fa Ekais sur la Bonté' de Dieu,' entendre comment de k pefanteur des planètes <)ui les porte vers le Soleil, jointe à qutl<jue tourbillon qui les emporte i ou à leur piopre iiiipeiuDliECi peut venir le mouvement Elliptique de Kepler, qui Étisfait lî bien aux apparences. Un homme inca- pable de goûter les Ipcculaiioiis' profondes applau- dira d'abord aux Peripatcticiens, & traiieia nos Mathématiciens de rêveurs. Quelque vieux Gale- nifte en fera autant par rapport aux raculicidei'E- ColC) il en admettra une chylifiquc, une chymilifœ 8c une fânguifique, 8c il en afiignera cxprè» chaque opération; il croira d'avoir tait merveil- les > & fc raocnuera de ce qu'il appellera les chi- mères des modernes, q^ui prétendent expliquer méchaniqucment ce qui le pafle dans le corps d'un inimal.
cifc particufier, ptr frincilinm maUficum, eil de la m£me nature. Le mal n'en a point bdbin, non ~ plus que le froid & les tenebies: il n'y a point de frimumfri^idum, ai de principe des tenebies. Le Vn\ mèrae ne vient que de la privatum j le -poStif n'/ entre que par concomitance ■ comme i'aûif entre par concomitance dans Iciroid. Nous voyons qne l'eau en & gelant ett capable de rompre un canon de moulquet, où elle eft enfermée; ik ce- pendant le froid eft une certaineprivation de la for- ce, il tK vient que" de la diminution d'un mcuve- inent qui écarte les particules des fluides. Losquc ce mouvement écartant s'afToiblït diiis l'eau par le froid, les parcelles de l'air comprimé cachées dans i'eau le ramafient; 8c devenint plus grandes, el- les deviennent plus capables d'agir au dehors par leur reflbrt. Car la rcliflance que les furtaces des rrtics de l'air trouvent dans Tt-au, qui s uppolc l'cfiiwt que ces parties font pour iê d'iaier, eil Ken moindre, 8i par confequenc l'ellcrdcl'airplui grand dans de grandes bulles d'air que dansde peti- tes, i prin- ET LA Liberté' DE l'Homme. II. Par. tes, quand même ces petites jointes enfemble ferment autant de malTê que les grandes; parce- Îae les refidances, c'eft-à-dire les furfàces, croiG- :nt comme les quarrési Ec les efforts, c'eft-à-dirc les contenus, ouïes iblidités des fpheres d'air com- primé, croiiTent comme les cubes des diamètres. Ainù c'cd par iKciiient que la privation enveloppe de l'aâion & de la force. J'ai déjà montré ci-def- fiiï, comment la privation fuffit pour cauferl'cr- - reur & la malice, & comment Dieu eft porté aies fouffrir fans qu'il y ait de malignité en lui. Le mal vient de la privation; le pofitif &£ l'aftioo «n naiflenr par accident, comme!a force nait da froid.
■ 1/4. Ce mic M. Bayle fàit dirc aux Paulicien» p. 23x3. n'eu point coocluantt &voir que le franc* ariiitre doit venir de deax Principes, afinqu'ilpui^ & ft tourner vers le bien & vers le mal: car étant iîmple en lui-même, il devroit plutôt venir d'un principe neutre, fi ceraifonnementavoîtlicu. Maïs -le franc-arbitre va au bien, Se s'il rencontre le mal, c'efl par accident, c'eft que ce mal eû caché ibus le bien, Se comme mafqué. Ces paroles ^u'Ovî-, de dotue i i/iedéc, Dtttmr» [itfuoft fignifient que le bien honnSte cB furmonté par bien agréable, qui feit plus d'impreflion fur le» ames quand elles lè trouvent agitées par les paillons.
ij-f. Au refte, M. Bayle lui-même fournit une' bcHine répoofe à MelifTus, mais il la combat un peu après. Voicî fès paroles p. loif. „ Si MeliP- „ fils confultc les notions de l'ordre, il répondra M que l'homme n'étoit point méchant > lorsque p Dieu le fit} il dba que l'homme reçut de Dieu ^ ua étac heareiix, que &'a7anc pat'fiiWi les c j.» 1*: 54 Essais sur la Bonté' de Diiu, lumières de la conideucc, qui ic:on l'intention a mérité que Dieu ibuvcrainemcnt bon lui fit „ lêntir les effets de fa colère. Ce n'eft donc point „ Dieu qui eft la caufcdu mal moral; mais il cft la caufe du mal phyliqiie ■ c'clt-à-dire de la pu- ,1 nîtioo du mal moral, punition qui bien loin d'é- „ tre incompatible avec le principe {buveraihe- „ ment bon émane neceCiâîiement de l'un de Cet „ attributs, je veux dire de Jà jufticc, ^ui nelui eft pas moins eUcnticllc que la bonté. Cette „ Tcponlc, la plus raiioimable que Meiin'us puiiîe „ foire, eft au fond bcik & iblide, mais i-'lle pi.'uE „ être combattue p.r quelque choie de plusfpc- „ cieuK & de plus eblouillànt. C'eft que Zoroaf- li tre objeâe qut U principe infiniment èon drvoit „ erétf l'èemmt, no» feulemmi fans le mal aéiueU „ tMu $nmi frns i'inclinathn au mal; t^ae Dieu, „ ayant frévH U ptehi avec louiei fei juitei, U devmt empêcher} qei'il Jevoli dtttrniintr l'hommt ■„ au bien moral, ^ n* tui litijfer aucune force Ae [t porte rau crime: jufqu'ici c'eft M. Bayle. Celaeft bien aife à dire, mais il n'eft point iùilàb'c en fui- vant les principes de l'ordre: il n'auroît pas pu être exécuté iàns des miracles perpétuels. L'ignoran- ce, l'erreur & la malice fe iuiveat naturellement dans les animaux inits comme nous fommes: faU loit-i! donc que cette efpece manquât à l'Universî je ne doute point qu'elle n'y foit trop importante malgré toutes Ces foibkâes, pour que I)ieu ùtfTi, coulcntir à l'abolir.
ifù. M. Bayle, dans l'articlcintïtuléPauIîciens, qu'il a mis dans Ibn Diftiotinaire, pourfurt ce qu'il a débité dans l'article des Manichéenî. Selon lui fp. Ï330. Rem.H.;lesOr£hodoxes/èmblcntad- mettre deux premiers principes, en faïfant le Dia- ble Atftcur du fcçhi. M. ficcitci ci-devaat Miaifr.
de fon Ai: „ min de la le dévoient conduire par le che- i, il eiï devenu méchant, & qu'il e'tlaLibbrte'de l'Homme. II. Par.
tre d'Amfterdam, Auteur du Livre qui a pour ti- tic le Monde enchanté, a fait valoir cette penféct pour taire comprendre qu'on ne devoît point donner uoe puiflincc 3c une autorité au Diablci ^ai le tnettoit en parallèle avec Dieu, en quoi ila Talfoa; mais il en pouflè trop loin les conlcquen- cn. Et l'Auteur du Livre intitulé à.itaKix.ràçairfi mariit croit que li le Diable n'éioit jamais vaincu 8c dépouillé, s'il gardoic toiijouTS ià ifiro^. li le titre d invincible lui appartenoit) cela feroit toit à h gloire de Dieu, Mais c'eft un mifcrable avanta- ge de gatiler ceux qu'on a feduits, pour litrc tou- jours puni avec eux. f.i quant à la caulc du mal, il cil vrai que le Dialiît: cIli'AutcurJupcchL-: mais l'origine du pèche vient de plus loin, la Iburceeft dans l'inpcrï'eftion originale des créatures: cdales rend capa'oles de pécher -, Si il y i ^les circonftan- ces dans la fuite des chofes, qui font qiK cette puillânce eH miSe en aifie.
tfj- Les Diables étoicnt des Anges, commeles tutres avant leur chute, 8c l'on croie que leur chef ■en étoit un des principaux; mais l'Ecriture nes'ex- plique pas afTez. là-deifus. Le paflàgc de l'Apoca- iypfe, qui parle du combat avec le Dragon, com- me d'une vilion, y lailTe bien des doutes, & ne développe pas ailèz, une chofc dont les autres Au- teurs Mcréfl ne parlent prelque pas. Ce n'cft pas ici le lieu d'entrer dans cette difculiîon, ^ il faut toù- , jours avoacr ici que l'opinion commune convient ' le mieux au texte £icré. M. Bayle examine queU ^oes réponfcs de S. Bafile, de Laâance, Ëc d'au- tres iîir l'origine du mal > niais corn me elles roulent ilir le mal poyiîque, je difïére d'en parler, & je cootinumi d'examiner les difficultés fur la caulë morale du mal moral, qui le trouvent dans plii> Heurs endroits des Ouvrages de notre habile Au* teur.
if^. U combat la permiffioa àt ce xa^r il ^ou- C4 vdrùt 5^ Essais sur la Bonté' de Dittxr, droit qu'on avouât que Dieu le veut. Ilcitecei parelci de Calvin (fur la Gcncfc, clup. j } „ (it „ crtiUet d'aueuas font offciféts, quand m dit ^ „ DiiH t'* voulu. Mais je 10UI pne, qu'eJl-eeaU- y, trt chefi de la pern.i^ioTi de celui qui a drfildeài' fendre, dm p/iffcr qui n la chofe en m.iin, qu'un ), vouloir! M. Bayle ej;p!ique ces paroles de Calr vin. Se celles qui précidtnt, comme s'il avouoit que Dieu a voulu la chute d'Aiiam» non pas cotant qu'elle étoit un crime, mais fous quelque autre sa* tion qui ne nous cil pas connue. Il cite àns Ca- iiiiftes un peu relâchés, t^ui liilcnt qu'un fils peut .ibuhaitcr la mort de iun pere, entant qu'el- le e(t un bien pour Tes hirriticrs. Re'p. auxQueft. ch. 1*7. p. iiîo. Je trouve c]ue Lalvin dit feulement fjiic Dieu a voulu que rhoiiiiiU' tombât, pourcer- tiine cauiè qui roUi tft inconnue. Dans le fond, quand il s'agit d'ufjc vo'.omc liccillvc, c'cft-à-dirc o'un d..cret, ccsdiriitifliouslbutinutlles, l'onvem l'adïion avec l^^urcs fcs qualités, s'il eft vrai qu'on la veuille. Mais quand c'efl un crime.. Dieu ne peut que le vouloir permettre, le crime n'eft ni fin, ni moyen, il cli feulement une condition //»* qu* non; ainfi il n'etl pas l'objet d'une volonté di- xeâe, comme je l'ai deja montré ci-deffus. Dieu ne le peut empêcher iâns ajiir contre ce qu'il Je doit, fan' iàire quelque choiè qui feroit pis que le crime de l'homme, uns violer iareglcdumcilleuri ce qui feroit détruire la Divinité, comme J'aidéja remarqué. Dieu c(t donc obligé par une ncccnité ■ morale, qui ft trouve en lui-même, de permettre ■le mal moial des crdatuTcs. C'eft li précifémcnt le cas. où la vqlonté d'un Sigen'e.ftquepermiiTivc. Je l'ai déjà dit: il eft obligé de permettre le crimed'au,- tmi, quand il ne le luiroiteinpédierlàas manqua lui-même ce qu'il lé doit.
ifp. Maïs outre toutes les combinaîibnsïnfinîei (dit M*. Bayte e< ^SS-) U»(liti Don tsa eh«^ une DM jiJum dtvoit péchir, ^ H l'a reti^u'èfuturt turfonJecrti fréfiraèliment àiûuteiUs autres. Fort bien,, c'eft parler mon langage; pourvu qu'on l'en- tende des combinaifons qui compolènt tout l'Uni- vers. Vaut ntftrtx, donc jamais ctaifrtndrt (ajou- te-t-ilj f « Dit» n'mitfai veutu tiu'Eve & 'idam pi- ehuffmt, ^tàsqu'it » rejitri toutu let eomiinaijont ek fis n'iugm pas ftehi. Mais cholè pft fart ai- £e.â comprendre en général, par tout cequenoua yenoDs de dire. Cette «ombinaîloD qui hdt tout PUnivers, elt la meilleure Dieu donc ne put Sa difpenftr de la choifir, fans foire un manquementi & plutôt qucd'cn faire un, ceciui lui cfl abiblumcnt inconvenabie, il pcimetk manquement ou lepechc de l'homoie, qui cft enveloppé danscettecombinai- ibn.
i(ïo. M. Jaquclot avec d'autres habiles hommes ne s'cloi^nc p3ï de mon lèntimcnt, comme lors- Su'il dit p. 186. de fon Traité de k Conformité de ï Foi avec la Raifon: „ Ctux nui t'tmkarajftnt d* ,,. ces di^eitllîi ftmblentaveir tavuïtrop hrnét, vouloir rédiiiri loui Us dépeins dt Ditu à leurs pro- „ prti iiuercii. J^iand T>im a formé IVniwrs; il „ J'^.:are i.,^ q»E lui-,»ê7»e & A propre ..gloire, d^ for le ^t>e ft nous avions locon,wig~,ncedt „, toutes les créatures, de leurs di-verfes combinaifcns Il 6" de leurs diferens rapports, nous eomprendrioiu t^fans peint que l'Univers répond parfaitement '» la » /"S'P '^fi"'' Tout-pui/fant, 11 dit ailleurs (p. „ ijz.)fuppifî, pariinpoJffble,queDieHn'aiipuem- „ pécher le mauvais ufage du franc-arbitre f»nsl'a- neantir, on conviendra que fa (agefft ^fxgloirt l'ayant déterminé à former des créatures Hères, cette „ puisante raifon de^oil l'emporter fur les fà(beiifei dé le développer ciK.oie davantage par la raifen du meilleur, & par la neceffité morale ou'il y.acn Dieu de. âiie- ce~ choix, nialgié le £ecaé déquelquet C S" Crfct- Essais sur. la Bonté' de Dieu", Créatures qui y cil attache. Je crois avoir coupé jufqu'à la racine de la difficulté, cependant je fuis- bien aifc ■ pour dmner plus de jour à la matierCf d'appliLjuer mon principe des lolutionsaux difHcul~ tés particulières de M. Baylc.
161 En voici une propolëe en ces termes (ch. 14.8. p. 8,-6,) ferost-il de la bonti £un Prince t. d& donner i cenl inc(f^^!^r! autant d'argent qu'il enfaut pour un xiiy,i;f de deux Cens Uenesl î. de pronisttre loiis teitx à qui leur urgent n'itiiroh fai [uffit ^-de faire choix de cent perfgunes, dont ii /aurait certaine- tneut qu'il n'y tn aurait que deux qui meriteroitnt la récomfenfe, les p8- autres devant trouver enche- min ou une maitrejfc, ou un joueur, ouquelquenutre rho/e qui leur ferait faire des frais, & qu'il aurcit eu foin lui même de difpofer en certains endroits de U rettteî ^. d'tmprifaaner aSuellemeiit çSdtcesmeJfa- gsrt dès qu'ils feraient de retour t N'efl-H pus de la dernière éi/idence qu'il n'auroit aucune bonté pour eux, qu'au contraire il leur deflïnerûie, non pas larécom- fenfe pTBpcfêe, maislaprifoni Ils la mériteraient:foitî mais celui qui aura louluqu'id la meritajfeni > ^qut les aùroit rais dans le chemin infaillible de la mériter ^ feroit'U digne d'être appelle bon, fous prétexte qu'H Murùit rteomfe»fé\les deux autres! Ce nelcroîtpas Ëns doute cette raifon. qui lui fcroit mériter leii- trede bon, mais d'autres circotillances y peuvent . concourir, qui feroient capables de lerendrc digne de louange, de ce qu'il s'ell fervi de cet artiKcc pour connoiti-e ces gens-là, & pour en faire ua triage, comme Gedeon fe fervit de quelques moyen* extraordinaires pour choiJïr les plus vaillans & les moins délicats d entre fès Ibldats. Et quand le Prin- ce coonoitroit déjà le naturel de tons ces meflâ- gn-s, ne ^t-îl point les mettre i cette épreuve pÀu ks iàirc coonoitTceacore aux autres? 'Et qui»' /ms ■.rcuxql /ms ■.rcuxql ET LA Liberté' de l'Homme. II. Par. me ces railbns ne lôient point applicablcsàDîea, elles ne laiflènt ms de f^ire comprendre i^u'une ac- l)oa comme celle de ce Prince peut paroitreabfiir- ée, quand oa la détache des circonltaoces qui en peuvent marquer la caulè. A plus forte railbndoic- on ju^ qiie Dieu a bien &it, St que noosle ver- rions a nous connoîlTîons tout ce qu'il a fait.
i6i. M. Dcfcartes, dans une Lettre à Madame h Princeflè EHfabech (vol. i, Lott. lo.) s'eft fcrvï d'une autre coraparaifon pour accorder la liberté bumaine avec la toute- puinâncc de Kcu. Ilfa^ foft M» MoMrqite qui a dtfmdti lesduelt, ^qui/a- thant ctrta'mtmtnt que deux Gtntilshommu je èat' trsnt s'ils fe recentrent, pread des mefure s infaillibles fit, ihfe éattiJit, leur defiéeijfitice à la loi ejl tta effet de leur franc arbitre, ils font funiffhbles. Ce qu'un Rei peut faire en cela (ajoaie-t-i]) loacfiant quelques aÙîtnj libres de fes Sujets, Dieu quia une frefcience «»* puiffance infinie, le fait infailliblt- ment touchant toutes celles des hommes. "Et avant qu'il nous ait envoyez, en ce monde, ïlafûexalîeminè quelles feraient toutes les inclinations de notre volons é,. e'ejl lui-mimequî les etmifes en nous, e'efl lui aujfi qui a difpofé toutes Us atures chafes qui font hors de nous, peur faire que tels é* f'I' ^l>j'" fi prtfentaf- fent k nos fens à tel é- teltems, ahcci^fiondefauels- il a fû que notre libre arbitre nous déiermineroit a tel- le eu telle chefe & il l'a ainjt voulu, maisiln'afas ■voulu pour eela-iy contraindre. Et comme en peut di/^ linguer en ce BmI deux differenidegrez de volonté, l'un, p^r lequel il a voulu que ces Gentilshommes febattîf' fint, puisqu'il a fait qu'ils fe rencontraJfQnt i & l'autre, par lequel il ne l'a pas voulu, puisqu'iladé- fendu les duels; ainji les Théologiens difliaguent e» Dieuunevelentéaèfoluir à" indépendante, par laquelle U veut que toutes chofei fefaffenitùnfi qu'elles fe font.
en if- I by Googit (fo Essais sur la Bonté' de Dieu,- tntriie ou démérite âes hommes, par laquille ilvttti- qu'on ebéijft kfesLê'ix. [Defcartes Lettre lo. du. 1. vol. pag, ft, j-2. Conférez avec cela ce que M'. Arnauld tom. ï. pag. ï88. &fum de fcs Réflexions -Air le fj^Mme dcMallebraDcbeTapponedeThomu d'AcquiD fur la volonté antécédente Scconlcquente i6^. Voici ce que M. Bayle y répond, (Rép. ni Provinc. ch. ij-4.. p 94;.) Ce grand Thilojophe étaucoup, ce me femble. Il n'y aurait damée IdonMrqHt Mmund'grédiuolanté, nipetii, nigrand, mu ces dtttx GenlUshommn obéirent à la Loi, (^nt P tattifint-pAi. Il voudrait pleinement imitjue- mtnt au'iU ft èastijfent. Cela ne les difculptroit pas, Ut nefuivohvt i^ue leur faJ^oK, Ht ignoraient qu'ill fi eonfarmoient a la volonté de leur Souverain, rtutii- rtlui-ci ferait veritaÈltment la caufe morale dt leur- eembat, & il ntle fonhuitiroit-pas plus pleinement, quand même il leur en infpireroit l'tnvie, oh qu'it leur en donnerait l'ardre. Reprefintez-vaus deux Frinces, dont chacun fouhaite que fon fils ainé s'em~ foifanne. L'un employé la caotraintt, l'autrefeeon- tente de eattfer- clandeflinement un chagrin qu'Ufait fuffifant- à farter fan filt à l'empoifonner. Deuteriz.-^ vous que la voionti du dernier fait moins compUttqu» U voltnté dt l'auirat M. Defc/ntttfupboft donc tm. fÙPfaitx, é'B'réfiHt feint UihffituUi.
164. Il &uc avouer qu» M. DeTt^rtes parle u»^ pea cruément de la voloncé de Dieu à l'cgard dtt niai, en dilàne non feulement que Dieu a fûque notre libre arbitre nous détermineroïtàtelle ou tel- le chofè, mais aulTi qu'il l'aainjiioulu, quoiqu'il ft'aîc pas voulu pour cela l'y contraindre. Unepar- le pas moins durement dans la iuiitiéme Lettre du même volume, en- diûdt qu'il n'entre pas la. Aïoindre penfée dans l'efprit d'un homme, que Diea ne vtMilli & n'ait ^oulu de toute éternité qu'elle y eatrte. Calm n'a i,amui rien ditdeplui dbr. te DiglEized by KTL* Liberté' SE l>Homm6. ir. Par, Si font cela ne iàoroit tee excufé qu'en ious-entenv- éant me volonté permtflÎTe. La fiilution de Mk Deicartes revient à la. diftiaftion enirc la volon.- té dufî^ne & ta volonté du bon fhUiT[ijittrvolMn- tatemjigni ér Itnifluciti) que les Modernes ont pri- iè des Scholaftiqucs, quant aux termes, nnaisàla- qiielle ils ont donné un fens qui n'e/t pas ordinaire Chez les Anciens, 11 eft vrai que Dieu pcutcom- inandcr quelque chofc, i^ns vouloir que cela iè Êflè, comnae lorsqu'il commanda â Abraham de-£icrifier ibn-fiU. il vouloic l'obéilîànce, & il ne voulok point l'aélion. Mais lorsque Dieu com- mande J'aiMoa vertueufc & défend le péché, il Tcnt véritablement ce qu'il ordonne, mais ce n'eft que par une volonté antécédente, comme je l'ai expliqué plus d'une fois.
Eoint fàtisfailàntc, mais elle le peut devenir. IL ludroit changer un peu le- tait, en inventant qucù que railbn qui obligeât le Prince à faire ouàper:* mettre que le deux ennemis fe reii contra Ilèn t. IJ- £iut par exemple qu-'ils lê trouvent en ièmble à l'ar- mée, ou en^ d'autres tônAtons indi/penlâbles. ce que le Prince lui-même ne peut einpéchSr (ans exfoièr Jbn Etat, comme par exemple fi l'abftnce e l'un ou de l'autre étoït capable de faire éclipfe!: de l'armée quantité de pcrfbnncs de Ibn parti, ou fëroît murmurer les Soldats, caufèroiE quelque- grand defordre. En ce cas donc, on peut diieque le Prince ne veut point le duel, illefait., maïs il Je permet cependant, car il aime mieux permettre- le pèche d'autrui, que d'en commettre un lui-mê- me. Ainiî cette comparailôn re£lifiécpeut&rvir> pourvu qu'on remarque la diÉÉtreocc: ml'ïI y a en- ttc Dieu & le Prinec. Le Prince eft oblige à cet- ' te permillion par ftn impuiflànce: Ué Monar- ' sue plus pnifTant n'auroit point beibîa de tous ce« 4^du mais. Dieu qui peuttoutcaqui cUpotË?
p7, blc p7, blc (f2 Essais sur la Bonté' de; Dieu^. ble, ne permet le péché que parcequ'il cft abfolu!- ment impolTible à qui que ce Ibit de inieux taire. L'aâioa du Prince n'eft peut-être point ïàns cha- grin & iâns regret- Ce regret vient de Ion im- perfeétion » dont i! a le fentiment, c'cft en quoi confîfte le dcphilir. Dieu eft incapable d'en avoir, & n'en trouve pas aulTi de fujet, il fent infiniment fi propre perfection • 8c même l'on peut dire que l'inperfcftion dans les Créatures détachées lui tour- ne en perfedïion par rapport au tout, £;qu'clle eft un lurcroit de gloire pour le Créateur. Que peut-oa vouloir de pluSi quand on poflède uoeÊi- geflc immenfè, 2c quand on cft suffi puiflànt que £igc; quand on peut cout> fit quand oa a k meil- leur?, i66. Après avoircomprisccschbfes, ilmeièm- l)!e qu'on eft aBèz aguerri contre les objcâïons les- plus fortes &t les plus annnées. Nous ne les a- vons point dilTimulées; mais i! y en a quelques- unes que nous ne ferons que toucher, parce qu'el- les font trop odieufcs. Les Remontians & M. Bayle (Rép. au Provinc. chap. i j-i. fin: pag, 919. Tom UI.) allèguent S. Auguftin, dïiànt, crude- hm effe mifsriconiiam velie aliquem tniferum ejfe ut tjus tnifereàris: on cite danslemsmcfensSene- que de Bencf. L.â.c.jâ, 37. J'avouecju'onauroit quelque raiJbn d'oppo&r cela à ceux qui croîroicnt que Dieu n'a point eu d'autre eau& de permettre le péché que!e deflèin d'avoir de quoi exercer h iuftice punitive contre la pliîpart des hommes., &; f» mifericordc envers un petit nombre d'étus. Mais ii faut juger f^ue Dieu a eu des raifons de & permiffion du pèche, plus dignes de lui, & plus profondes par rapport à nous. On a ofe comparer encore le procède de Dieu à celui d'un Caligula, qui fait écrire les Edtts d'un caraftere fi menu, Se les &ît afficher dans un lieu fiélevé qu'il n'eft pas foffible de les lire} àcelui d'une mere gui aéglig?
ETi. A Liberté' de l'Homme. II. Par, j l'honneur de fa fiile pour parvenir à fes fins intereC iêes; à celle de li Reine Catherine de Medicis, qu'on dit avoir été complice des ga&nteries de Cet Demoilelles, pour apprendre les intrigues det Grands. £c même à celle de Tibère, <jui fie en forte par le miniftere extraordinaire du bourreau, que h loi qui détêadoit de foumcttre une pucelle- tu TuppUce ordinaire, n'entalors point de lieu dan» k fille de Scjan. Cette dernière comparat&a a, été mile en avant par Pierre Bcrtius., Arminien alorSi. mais qui a dtc enfin de h Communion Romaine. Et on a fait un pai-allde choquant entre Dieu & Tibère, c]ui eft rapporté tout au long par M. ^ndré Caroli, dans ion Memeraéilia EceUpaflUaAa, fiéple paffé, comme M. Baylc le remarque. Ber- tius l'a employé contre les Gomariltes; je crois- que ces fortes d'argumens n'ont lieu que contre: ceux qui prétendent que la julUce e II une chofc ar- bitraire- pac rapport à Dieu, ou qu'il a un pouvoii despotique, qui peut aller juïqu'a pouvoir damnée des innoccns; ou enfin que le bien n'efï pas 1c mo- tif de fes actions.
167. L'on fit en ce même tcms une fityrc im- genieufc contre les Gomnrilies, iiitlrulte Bn- pr£.- deftinatui, Je gepredefiineerde lihf, où i on intro- duit un voleur condamne à être pendu, qui attri- bue à Dieu tout ce qu'il a fait de mauvais, qui Çt croit prédeftiné au lalut nonobflant les méchantes, aâions, qui s'imagine que cette créance lui foflît, £c qui bat par des argumens ad hominem un Mi- niltre Contreremontrant appelle pour le préparer à la mort: mais ce voleur eft enfin converti par un ancien Paffeurdépoféà caufcderArrainianifme, que- le geôlier ayant pitié du criminel, & de la foiblet ie du Minillre, lui avoit arnené en cachette. On a répondu à ce libelle, mais les réponlès aux faty- tcs ne plaifont jamais autant que les làtyrca mê- mes. M.Bày]e(&£;. MiProvia6.cb.i;4.T.IIK p.
tf+ Essais sur za Bonté' de Dieu," p. 9}8.) dit que ce Livre futimpriméen Angieter-^ re du tcms de Cromwel, & il paroic n'avoir pas été informé que ce n'a éié qu'une traduâion de l'original Fiikmand bien plus ancien. 11 ajoute ^ue le Docteur George KeoJai en donna la refutatioor à Oxford l'an. 16^7, Ibus le titre de Eurfn 3W- àunali, & que le dialogue y cft ioftré. Ce dialo- gue préfuppofe contre la vérité queJes Contrere- montrans fout Dieu caufe du ma!, & cn&ignetit une efpece de Frédeftinatïon à la Alahometane, où ÏJ cil indifFercni de làire bien ou. mal. Se où il luf- fit pour être prédcftiné, de s'iimginer qu'on l'cll. Us n'ont garde dialier H loin; cependant il efl toat qu'il a parmi eux quelques Supralapfaires, 8c autres, qui ont de la peine à febicn expliquer fur la juftice de nicu, Se £ir les principL-s de la pieté & de la morale de l'homme, parce qu'ils coni^oi- vent un defpoiirme en. Dieu, & demandent que L'homme fe perfuade lâns railbn la certitude abib- luë de fon éleâion, ce qui efl iiijet à des fuites dangereulês. Mais tous ceux qui rcconnoillcnt i^ue Dieu produit le meilleur plan qu'il a. choifi entre toutes les idées pollibks de l'Univers s qu'il y trou- ve 'homme porté par l'imperfertion originale des Créatures à abulèr de Ion libre arbitre 6c, à £; plonger dans la miferci que Dieu empêche le- Bcché. -Se k. miière, autant que la perfeâion de IlUnire'rSt qui eft Jin. écoulement de la tienne, le peut permettre } ceux-là, dis- je, font voit plus dilunâement que l'intcntioa de Dieu cH li. plus droite Se la plus fainte du monde, (jue la Créature ièule eft coupable,. que fa limitation ou impcrfe^ioD oriirinaie cit j:i jouice ue la ma- lice, que fa mauvaife volonté eïl Ja feule caufo de fa miière, qu'on ne lauroit être defliné au iâlut fans l'être au(Ti à la làinteté des cnfàns de £>ieu., & que toute, i eiperance qu on peut a? jEoir d'itce élu i^' ne peut être finidce que. fut etlaLiberte'del'Homme.II.Par. 6f h bonne voloacc qu'on fc lent par la grâce de Dieu.
L'on oppofc encore des confideraiions muap^fî' quel à norrc txflicatim At la. eitufe morale du mal mtrali mais elles ncxis embira^etonc moins, puis- que nous avons écarté les oèjeclioni tirées des rai- ■ ums mortUf, qui trappoient oaramage. Ce» coiv- iîderatîom meraphyiiques regardent la nature du pepiU & du aecejftire: elles vont contre le fonde- ment que tiûus avons polc, que Dieu a choili le meilleur de tous les Univers pofTiblcs.Il y aeu des Phi- lofophes qui ont ibutenu qu'il n'y a riendepolViblc que ce qui arrive efTciaivement. Ce font les mé- nie^ qji ont cru oj ont pu croire que tout ellne- celljirc ablblument. Quelques-uns ont été de ce lèniimcnt, parcequ'ils admetcoient une neceirué brute & amuele > dans la caule de i'exiftence des choies: 8e ce mat ceux que nous avons le plus de iujct de combattre. Mais il y en a d'autres qui ne Ss trompent que parcequ'ils abuiènt des termes. Il» confomicnt la necefTité morale aveclaneccflitéme- Wphyfique, ils s'imaginent que Dieu ne (louvanC Eoint manquer de feire le mieux, cela lui ôte la berté. & donne aux choies cette neceffité (jue les Philofophcî & les Théologiens tâchent d^évhcr. Il a'Y a qu'une difpuîc de mots avec ces Auteurs-là, pourvù qu'ils accordent effïftivement que Diea choilit & fait le meilleur. Mais il y en a d'autre* qui vont plus loin; ils croient que Dieu auroic pu mieux taire. & c'eft un lèntimcnt quidoicêtrcrc- jetté: car quoiqu'il n'ârc pas tout a-fait lalàgeflè & la bonté a Dieu, comme font les Auteurs delï nccctnte aveugle, il y met des bornes; ce qui eH donner atteinte à ù Tuprème pcrfeûion.
j6ç. La queftion de la pofTibilité des chofès qui s'arrivent point, a déji été examinée par les An- ciens. I] paroit qu'Epicure> pour conlërver la IL- bcEté Se pQV ivita une occelÏQté abfoluë, aibii* ISIUL 66 Essais sur la Bonté' de Dieu^ ■tenu après Ariftote, que les futurs contin^ens n'i- toient point capaWes d'uni; vcritL- licici nimee. Car s'il étoic vrai liier qui; j'tcrirois aujuuni hui, ii ne pouvoit donc point manquer d'arrivLT, il eioitdv- janecclîiiirej & par la même raiiiin, ii letoit de toute étemiié. Ainli tout ce qui arrive cft neces- fairc. Sa il ell impoffible qu'il en puiflè aller autre- ment. Mais cela n'étaoE point, ii s'enfuivruit, Jc- loR lui» que les futurs contingens n'Ont point de vérité détcrmioéc, Pour_ ibutcnîr ce fcmîmenr, EpicuTc iè laiflà aller à nter le premier & le plus grand principe its vérités de raiibn, il nioit que toute énoncbtion fût ou vraie ou tkuHè Car voici comment on le poufToit à bout ■. Vous niez qu'il fiit vrai hicrqucj'écriroisaujourd'hui, ilétoit donc iiux. Le bon homme ne pouvant admettre cette concluiion, fut obligé de dire qu'il n'étoic ni vrai ni txux. Après cela, il n'a point bclôin d'être réfuté, Se Cbrylippc pouvoit dilpenlcr delà pei- xut qu'il picnoitilc confirmer le grand ]»1acipcdes Contradiâaires, fuivanc le rapport 'de Ciceron* dans Son Livre de Fato: Contenilit emnts nervoi Chtyfipfui ut perfuaJeat omne 'A^tâfbct aut vtrum tge autfrlfum. Ut enim Rfiainis lereSur ne, fi hoc concejferit, eoncedendum j-i, f.iio fieii ^utcunqiiB fiant; fi tnim alimim ex utemitate -verum fit, ejfe id itiam tertum i fi eertum, eitam neeejfarium; il» ntttffitatem &f»tum confirmariputat; ficChry JffpHt metuit, nt non, fi non nèiinuerit omne ijubJ tnuncitlur aut vtrumtjft aHtfaUttm, cmmttfiilofie- ri forint IX eaitfii MtfnitrtrumfutitrttrHm. M-'^^J- ie remarque (Olâion. articl. E^ncure tett. T; p. ii+i.) ouc ni l'un ni l'autre de ces deux grand» „ Philoloplies (Epicure 8c Chrylîppe) n'a compris „ que la vérité de cette maxime, toute propofition „ tfi vraie onfaujft, cil indépendance de ce qu'oa ' u appelle JîrMf»: elle ne pouVoit donc point fer- Tir de preuve à l'ui&ence du fatum, comme Chiy- Digilized liy Google „ Clirylîppe je prétcndoit > 8c comme Epicure ]c craignait. Cnryllppe n'eût pu accorder làns!x &ire tort, <]u'ily a des propolîtions qui ne font „.ni vraies, ni tàullêsi mais il ne gagnoit rien à' » établir le coatraîrej car foit qu'il y ait des caufès „ libres 1 ibit qu'il n'y en ait point, ileiïcgalcmcnE ,1 vrai que cette proportion > li Grand Mogtl ira Jemam à U ehajfe, cft vraie ou f^uJIc. On a i, -eu railôn de conlîdeter comme ridicule ce dis- „ «ours de Tirelias, tmt et que je dirai arrivera, „ ÇH non, car le grand Apollon mt confère la fa- „ eitllé de frophetifer. Si pr impolîible il n'y avoir „ point de Dieu, il fcroit pourtant certain, que „ tout ce que ie plus grand fou du monde prédi- roit, arriveroit ou n'arriveroÏE pas, C'eftàquoi „ ni Chryfippe, ni Epicure ne ptcnoicnc pas gar- de. " Ciceron lié. i deNat.Deorum, atrès-bien juge des échappatoires des Epicuriens (comme M. Bayle le remarque vers la ân de la même page) qu'il Icroit beaucoup moins honteux d'avouer que J'on ne peut pas répondre à Ton adverfaire, que de recourir à de fcrablnbles rcponles. Cependant noua yerrons que M. Bayle lui-même a contbndule cer- tain avec le necellàire, quand il a prétendu que ie choix du meilleur rendoit les cnofès neccs- &res.
170. Venons maiitfenant à la poffîbilïtédescho> fès qui n'arrivent point, 8t donnons les propres pa- roles de iM. Bayle, quoiqu'un peu prolixes. Voîcï comment il en parle dans ion Diâionnaîre (article Chryfippe Ict. S. p. 919.) Latres-fameufe dîfpute dtt chofes pojfibles ^ d*s chsfti irrtpoffibles devait fit naif~ fanée à U doShint det Stokiem touchant h Deftin, il l'agiffoit di faveir, fi parmi Us chofet ijui n'ont jamaii ité & qui nt firent jftmah, il y en adipojft' Aies, a»S teutetqui n'efifoint, tMteeijui n'aja- mah été, tua et qui tu fera jantMt, itoit impoffi-, Ht. XJn^ftmtux DiMl^cim d« U fiSw de Mtgaite 6i Essais sur la Bonté' de. DiBirj ncmmé Diodereprh ta négati-ve furUfrtmitridettt Jiux auejlums, l'affirmative fur If fttondli fMtt Cktyftfipt U ctmbmii fortemtni. Voiti dtux piff»- „ gtj dt dctrm, [epifV, 4. lib. ^.aàîaxBSi\Xt\^ft » livcntunues, fdtoneccQeef^ te vcnire. Nune » vide, utrate «jii-iî magis deleaet Xftwwriw (I ne an Ytxc; quam iioftcr Diodorus [m» Sfoïcim M qui aviit logé long-tenu chex. cictrni^ non conc(^ » quebat. Ck) tji tiré d'une LetiritiHtCicirtaitrt- vït à Varna, il txpofe pltts amfUment tout l'itat de la qmflkn dansle petit Livre ài: Fato, J'en vais ci- lir qsiel(j»ej marceaiix.,, Vigila, Cliiylippc, ne » tuamcaulàm, in (jua- tibï cum Diodorovaiente „ Dbicdtico magiia luilatio ell, déferas...omne quod ftlfutn diritur in futuio, îd fieri non po- M teft, Athoc,CJiryIippc,miiiimcvis, maximeque tibi de hoc ipfo cum Diodoro certamcn eft. (Ile i> enim id Iblum ficri pofib dicit, quod aot lit tc- ^ lum, aut futunim nt vcrum: ikquicquidfuturum Ët, id dicit fieri neccflc effe: & quic(]uid „ non lit funirutn > id negat tieri poITc. Tu etiam ,1 quK non fint futura, poflc fieri dicis, ut frangt y, hanc gemmam, etiamfi id nunquam futtirum ,, lit; neque neccife fuilic Cypfelum regnare Co- „ rinthi, quamquam id millelimoantèaiino Apollinis Oraculo cditum effet...Placet Diodoro.
id foiiim fieri poife, quod autverum fit, autve- „■ rum fuCurum fit: qui locus attingit hanc quasttonem, nibil fieri, quod non neceUc tiicrit: 2c ^cquid fieri polCt, id aat eSs jam, sut fiita- „ laneflè; nec magis commucarL ex verisinfâ]& „ ea poUè quae futura fiint, quim ca qux „ funt-. fèd in âftis immutabilitatctn apparere) ia „ futuris quibufîlam, quia non apparent, ic in- „ efTe quidem vïderi: uc in eo quimortiferomor- „ bo urgeatur, verum fit, hic morïetur boc mor- M bD:atliocideiafi.va:àdicaturinieo,inquotu>ap