs, piliers de la sa- D'IBN KHALDOUN. 459 .. -, Paite».
(fesse. — Le klialife El-Mansour fait traduire les Eléments d'Euciide et autres traités. — Les philosophes musulmans. — La philosophie en Espagne, en Mauritanie et en Perse. — Les écrits de Teftazani. — «Je viens d'apprendre,» dit Fauteur, «que la culture des sciences philosophiques est très-prospëre cher les Francs. » Les sciences relatives aux nombres 139 L arithmétique. — Les nombres ordonnés suivant une progression arithmétique ou géométrique. — Avicenne a traité ce sujet, l'ayant regardé comme formant une partie intégrante de la science mathématique. — L'ouvrage d'Ibn el-Benna.
L'art du calcul (l'arithmétique pratique) Kia La composition et la décomposition des nombres. — Les fractions. — Les nombres sourds. — Cet art utile est d'une origine comparativement moderne. — On l'a vulga- risé dans le» grandes villes. — Ouvrages d'arithmétique dont on se sert dans le Ma- ghreb. — Les théorèmes du calcul peuvent se désigner au moyen de signes.
L'algèbre, 1 35 Les équations du premier et du second degré. — El-Kharizmi fut le premier qui écrivit.sur cette branche de science. — L'auteur dit avoir appris qu'un des premiers mathématiciens de l'Orient venait de donner une grande extension à la solution des équations.
Les transactions (comunerciales et autres) 1 87 Auteurs espagnols qui ont écrit sur ce sujet.
Le partage des successions (Jeraid) 1 38 Auteurs qui ont écrit sur cette branche de science.
Les sciences géométriques 1 4o Objet de la géométrie. — Les Eléments d'Euciide. — De quoi cet ouvrage se com- pose. — L'étude de la géométrie donne l'habitude de penser avec justesse.
La géométrie spéciale des figures sphériques et des ligures coniques i^a Les traités de Théodose et de Ménélaus. — La théorie des sections coniques. — L'ouvrage des Béni Mouça.
La géométrie pratique {mesaha) i^3 L optique i^4 L'astronomie i45 But de cette science. — La sphère armillaire. — L'Almageste.
Les tables astronomiques i48 Utilité de ces tables. — Auteurs qui ont travaillé sur las tables astronomiques.
58.
460 PROLÉGOMÈNES Pagel.
La logique • ' ^9 Comment on parvient à reconnaître les universaux. — Les connaissances consistent en concepts et en affirmations. — Ce fut Aristote qui régularisa les procédés de la lo- gique et en forma un corps de doctrine. — Pourquoi on la nomma la science première.
Le Kitab al-Fass. — Le traité d'Aristote renferme huit livres. — Titres de ces livres.
Les cinq universaux et le traité de Porphyre. — Le traité sur les définitions et les descriptions. — Modifications que les savants d'une époque plus moderne firent éprouver à VOrganon. — Plus tard, les docteurs traitaient la logique comme une science sui generis. — L'étude de ta logique fut condamnée par les anciens musul- mans. — Ce furent El-Ghazzali et Er-Raii qui, les premiers, se relâchèrent de cette rigueur. — Système de raisdnnement employé d'abord par les théologiens musulmans pour défendre les dogmes de la religion. — Principes qu'ils adoptèrent. — Ce que les Acharites entendaient par états. — Ces doctrines renversaient toutes les colonnes de la logique. — El-Ghazzali y renonça et suivit une nouvelle doctrine qui s'est tou- jours maintenue depuis.
La physique 161 L'objet de cette science. — Livres qu'on a composés sur cette matière.
La médecine 163 L'objet et le but de la médecine. — Traités de médecine. — La médecine chez les peuples nomades. — Les prescriptions médicales attribuées au Prophète ne font nul- lement partie de la révélation divine.
Les personnes qui cultivent cette science disent qu'elle procure la connaissance de fêtre tel qu'il est, et qu'en cela consiste la félicité suprême. — Dérivation du mot mé- taphysique. — Les théologiens des derniers siècles ont eu tort de fondie ensemble la scolastique et la métaphysique. — On ne doit pas chercher à démontrer par le raison- nement les dogmes de la loi révélée. — Il ne faut pas confondre dan» une même science la théologie et la métaphysique.
La magie et la science des talismans ' 7 ' Les Assyriens, les Chaidéeiis et les Coptes possédaient des ouvrages sur ces ma- tières. — L'agriculture nabatéenne. — Les ouvrages de Tomtom, de Djaber et de Maslema. — La véritable nature de la magie. — Comment les âmes peuvent se dé- gager de l'inlluence des sens afin d'acquérir des notions du monde spirituel. — Il y a trois espèces de magie, dont deux ont une existence réelle. — Pratiquer la magie est un acte d'infidélité. — La réalité de la magie est prouvée par ce que Dieu en a dit dans le Coran. — L'ensorcellement. — Singuliers effets de la magie. — L'art talis- DIBN KHALDOUN. 461 Pag"- mani(|ue a fait connaître les vertus merveilleuses des nombres aimables ou sympa- thùjucs. — Le sceau du lion. — h'cunulette sextuple. — L'ouvrage de Masiema sur la magie. — Les gens qui font crever les bestiaux. — Comment les philosophes ( libres penseurs) distinguent entre la magie et l'art des talismans. — Comment on peut dis- tinguer entre un magicien et un prophète. — Prodiges opérés par des Soufis. — Le Djirefch kavian. — L'amulette centuple formée de nombres. — La loi condamne la magi6 et l'art des talismans. — Selon les théologiens scolastiques, c'est par le tahaddi qu'on peut distinguer entie l'acte d'un prophète et celui d'un magicien. — Les effets du mauvais œil.
Les propriétés occultes des lettres de l'alpiiabet 188 La simia. — Ouvrages sur ce sujet. — Selon certains Soufis, il y a quatre éléments.
— Selon d'autres, c'est à leur valeur numérique que les lettres doivent leur influence.
— Influence des lettres et des mots. — En quoi la vertu secrète des talismans diffère de celle des mots. — A l'influence des noms se mêle quelquefois celle des astres. — Les invocations. — Ouvrage de Masiema sur la magie. — La simia est réellement une branche de ta magie. — Miracle opéré en faveur 3'Abou Yézid el-Bestami. — ' Manière d'obtenir, au moyen de la combinaison des lettres, la réponse à une question.
Observations du traducteur sur la zaîrdja d'Es-Sibli 200 L'alchimie ^ 207 Théorie de cet art. — L'élixir. — La science de Djaber (Geber). — Le Retbat al^ Hakim, traité d',alchimie composé par Masiema. — Traité d'alchimie attribué à Kh»- ^, led Ibn Yezîd. — Texte d'une épître composée.sur falchimie par Ibn Becbroun. — Théorie de l'œuvre ou pierre philosophale. — Conversation d'Ibn Bechroun avec Masiema au sujet de \'œuf. — Prétendue démonstration de celte question au moyen de la géométrie. — Explication de quelques termes. — Selon Ibn Khaldoun, l'al- chimie doit être regardée comme une espèce de magie.
La philosophie est une science vaine en elle-même et nuisible dans son application. 227 La doctrine des philosophes. — Ils prétendent démontrer les dogmes de la foi au moyen de la raison. — Les premiers intelligibles. — Les seconds intelligibles. — Selon les philosophes, la perception de l'être forme le bonheur suprême. — Aristote, le premier précepteur, réduisit en système les règles de la logique. — Toute la doctrine des philosophes est fausse. — Démonstration de cette assertion. — Avertissement aux personnes qui étudient la philosophie.
La vanité de l'aslrologie démontrée. — Cet art est fondé sur des principes dont la faiblesse est évidente. — Les conséquences en sont dangereuses a^o Démonstration détaillée de ces vérités. — Pièce de vers dirigée contre les astro- logues.
La permutation des métaux es! imoofsible. — La pierre philosophale ne saurai! exister. — L'étude de l'alchimie est pernicieuse a/iii Motifs qui portent quelques hommes à étudier l'alchimie. — Leurs opinions au 462 PROLÉGOMÈNES Page». sujet de la pierre trcs-noble. — Leurs opérations. — Quelques-uns parmi eux s'occu- pent uniquement à frauder le public. — Théories d'Avicenne et de Togliraï au sujet de l'alchimie. — Réfutation de ces théories.
•Indication des sujels qu'il convient de traiter dans des ouvrages, et de ceux qu'il faut laisser de côté 26a Explication des termes exposition du premier degré, exposition du second degré. — Les diverses espèces d'écritures. — Les sujets qu'on peut traiter dans un ouvrage sont huit en nombre. — Le plagiat.
Trop d'ouvrages sur un même sujet nuisent à i'acquisilion de la science dont ils Iraitent 27 1 Pour étudier à fond la doctrine d'une seule école de jurisprudence, il faudrait y passer sa vie. — Le Modaouena. ■ — Le hitub de Sibaouaïb. — La Moghni d'Ibn Hi- cham.
Le trop grand Tiombre d'abrégés scientifiques nuit aux progrès de l'inslruclion...27^ De la direction qu'il faut imprimer à l'enseignement alln de le rendre vraiment utile 275 Mode d'enseignement recommandé par l'auteur. — Système défectueux que les professeurs suivaient de son temps. — Conseils aux étudiants. — Utilité do la logique.
En traitant des sciences qui servent uniquement à l'acquisition d'autres sciences, il ne faut pas pousser trop loin ses spéculations, ni suivre les questions de ce.s sciences auxiliaires jusque dans leurs dernières ramifications 283 Sur l'inslruclion primaire et sur les différences qui existent entre les systèmes d'en- seignement suivis dans les divers pays musulmans 385 L'enseignement an Maghreb, en Espagne, en Jfrîkiya et en Orient. — Plan d'en- seignement proposé par le cadi Abou Bekr Ibn el-Arbi.
Trop de sévérité dans l'enseignement des élèves leur est nuisible 290 Les enfant) qu'on élève avec sévérité perdent f élasticité de leur esprit et sont portés au mensonge et à la dissimulation. — Nombre de coups qu'on peut infliger à un en- fant dans le but de le corriger. — Recommandations faites par le klialife Haroun er- Rachid au précepteur de son fils El-Amîn.
Les voyages entrepris dans le but d'augmenter ses connaissances et de travailler sous les professeurs d'autres pays servent à compléter l'éducation d'un étudiant. 298 De tous les hommes, les savants s'entendent le moins à l'administration politique et à ses procédés 29^ La plupart des savants, chez les musulmans, ont été de naissance étrangère 296 Exposition de ce fait et indication des causes qui l'ont produit.
D'IBN KHALDOUN. 46Ô Si un individu a contracté, dans sa jeunes.se, l'habitude déparier une langue non arabe, ce défaut rend l'acquisition des sciences (arabes) moins facile pour lui qu'elle ne l'est pour ceux dont l'arabe est la langue maternelle 3o3 Avantage de l'enseignement qui se donne de irivc voix. — L'enseignement ^lait gra- tuit clici les premiers musulmans.
Les.sciences qui se rapportent à la langue arabe 307 La grammaire {nahoa).'..,Ho8 Signes particuliers à la langue arabe. — Origine et progrès de la science gramniit- ticale. — Sa décadence semblait inc^vllable quand Ibn Hisham vint l'arrêter par ia publication de son Moghni 'l-Lebib.
La ievicologie [logha) 3 1 3 Le Kitab el-Ain d'EI-Kbalîl Ibn Abmcd. — Les abrégés de cet ouvrage. — Le Sahâh d'KI-Djeuhari. — Le Mohkam d'Ibn Cîda. — Le Djemhera d'Ibn Doreïd. — • L'Asâs el-Belutjha de Zamakhchcri. — Ij Alfadh d'Ibn es-Sikkît. — L'emploi de l'induction, dans les questions philologiques, est-il permis?
La science de l'exposilion ou rhétorique 3a 1 Indication de certaines finesses de la langue arabe. — Utilité de la science de i'ea- , position. — ■ La science de la réalisation (art de bien s'exprimer). — La science des ornements. — Auteurs qui ont traité ces sujets. — Les Orientaux y sont plus habiles que les Occidentaux. — Cause de ce fait. — Cette science est très-utile, parce qu'elle nous met en mesure d'apprécier l'élégance inimitable du style du Coran. — Le commen- taire de Zamakbcberi sur ce livre est très-beau, mais l'étudiant doit s'en méfier, à cause des doctrines peu orthodoxes qui s'y trouvent.
La littérature (adeb) 328 Comment on se forme le style. — Les quatre recueils qui servent de base à la lit- térature (ou bcaa style). — Le chant l'ut cultivé dans les premiers temps de l'isla- misme. — Eloge du Kitab el-Aghani. ^ Le langage est une faculté qui s'acquiert comme celle des^arts 33 1 Comment la langue arabe s'est altérée.
La langue actuelle des Arabes (Bédouins) est un idiome spécial, différent de ceux des descendants de Moder el des Himyarites 334 Indication de certaines finesses de la langue arabe. — La suppression des dési- nences grammaticales ne nuit aucunement à la clarté de cette langue. — L'idiome de VIoder. — L'arabe actuel se prête à l'expression des idées tout aussi bien que l'arabe ancien, — Marque particulière par iaquelle se distingue f arabe moderne. — La pro- nonciation du caf ( fi ).
La langue des Arabes domiciliés et des habitants des villes est une langue particu- lière et sui generis. différente de la langue de Moder 3^2 En Mauritanie, l'arabe s'est berbérisé; en Espagne, il s'est altéré par le contact des musulmans avec les natifs de la Galice et les Francs.
Comment on peut apprendre la langue de Moder 3/i3 La faculté de parler la langue de Moder ne doit pas être confondue avec (la con- naissance de) la grammaire. On peut l'acquérir sans le secours de cet art 345 Différence entre la théorie et la pratique. — La grande utilité du kitah de Sîbaouaïh. Les études grammaticales en Espagne 348 Sur la significalion que le mot goût comporte dans le langage des rhétoriciens. La faculté désignée par ce terme ne se trouve presque jamais chez les étrangers qui se sont arabisés 3^9 Celte faculté est maintenant perdue pour les habitants des villes.
Les habitants des villes, en général, ne peuvent acquérir qu'imparfaitement cette faculté (de bien parler) qui s'établit dans l'organe de la langue et qui est le fruit de l'étude. Plus leur langage s'éloigne de celui des Arabes (purs), plus il leur est diflPicile d'acquérir cette faculté 35/» Singulier exemple de farabe corrompu qui s'emploie dans la Mauritanie. — En Espagne, Ibn Haiyan, l'historien, tient un haut rang comme bon' écrivain. — Déclin des études dans ce pays. — En Afrique, la langue arabe est submergée sous les flots de l'idiome berber. — En Orient, la faculté de bien parler farabe se conserva sous la dynastie omeïade et sous celle des Abbacides, puis elle s'altéra et se corrompit sous la dynastie des Deîlemites et celle des Seidjoukides.
Le discours peut se présenter sous deux formes: celle de la poésie et celle de la prose 36o Observations sur le style du Coran. — L'emploi de la prose rimée dans les pièces ' ' émanant du souverain est général chei les Orientaux, mais i'auleur ne l'approuve pas. — Raisons qu'il en donne.
Il est rare de pouvoir composer également bien en prose et en vers 364 Sur l'art de la poésie et la manière de l'apprendre 365 Manière de composer un poème. — Les tournures ou idées propres à la poésie. — Exemples. — Description ou définition de la poésie. — Pourquoi quelques critiques ont exclu El-Motenebti et Abou 'l-Alâ '1-Maarri du nombre des poètes. — Indication des poètes dont on doit étudier les œuvres, si l'on désire acquérir la faculté de com- poser en vers. — Pourquoi les cantiques renfermant les louanges du Seigneur ou du Prophète sont parement bon». — Texte d'un poème didactique sur fart poétique.
DIBN KHALDOUN. 465 P.ge..
Dans l'art de composer (avec élégance) en vers et en prose, on ne s'occupe pas des pensées, mais des paroles 383 La faculté poétique s'acquiert à force d'apprendre par cœur beaucoup de vers, et sa bonté dépend de celle des morceaux dont on se sera orné ia mémoire 385 Moyen de se former un bon style poétique. — MotlMes à suivre. — Pourquoi les théologiens, les grammairiens, les légistes et les philosophes deviennent rarement bons poètes. — Entretien à ce sujet entre fauteur et le viiir Ibn el-Khatîb. — Les poètes musulmans surpassent, par le style et l'exposition, les poètes des temps anlé- islamites. — Ce fut au Coran et à la Sonna qu'ils durent cette supériorité.
Sur le discours (ou style) naturel (simple) et le discours artificiel (orné). Indica- tion de ce qui fait le mérite du discours artificiel et des cas dans lesquels il est en défaut 39a Théorie de la rhétorique. — Manière d'orner le discours. — Le style orné com- mença à prévaloir chez les poètes subséquemment à fisiamisme. — Exemples de ia poésie simple ou naturelle. — Boutade d'un savant docteur contre les auteurs qui af- fectent d'écrire en style orné. — On doit faire un rare emploi d'ornements. — La prose avant et après fisiamisme.
Du dédain que les personnages haut placés montrent pour la culture de la poésie.. ino Sur la poésie contemporaine chez les Arabes (nomades) et les habitants des ville». /io2 Les Perses et les Grecs eurent des poètes. — Aristote a fait f éloge du poète grec Omîros (Homère). — Les Himyarites eurent aussi de grands poètes. — Le dialecte arabe de f Orient difRre de celui de l'Occident, et surtout du dialecte parlé en Espagne. — La poésie existe chez tous les peuples. — Caractères de la poésie chez les Arabes modernes. — [.es savants ont tort de dédaigner les poèmes en arabe vulgaire. — Nom- breux échantillons de la poésie en style vulgaire, surtout celle des Arabes Maghrébins.
Sur les odes {moieascheha) et les chansons (ou ballades, zedjel), poèmes propres a l'Espagne 4a 2 Origine des mowascheha. — Pflëles qui se sont distingués dans ce genre de conipo'- sition. — Échantillons avec la transcription en caractères romains. — Ode composée en langue vulgaire par le viiir Ibn el-Khatîb. — Mowasçhehas composées par des poètes de l'Orient. — Origine et histoire du genre de poésie appelé zedjel. — Un long poème de ce genre. — Ce qu'on appelle dans le Maghreb Oroiid el-beled. — Pièce de vers dont les idées sont évidemment empruntées à la poésie persane. — Suite des mo- waschehas. — Les metvalia. — Les Kan wa kan. — Les Haafi. — Les doii-be'itein. — Exemples de la mewalia. — Pour bien apprécier ces poèmes, il faut comprendre les dia- lectes dans lesquels ils sont composés. — Observations de l'auteur et Cn de l'ouvrage.
Prolégomènes. — m. Sg NOTES ADDITIONNELLES.
PREMIERE PARTIE.
Page XXII, note U, pour Moaaoaena, lisez Moduouena.
Page XXXVI, note a, pour Abou Salm, lisez Abou Salem.
Page 16, avant-dernière ligne, pour Joseph, Wsez Jacob.
Page 38, ligne 3, il faut sans doute lire Habbân au lieu de Haiyan.\oy. la II' partie, p. 174, note a.
Page 77, note 3, pour moixdoixâ, lisez maoudcuâ.
Page I o3, note 1, pour ifk lisez ofk.
Page lai, suite de la note 6, pour Ibn es-Seraïa, lisez Abou 's-Seraya.
Page i4i. ligne i4> pour Malta, lisez la Malte.
Page i5i, ligne a6. Mont-Djoun yy^ cy-** est évidemment la même chaîne de mon- tagnes dont il est plusieurs fois question dans la Géographie d'Idrici et dont le nom y est écrit Mont-Djouz '\j^ oJw». Comme c'est du Jura qu'Idrîci et son abrévialeur, Ibn Khaldoun,ont voulu parler, il faut lire Ty^. <:>à* dans le texte arabe des deux ouvrages; et Mont Jura dans la traduction française.
Page i5o, dernière ligne de la note 3, pour Alba, lisez Abla.
Page 1 55, dans cette page et dans la page suivante Aderbeïdjan est écrit Adherbeïdjan; mais la présence de la lettre h est tout à fait inutile.
Page 160, ligne 3, pour Angeltara, lisez Angaeltara.
Page 337, ligne ai, pour Kechef, lisez Kechf.
Page ai47, la dernière partie de la note a, à partir des mots // naquit à Ceula, se rap- porte à Es-Sibti et non pas à Malek Ibn VVoheib. Elle aurait dû se placer à la page 2ltb.
Page 3a 1, note a, pour page 131 de ma traduction, lisez page 131 de la première édi- tion de ma traduction et page 129 de la réimpression.
Page 329, ligne a3, pour Salama, lisez Selama.
Page 368, note 6, ajoutez: la signiDcation du mot atabek et les divers emplois de ce titre sont bien précisés par M. Quatremère dans son Histoire des sultans Mamlouks, tra- duite du texte arabe d'EI-Macrîzi, tome 1, page a, note 5.
Page 4io, ligne la, pour Nahl, lisez Nohel.
59.
468 PROLÉGOMÈNES DEUXIÈME PARTIE.
Page 19, première colonne des notes, pour Uillet, lise^ Hollal.
Page 44. note 3, supprimez les premières lignes de celte note et lisez: Ce docleur est ordinairement désigné par le titre d'ElCadi 'l-l'adel [l'excellent cudi). Il remplissait auprès du sultan Salàh ed-Uîn (Saladin) les fonctions de vizir et de secrétaire d'état. Sa mort eut lieu l'an 1 200 de J. C.
Page i63, ligne 5, nous avons déjà parlé du docteur El-Hakem, surnommé Ibn el- Beïai. Voyez la première partie, p. 188.
Page 164, note a, pour Oua-kedi, lisez Ouakedi.
Page 166, ligne 16, pour Djauzedjani, lisez Djnuzdjani.
Page 1 74, note a, ligne a, pour Basti, lisez Bosli.
Page 22a, ligne 5, pour extatation, lisez exaltation.
Page 227, ligne 8, lisez: c'est une melâba du genre appelé zedjel; et ajoutez en note: Voyez le dernier chapitre de la troisième partie.
Page.^92, ligne 23, pour Aboa Ouelîd, lisez A bon 'l-OueUd.
Page 396, ligne 7, pour Omea, lisez Omeïa.
Page 471. remplacez la note 2 par ces mots: Voyez page 1,^)9 de cette partie Page 475, ligne 9, pour Tin, lisez Tîn. Dans la seconde ligne de la note 1 lisez Belftki, et dans la note 5 remplacez les chiffres Sg par 392.
TROISIÈME PARTIE.
Page 1 I, note 3, première ligne, pour Aboa Ishac Ibrahim, lisez Abou Ibrahim Ismail. Page 17, ligne 5, pour Ouadehiya, lisez Ouadeha.
Page 2?5, note 4, lisez: et ci-après, page làO, dans le deuxième chapitre sur le partaae des successions.
Page 24. ligne 26, pour et ieniploi de ce mot spécialement, lisez et ion application.
Page 35, supprimez les trois dernières lignes de la note 2.
Page 36, ligne 33, pour à l'opinion, lisez se rallie à l'opinion.
Page jo, ligne 19, pour (imam), lisez {iman).
Page 61, note i, pour 71, lisez 32.
Page 86, ligne 4, pour Motessoufis, lisez Molesouwejis.
Page 99, ligne 8, pour de paraître, lisez défaire paraître.
Page io3, ligne 8, pour de l'état de fanion, lisez de [la station de) l'union.
Page 106, ligne 17, pour Aîça, lisez Eïça.
Page ii3, pour El-Halladj [l'illuminé], qui, lise/. El-Halladj (illuminé) qm.
D'IBN KHALDOUN. 469 Page lai, ligne 3, pour Kirmani, lisez Kermani, et faites la nième correction dans les notes a et 3.
Page lay, note 4, pour Osaïbiya, lisez Osaîbiâ.
Page i48, ligne a, il faut remplacer les mots II détermine par {Au moyen de ces tables) on détermine.
Page 1 55, ligne a3, le nom,^j^ doit probablement se prononcer Khouendji.
Page 173, note, colonne 1, ligne 3i, pour Osaïbiya, lisez Osaîbiâ.
Page 174, note, colonne i, lisez Abou'l-Hakem, El- Kermani et Osaîbiâ.
Page a58, note a, pour page il 2, lisez page Ù29.
Page 337, note 1, pour 194, lisez /iig.
Page 385, note 3, ligne i, pour Omar, lisez Amr.
Page 386, note 8, ligne a, pour Fadl, lisez Fadel.
Page 4a4, note 1, pour Motacen, lisez Motacem.
LISTE DES TERMES EXPLIQUÉS PAR L'AUTEUR OU PAR LE TRADUCTEUR.
(jLI. Ce mot, signifiant «le temps où une cliose doit arriver ou se faire, » prend, au pluriel, la forme v^jbljf. Voyez le texte arabe de la II' partie, p. 16, 1. 3.
jji,f. Ce mot s'emploie en algèbre pour dé- signer « l'exposant » d'une puissance; en astrologie il désigne le nombre de de- grés qui se trouvent entre « l'ascendant » et la fm du dernier signe du i^odiaque. Voy. Irad. I, 2A8, note.
Aj[. Quand ce mot est employé avec le sens de «11 est cependant vrai que.n ou « Il se peut que, » on doit le faire suivre de la parlirule ^1. Voyez VAbd- AUalifde M. de Sacy, p. 12. Notre au- teur n'a pas toujours observé cette règle. Voy. trad. 1,17, note, et libtx, note.
.l.oî. Le terme joLc^fl tjy%^ est expliqué dans la trad. I" partie, 4o3, note.
,f-*éi- (^[^^\ « les cinq mères. » On dé- signait par cette appellation certains ouvrages renfermant les éléments de la grammaire arabe. On trouvera les titres de ces traités dans la trad. I, xxi, note 6, de l'Introduction.
(jl. Adverbe négatif; exemples de sorî em- ploi: trad. I, XXXVIII, note; III, 319, noie.
lu^] iquoddité,» voy. trad. III, 107, note. Ce mol, dérivé de la particule yt «que,» a sans doute été employé par un traducteur de ÏOrganon d'Aris- Jtote pour rendre le terme Ôti. Jf. Ce que les mystiques entendent par ce mot; trad. II, igS. <_)lj. Ce mot s'emploie comme synonyme de yi, «maison, lieu de séjour,» II, objet les figures de rhétorique et les ornements du discours, III, 3a5. Joo, au pluriel JIjol et ^^o-i. Note sur les personnages désignés par ces termes, II, 168; voy. aussi II, 179, 190, et III, io4, 106. IiJo. Espèce de guitare, II, Ai 2 .i^L). Espèce de sauce, I, 3/4, note. (jj:»,l*j « creveurs. » Les sorciers qui font crever le bétail, III, 181.
472 PROLÉGOMÈNES j^ u quelques. » Ce mot désigne un nom- bre quelconque, depuis trois jusqu'à neuf, ou, selon d'autres, depuis trois jusqu'à dix, II, 197.
ic>^. La faculté d'exprimer ses pensées d'une manière claire et précise, III, 32 5, note.
(_5llj. Ibn Rhaidoun emploie ce mot dans le sens de Ji:^Li. «nécessité,» texte ar. 11,295,1. 8; trad. m, a53.
ï»j. Espèce de trompette, II, 1\m.
yLo «l'exposition,» c'est-à-dire la rliéto- rique, III, 264, 265, 3ii et suiv.
^U^ I séparé, » terme de métaphysique, nf.94.
ijUj'I. Ce terme s'emploie pour désigner la faculté de retenir exactement ce qu'on a appris, II, 465; voy. aussi Abd-AUu- tif. p. 536, 1. 8.
ihj^- Voy. Jj.
^L'expression ^ ^ (^ ylTsignifie « se tenir sur ses gardes, se tenir prêt, » afin d'obtenir un avantage ou d'éviter un danger, texte ar. I, 24, 1- 17. Voy. aussi texte ar. III, 92, 1. 16, où on a imprimé par erreur Aj, contre l'auto- rité des manuscrits. Ce mot est presque toujours altéré ou mal ponctué par les copistes.
jlx». Ce mot s'emploie pour désigner tous les versets du Coran, et, dans une ac- ception plus restreinte, il signifie les sept versets dont se compose la première sourate, lil, 36 1. s/v^. Ce mot se trouve texte ar. II, 46, 1. 4, et représente le mol persan j*a note.
Ji» «la dialectique, les topiques,» III, 38, note.
i.|j;>f. Ce mot, pluriel de «y»., est de la seconde déclinaison, II, 180, note.
jiikll fjM. «la partie générale.» Signifi- cation probable de ce terme, III, 222, note.
^.«>.>. Selon les physiciens, ce mot désigne un corps quelconque, organisé ou non; on désigne un «corps animé» par le mot tV«;>, m, 207, noie.
^^ (t manifestation. » LesSoufis emploient ce terme pour désigner la manifestation de la présence divine, texte ar. III, 69, 1.6.
c-U?-! «consentement général, accord gé- néral » des musulmans relativement à un dogme ou à un point de droit, III, 7- .jjc». et au pluriel «^.jl^. Olliciers du Sultan qui étaient à la fois huissiers de la porte, valets de pied et bourreaux, II, 16, note.
ô—^^. Docteur qui se rapporte à son propre jugement et travaille conscien- cieusement à résoudre des questions de droit, III, 8, noie.
ijjt v*»4^ «la substance isolée, ou sim- ple. » Ce terme s'employait chez les sco- lastiques pour signifier «atome,» lexte ar. III, 4o, 1. 9; ii4, 1. 9- Voyez le Guide des Égarés, édition de M. Munk, vol. I, p. 186.