SigPhi · Leibniz

Essais de Théodicée sur la bonté de Dieu, la liberté de l'homme et l'origine du mal

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& doit être l'objet de leurs Toins; ils n'ont prcfque qu'une aftiire, & ils y iiianqucnc fouvent par né- gligence oj par malice. L'objet de Dieu a quel- que choie d'infini, lès foins embrallènt l'UnivcrSi ce que nous en connoiilons n'ell prcfaue rien, & ïiDus voudrions mefurec la iageflc & la bonté par nbtre connoiflàncc. Quelle lemcrité, ou plûcAt quelle abfurdité! Les objeâïons fuppolcnt faux, il éft ridicule de juger du drdit quand on ne connoit point te fait. Dire avec S. Paul: O jUthiulo Wl>> vitiarurh SapitntÎA, ce n'cft point renoncer àlk Raifon, c'eil employer plutôt les raifons que noi» connoiiTons, car elles nous aprrnncnt cette im- mcnlicé de Dieu, dont l'Apôtre parle; mais c'cft Avouer notre ignorance fur les faits; c'eft recon- UOÎtre cependant, avant que de voir, que Dietf fiit touti le mieux qu'il eft poflible, fuivant la iàgcflc infinie qui règle les aâions. Il cfi: vrai que nous en avons déjà tîes preuves & des t&h devant nos;reux, lorsque nous vojons quelque chofè d'entier, quelque tout accompli en ïoS, K IftMï pour ainfi dire, parmi les Ouvrages dé TMeu^ Uft tcitout, formé, pourainfidirc, delamaindcDicn, cil une plante, un animal, un homme; Nous oe fiurions aifcz admirer la beauté 5c l'artifice di ù. ftrufture. Mais lorsque nous voyons quelquê os calTé, quelque morceau de chair des animauT, quelque biïn d'une plante, il n'y paroit quedn dc!N ordre, a moins qu'un excellent Anatomifte ne Ift regarde, & celui-ià même n'f reconnoîtroit ^ien* s'U n'avait vu auparavant des morceaux &ml^ bies attaches à leur toùt. Tl en eft de taëiat dft gouTQ-nement de Dien: c« gte net» en pouvonli voir inJnifici, Veft i>a9 nti aJIbs giU ittorceza^ «OOr 7 BÀw¬crt M MMtiî te l%«rfr-âtr gfi EjSAB SUR. LA BoHTE' DE DlEU^ Âinlï la mture même dps choies porte que cet or- dre de la Cité Divine, que nous ne voyons pas en- core ici-bas. €oit un objet de notre toi, de no- tre efpeiaiice, de notre conRance ea Dieu. S'il y: ça a qui en jugent autrement, faat pis pour eux* ce Gmc des mëconteos dtus l'Etat du plus grand 8c du meilleur de tous les Monarques, è. ils ont tort de ne point profiter des écliantillons qu'il leur a donnés de lafigeflè & de là bonté inlînie pour Ct Ëaie connoicre non feulement admirabk, mai) ca- core aimable au delà de toutes chofës. ,, ijf' J'erpere qu'on trouvera que. rien de ce Si eft compris dans ces dix-neuf Maximes de M. yh, que nous venous de conlîderer, n'elt de- jBieuré làns une rcponfc nccellâirc. Il y a de l'apcette matière, il 7 aura mis ce qu'il croyoitle plus ËHt touchant la caufè morale du mal moral. H Ss trouve pourtant encore là-deflus. par-ci par-là plu- £ears endroits dans fes Ouvrages, qu'il Icra bonde iie point pallèr fous filence. il exagère bien lôu- Tcnt la difficulté qu'il croit qu'il y a de mettre Dieu à couvert de l'imputation du péché. Il remarque (Rép. au Prov. co. iiSi. p. ioi4..)que Molina'.s'tl a accordé le libre arbitre avec la préfcience, n'a point accordé la bonté 8c la fainteté de Dieu avec Je péché. Il louë la lîncerité de ceux q.ui avouent lOndement (comme il veut que Ptfcator l'a fait) que tout retombe enfin fur la volonté de Dieu, 8c qui prétendent que Dieu ne laiiTeroît pas d'ëtrejulr te. qtiandmêmeil feraiti'Auteurdupechéi quand même il condamncroit des înnocens. Etde.I'au^ tre clïté, ou en d'autres endroits, il femble qu'il applaudit davantage aux fèntimens de ceux qui fju- Tent Cl bonté aux dépens de grandeur, comme fiit Plutarq)ie dans fon Livre contre les ^toïciena. Il itoit flui raifianaèU (dit-il) Ji dirt (avec les E- Dlgllized by Coogl^ ET LA Liberté* DE l'Homme. 11. Par. ^7 mes voltigcans au hazard par un e^ce infmi) frt' valant par leur force « la foièltffe Je Juftttr,^- feat maigri lui ^ eontrt fa nature ^ volonté beau- eeuf dt ehoftsmauvuifes^alifurdts > quede!lemairer d'aceerd qu'il n'y a ni eonfufion, ni méchanceté dai^t il ne feit t'Auliur. Ce qui ic peut dire pour l'unSc pour l'autre de ces partis des J^toicicos ou des lîpi- curiens, paroic avoir porté M.Bayle kVï'^iXf" de» Pyrrlioniens, à la rufpenlîoii de Ibn jugeiKent, ' par mpporc ^ la Rairon, tant <^uc la Fui clb mire à part, à kquelle il profcHc de Te lbum:ttre lïnccre- taent.

iiiS. Cependant pourfuivant fis raifiMinemeiil'» il elt allé juicju'à vouloir cjuafi &ire tefTulciter 8c renforcer ceux des Seâareurs de Manès, hérétique Perfan du troiliëmc Siècle du Cliriilianifme, ou d'un certain Paul, Chef des Manichéensen Armé- nie dans le VII. Siècle, qui leur fit donner le nom de Paulicicns. Tous ces Hérétiques renouvelle; en t ce qu'un ancien Philorophe de la haute Alie, con- nu Ions le nom de Zoroarirc, avoir enlèigné, à ce qu'on dit, de deux Principes intelligcnî de toutes chofcs, l'un bon, l'autre mauvais; dogme qui étoit peut-être venu des Indiens. oiî il y a encore quantité de gens attachés à cette erreur, fort pro- pre à furprendre l'ignorance Se la iiipcrfïîtion hu- maine: puisque ijuantité de peuples Mrbares, mê- me dans l' Amérique. ont donné là-dedans fans ;avoir eu befoîif de Philofbphie. Les Slaves (chez Hdmold) avoient leur Zenebog, c'efl-à-dire, Dieu noir. Les Grecs & les Romains, tout làgcs qu'ifs paroîflcnt, avoient un Vejovis ou Anti-Jupiter, nomnié autrement Pluton, & quantité d'^iutres IJi- viAitéa mal-faifantes. La Déellè Nemelis iè plaï- lôit i abaiilër ceux qui ctoiciit trop hcuicuv: Et Ueroàocc inlinue en quelijues endroits qu'il croyoïc ^ toott la Divinité eft envieiifè. ce ^ui ce s'ac- -- — - ■ j goTjij 38 Essais sur la Bonté' de Diivj corde pourtant point avec la doâriiK det dcHt I*rîiicipcs.

137. Plutarque dans fon Traité d'ifis & d'Oiîrii ne connoÎL point d'Auteur plus ancien qui les ëiï ctiftignés que Zoroaftre le M3.,icien, comme il l'appelle. Trogus ou Juliin tti iaitunRoidesBac- triem, que Ninus ou Semiiami.^ vainquirent, il lui attribue \i connoillânce de l'Allronomic Se l'in- vention de la Magie: mais cette Magic ctoit appa- remment la Religion des adorateurs du feu: En il paioit qu'il coniideroit la li^micre on la chaleur comme le bon Principe, mais il y ajoutoîtle nuu* vais, c'ell-à-dire l'opacité, les ténèbres, Itfftbid. Pline rapporte le témoignage d'un cettain Her- mippc, interprète des Livres de 2.oroaftre, qui le failbic difcipie en l'art magique d'un nommé Azo- Bace, pourvu que ce nom ne foit corrompu de celui d'Oromalè, dont nous parlerons tantôt, & qne Platon dans l'Alcibiade fait pcre de Zoroallre. Les Orientaux modernes appellent Ztrdujî celui que les Grecs apelloient Zoroaftre; on le ftit répondre à Metcure ■ parceqne le Mercredi en ft Son nom chez quelques peuples. II ell djffidle de débrouiller £)a Hiftoire Se le t«ns auquel Uarècu. Suidas le Ëùt auterieur de cinq cens ans à la prilè As Troye: des Anciens chei Pline & chez Plutar- cueen difcnt dix fois autant. Mais Xanthuslc Ly- dien (dans la Préface de Diogciic Laërce) ne le fait antérieur que de iîx cens ans à l'expcdition de Xerxès. Plaion déclare dans \i même endroit, comme M. Baylc le remarque, que la Magie dé ^oroaftre n'étoïc autre choie que l'étude de la Re- ligion, M Hyde dans Ibn Livre de la Religîob des iinciens Perles ticlie de k jufiifier, & delà ïk- TCi; non ftulemcnt dti crime de l'impeté, tnafs xacoK de celui de l'idolâtrie. Le culte^aftiii^^ jieo) chez-la Perlés,. & cIieK In- Gbaldcens-: '^S^ «rttiç ^'AbnUm leç||aituai Ibitiu» d'Ur ca ChaU ITLALiBERTE'DEL'HoMMB.n.PAR. %9 Aée. Mithra étott le Soleil, Ce il étoit suffi le Diea des Perles, Se au rapport d'Ovide on lui iàcri&oic des chevaux > tint» npse Pttfis radih ^ffmm» einSum % Ht detitr ctUri viSim» t»rda Du. ' Mus M. Hyde croit qo'tk ne & firvoient du Soleil {c du Feu dans leur culte, que comme deiymbb- Icï de k Divinité. Peut-être faut-il diftinguer com- me ailleurs entre les Sages Su le Peuple. Il y a ■ dans lessdmirables ruines de PerTepoiis ou de Tfchel- .minaar (qui veut dire ijuarante coluunes,* des rc- prefentations de leurs cérémonies en icuipture. Un ■Ambaâàdcur d'Hollande les avoit tâic deÂiaer avec bien de la dépeniè par un Peintre, qui y avoit em- ployé an tems confiderablc: mats je ne lai par quel accident cet dcflcins tombèrent entre les mains de M. Chardini connu par fa Voyages i fuivant ce qu'il en a rapporté iui-mênie: ce Icroit domma- ge s'ils fc perdotent. Ces ruines lônt un des plus anciens & des plus beaux monumciis de la terre, 'Je j'admire à cet égard le peu decuriolké d'unSié- ■ de aufli curieuï que le nôtre.

138. Les anciens Grecs &c les Orientaux ma- ternes, s'accordent à dire que Zoroaftre appelloit le bon'Kcu Oromitx.es, ou plijtAt Oromafdei, Se le mauvais tHeu* uirimanius. Lorsque j'ai coniidè- jé que de.grands Princes de la haute Ane ont eu le nom ^Mortnifd»St St qulrmtn ou Bermin a été }fy nom d'ua Dieu ou ancien Héros des Celtoli^tfaes. c'eft-à-dirc des Germains; il m'cft venu en pen- ièe que cet Arimanius ou Irmïn pourroit avoir été un grand Conquennt très-ancien, venant de l'Oc- cident, Comme Chingis-Chan ËcTamerlan vcnans de l'Orient) l'ont été depuis. Ariman Icroit donc TCnu de rOccidcoE borni, c'c^-à-dire dclaGer- mate 8ç d« ^ Sâtatàti parler Alùiï-lt ks MaiP 40 Essais sur la Bonté' de DiEvi ûgetcs, l^ire irruptign dans les Eues d'un Hof' mitdas, grand Roi dans la haute Afie; comme d'su tics Scythes l'ont fait depuis du temsde Cyaxa- tc Roi des Mcdes, aurappoit d'Herodotc. Le Mo- narque gourcmnt des peuples civiliies, & travail- lant à les défendre contre les barbares» auroÎE paiTé dans la poflerité. parmi les' mêmes peuples, pour ■le bon Dieu, mais ie Chef de ces ravageurs fera devenu le iymbole du mauvais Principe: il n'y a rien de fi naturel, 11 paroi C par cetie mythologie même que ces deux Princes ont combattu long- tcms > mais que pas un des deux n'a été vainqueur. Aînfi ils Te Eont maintenus tous deux, comme lét deux Principes ont partagé l'Empire du Monde, &^ Ion l'hypothclê attribuée à Zoroaflre.

139. Il reOc à prouver qu'un ancien Dieu oa Héros des Germains à été appelle Hcrman, Ari- man ou Irmin. Tacite rapporte que les trois peu- Îilcs qui compoibient ia Germanie. les Ingevonr, ES Iftex'ons & les Herminons ou Hcrmions, ott été appelles ainU des trois fils de Mannus. Que cela foit vrai ou non, il a toujours voulu indiquer qu'il y a eu un Héros nommé Hermin, donc on lui avtfit dit que les Herminons étoicnc nommez, terminons, Htrmemer, Hermumluri font h même .chofe. & veulent dire Soldats. Encore dans la balîë HiAoire, Arimanni étoient viri miliians, & il y a puJum ji'imtindU dans le Droit Lombard. , 14.0. J'ai montré ailleurs qu'apparemment le ilom d'une partie de k Germanie a été donné au 'tout I & que de ces Htrmmeves ou Hermunduri .tous les peuples Tcutonîques ont été appelles Her~ ptami ou Otr/nanï; car fa difTercnce de ces deux mots n'cft que dans la force de l'arpïration: com- me diffère le commencement dans le Cirmani des Latin; fc dans le Hermams des Efpagnols, 011 comme dan<: le Gamtrarus des Latins Ec dans ]fi fUtmmr J^c'eft^à-dire éçievicê die nur) det Us Al- ET LA Liberté' DE l'Homme. II. Par. Icmans. Et il dl fort ordinaire qu'une partie d'une Nation donne le oomautonti coninietouslesGer- miins ont été appcUés Allematil p:ir les Françoisi & cependant ce nom n'appartient, félon l'ancien flilc_, qu'aux Suabes & aux SuiiTcs, Et quoique Oermaias, il a dit quelque cholé de favorable à mon opinion, lorsqu'il marque que c'étoit un nom ?ui donnoit delà terreur, pris oudoniié, o^fflc/iim.- :'cft qu'il fignific un guerrier: Heer, Huri, cftar- mée, d'où vKm.H»rib»noiiclamiurài:Haro^cle(k.~ à-dire un ordre geocral de Ce trouver à l'armée, qu'on a corrompu en ^rrUre-tan. Ainlï Harimaa ou Ariman, German, Gucrreman efl un Soldat. Car comme H«w, Hwrcft armée, ainfi»4i6rfi- Ênilïe vmes, vebrm combattre, taire la guerre) mot Gutrrt, Guirra, venant fans doute de k même fourcc. J'ai déjà parlé 6\i feudum Arim*n- dÏA: & non feulement Herminons ou Germains ne vouloient dire autre choie, mais aicorc cetan- cicn Herman, prétendu fils de Mannus, a eu ce nom apparemment comme fi oa l'avoit votlla nommer guerrier par excellence.

141. Or ce n'eft pas lé TOlûge de Tacite ièu- lement qui nous indique ce Dieu ou Héros; nous ne pouvons douter qu'il n'y en ait eu un de ce nom parmi ces peuples, puisque Chailen»^ a trouvé K détruit proche du We&r b colomneappeitée Ir- min-SuI dreflec à l'honneur de ce Dieu. £t ceh joint au [Ktflâge de Tacite nous âit juger que c* n'a pas été au célèbre Armiaius ennemi des Ro- mains, mais à un Héros plus grand Scpluianeien* que ce culte le rapportoit. Arminiusportoit lemé- me nom, comme fonteticoreaujourd'huiceuxqui portent celui de Herman. Arminius n'a pas été allëa grand ni aficz heureux, ni aflcz connu par toute la Germanie, pour obtenir l'honneur d'ua Tacite bien connu l'origine du no,m des -43 E?SAIS SUR LA BoNTB' DE DlEU^ me des Saxons, qui font venus long-tems après hl -dans le païs des Chcruf^ues. Et notre Anninius . pris pour le mauvais Dieu par les Aiîatîqaes, e& un Âircroic de confirmation pour mon oùatoo. Car dans ces madères les conjcchires&eoimrment les unes les autres Jàni attcun cercle de Logi- quc 1 ^uaïuJ leurs fbndemens tendent à nn même but.

±4ï. II n'cft pas incroyable que le Hermès (c'eft- à-dirc Mercure) des Grecs foit le même Hermin ou Arimaii. Il peut avoir été inventeur ou pro- moteur des Arts, & d'une vie un peu pluscivililec le maître i pendant qu'il pafîbit pour l'Auteur 4^ de£>rdrc che:; les ennemis. Que iàit-on s'îl'n'eft jws veaujufijuesdaosi'Egfptei commelei Scythes 'qui pCHiTitiîvirent Sefblbîs-fc vinrent psés-dsli? TiaNT, Meatj 5c Htrmtt ont été connus & honorés dans l'Egypte. Ils pourroieat être Thuifcim, Ibn £1$ M/uivui Sx.HtrmiiB, fils de Miinn'js, fuivanrla Généalogie de Tactte. UeTia p3i& pour le plus ancien Roi des EgyptienSi Theut étoit un nom de Mercure chez eux. Au moioG Thei^touThuikioii-t dont Tactte fûit deicendre les Germains, dont les Teutons, Tuitfche (c'cikà.-à\i^ GsTm^ot) aax encore aujourd'hui le nom, c& le même avec ce Teurates que Lucain fait adorer les Gaulois, & que Cclàr a pris pro Dite Fatre, pour Pluton, à caulè de la reflèmblancc de fan nom Laiîn avec celui de Teut ou ihier, Titan, Theodoa, qui a ^lîgailïé anciennement hommes, peuple, -ficcncore ira homme excellent (comme le mot Baron) enfia un Prince. Et il y a des autorites pour toutes ces lignifications. Mais il ne fiut point s'y arrêter ici: M. Otto Spcrling, connu par plulicurs favans E- crits, mais qui en a encore beaucoupd'autrcs prêts à paroîire, a railbnné dans une Diliêration e^iprès £iile Tottater, Dieu^desC^i fie quelques ni.-irques que je lui ai communiquées l'-deiTus, ont cré iiîiiès dans lc5 Nouvelles Literaires de h mer Baltique, aulli-bicn que ià icponlè 11 prend ua peu autrement que moi ce piHàge de Lucain: ■ liutuut, pallmfqffitis 0kâri6HS Hifiii,. EltSimimu Sef$huM ma -mitior «fn DtMm, ■JSifm t^puvmmeitt éuAt le Dieu de la Guerre qui «toit appelle jfrr« iei Gtect 8c Brîtb des aocicnt i^ermamsi doat~il reUe eacme Erieh tag, Mardi. Les lettres R.!c S qui font d'un même organe, fe changent aifcmenc, par exemple, Moer St Igloos, ■Cè'reo & Gefebt, Er war, 6c Er wm. Fer, Hitrro, Eiroa, Eifea. Item Tafifim, Vahjlus, Tujïui, aa ie Vafirius, Vattriuj, Furius, chez les anciens Romains. Pour ce qui eft de Taramis ou peut-être T»ra»h, on iait que Tarim étoit le tonnerre, oa le Dieu du Tonnerre chez les anciens Celtes, appel- lé Tor des Germains Septeatriociaux, d'où les An- Elois ontgsrdé Thuridé^, J«udi, Jamffvii. Ec le paflâge de Lucain veut dire que l'Autel de 7>in)n, fiicu des Celtes, n'éioit pas moins cruel que celui <de h Diane Taurique; Turnnis ttram non miii»rem Mn D 'um* Sephlct fitiffe.

143. Il n'cft pas impofTible aufli qu'il 7 ait eu un tems, auquel des Princes OccidentauK ou Celtes (e foient rendus maîtres de la Grèce, de l'Egypte, & d'une bonne partie de. l'Afie, 8c que leur culte Joit relié dans ces païs-li. Quand on conlidercra *«< quelle rapidité les Huns. les Sarrafins Ec le» Tartarcs (e ùtat emparés d'une grande partie de notre Continent, on s'en étonnera moins. 61 ce «rand nombre de mots de la Langue Allemande & 3e la Langue Gréque, qui conviennent It bien en- ^eaXa loconfirme. Callimaquc, dans unbjrmne . s l'honneur d'Apollon,i>aroit infinucr que les Cel- lec qui ana^érent le 'Temple Delphi^ finis leur 44 Essais sur la Bowte* de Dnvi Brcnnus ou Chef, étoient de b poftericé des an^ cicns Tiuiis & Ge.iris, qui firent la gjerrcà )iipi- tcr & aux autres Di;:ux, c'eft-à-dire au\ Princes ilc î'Alic ac de la Grèce. Il fe peur que Jupiter foic dclccndu lui même des Titans ou TheodunSic'cft- à-dirc des Princes Ccito-Scythcs antérieurs. 8t ce 5[ue feu M. l'Abbé de U Charmu]re a recueilli dans es Origines Celtiques, l'y accorJc i quoiqu'il, y aie d'ailleurs des opinions dans cet Ou7ragedece lavant Auteur, qui ne me paroilTent point irraî.- ïcmblablcs, particulièrement lorsqu'il exclut les Gerinains du nombre des Celtes, ne s'étant pasaf- fci fouvenu des autorités des Anciens, Se n'ayant pas alièz, fu le rapport de l'ancienne Langue Gauloi- Ic avec la' Langue Germanique, Or les Geans prétendus qui vouloient efcalaJer le Ciel, étoient de nouveaux Celtes, qui alloieiit fur b pille de leurs anc'trcsi & Jupiter, bien que leur parent» pour ainlî dire, etoit obligé de leur refilter} com- me les Wiiigots établis danslesGaules s'oppofoienC evec les Komainsàd'autrcs peuples de la Germanie Ce de la Scythie, qui venuienc après eux fous lit conduite d'Attila maître alors des Nations Sc^tlù- ques > Sarmatiques £c Germaniques, depuis lef frontières de la Periè julqu'au Rhin. Mais Je Elaifir qu'on fent, lors.]u'ori croit trouver dans ;s Mytfiologics des Dieux quelque trace de l'an- cienne Hiftoire de tems &buleux, m'a emporté peut-être trop loin, & je ne fai j'aurai mieux rencontré que Goropius Becanus, que Schrieo- kius, que M. Rudbcck, Se que M. l Abbé de ia Charmoye.

144.. Retournons à Zoroadre, qui nous a mené à Oromafdcs Se à A^imanius, Auiei^rsdu bien 8c du mal i S: fuppolbnk qu'il les ait conâderés com- me deux Princitçs éternels, oppoles l'un àt'autr^ quoiqu'il y ait lieu d'en douter. L'on croit que Idarcioai Dîiciplc de Cerdooi a été dç ce &nti,- KTLA Liberté' de l'Homme. II. Pau. 4f "ment avani Manès. M. Baylc reconnoit que ces hommes ont raifonné d'une mai)ieie pito;r3^1ej jhais il croit qu'ils n'ont pas aflèz connu leurs avan- tages, ni Al l^irc Jouer leur principale niackine, qui étoitla difficulté fur l'origine du mal. lls'ima- rane qu'un habile homme de leur parti auroît otcn embaralle les^ orthodoxes, Se il lèmble que lui-même, faute d'un autre, a voulu fe charger' d'un foin fi peu necellâire au jugement de bien des gens. Toutes Iti bypoihefes (dit-îl Dictonn. rtrt. Marcion pag. 1059.) que les Chrétiens oni étaélits, furent mal les coups qu-'on leur porte tfUei triomphent- ttiutes quand ellet agijfein ofenjivement, mais elles' perdent tout leur avantage, quand il f*ut qu'elle! ftHtitnntnt l'attaque. Il avoue que les Dualiflti (comme il ks appelle avec M^Hyde) c'eft^à-dire lès déftnièurs de deux Prîncipn, auroicnt bïen- ' tÂt été mis en fiiite par des rations ii priori, prifcs de la lUture de Dïeu, mais il s'Imagine qu'ils triomphent à. leur tour, quand on yicnî aux raiibns it pi^iriori > 'pri&s de ï'exi&eace dit' mai. '.

i+r- Il en donne un ample détail dans fon Dic- tionnaire Article Manichéens ç. loîf. où il faut entrer un peu, pour mieux eclaïrcir tourc cette matière. Les idéet les plus fûres ^ les plus ela'i-' m dt l'erire «ans apfrenntnt (dit il) qu'un Etre ^bi exifii par M-mimi, qui eH neeejfaire, qui tfi éternel, doit être unique, iafini, tout puijfant, é> doué de toutes fottei de perfe^lo'is.- Ce raifon- Bcment auroic mérité d'âtrc un peu niicjv dé- veloppé, faut maintenant loir ( pourfu:[-il ) Ji les phénomènes de la nature fe p<-uvint co-nniodé- tntm expliquer par l'typQthefe d'un feul principe. Nous l'avons expliqué fliffiiammtnt, en mon- trant qu'il f a des cas où quelque defordre dans la partie eft neceflaire pour produire le plus grand ■ ordre duu k coût.' Mais il puoit qfic sa.oijie iftf ÉSSAR SUR LA'^MTK* DS DlfiU,.

y en demande un peu trop, Il voudrait qu'on lui montrât en détail comment le mal ell lie avec le meilleur projet pofilble de l'Univers; ce qui fc- roit une explication parfaite du phénomène: maïs nous n'entreprenons pas de la donner, 8t. n'y fommcs pas obliges non plus, car on n'cft point obligé à ce qui nous crt impolTible dans l'éiat où nous fommes: il nous futîït de faireremarquertjuc rien n'empêche qu'un certain mal particulier ne loit lté avec ce qui ell le meilleur en gênerai. Cette dtplication imparfeitc, & qui laiilc quelque chofc à découvrir dans l'autre vie, ell futiilaQte pour la ibiutFon des objcaions, mais non pas pour une comprehenlîon de la chofe.

14Ô. Les deux ^ teMlert0titi'Un'fvtr},{3)on- tc M. Bayle) prichmt U gloire, U fuiffance, l'unilS Je Dieu, il en fâlloit tirer cette coofcquence, que c'cft (comme j'ai déjà remarqué ci-defTus) parce- qu'on voit dans ces objets quelque cliofc d'entier &,d'ifolé, pour ainfl dire; oc toutes lei/ois.que- Dous voyons un tel Ouvrage de Dieu, nousletrou- vons li accompli qu'il en ïâat admirer l'artiHce 8c la beauté: mais lorsqu'on ne voit pas un Ouvrage entier, lorsqu'on n'envifage que des lambeaux Se, des fragmens, ce n'ell pas merveille 11 le bon ordre n'y paroit pas. Le Sylléme de nos Planètes com- {loic un tel Ouvrage iiblé, & parfait, lorsqu'on c prend à parti caaque plante, chaq^ue animal, chaque homme en fournit un, jufqu'a un certain point de pcrfedioni on y reconnoit le merveilleux tftifice de l'Auteur: mais le Genre humain, entant qu'il nous cft connu, n'cft qu'un fragment, qu'une petite portion de la Cité de Dieu, ou de la Re-' publique des Efprits. Elle a trop d'écenduë pour, nous, ëc nous en connoiflbns trop peu, pour en. twuvoîr remarquer l'ordre merveilleux. L'Himm»- feul, (dit. M. Bayle) et tbtf-i'tewuTt Je fonCri»ttur etlaLiberte' DE l'Homme. II.Par. 47 4t tres-^aajtt abjtS'uni coTtrt L'usité Je Diat.Cha- £ea a.Ëùt k même Kmarqoe. en déchargeani Ion ctwr par CCI vers t^omiusi Stpe mîhi Jabiua iraxit fenttntlA mtmtm, Sec' Mais l'Harmonie qui ic trouve dans tout le refte; eft un grand préjugé qu'elle Je trouveroit encore dans le gouvernement des hommes, Se gcnerale- racnc dans celui des elprits, fi le total nous en éioit connu. 11 taudroic juger des Ouvrages de Dieu auHî figemenc qne Socraïc jugea de ceux d'Ueradiiei difànt: Ce qfie j'en.al entendu, me plait,. e crois que leiefte ne me phinut pu jooinsJîjcl'en«. tendoii.

147. Voici encore une raifon paTtictilierc dn dcfardre apparent dans ce qui regarde l'homme. C'ed que Dieu lui a tait prêtent d'une image de 1» Divinité, en lui donnant l'intelligence. iHc laiflè faire en quelque fa^on dans £àn petit déparc ement^ ut Spartum quam ttaSm efi ormt. Il n'y entre que d'une manière occulte, car il fournit Etre, force, vie, raifon, fans fe faire voir. C'efl là où le franc aThitre)aatS6a}Ka\ Et Dieu fc joue (pour, ainû dire) de ces petits Dieuzqu'ila trouvé bonde produire, comme nous nous jouons des enj^nsquî îè font des occupations que nous favorifons ou em- -pêchons fous main comme il nous plaît. L'Hom- me y eft donc comme un petit Dieu dansfon pro- pre Monde, ou Microcofme, qu'il gouverne à ia mode; il y hit merveilles quelguefou, 5c £>nm îmitc ibuvcnt la nature.

Jupiter in parvo cum emntrtt dtbtr» vîtni ^^% EsïAM 3UR t,A Rontb' de Dieuj CunQa SyracitJ/ui trnnl^ulit arlt Stnex. .^uUfalfo wfo-.tim toniiru SulmontM mkart JEmuU tintuTt ejî ^art/n refcrtu m/mut.

Mais il fait aaBx de grandes fautes, parccqu'îl s'a- bandonne aux ^flioDS, &: parcequc Dieu l'aban- doone à Ibn fènsi il t'en punit auitî, tantôt com- me un Pcrc ou Précepteur, exerçant ouchdliant les eniiins, tantôt comme un jufte Juge, punillànt ceux qui l'abandonnent: & le mal arrive le plus fouvcntquandces intelligences ou leurs putits mon- des fc choquent entr'eux. L'homme s'tn trouve mal, à mefu'.'e qu'il a tort> mais Dieu par un art merveilleux tourne tous les déftuts de ces petits mondes au plus grand ornement de fon grand mon- de. C'cft comme dans ces inventions de perlpcc- tive, où certains beaux dcfTcius ne paroinéniquc confiilîon. julqu'à ce qu'on les rapporte àleurvrai point de vue, ou qu'on les regarde par le moyen d'un certain verre ou miroir, C'cft en les pla- çant 8c en s'en fcrvant comme il fiiur, ^u'onles ait devenir l'ornement d'un cabinet. Ainli les dé- formités apparentes de nos petits mondes (èréunif^ icnt en beautés dans le grand. & n'ont rien qui ■'oppofe à l'unité d'un principe uni ver lèl infiniment parfait: au contraire, ils augmentent l'admiration ieËi àgtSe, qui tait lèrvïr le mal au plus grand bien.

- 148- M. Bayle pourfuit: quel'hommB ijlmtihavt (5» malhtureux; c^u'd y k par tôt» dis frifom des hàfitaux i q«e fHifie'ire n'tft cfu'un rtcutd dtscrimtt ^ dis infortunes Jii Genre humain. Je croi qu'il y a en cela de l'exagération: il y a incomparabfemcnt plus de bien que de mal dans la vie des hom- mes, comme il y a incomparablement plus de mai- fonsque de prilon:. A l'égard de la vertu fit' du vice, il y régne une certaine medioctité. Machia» ■Tel a déjà remarié.qu'il j a peu d'hommct fiirt Digrtized Qy Google ETLÀLlBERTE'DeL^H0MNfE.II.PAft. 0 ttéchoos ^ ibrt boas, Se sue cela &it manquer bien de jgrandes entreprilès. je trouve que c'en ua débite des Hifhïricas, qu'us s'attachent ^us au mal qu'au bien. Le but principal de l'Hiftoire, aulli-oitH ijue lie Ja Poëllc, doit être d'enlHgner la prudence £c la vertu par des exemples, & puis de montrer le vice d'une manière qui en donne do l'averlion, 8c qui porte ou fervc à l'éviter.

14,^. M. Baylc avojë qu'on trouve fur tout c$* du biin moral ^ du bien jhyl'.i^ue, quelquet txem- plis de vertu, quelquei exemples de bonheur, ^ qua c'tji ce qui fait U difficulté. Car s'il n'y avait tjuedet tnéchans o> des malheureux (dit-il) il ne faudrtit pas recourir à l'frjpothefe des deux Principes. yaàmvce que cet excellent homme ait pu témoigner tant de penchant pour cette opinion des deux Principes; 8c je fuis furpris qn'il n'ait point coniidere que ce Roman de la vie humaine, qui fait l'Hiftoire uni- vcrfcUe du Genre humain, s'cft trouvé tout inventé dans l'Entendement divin avec une infinité d'au- tres > & que la volonté de Dieu en a déceraé.ica- Icment l'exifïcnce, parceque cette iiiite d'évene- mens dcmt convenir le mieux avec le refte de» cbol^ pour en &ire refulter le meilleur. Et cet défauts apparens du Monde entier, ces taches d'un Soleil, dont le nôtre n'eft qu'an rayon, re- lèvent là beauté, bien loin de la diminuer, fie y contribuent en procurant un plus grand bien, li y a véritablement deux Principes, mais ils font tous deux en Dieu, lavoir ion Entendement & £1 Volonté. L'Entendement fournit le princi- pe du mal fans en Être terni. làns être man- Tais} il reprelènte let natures, comme elles ibnt dans les vérités éternelles { il contient en lui la raifii» pour laquelle le mal cft permis; itiaîs*l!i volonté ne va 9^au bien. Ajoutons un troiSé- me principe, c'eft la Puiflâncc, elle ptéccde m£' me PEnteodcmei» 6c U Volonté mais elle agit 1m. ÎU C com- 50 Essais sur la Bomte' de Dieu, ' comme i'un le montre. & comme l'autre le de- mande.

ifo. Quelques uns fcomrac CampaocUa) ont appelle ces trois perfeâions de Dieu, les irott pri- taorMulitéf. Plulîeurs même ont cm qu'il y avoïc là dedans an feeret rapport i la Sainte Trinit6:que h Puiflânce fe rapporte au Pere, c'eft-à-dire à la Iburce de la Divinité; la Sagefle au Verbe Eternel, qui eft appelle Aôy^ par le plus fui limedes Evan- gdillcs; & la Volonté ou l'Amour, au Saint Ef- prit, Prefquc toutes les eïpreflîons ou comparai- tons prifes de la nature de la Subftance intelligente y tendent.

■ 1^1. Il mcicmble que fi M. Bayle avoit confi- derece <jue nous venons dé dire des principes dei choies, it aurait répondu à lès propres queftion^ ou au moins (ju'il n'auroit pas continué à deman- der, comme il leiàit) par cette interrogation.' Si l'homme tfi l'Ouvrage J'ftn fiul Principe foH'vergine- mtnt faint, fouverainement puijfam, fiui-Hétre ex~ pofi aux maladiei, au froid, au chaud, d la faim, i lu fiif, À lu douleur, au chagrin! f eut-il avoir tmt Je TBUuvuifes indinatims i peut-il eommeiire tMnt Jt crimti 1 La Souveraine fainteté peut-elle pro- duire une Créature malkeureufe! ta fouueraitit puif- fuaci, jointe à une bontt infinie, ne cembltrit-t-tlle fat dteituu (onOuvTKge, ^ ^élàgntra-t-'eUt fomt tant et ^ui le pourreit efiafer eu ehairinert Pruden- ce a lepre^ènté la même di^cukë dans Ion E&mar- 51 noa vull Deus ejfe maium, cur non vetat, mquît» Non refirt auHor fuiritfraorve maUrum, i Anne opéra ta vitium fctltrii puleherrimu verti, . Cmn po^prMbert. piuu i quod fi velit ormes • Imioeuos agere Omnipotetu, ne fanSa volualas ■Signent) fitBo née fe imnui mquinet ullot ■ CfndiJitorgom»iMoDcm>ifu,^i/fpeaata6.s&a^ Qigilized by GoOgle STLA Liberté' di l'Homme. Il- Par. 51 Et patititr, Jieriqut frabM, tanqkam iffe trèarif, Ifft ereavit inim, qwd fi difcludere fo^t, îiim a6oUt, lengoqut finit graffaritr mJu, Mais nous avons déjà répondu à cela fiiffifamment. L'homme cit lui-même la luurce de fes maux, tel qu'il eft, il etoit dans les idées. Dieu, mû par des railôns indifpenûbles de la iàielfe. a décerne qu'il pafl'ât à l'cxiftcnce tel qu'il dt- M. Baylc ft Jeroic peut-être apper^u de cette origine du mal ^ue j'établis, s'il avoit joint ici la fagellc de Dieu S&puillàncc, à là borne &. à là £ûiit«é. J'ajon- tcrai en pailânt (|ue/« yôiafw/.n'ell autre choie ijue le ruprêmc degré de la bonté, comme le crime qui lui eu appofë, eft ce qu'il y a déplu; mauvais dans le mal.

ifi, M. lïayle fait combattre Mcliflè Philoib- phe Grec, défénftur de l'unité du Principe, (& peut-être même de l'unité de la fubftance) avec Zoroaftre, comme avec le premier Auteur de la Dualité. Zoroaflre avouS que l'bypothelc de Me- lidé eft plus conforme à l'ordre & aux raifùns k priori, mais ii nie qu'elle Ibit conforme à l'expé- rience & auJi raiibns « pojltrim. Je vous fur- f3ffe (dit-il) dmf l'explication des phénomènes, qui efi le pTincipal cnraclere d'un boa (y^ême. Mais à mon ièns, ce n'ell pas une fan btlie c.\p;icanon d'un phénomène, quand on lui allignc un fri.^cipe txpris: au mai, un principium male/icum iaulToid un primitm fri^uliim; il n'y a rien de fiaile,niriea de li piat. C'eiî à peu près comme fi quelqu'un difoit que les Peripateticiensfurpallcm les nouveaux Mathématiciens dans l'explication des phCDomenes des Albes, en leuc donnant des Intelligences tout exprès qui tes cohduilcnti puis^u'apres celaileft tnen aile de concevoir pourquoi les Plantes txmt leur chemin avec tant de juf{el&; au Heu qu'il hSat beaucoup de Ceoâietric 8c de méditation pour