SigPhi · Leibniz

Essais de Théodicée sur la bonté de Dieu, la liberté de l'homme et l'origine du mal

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L'on voodroit reculer aj^èj U demande fâfte, ea litî&At de* remoncraucea inuttiet} nais on vona piei&, on yous dit.

AjW^w iMfimmt pur tfypdftit Jk^Mtrtt La îoi du Styxeft inviolable, iU» faut ftibir: fi l'on a manqué en fcilunt le l'ennciit, on niant]ueroit da- vantage en ne le gardant pas; il l^ut laiisfaire à la promefTe, quelque pernicieufe qu'elle loil à celui qui l'exige. Eiic ièroit pernicieutê à vous, li voua ne l'exécutiez pas. Il Icmbk que le moral deces febics inlinuequ'uneAiprémeuccefrité peut obliges à condefèendrc aumâl. Dieu, àlaVcricé, ne con- aoit point d'autre Jug» qiû le pniflé coo»thidre.à etlaLibbrte'del'Homme.II.Par. 19 iannn ce qui peut tourner en mal, il n'eft point comme Jupiter qui craint le Styx. Mais fa propre à- geift oit le plus graïul juge qu'il puiflè trouver, les jil- gemens liint fansapp<;ti ce font les arrêts des dellî- njos. Lts verhes éternelles, objet delà l^ellèi font plus inviolables que le Styx. Ces Loiï, ce Ja- ■ ec, ne contraignent point: ils font plus forts, CM ils perfuatieni, La fagellc ne tait que montrer à Dica le meilleur exercice de fa bon ta qui foit poftiblc: après cela, le malquipallèeftiineiiaLteindifpcnfable du naeillcur. J'ajoateraiquelqne chofcde plus-fort; Permcttrolc mal, comnac Dieu k permet j c'cAl» plus grande bouté.

Si mala/uJluUm, non erat ille ècauj.

ll'faudroît avoir l'efprit de travers, pourdire après cela qu'il cû plus malin de lailTer à quelqu'un toutç ta peine & toute la foute de ii perte. _ Quand Dieu k lailTe à quelqu'un, elle lui appartient avant iba exillence, elle étoit dès lors dans fon idée encore purement poflîbie, avant le décret de Dieu qui le foie exiger; la peut-on kiilcr ou donner à un autre î C'eft tout dire.

111. Vil. U» verhâile éiinfaitiHr dmat from- ttmtm, n'srttnJpat Àdmier queceux qu'ilaimt mftift fim^ i» lot^uu m^tm f*"" l» frivAtim d» tt qu'il ftM^flmr etmmmiiqiitr d'itèord trh-fACt- Itmtnt, é'/msfef/tirt /mcuntintmnmtJité. Si U limUntien de fis forets ne lui permet pas de fAiri Jm bien fans faire femir de U douleur ou qaelquÉ ouire ituommodiié, il pajfe par-lài Voyez le Dic- tion, hift. & critiq. pag. 1161. de la féconde édir tion) «MH ee n'0 ^u'à regret. & il n'emploie jamaif eittt manier* de fe rendre utile, lors t^uit fut tim fmi miltr aucune fiu-te de m»l à fes fa~ Vttirsi Si h Jr^tm^ort fourrait tirrr des mnux^'H fmit fiufiàTfmvMt nMtTi mfhntni bietk 30 Essais sur tA Bonté' de Diev, teut pur qui de ces maux-là, il frendroit Ia voit droite du bitn tout fur, non pas la i^cie oélique qui eoaduiroit du mul au bien. S'il comble de ri- chejftt d'hênntiiri, ce u'eji pas afin que ctux qui en oatpnï venant à les perdre, [oient u^igtz. d'au- tant plus Çtnpbltmmt qu'ils étaient acceuiumex, *m flaijîr, que par là ils deuier.nent plus malheureux qui les ptrfçimes qut ant été toujours pri-vées de ces avan- tages. Va être maUncombîeroit de biens àcepr:x-là les gens pour qui il aurait le pin I de haine, [rapportez, àce- ei ce puffage d'Ar^ote Rheior. l.i.c.i^. p. r». 446. «îâ» il cftii) îii ris Tin, î'» ii^if-iiiiiiSh >.ti^iiir^ M» îd efl:: Veltiti fi quis alicuî aliquiddet, ut {ptfitu) hùe Ojfi) irtpte (iffiim) i^ciia doltrt. Uadê ttiam itluJ tjl diSum: „ Bona magna multis non atnïcus dat Deus, Infigniore uc ruilUs his privet maSo.]

Toutes CCS objeâions roulent prerque fur le même SophiTmci elJes changentSt eftropientic fait, elle* ne rapportent les chofcs qu'à demi. Dieu a iôia des homniesi il aime le Genre humain, il lui veut ia bien, rien de Ci vrai. Cependant il lailTc tom- ber les jiomnies, il les lailTe louvent péiir, il lettr donne des biens, qui tourncoc à leur perte: Et lorlqu'ii rend qu'elqu'un heureun, c'eft après bica des lôutÏTjnces; où cft fon affe£tion, oùeilfjbon- té, ou bien où fa puillàiiccf Vaines objcfliona qui TapprimeLit le principal, qui Jiirimulcnt qut c'ell de Dieu qu'on pjrlc. 11 lemble que ce luit UPC mere, un, niceur, im CouYcrneuri dont le foin prefqiië regarde l'éducation, la confervation,. k bonhcui- delà perfonne dort il s'agit; 8t qui né- gligent leur devoir. Dieu a foin de l'Univers, il ■e néglige rien, it choifit le meilleur ablolutnent. Si quaqu'un e(l méchant 8c malheureux avec cela, il lui appartenoîc de l'être. Dieu (dit-on) pou- ■voic donner le bonheur à tous, il le pouvoir ood- scrpromptemcDt &Ëicîkmem, & iàns fe ^re au- cune incommodité, car il ^t tont. Mais tcdoit- it } Puisque lie le ftic point, c'eft une marque qu'il ledevoit ftire tout autrement. D'en inférer, - ou que c'eft à regret & par un défaut de forces, au'il manque de rendre \cs hommes heureux, SC' c donner le bien d'abord & fms mélange de mal, OU bien qu'il manque de bonne volonté pour le donner pnrcment Ec tout de bon; c'eA comparer notre mi Dieu, arec le Dieu 4'H«odote, pldn d'aine, on aiec le Démoa du Voëte, donc Aris-. tote rapporte la jambes que nous venons de tra- duire en Latin, qui donne des biens, afin quil afflige d'airadngc en les ôtant. C'ell: le joua de Dieu par des Anthropomorphifmes perpétuels; c'cft le rcprefcntcr comme un homme qui fe doit tout entier à l'affaire dont il s'agît, qui ne doit l'exercice principal de là bonté qu'aux ieuts objets qui nous lont connus, & qui manque de capacité ou de bonne volonté. Dieu n'en manque pas, il pourroît ^re le bien que nous fouhaite rions; il le veut même',, en le prenant détaché; mais 11 ne doit point le faire préiêrablemcnt à d'autres bicni plus gfmàs qui s'y oppo&nr.. Au refte, on n'a auûin fîijetde lè|Maindre de ce^u'on nepatvietf . ordinairement au fàlut que par bien des jonâran" ces, {Se en portant la croix de Jefus-Chrift; ces maux 1èr vent à rendre les élus imitateurs de leur Maître, & à augmenter leur bonheur.

113. VlII. La plHi grMtitk ia pluj filSJt ghi- rè ttlui qui (tfi U tuâîtrubi êtuni fi^ «t^ih* fir.

M Essais sur la Bonté' de Dieu, rh-, tfi dt tuMntimr $ami tMxiavtrtu, i'trirtt rtreit d$ lemr malheur, nt jtmreit itrt qn'mffamfi gloire.

Si nous connoilTions la cité de Dieu tel!c tju'el'e cil, nous iferi ions (juc c'tft le plus partait état qui puilîè être invente; que la vertu Se le bonheur y • régnent, autant {]u'il ie peut, fuivant les loix da meilleur; que Je. péché & le malheur, (que des railôns de l'ordre liiprtme ftC }>erinettoicat ^mt d'ci:clure catieremeoc de la oèxatt des cboiès,) n'y font prefque rien en comparailbn àu biea, te icrvent même à de plus grands btenk Or puiîbiK CCS maux dévoient exiller, il fàitoit bien quïï y eût quelques-uns qui y fiidcnl lujcts, & nouslôni- mcs ces quelques uns. Si c'étoïent d'autres, n'y auroit-il pas la mânie apparence du mal? ou plu- tôt ces autres ne leroient-ils pas ce qu'on appelle. Nous î Lorfque Dieu tire quelque gloire du mal pour l'avoir fait fervîr à un plus grand bien > il l'en oBveic tirer. Ce n'eft donc pas une fauffc gloï- Te, cotnnie lëroît celle d'un Prince qui bouk- ver&tmt dn Etat pùur avoir l'honneur de le le- . 114. IX. Lt plus gritrtd nmettr tjMt ce mahrt-îh fuijfi timoigmr pour lu ■utnii, ejt de faire, t'il U ■peut, qu'elle fois toujours pratiquée f»nt Aucun mé- lange de 'vice. S'il lui tjl aifé de procurer à fts Stt- jeti cet avantage, ^ que néanmoins il permette »h ■vice de hier la tête,fauf à le punir enfin ufrès i'»- voir toléré Itng-umt j fiu é^Sion pour la -vertu n'efi ftim l» plus gr*nJ»^ê Veti f»i0i eoBCtvcir i elle n'tfi 4«nc pas U^nit- Je ne fuis pas escne à la moitié des dix-neuf Muimea. je je id« }aSs déjà de r^ter & de ré- pondre toftjottfs Ift nësM cBoJë. M. Ba^le multiv ^ikts secsSité fts mniiaet préteddHes, oppo- va i BW dc^OBB. QuAd oa. déSache les. s^fès.

, liées Digilized by Google liées cnfèmblc, les parties de leur touc. le Gen- re bamain de l'Univers, les attributs do Dieu ks uns des autres, la puillauce de la fagcdê; il ift permis de dire aue Dieu peut faire ijue la vertu Toit dans le monde êas aucun mclaugedu vice, &. mê- me qu'illepeut'fâiicn^îfften/. iVIais puisqu'ils per- mis le vice, il faut que l'ordre de l'Univers trouvé frétêrable à tout autre plan, l'ait dcma.idé. 11 tàut juger qu'il n'eft pas permis de iàire autrement, puisqu'il n'ell pas polliblc de faire mieux. C'cï une néceffitc hypothétique, une nccclfité raonie, laquelle bien loin d'écre contraire à b liberté, elï l'effet de fon choix, ^utraiioiti (O/iirAria fu/it, ea me fitri à Sa^ientepojfe credendxm ejl. L'on objcâe ici. que l'afîeâion de Dieu pour la vertu n'eft donc pas la plus grande qu'on puilit concevoir, qu'elle n'en p£tï inttnie. On y a déjà repondu fur la Iccoo- ' de maxime, en difant que l'affcâion de Dieu pour quelque chofc créée que ce fiiit elt proportionée au prix de ta cholè: la vertu cft la pliu noble qua> litédes choies créées, mais ce n'eft pasialèute bon- ne qualité des créatures. Il y en a une ïnfînitéd'au- tresqui attirent l'inclination de Dieu: de toutes ces inclinations refulte le plus de bien qu'il fe peut, 5c il fc trouve que s'il n'y avoit que vertu, s'il n'y a- voit que créatures raifonnables, il y aurolt moins de bien. Mldas fe trouva mcins riche, quand,1 n'eut que de l'or. Outre que la lâgellè doit varicri multiplier uniquement lamémecholè, quelque ae- blé iju'cUe puilic £tre, ce iëroîtune ruper^uitc, ce fèroit une pauvreté: avoir mille VirgiJes bien reliés ' dans â BibIiotli«]ae, dianter toujours les airs de l'Opcra de Cadmus 8t d'Hermbae, cafîèr toutes les porcelaines pnur n'avoir que des laQèsd'or, n'a- voir que des boutons de diamans, ne manger ^ue des perdrix, ne boire que du vin de Hongrieoude Shiras > appellcroii-oQ cela Railbn i La nature a eu bcibîa d'animaux, de fbasu, àe catfs iuni. ■ ^ laci,' 14- Essais sur Lâ Bonté' de Dieu, mes, il y a dans ces créatures non raironnabics des merveilles qui fervent à exercer la Raifon. Que feroit une créature intelligente, s'il n'y avoit point dcchofes non intelligentes.' à ^uoi penlèroit-eJIc, s'il n'y avoir iii mouvement, ni matière, ni fcnsf Si c;le n'avoit que peniées diflinaes, ce feroit un Dieu, fa fa^efie feroit 6ns bornes; c'eft une des fuites de mes méditations. Auffi-tôt qu'il y a un mélange de penlëes confufes, voilà les fens, voi- là la matière Cardes penlëesconfufts, viennent du rapport de toutes les choies cnir'elles fulvant ladu- ree &c l'étendue. C'eft ce qui fait que dans ma Phi- loiophie il ny a point de Créature raîfbnaablc ûna quelque corps organique, & qu'il n'y a point d'cf- prît créé qui iôit entièrement détaché de la ma- tière. Mais ces corps organiques ne diffèrent pai moins en perfeâion, que les efprits à qui ils ap- paiticnnent. Donc puisqu'il faut à la lageire de Dieu un Monde de corps, un Monde de fubilances capables de perception iSc incapables de raifon j en- fin puisqu'il fâltoit choiflr détoures les choies, ce qai faifait le meilleur cflct enfcmble, & que le vi- ce y elt entré par ccttclporie. Dieu n'auroit pas été par&itcoicnt bon, parfaitement ûge, s'il fa- voit exclu.

iif. X. La flui p'Xndt h»mi qut Von puiffe té~ mtigntr peur it nue, n'ejipai de le laiffer régner fort hng-tems, puis de le châtier, mais dti'écraferit- vant fit meiffance, c'ejl-à-dire, d'empichtr qu'il nt fe montre nulle part. X/n Roi, par exemple, t^uimet- treit un fi bm ordre dtnsfes financet, qu'il ne s'y commit ismais aucune malverfatim, feroit pareîtrt flui de haine four Cityufiice des fartifaai, que fi 0- frii avoir fougert qu'ih l'engraijfajfint du fanidHpm- fle, il les faifait pendre.

C'eft toujours la même chanfin, c'eft nn an- diropomorphifme toutplir. Un Rmordiadrement aedoic rieo aroii i^us à coeur, qne d'exempter fis ITLA Liberté' DE l'Homme. I. Par.IT. af' Sujets de l'opprcITion. Un de l'es plus grands inté- rêts, c'eft de mettre bon ordre à iès finances. Ce- pendant il y a des rems où il cft obligé de toiercr le vice & les dcibrdres. On a une grande guerre iiif- Ics bras, on fe trouve épuïfë, on n'a pas des Géne> rauï à choillr. il liiut ménager ceux que l'ona, Se qui ont une grande autorité parmi les lôidatsj UQ Braccio, un Sforta, un Waliîcin. On man- que d'argent aux plus prellâns belbins, il fam re- courir à de gios financiers, qui ont un crédit eta- "bii, 6c il feue conniver en même temsà leurs mal- verfations. Il cft vrai que cette malheureulc ne- ccfiîté vient le plus fouvent des fautes psécedentct. Il n'en cil pa; de même de Dieu, il n'a bcioin de \ pe^^bnne, il ne lait aucune tâuie, il l^tt toûjours t le meilleur. On ne peut pa& même fi>ubaiter que I ks cfcolèi aillent mieux, lori qu'oh les eatcnd: 8c ce fcroit un vice dam l'Auteur des cholèi, s'il.cn vouloit exc'urcle vice qui s'y trouve. Cet état d'un parfait gouvernement, où Pou veut & fait le bien autant qu'il cft polTiblcj où le mal même i'ert au plus grand bien, eft-il comparable avec l'état d'un Prince, dont les affaires iônt délabrées, Scquî fé ûuve comme ii peuti ou avec celui d'un Prince qui favorife l'opprclfion pci\ir la punir, & qui Ce fiait à voir les petits à la. beface & les grands fiir échaf&ut?

' ii6. XI. Ua Maître attiuhi aux hittrtts dt U vertu t O* "f ^' f*i Sujtli; démit tous fn fùni À frire en forte qu'ili ne defobiijfnt jaiUMis 'A fis lûix, é- j''' fr"' W'^ ekâtit peur leurdéfo- ieiffanee, il fait en ferte que la peine Iti guéri fft dt Tineliuatioa au mal, & riiablijje dani leur urne une firme eenfiantt d>ffef:lien titf bien, tant s'en faut qu'il veuille qitt U peint dt lu fdtat.lti inelintdeflur m flui vers It mut.

Four rend r des hommes meilleurE, Dieu^ttoat cequifedMti & mfioie t<Hitcec|uî-& peMaf fia Sfi KSSAU EUR LA BOKTfi* DB OlEffî c4té, ûuf cequi le doit- Le but le plus ordinaire dQ.la punition eft l'amendement, mais ce n'eA pai \f buï unique ni celui qu'il fc propofe toujours, yen ai dit un mot ci-delTut. Le pcche originel, qui rend les hommes inclines au mal, n'cll pas une Gmple peine du pretftier péché} il en ell une ■ fuite naturelle. On eu a dit aulTi un mot en ^Ëint tmc remarque fur la quatrième propolîtion Théo» logique. C'eft comme l'yvreflè, qui cfl une peî- m de l'excès de boire. Si en cft m même tem* uoç iiiïtc naturdle qui pwie iacilemeiic > de 004- tQHix péchés.

ttVj, XJI. Ftrmttre U mal qui Pm ptuirtit tm^ f^hfft m.ft fmeitr feiat qu'il fi nmmtttt o», ^'M 1* ft etmmtft pu, ou fouh»ittr mimé qi^U f».

Point du tout. Combien de fois les hommes permettent-ils des maux qu'ils pourroicnt empêcher, s/ils tournoient tous leurs ellbrts de ce côlé-iàî' Irlais d'autfcs foins pjus imporraas les en empé- <}hcnt. On. prendra. rarement la résolution de rc- ^lefl^ les dçlbidres de û moQnpïc> pendant ou'on: ïiHnegraode sucrrclur.les bra;. Et ce que ht Ur, ^siiiis.on Paru:.nient d'Angleterre un peu avant la ]|^X.4pR^7^wy*^'è['3 plus loué qu'imité. En peut- 1Hi-.ci4KluTe,.q^p l'Etat ne fc ioucle pas de ce des- ordre, ou même qu'il le fouhaitc? Dieu a une. ni{Qa bien plus forte, &bicn plusdigne delui, de tolérer les m^ux. Non feulement il en tire de plm '^ands biens., mais encore ï! les trouve lies avec les ];lij$.gr{uidsdetp.usks biens poflîbles: de forte que cj:' Jipmit.Ujt.détâut de ne les point permettre.

Xi,lU.C'#/ï Hn.trh'graid défaut dam ceux; t^gmVVmt, de ne fifoueier ffha qu'il y ait ej* qu'il ty'i ait. point, dg defarJrt dam leurs Etats. L.f ' défaut 4 encore plut grand, l'il y veulent & if.fiu/imfat du dt{i>rdri. Si par des voies cachées & ^iffâif, m" mfailli^itst 'ii txtipit^ unftditm eti.aLtserte'del*Homme.II^arI ijf VtffU leurs Eiatt four les mttire à deux doigts dt ItMr. ruine, njindtft procurer la gloire de faire voirqi^ih'. car UcBurage Cr l» prudence necijjairei ^ourfttMveru» grand Rtyaurtie frit à férir, ihferoieni irh-tondaïa- naéles. Mais s'ils excitaient cette /édition farte^it'il n'y Mureit d'auirt moyen que celui-là dt prévenir ht ruine totale de leurs^njets, ^ d'affermir fur dtneu- •vtauxfondiotens, ^ faur plujitursjiécles, lafelicitê duptu fUj, H faMdrtit plaindre lu malheureuft ne«#i. ,te d-dcflus pag<5)3. pfi. ij-fi. ce qui a ' été dit de la force de h necefTité.] i>ît ils nu-, ' raient été réduas, Itt louer de l'ufage qu'ils en aum raient fait.

Cette maxime, avec pluficurs autres ç|u'on étale ici, n'cft point applicable au gouvernement dc Dieu. Outre que ce n'eft qu'une très-petite partie de Ibn Royaume, dont on nous objeâe les defor- ■ drcs, il eft taux qu'il ne fe Ibucie point des maux » qij'il les Touhaite. qu'il les &ilc naitre, pour avoi<* là. gloire de les appaî{èr. Dieu veut l'ordre Se 19. bieuiniaisilarriveatidqne&i^quecequï eftdciôr'' - dre dans h partie eu ordre danrle tout, No|]s avons déjà allègue cet axiome de Droit: laehilerjî niji taâltee irtfpeSâjudicare. La permiflion des maus »îedc d'une eftece de neceflité morale; Dieu y clfi (Mgé par fi figcflê & par la bonté j cette ntee£itm tjt heureufe, auTieu quecellc du Prince, dontparla la maxime, e(t malheurcufe. Son Etat eft ito des plus corrompus; Ec le gouvernement dcDica eftle meilleur Ktat qui foit polTible.

119. XiV. iM.ptrm'^ d'm eertiùn mtil «"rf- txeufable que lorsquê Fmn'y fmtmt i'tmt£er fm$ \ introduire un pUu griotd tnul, ' mus elle n» fatiriit «tre excufaèle dam eenx qui m eo «Mm uu remtde. - tris-egicMe fentr» et rmt, (§■ eatUre Um Iti autru - maux qni peurrum nahre dt U /uffreffat dt et~: . I4 Maijme eS vraie» mais elle ift ^eiu pas. jtf«.

■ B ». m' Essai» sur la Bohte' de Dieu,' alléguée contre le gouvernement de Dieu. La fà- prijmc Raiibn l'oblige de permettre le mal. Si D.eu choiliflbit cequinekrok pas le meilleur abfolument & en tout, ce Teroit un ptu5 grand maltiue tuuslci maux particuliers qu'il pourroit empêcher p:ii ce . moyen. Ce mauvais choix rcnvcrferoit Û ià^clfe ou Ca bonté.

ijo. XV. L'Etre infiniment pHiJfunt, (^CrixttHr Je la matière ^ des effrits, fait tmt ce t^it'ïi veut Je aile matière de ces efprits. U ny a fointdi fitu'timt^ défigure qu'il ne jiuîjfe communit^Her aux efpriiy S'Upermetlmt donc un mal fhyfi'que, au Ht mal moral, ce ne ferait fai k eaufe que fans cela quelque autre mal phyfique, en moral, encore f lui grand, ferait lout-à-fait inévitable. Nulle des rai- ^ns du mélange dit bien ér" dt* > findées fur /« limitation des forets des bienfaiieurs, ne lui Jaunit Il cft vrai que Dieu fait de la matière & des es- WÏts tout ce (ju'il veut, mais il efl comme un bon Sculpteur, qui ne veut feire de fon bloc de mar- bre que ce qu'il juge de meilleur, & qui en juge bien- Dieu fait de la matière la plus belle de tou- tcn les madiincs poiriblcs; il fait des iifprits le plus beau de tout les gouvernemcns concci-ables; 6c par dcfTiis tout cela, il établit pour leur union k plus parfaite de loutL's les harmonies, fuivant ie fyfté- me que j'ai piopofe. Or puisque le malphylique & Je mal moral fc trouvent dans ce parfeit ouvra- ' ge; on en doit juger (contre ce que M. Bayle as- - furc ici) quc/îtnj crU wi mal encore fltit grand ttu- rtit été toui-k'fait inévitabli. Ce mal fi grand lè* roit que Dieu auroit mal choifi, s'il avoit choiii autrement qu'il n'a fait, il cft vrai que Dieu cftin- fitliment puifBnt, mais fa puilTance cft imiétermi- née, la bonté & la fagcfiè jointes la déiermincnt à produire le meilleur. M. Uayle fait ailleurs une éa^eSàoa qui lui t& p uticulicte, qu'il tire de^ Sea- BTLA Liberté' de l'Homme. IL Pàrt.sj timens des Carieticns modernes, qui difcnr que Dieu pouvoic donner aux ami;s les p(.'iilëi:s qu'il voubit, £ins les foire dépendred'aucuu rapport aux corps.-'par ce moyen on cpargneroil aux ames un grand nombre de maux, qui ne vienneni que du dérangement des corps. Ou en parlera davantage plus bas, maintenant il fufStdeconliderer que Dii:u ne iànroit établir ùn.fyilème mal lié & plein de dif- Jonances. La nature des ames cSi en partie de le- prelÀnter les corps.

XVI. On tfi autant U caufe d'un tvirtf ment, lonqH'm le frocure far du voyes morulit, qut iûrst{it'on le frecure far Iti veiei p/yfiquej. Ua Minifirf d'Etal, qui fani fortir dt /on cabinet f* fervaal feulement des faj^mt des direSeurt d'une ca- ■iale, rcnvtrftroit tous leurs comfiots, neftroit fus moins l'Auteur de la Tufue de cette cabale, que s'il Jéiruifoii par des coups de mfùn.

Je n'ai rien à dire contre cette Maxime, Oa .impate toi^cHirs le mal aux.caulcs morales,' 8t on -ne l'impute pas toujours aux caufts ph^Uques' Vt ^marque feulement que je 0e pouvois empêcher le péché d'aurrui, qu'en commettant moi-même an pech--, j'auroisraifondelcpermettre, &jen'en fêrois point complice, ni caulc morale. En Dieu tout défaut liendroit lieu dépêche, il feroit mê- me plus que le péché, car il detruiroit la Di- vinité. Et ce fcroit un grand défiut à lui, de ne point choifir le meilleur. ]e l'ai déjà dit plulîeurs fois j il empêcheroit donc le pech& par quelque cholè plus mauvais que tous la péchés.

1 ]a- XVIf. C'ifi ttute le mime chofi Jfempl^tt «ne eaufe mceffaire, ^^d' employer une caufi libre, ta choijîjfant les moment eu on la eoimoit déterminée. Si je /"ppofe que la foudre « eamn a h pouvoir dt t'allumtr ou de ne s'iUiitmer pas quand le feu la tottr- âhtt tà> queje&iehtfirltiintmtM qu'tiU fn^ d'hf lyn Essais sur. la Bonté' pk Diew» tngur il s'allumer i huit heurts dn matin, je ferâi Kutaut la mufe de fts eftts en y afpquant Ufiu « cette htitre-là, quejtU [traiidam U [iippjitim ve- Tituble, qu'ellt tjt une M«/e neceJfMre. Car k mm égard eUtnt ferait plus une cMije Ubre; je U fren- drois dan, U moment, ou je la (aurms nec^JJ-iee p»r ftn propre choix. U efi i>i>po0ie qu'un eir^jott hbrt M indifertnt « l'égard de ce à quoi U 'fi déjà détermi- né, é-î»»»* "'»■' o*" 'h 'fi détermine. Tout et Îuiexifiti.txifie nectgairement ptndant qu'il exifie.

•HeetiSs e& id q'uod cli:, quando cil, clic j Se. id moàaoae&, quiodo noncn, uoa eiTc. Ariftot. «eintcrpret- cap. y, Let nominaux ont adofté cette. niMxtmed'Ar'^tM. Scet ty plufimrtAuireiSehelsf- tiqttes fmblmt U rijettir, imut sufmdt Umn^^ émettent ftviemunt i U-mSme tht{t. Vtfx. lu Jë- fuitti de Cmimènfiir ^ mirât iPj^tttt f. 3S0.

■■ Cette Muime petK palTêr au0i, je voudrais IcU- iemeatchanger-qoc^ue chofe dans 1» phralës. Je ne prendro» point bbrt & indiffèrent pour une mê- me choie, & ne fèrois point oppofirion encre li- tre ^déterminé. On n'cft jamais partaitemcntin- diffeient d'une indifférence d'équilibre; on cft toù- jours plus incliné, & par coolcqueat plus déter- miné d'un côté que d'un autre: mais on n'eft jamais necclGte au choix qu'on fait. J'entends ici une necegté abfoluë Se metafkyftque; car il faut avouer que Dieu, queieSage, eft porté tu meilleur par une accelTité moritlt, il ÙM avouer auflî, qu'on ell neceiricé au choix par une neceOiié hy- pothétique, lorsqu'on fait le choix aâueUranent: & même auparavant on y «ft acccfEté par k vcrU té même de la futurition, puis qu'on lefwa. Ce» neceiricés hypothétiques ne ouifiÂc point. J'en ai fiâcz parlé ci-defTus.

- iSI. XVUI. 3imnd tm m srmfd ttufU A^t □ Igilized by Coogl^ renJft coupséle de rtéilUm, et n'efi ftint Mjfeu J» clémence que Je parJmntr À Ut eaU'milliimtf»Ht^ ■O-de faire meurïr tgutUr^t^iauixttffrltim^âm ■À l» nummtUt.

IlfemUe qu'on SaffA ici. qu'il y a cent niil^ ii»s plus dedamocsi quedc JàuréS) Scque les fans morts âns baptême €aat du nombre des pre- miers. L'un& l'aatre cftcontredic: & fur tout la -dimnation de ces cn^s. J'en ai pitié ci-deilbs. ■Moniieur Baylc preffe la même objedtioo ailleurs {RéponfeiuProvificial, ch. 17S. p. mj. T. 1.)

voyons manrfefiemetu (dit-il) qn'uit Souverain ifMi veut exercer ©• la juJUct l» clémence, larj- Qu'une Ville t'tfi foulevie, doit fe contenter de l» fu- nition d'un petit nombre de mutins, pardonner à Uns les stutret, car fi le nombre dt ceux qiùfuiteh»^ tiét efl comme mille à un, en coinfaraifon dt mmxA ■^ui il frit grâce, il ne feutfitffer four dtbenmin, il fajfe four truiL llfi^troit » ccup/ûr.fourun^ ran abom 'auHt, ^il chti^fftit dtt shdiiaunt dt Ion- ■gue Jurée, ^ t'il a'^mpuU h fimg ^ue pareequ'il ferait ferfuadi qu'on simtroit miiHX lu mort qu Mirt nie miferable; ©• fi tt^ l'tavit Je fi venger avait fUes départ à fis rigutwti, que l'nvie defrirtfir- vir Mit bien public la ft'mi qu'il ferait porter 'à prefr qite tous Us reèellef. Les malfmtturs que l' on ext- tHtt font etnfés expier leurs trimes fi fleinimttu pur te perte de la vie, que le publie n'ea demande pas ■davantage, qu'il l'itiégnt quand les bourreaux fout mat a^its. Ou les lapadtrM,fi l'eu fmvût ■qu'expre^iment ils dotmtot plf^turs eou/é di bâthtt ■0> l*^ Juges qiH orient it l'exécution neftnimfâ*. éors de péril, fi l'm creyoti^qu'Ui feplaifentÀ »mmm vais jeu dti bourreaux, à" qu'ils It'ont exhortés /«* main à s'en fervir. [tHeiex. qu'où nt doit pas entent ire ceci dans l'Uaiverfalité à la rigueur. Il y m dn cas où lo peuple approuve qu'on fafft tnettrir » petit fin cirtaiui trùmA, tmmi-qmai Smims- 1. fk B 4 »i4 '33 Essais suit. la Bokte* de Dieu, «i/o/î mourir quelques ferfannis accujéei d'hertftt Sfrit la fumeux flacar ils l'an i f On n'eu» aucune pillé four Bi*^aill»c, qui jm tourmenté en plujieurs m^meres borrioles. Voyes It Mtrcure ¥ranr foii tû. i.fol: m. ^ff. fstiv. Voyés «ujji Pierre Matthieu dans fm tiijioire de /« mort d'Henri IV.

ti'eutliez. pas te ^u'il du f'pm. 99. touchante! que Us Juges difcuterent k l'égard dit fufplicedeet pirruide.] Enfin il e(l d'une noiorieté qui n'a pref qut piint d'égale, que les Souverains qui fi re^lt- roiiat fur Saint Paul, je -veux dire qui condamne- retint au dernier fupplice tous ctux qu'il coadamni É^ U mort éternelU, pafferoient pour ennemis duOtttr ■ re humain, ^ four dtjiruclet*rs des Sociiiés. Il efi incmtefiable que leurs Loix, bitn loin d'être propret félon le but des Ltgifiateurs à maintenir la Hocitti, «n feraient la ruine entière, [ Appliquez, icices paro- les de Pline le Jeune cpill, lib. 8. Miuidtmui mtr- morit quod vir miti0mui, ^ oé hocquoqut mMxiauut Thrafea crebro dicere filebat, qui vîtÎÂ »Jit-, hoilùv nés odif'\ Il ajoute qu'oa dtfoit des I^tx de Dttr cou, Legidaceur des Athéniens, qu'elles n'avoient pas été écrites avec de l'encre, maisavcc du Ëingt parcequ'elles puniffoient tous les pecbés du der- nier fupplicei & que la damnation eft un llipplicë infiniment plus grand que la mort. Mais il tauc ; conitderer que la damnation eft une fuite du pe- I ché, 8c je répondis autrefois à un ami, qui m'ob- I jeâa la dilproportion qu'il y a entre une peine é- ternclie 6c un crime borné, qu'il n'y a. poinc d'inae fitite/le la conthution du pecl»: j'en parlerai eacore plus bas. Pour ce qui cft du nombre des damnés, quand il ièroit incomparablement plus grani parmi les hommesi que le nombre des ûu- vcsi cclan'cmpËcheroic point que dans l'Univers ks Créatures heureulcs ne rempotaflèot in&niment par leiu nombre 6ix celles qui £uit ^nifdiieurcuièa.

Quant DigiUzeil Dy CoogM BTtA Liberté' del'Homme. II. Par. 5| Quant si l'exempk d'un Prince qui ne punit quelef Chefs des rebelies, au d'un General qui f^t déci- mer un Régiment, ces exemples ne tirent point i con&qucnce ici* L'intérêt propre oblige le Prin- ce 8c le CénenI de p^idonoer aiix coumbus, quand même ils demenm'bîeat mécbaiisi Dieu ne par- donne qu'à ceux qui deviennent meilleurs: il peut les difccrncr, & cette &verité eft plus confor- me à la juHice parfaite. Mais & quelqu'un deman- de pourquoi Dieu ne donne pas à tous la grâce de k converfion, il tombe dans une autre queftiooi qui n'a point de rapport à la Maïime prcfente" Nous y avons déjà répondu en quelque façon, non pas pour trouver les raifons de Dieu ■ mais pourniontrer qu'il n'en làuroit manquer: & qu'il n'y ea a point de contraires qui puiflcnt (tre vala^ blcs. Au Ttde, nous £tvons qu on détruit - quclr Sucfois des Villes entières. 8c qu'on fait paflèr le* abicant au fil de Vépée pour donner de la terreur aux autres. Cela peut fcrvir à abréger une grande guerre, on une reteliion, &c'eft épargner le /ang en le répandant: il n'y a point là de dcciination. Nous nepouvous point aftlirer à la vérité que les mcchans de notre Globe font punis Ci {cveremcnt pour intimider les habitans des autres Globes. 8c pour les rendre meilleurs; mais alTez d'autres rat- ions de l'harmonie univcrfelle qui nous Ibnt in- .connues, parceque nou': ne connoinbns pas aflcz J'étcnduë de la Cnc de Dieu, ni la formede k Rcî'Arcfiitcaure des Corpa, peiivent ^rele même 1)4,, Xllt. Lis IdtJttiat, quifarmi ieaueeupde rtmiJts ctipaéjei ie guéfir m malade, ^ dovtilytn »p!nfiturs qu'ils ferniint fort itffurëi qu'ii prenirem avtc plaijir, ehoijireitnt frieifémint ttlui au'ilifiu^ roitnt qu^'d rrfuftroit Jê fftndrt, Murtitnt ètnu î'tXf enerale des Efprii '^4 Essais svr la Bonté' de Diev» iaoh$i m jujl* fmtt Jt min ^tU n'»meient»iumu imvh Je te eueriri e*r /Ut fin/miteimt de tefâê- ¥», Ut lui msijirmnt funt dt cts bennts médecines ÎifiliJaHroienUfH'ilvoitdroit biin avaler, ^uejid'iiil' 'urt Ut favoient qui le rtfut du remède iju'ilj lui ef- frireteat > augmenterait fa maladie jiifqn'à la rendre tnertelle, on ne pourroil t'empécher dédire qu'avte tente! leurs exhortations ■ Ht ne laijferereot pas dtfcu- haitér la mort du malade.

■ Dieu veut £iuver tous les hommes ■ cda rcat àae quMl les lâuveroit, fi les hommes ne l'empt- dioîentpas eux-mêmes, 8c ne nfulbient pas àt ttcemr fès grâces, Ce il n'eft pmnt obligé ni porté pu!a Rùfiui i inrmonter toujours leur miuviifè voIoDté* U le pourtant quelquefuis, lorsque des raifons ^perieuTCs le permettent, lorsque & volonté conséquente Éc decretoire, qui rcrulte de toutes lés raifone, le détermiae à l'éleaion d'un certain nombre d'hommes, U donne des iccours à tous pour fe convertir & pour perièvercr, & ce» ' iccoura font fuftïlàns dans ceux qui ont bonne vo- lonté, mais ils ne lônt pas toûjourslutSranspourla Sonner. Les hommes obtiennent cette bonne Volonté, foit par des ftcours particuliers, ibit par des circonllances qui font reulTir les iècours gene- rauîc. U ne peut s'empêcher d'offrirencoredesrc- medes qu'il lait qu'on refuicra, & qu'on en fer» plus coupable; Maïs voudra-t-on que Dieu foit in- jufte, afin que l'homme foit moins ciiminelf Ou- tre que les grâces qui ne fervent pas à l'un, peu- Tcnt Icrvir à i'aufre, £c fervent même toujours i Pintcgritc du plan de Dieu, le mieux conçu qu'8 iè putfTe. Pieu ne donnera-t-il point la pluye.

modes? Le Soleil ne luira-t-ilpas auunt qu'il hat MUT le gênerai, parccqu'il y a des endroits qui en ièront trop âcQechés i Enfin toutes les comp»- gi^, -dottpiricnt «et i/I^K^gua<g»i/Lwfià ÏT LA LlBÉRTE'DE l'HoMME. II. PaR. TÎeQCde donner', d'an Mcdecin, d'un Bîaa&îteur* A'aa MiDÎftre d'Etat, d'un Prince clochent 6xtt parce<]u'on connoit leurs devoirs, & ce qui peut