SigPhi · Pierre Bayle

Commentaire philosophique sur ces paroles de Jésus-Christ Contrains-les d'entrer

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R E F A C E. xxxiij "ï^'efl ce ^iU îcnier les gens dira-î-on, un ambitieux ne fe portera t-il pas a trahi ce que fa confiajce lui dicte lors qu il "ver- ra une belle charge pour recompenfe de fcn hipocrtfie. Je répons félon mes principes cjuii y a fans doute quelque défaut da?7S ces loix e?} ce qu'oeufs n'excluent pas aujji tous les nouveaux convertis, car fi elles les excluotent pour toute leur vie (^ leurs €7îfans qui nauroie-nt abjuré le Vapifii'ie qu^aprés y avoir été amplement inftruits je m trouver ois ritn de plns-raifomiahle C^ de pl/is-néafjûire que ces lotx: 77Gn ptts que je croie que la faufj'e Religion de* Papijlis confidérée fimplemenî comme telle Joit une jujre raifon de faire des loix co?2- îre ceux qui la profcjJi?ît. i\on ce n'efl point cela, Je crois que la jultice de ces loix nefi fondée que fur ce qu'ail- ont des dogmes incompatible) avec Le repos public d un Roiaume ou ils ne dominent pas:, somme quil faut contraindre d'^ entrer les hérétiques', qu'Hun Roi hérétique ne doit pas être obei ^c. car je veux quil y ait des farticulicrs qui 7JC croient pas que l'vbéifxxxiv PREFACE.

xxxiv PREFACE.

famé à un Roi hérétique Jott mauvaise, il fiifît que chacune farùculier le^uijje croi- re comme un dogme "vériîahley (^ plm» goiiîé à Rome, C7 ^hs - conforme à /'f- J^riî de plufieurs Co?:ciles, que le fc/itiment opofe, cela dis-je, fujit pour quon ne fe jie 'limais à des [h et s Catholiques ^ ou à bonnes enftignes cùmtant plm quils;>;- troduifent cUndefîir;ement d..?is le pr.ïs des fi-ioifics ^ dr des Em/JjiJres de la Cour de Rorre cui cLercbeut te ut es Us Od: fions de hrouiller, c^ de faire tomber la Souve- raiîtctê ftr des têtes de leur Religion ^ a- prés qtiji ils ne p.rrhit que d'^bctre les têtes de Phtdre infernale de rUrefie • O" de facrifier à celi toutes promejjes fdtes f.u contraire Le régne d Elisabeth cJ- celui de fin ficcejjtur (pour ne rien dire des 1. fuivans ont fait "votr iufquou ils p'iujJeTdt [horreur (^ Ç^énormité de leurs enîyeprife s contre les Souverains de contrai' re Rélf^îon de firte quil y attroit eu une imprudence très crir/anclle dans cette na- lion ji e!!e ne Je fût pas préc, utminée con^ tre ce parti m lui fei?nant l'entrée des dm* dm* charges, ^OTJt il auroît ahufé pourfe met» îre m état d^ exécuter les 7icires ^ infâmes maximes de perjécuîioîî c^ui font fa do'> cîriîie fivonte. Et c^uant au ferment de fujïêmatîe je trouve (juon a été hienfïn-" fis (^ au on a bien "fait de ï honneur aux Papljîe.i de croii^e cjue cela ferz'it dequeU ejue chofe contre eux, car tout homme t:jtti croit que Ion peut contraindre d^e7:trer, comme on le croit dans la Communion Romaif:e, cà ce ferolt une hérefie c^ue d'afi furer que U contrainte e/l mawvaife, puis quelle a été fi fouvent commandée pjr les Conciles C" par les Tapes, peut croire que le décalo^ue 7ieft pas fait pour ceux qui travaillent à ï augmentation de la Religion, de forte que comme ils fo7ït difl)enfe^. de la de f en Je de dérober ç^ de tuer ^ ils font nécejfatrcment dtf^enfe^ de celle de fe parjurer, (jr ainft il ny a au- cun fonds à faire fur tous leurs Jermens: on a beau dire que le Concile deConft-m* ce na point défini quil iie faut point gar- der la foi aux Hérétiques: nefl-ce pas iijjez, quon croie quil les faut faire muu-^ xxxvj PREFACE. rir, car par là on fe croit dijpe7ifé à leur égard de l'obligation de ne point tuer, or cette obligation n efi pas moindre ejue celle de tenir ce cjiton a promis AJais ^e Ti^infifle 2^s fur ceci; on le 'verra traité pUts fu iono- dam ce Commentaire.

C efi une doclrine fi abominable c^ue celle e^in autorife de forcer d'entrer dans la Kéligion c^uon croit bonne. o^ii'a'vec tou- te Paver fion que fai pour ï intolérance, J2 ne O'oi pas cjiicn p^tijje fbi^tfrir fani crime cjue le Papifme acquière les frrces 7îécejfatres de contraindre, aii:fi une pru- d.ence i?idi'p en fable obli(re de le bannir des lieux oh il peut être fufpeci ^ç^ d*yex aiicto^ rer tous les Grands, toîis les Magijhais, ^ toutes pcrfoiines conjJitùées en dignité dés (jHil apert de leur Catholicité. J^tx* cepîe la pcrfonne des Rois, car féminence de la Roiauîé é" l'onùlicn facrée de leur perfonne doit faire en leur faveur une exception aux loix les plus'générales, (^ éiinfi il leur doit être permis fans courir nul rtfcjue de ce cjui leur apartient par k droit d^ kurnaijjance i d^t'treFafiJles, sils PREFACE, xxxvij s^ils veHle?;t, Juifi, Turcs (jr Païens. Adais pOHr tous les autres ^ ou il faut les fiure décamper', ou leur oîer toutmoiende trouhler le repos public.

Far les feuls motifs d'aune Jage politi' aue d'aune politique c>m îra'vaille au bien général de tous les hommes,;/ feroit â foubaiter e^ue tout ce cju''il y a de. Princes chrétiens non Papijhs s^uniffent enfemble pour ùter de dejjus le Chrifrtanif?ne l^o- probre dont il eji cou-vert à caufi des hor- ribles perfécutions qu'ait a pratiquées de îcms immémorial: fi cette Lio^ue ne fit fi' foit pas fouhait07is lui l"^ adjonction de tous les peuples Irjfiaéles de l^un é^ de l'autre continent jufcjues d la concurrence d^ un corps capable de?nettrc à la raifon le Pa^ pifine, le deshonneur de la Chrétienté (^ même du genre humain. Ce ne feroit pas une ligue moins honnête que celle qu^ on fe" roit contre les Corfaïres de Barbarie, ^ comme on pourroit exiger de ceux-ci forî-jU" ' fteivent quils ne ijoler oient plus, qu'ails ne troubler oient plus le commerce par leurs in^ famés Pirateries; de même on pourvoit re- *r / duire fort-jujiefncfit /a Pûpûuté àprcff?ettre de ne perfécater plus, C/-' à cajjer torts les Décrets des Co?2ciles, toutes Us Bu lit s des Tûpes, (^ toutes les Dêci fions de.^ Cafutjhs qui ûutorifent la perjécuîion; rriais parce cji^îl froit lujre de craindre quelle 72e fe rekvaî de Jli promejfè dés que le pértl Jtroiî pajfé, pour ohvier à cemaiil fau^ droit lui dema'ftder des ôtaq^es, é^?nettre d'^s conditions fi onereufes à fin dédit, quelle 7j^yfidt pi7iiais 'violer le Trciité quel' on fe- roit az'ec elle. Voila des projets qui fircicîJt fort-propres à épjr^ner.ïu monde de gran- diS défolaîions, rriaù ils ne Lifient pas ddétre chimériques ^ 0' comme i^a fort bien dît l'Auteur qui ej} caufi qu"* on a fait ce Commentaire, le Papifme eft trop fiécefiaire a la providence qui doit vouloir^ four punir le oenre humain ^ qu^ il fitt ri- dicule eT malheureux i pour ejpérer que rien fin capable d'en délivrer le monde ^ (^ je connois un fort- bon efifrit qui niant mis en quefiio?i. s'^il y auroit une Eglifi Romaine dans les Enfers c^ifi'à'dire un Corps de gens qui fi gouvernât par les PREFACE. xxxix PREFACE. xxxix furieiifès c^ nbo'/r'wahles maxîTi'ies de cette Réiigio?;, répondit cjti^om o^ que fans ce Lui mancjueroit oml^jie chofe r.îi mùl'jeur de ceux qui doivenî demeurer' da?îi ces?ioir$ ablTTiCS Ce nefi pas fins raifon que dans mon ■projet irriaginaire {y ai fr.iî entrer les In^ fdéles de /' un (jr de l autre continent, c.rr aiiot quils n"^ aient pas un intérêt auf- fi prochain que nous à î^abclition d'A dog-^ me îwpie de Li perfécutim, //; y en ont tous un plus eu moins éloigné jelon quùs font plus ou moins recukz, des lieux chles Jlliffionnûires fe foun-t?it (^ fur tout cette forte d^ noire machine qui étend fe; bras jufques a la Chine. Il ne faut point douter que le but du Tape (^ de fes fupots ne foit de fubiuguer tout le monde. Us yfnt porte.^ par? intérêt de dominer (^ d'a^ maf/er des ricbejjes, ç^ par la confufion ou les jettent les ^ rotefians toutes Us fois au ils leur montrent combien il efi ridicule de s'atribuè'r le titre d Eglife Univerflle > fendant qu il y a tant de peuples qui nen ont pas feuUmmt gui pa ier% Qr pour fa- XL PREFACE.

XL PREFACE.

tisfaire leur ambitirn, o^ leur cruarice^ ç^ n avoir plus la honte de ne répondre rien cjul "jaille à cette oh]eclion ucs Pro- teftans, il ne faut point douter <ju ils ne??? ploient aujji-tot ejuils le pourront chei. les Infidèles leur chère (^ aimable Compa- gne la contrainte des fignatures. Les Je- (uites ont avoiié eux-mêmes du ^JÏ'vantde leur fondateur cjutls l avoient emploiée dans les Indes. On trouve dans leurs let^ très écrites de ce pals-là c^ue les Brachma- 7jes ne fichant que répondre fi retranchoient dans cette feule raifin, quils voulaient vivre comme leurs ancêtres, c^ qu'ils s y ^opiniâtr oient tellement quils 7ie vouloient fe rendre à aucune preuve au on leur a» léguât pour fi forte (juclle fût, t^u alors le l'ice-Roi pour abréger cette afaire aplicjua un coin dur à ce ncud dur, faifl^ntpu- hlïer une loi cjue tons ceux cjui ne fi con» 'uertir oient pas dans 40. purs feroient /- xilez, 9 Ô* q^^ f^c^^ ^i'd ^^ i'Oudroîe7iî -pas fortir perdroie?jt tous leurs biens (^ fèroient menez, aux Galères» Ceji Sciop^ fim qui reproche cela fiii:< Jefuites da?js PREFACE. XLJ PREFACE. XLJ fa Critique de Famiamis Strada y où tl remarque plufieurs chofes à ce propos qui font tres'bonms, r?^ais les phis - mal-pla- ces s du monde da?js cet Auteur puis quil avoit déjà été mi honte- feu par [es £- crits^ ér que fin Clafîicum belli fa- cri imprimé i'^an \ 6 i 9, efi rempli des plus exécrables maximes qui (e puijjent 'Voir par raport à la defiruclton de ceux ^u'^on croit hérétiques. Il a néanmoi7is rai fin de reprocher aux y e fuit es i^ in fiabi- lité de leurs dogmes fiur ce qu'ails avoicjjtfait imprimer e» Allemagne depuis 7. ans un é- cm intitulé Jufla ceFcnfiO ou ils fie mo- quoient de quelques Mowes qui foutenoient qiPîl -ne falciî emploier que Ls armes Apofio- lîqne, pour la con^verfiim des errans, cela efi l/cn,difioient iis^ P égard des iffidélesy mau t.on vas à Pézard des hérétiques, le "véritable moienpour ceux-ci fiont les menaces (^ les chd- iimens. Pourquoi donc emploient-ils aujfii le même moien contre les Païens dans les Indes f La ziérité efi que ceux qui ont à faire r apologie des perfide ut ton < ne fiavent corn- me s^ prendre, S^ils nont perfiécuté que les les XLij PREFACE. les Héreti<ju:s, ér qu'ion leur alégtte Pé' xenjple des Apôtres, ils répmdmt ci ne cet exemple feroit à future fi on avoiî à faire à des Infidéks coiTime a'voit les Apôtres, mnzs que les Héreîiiu:s étant des enfans rebelles, PEglife retient pins de droit fitr eux cjue fur les Païens. Ils ne 'voie?u p.is ejue c'efi fournir des armes û.ux 'fmfs ^ aux Vaiens co?7tre ceux d^entre eux qui fe converti] fient d P Evangile, c^ les leur fournir de telle forte que fi les co/t'» vertis avoient 'voulu contraindre ceux qui perfî ploient dans la Religion de leurs pères ^ on ûitroit pâ leur dire qu'il faut avoir perdu toure honte pour prétendre que le droit d^s enfans rebelles fur leur rnére loit le même que celui de leur mère fur eux. ^uz fi on contraint ks infidèles, comme on Pa fiiî dans les i. Indes d'^u-ie 'manière qui fa^ dreffer les cheveux, alors il faut qiPon fi ferve nécejf.nremzut d'aune nouvelle ta- blature, aléguer ks Empereur j Chrétiens^ qui fort-ignorans de la dijfindion qu'ion fait aujourd'hui entre les hérétiques c^les infidè- les, PREFACE. xuij fo, conda?mo:erjt à la mort les Païens^ ^ c;- Ur la paraùok âpur (j^ à plein (^ Car, s mille rejinchon. Aïjifi on a tels on tels prm* cipes félon k hefoiii, rien à^ arrêté, par" tout des contradîcfions comme on le "verra (i on prend la peine de lire a^ec foin ce ^ue k Pcp Grégoire le Grand (^ fon noit* l'el Htfrori^n ^ Maimhourg ont dtt fur la marncre de convertir les Juifs (j^ au* très. Pour faire ^votr que ces Alefieurs ont des prrricipes à terres tl ne faut que coji' fidérer o,ue U Sr. Maimhcurg écrivant dans un tems ou I'ojj ne forçott pas encO" re les gens à coirimunier m irance, défi- prouve hautement cette contraiiAe car il dit o.ueîî conî>-ùi'/nant Us '^uifs de rc- cevoir le S. Baténie maigre qu'ils en euilent on cauloit autant de pro- fanations d'une choie ti Sainte 6c de Sacrilèges qu'il y avoir de Bati- fcz parmi les Juifs. En co?;dannant la contrainte du B..tewe on condanne Jiécef fi-cment celle de communier. Il aprcu- voit en ce ter/jj- la tons les moiens dorit on feîoit \ Hiilciicdc Grcg. p. 2-^1. '< (uiv. cdit. de U^U.

xlIv PREFACE. i et oit fervi contre les Réformez^, maiS' farce que celui de contraindre à commu^ mer navoit pas hefoin d^ Apologie (^ quil ne pré'voioiî pas ^uil en aurott, tl le con- danna hardiment \ aujourd'hui il faudra ^uil îrowve une autre défaite.

Af ^ Diroys * cjue jVd cité dans le corpf de mon Commentaire fe doit trouver bien emharrajfé de fa contenance car il $ enfuit de ce qu il a dit qm fa Rélio^ion ne 'vaut rien. Ecoutons le ^ taillant en pièces le MH" hométifme fa?7s prendre garde qu'ail percs de part en part des mêmes coûts le Catho* licifme.

Le 4. Caractère de faufleté, dit- il, dans cette Religion de Maho- iTict, c'ell qu'au lieu que les vé- ritables Rclii^ions comme celles des Juifs & des Chrétiens ne reçoivent perfonne à en faire profefTion, s'il ne paroît qu'il e(l perfuadédeleur vérité parce que l'Hipocrifie ne taie qu'augmenter Pimpicté, celle de Mahomet exige en plufieurs rencon- I p. cuves de la atlijr. CIik:. 1. 5. ch. 6.

contres une confeflion forcée des perfonnes qui la détellent. Si un homme a donné quoi que fans y penfer ou étant ivre quelque mar- que extérieure qu'on Paprouve, s'il en a parlé avec mépris, s'il a frapé un Mahométan même en fe défendant s'il a abufé d'une fem- me de cette Religion, ou s'il l'a époufée, il n'y a point d'autre moien d'expier ces crimes ou véri- tables ou prétendus que de faire profefTion extérieure de cette Re- ligion quoi que la répugnance que l'on témoigne fafie voir qu'on n'en cft nullement perfuadé.

On a fait voir continue î^iî, en parlant de la Religion des -Gentils ^ que cette éxa6lion d'une profefH on forcée d'une Religion dont on n'eft pas perfuadé ell une preu- ve évidente que l'cfprit qui l'a con- duit efl: un efprit ennemi de la vé- rité 6c delà piété puifque rien n'ell plus opofé a la vérité, à la vertu, XLvj PREFACE. êc à la pieté véritable que la pro* felTion extérieure d'une Religion qu'on ne croie pas. Les Juifs avant Jcfus-Chrit 6c quelquefois les Chré- tiens depuis Ton avènement ont à }a vérité puni de mort les crimes que l'on commettoit contre leur Religion, mais on ne Te délivroit point de cette peine en la recevant. Ainfi ce n'étoit que la crainte de Dieu ôc la perfuafîon de la vérité qui pouvoit porter ces criminels à reconnoitre leur faute, 6c la Ré^ ligion qu'ils avoient blaiphémcc A tant MoK fleur Diros.

O le l'eau Commentaire rjuo?i pourroit faire fur ce ft^jf^^gc, mars il?fen efi pas hefoin j choo^ue Letïeur le fera^ O" apii' qucra à la conduite de France chacjue coup de foudre qut lui convient dans ce difi. cours. Je remar<^uerat fiukwent aue ce fazfant Docleur de Sorbo7;ne eji du même avis (jue '{ai pojé dans mon li'ure fu'voir aue ceux cjui condannent a mort les Hé* retiques à telle condition qtiils peuvent ra- cheter PREFACE, XLvlj PREFACE, XLvlj cLeîcr leur lie ejt dtfmt ejuils ahjurejit leur hérefîc font beaucoup flus - mal que $ils les condannoîe?iî fans xerKiffion. Les Eipagnols (j^ les Vortugr.ù ejui fciiî fe- wir tous les ans les 'vrais Chrétiens avec leurs déîefiahles autos de fe, dont les Ga- ietés nom parlent. fo7tt fort 'bien. leur pre^ mter crtjvc une fois pofé, je veux dire le fupiice d'un pauvre Juif, de ne luipoi7jt donner la vie en cas cjutl dife Kjuil fi fait Chréîief}^ (^ ils ferctent encore mieux de n adoucir point fa peine en fi conten* tant de f étrangler, y aianî bien apare?i'- ce que cejl la peur d^étre bridé vif qui lui extorque une feinte cQ?2verfion.

Je voudrons bjen favoir corkimertt ■M^. Dirojs ) envoie Ahjfionnaire a la Chi^ ne avec fin livre. pourro/t finUenir la vue de quelques Cljtnois qui le liroient après -avoir lu les relatmis que les ProtejLtij leur pourro/ejjt c^ leur devr oient four ntr de ce que fait c" q'^t a fait le Papifne dans l'Europe • d^^ns l Ame'iqtie, (j^ d^ns 'les Indes. JSe dir oient 'ils pas à Monfieur le Miifionnaire gue par [es propres Prin- MEOM^^v cipcs xLv^ij PREFACE.

xLv^ij PREFACE.

cifes téxaElion d'une frofejfioii forcée eft une preuve c^uune Religion efi conduite far un ej^riî enner/ii de la •vérité ^ de la piété. Il 7te kfauroit mer. Ne lui di- roient'ils pas aujji cjue tout nouvelkmertt m France la Religion, <^ue lui M\ Di- roys "Vient prêcher, a ixïgé une projcffion "forcée, juj^ues a contraindre de commu' nier ceux au on 'venott de contraindre de figner, d^ à menacer d-es Galères ceux ^ui guérirotent après a'voir refuje de corn- Tfjunier ^ ^ d'être traînez, fur une clat-e a la voirte ceux qui wourrcient apréy un fewhlahle refus. Il noferoit le mer s^tl ^oiC'it que les Vroleftans ei'i'voiajjeîît à la Chine Us arrêts qui Ce pu''lie?ft à Paris, ou pour mieux dire s'il étoit honnête hom^ me comme on le 'veut croire, ha conclu- [ion efi inévitable comme ceci, donc la Religion que M\ Dfrojs Doreur de Sor^- honne vient annoncer efi conduite par un tjhrit ennemi de la l'érité ^ de la piet-é. Sur quoi tous les honnêtes gens Chrétiens ^ 7îon Chrétiens s écrierote/7t &!> k, Ocr*- pôC, belle 5 optimè.p niliil fupni. ^u refie PREFACE. xLix refie je mcîomie ^andement cjue la faci- lité de réfuter M^.- Dircys en ce qu^il a- vliqiie à i'Eglife RofTiaine exclu fvement à toutes les autres les preuves de la 'vérité de la Religion Chrétienne, 7iait forte fer- fonne à le faire. Si je rnen mélois moi indigîîeyje fu:s feur e^ue je lui montrerois hten-tût quil ne dit fur cela que de pirres petit ions de principe, (j^- deparahgijmes d co?7tradidion, 0)uel'^ues perfonnes de ma comioiffa^tce 07ît été merveilkufmenî ébahies lors quelles ont veu les ordonnances de la traîner ie fur le, claies des corps morts de aux qui au- roient refufé de communier ^ (j^ de la coîîdannatioii^ a mort de tons aux qui fe- roient quelque exercice de la Religion Ré- formée en France y (^ de to/fs les Mini- ères qui entra oiCfit dan le Roiaume fans permijfion, avec une groffe recompenfe â tous les dén077ciateurs, é^ g^oje peine à torts ceux qui les cacheront, à peu prés comme on en ufoit durant lesTriumvir^^.ts à Rome envers les profcripts. Ces pcrfon- nés m^ont dit quel/es nauroiC'ot jamais L PREFACE.

, cru que da7îs un Jkcle poh ^ éclairé com^ we le notre, Urje nation qui pajje pour fort civilijee en vint a ces cruelles extré- TNitez,. Je leur ai levé ce fcrupule, en leur faifant voir qutl y avoit beaucoup f flm de rai fins de s'ébahir de ce que l'E" 1 glifi Romaine avoit r?7archa7idé fi long' tcms a en venir aux derniers fiupliceî, d^ que comme ceft [on œuvre accoutumée (j^ l'opération quelle a le plus pratiquée, c^ le blanc que fies traits décochez, ont le plus ' fiouvenî touché, il fiahït félon le cours ordinaire de la nature ^ le train des chofis humaines, quelle eut fiapé beaucoup plutôt ce coup - la (^ que la flèche qui a donné au milieu de fion blanc neut pas été la 4. ou 5. centième décochée contre le Huguenotifime, Et quant à ce qu'ils me difioient de la civilité du fiiécle, je leur ai fait entendre raifion, ceft afiivoir que le:' faufifis Religions fio77t exceptées du nom^ v Ire des chofies qmshumanifi?ît. LacriiaU" Il îé eft leur caracîere indélébile, elles ont bien pu éfiacer dans le cœur des pères ç^ des mères la tendrejje four leurs enfians que PREFACE. Lj que la nature enracine fi 'vivement, elki ont bienpà lesprîe'r à rôtir é^ à immoler ces innocentes créât ures Aulide quo pacto Triviaï Virgi- nis arma Iphianaflaï turparunt fanguine fœde Duéirores Danaûm delecti prima virorum.

Tourcjuoi éparoneroiejît elles la vie de leurs Adverjc.ins '^ Ceji a pré/ent que rEghfe Romaine eji dans la po/rure qui lut fied le mieux ^ tout ce e^u elle avoit fait ju/quici en France pouvoit bien avoir le fond ^ la réalité d'une grande criiauté ^ mais il y manquoit ï éclat, ^réfentemenî îctft y eji ^ (J7- ainÇî elle a tant tourné au» tour de fin gîte quelle s'y e/i couchée tout de fonlong^ effort àfionaifi.

Il me refie à dire deux mots à ceux. qui prétende7it que les principes de la tO' lérance introduifent mille confufions dat's la République. ^ qui le veulent prouver far le confieil que Mécène donne a Augufie dans l'Hifio^'ien Dion Caffius au livre ^ i, r.ij PREFACE.

r.ij PREFACE.

fcrvez Dieu lui dit-il^ entouttcras £<; en toutes manières félon la Re- ligion de vos Ancêtres, 6c faites que les autres en faffent autant, haïUez &; reprimez ceux qui mno- vent quelque chofe dans les matiè- res de Religion non feulement à caufe des Dieux, mais auiTi parce que ces Novateurs en introduifant de nouvelles divinitez poulient plu- fîeurs perfonnes à troubler l'état, d'oi^i n aillent des conjurations, des féditions, des conciliabules, cho- ies préjudiciables à la ^lonarchie. Ces p^irolcs cojîfidérées e7î gros ^ coynme ^tnant >d'iin Vclitique Vaïm faroijjent de fort-ho7i fe7is, néanmmis rien ne peut /- tre pim ridicule que de sen feriJiYcomr/ii font éternellement les Cûtoliques Rorrjuinsy peur poujjer les Princes a perfecuîer les mitres Co//jmunions Chrétien7jes, car i. en 'Vertu de ce confitl Augttjh é^ fes Juccejjeurs iiur oient du perfecuîer les Jutfs c^ les Chré' liens, ^ les En7pereurs du yap^n de la Chine 6c» devrotent s^opofer de toutes leurs PREFACE. Liij leurs forces â ceux qui leur parlent du Chrijhaiiifme, â quoi le Pap$ ni fis ad- hcrans ne s'aco^-deront pas, (^ ainfi il faudra qu'ails fiffent de la maxïme 2^énC' raie de Mécène, cette maxime particulier rc ■ fervez Dieu à la manière de vos ancêtres lors qu'ils auront bien fer- vi Dieu, opofez vous aux innova- tions excepté quand elles font bon- nes, ér dés lo'-s cefl un difcours "vague qui ne peut décider rien. En i lieu la- maxime de Alecene étoit pL's-judicieufe en ce tems - là qu'aède ne l'oeil aujourd'hui, parce que les. Romains a cordant pkine li- herté de confience à toutes les Se^es du Vaganifme,;^ adoptant fowvenî les cul- tes dei autres pats, la préfo?nption étoit qu'un homme qui 77e trouvott point fin eofjte dan^ u?t culte fi étendu C" fi Hl^rs ^ (^ qui cher choit des innotuitions, az>oit p3ur but de fe faire chef de Varti, ci^ de €u ha 1er en matière de politique fiîfs le pré' texte du fir'vice des Dieux. Mais o?t ne dott pas aifiment pré fumer cela (fun Chré' tien, tant parte qu'il eftperfuadé aue fe^ Liv PRE F A C E.

Liv PRE F A C E.

fui'Chrit 71011S a laiffé une certaine régie ^ii^il faut fui'vre éxach/venî, ejne parce cjue fEgliJe Roma'me imfofe la necejjité de croire tout ce qu'^elle décide, après cjuoi un homme qui neft pas perfuadé qu elle ait raifon doit en confie?îce (j^ pour évi^ ter PhipQcrifieJoïtir defonfein Four montrer évidenment ï ah fur dite de ceux (jui acufent la tolérance de caufir des diffen fions dans les Etats, /'/ ne faut mien apeller à ^expérience. Le Faganif- me étûit divifé en Mie infinité de Secîes » (^ rendoit a fis Dieux des cultes fort-di' ferents les uns des autres, é^ les Dieux mêmes priîKipaux â?un pats n étaient pas ceux dun autre pais, cependant je ne me Conviens foint d^ avoir lu <^uil y ait ja- mais eu de gueire de Réagion parmi les Païens, fi ce 7î^efl' contre des gens qui tillûient le temple de Delphes par exemple: Mais de guerre faite à dejfein de co7Jtram - dre un peuple à quitter fa Religion pour en prendre une autre ]e rien vois point de mention chez. Us auteurs. Il nj a que '^livenal qui parle de i. Vilk s d^ Egypte qui PREFACE. LV qui PREFACE. LV ^ui Je haijjoient mortellement a caufe (^tte chacune joùtemit (ju^il ny avoit que Jes Dieux qui fujjenî des Dieux. Par tout ûîlkurs grand calme, (^grande tranqui^ lité y (j^ pourquoi; farce que les mis to- 1er oient les rites des autres^ ileft donc^jrai - comme ]e le montre dans mon Commen- taire que c'^e^l la non-tolérance qui caufe tons les de/crdres quon impute faujfement a la tclérafice. Les Secles de Phtlofophie ncnt po^int troublé le repos pthlic des A- theniens, chacune foùtenoit fon Çentiment ér refutoit celui des autres, é^ leur dif- fenfion nétoit pas fur peu de chofe quel" qttefois c^étoit fur la providence, C" fur le Sou^cerain bien. Cependant comme les Magiflrats leur permettcient à toutes d'en^ jeigner leurs fentimens, d^ quils ne con» îraignoient point les unes à s incorporer malgré ellts aux autres -^ la République nt foufroit aucune altération de cette divcrfité " de fetitimens, mais fi elle a voit ufé de cette contrainte elle eut tout mis en combu- fiion. Ceft donc la tolérance qui eft la four^ Ci de lu paix ^ & Imtolerance qui efi Lvj.PREFACE.

la foHYce de la confujion ^ du gi'ahu- Je finis ce difiours Vrèliwinaire far une remaro^ue (jid feyvira d'illujirûtion à ce c^ue fût dit des mawvaiséfeîi de la contrainte. J'd dit c^ue La ^violence dits tour m en s fuit p.icomher des perfo?mes plei- fieyr/ent perfiudées de la 'vérité de ce ^u ils 7}tent de bouche. ISotiS tn avons tin grand éxenjple es Chrétiens du i,fiécle acufi?d\7- *voir mis le fm à P.ome du tems de JSeron. Ce Sélerat d^Ewpereur étoii la caufe de cet incendie, c^ on le croiott aujjh II fciifoit en vain tout ce qii il fouvott pour dijfiper ces fiupçons enfin il sûvifa de jet-- ter la faute fur les Chrétiens, c^ leur fit foufi'ir de rudes tortures. Il y en etit ejui avouèrent qu ils éî oient coupables y (j^ ^ui m acuferent un trei-z^and nombre d'au- très; ils étoient pourtant tous fort-inno» cens, mais comme les bourrecaixfans doute leur décLroient que le but des tourmens ^uon leur vfigeoit et oit au^ds fe confcf- fafient let Auteurs de l' incendie t" &" qti^tls décLzrajJenî qu'ails avoienî beaucoup de com- plices PREFACE. Lvij PREFACE. Lvij puccs (car par ce mokn 'Néron efhéroit de Je ciifciiber) ils chimeie^n danscep.mneaii acahlei. fom le poids de Ij domeur. Ce qui prouve c^tfil efr exîréffiemenî dificile de ne pas mentir lors cjHon efi expjfé a la îentcttio7i des tour meus. Ce ^ti^d y a de re',nar(juahle, celv que le Adartirologe cé- lèbre comme des Martirs tous ces premiers Chrétiens qui furent fupliciez, en cette o- Cûfion, tant ceux qui eurent la foihlejje de mentir en s avouant coupables ^ c^ en a- cufa?it leurs frères d'une aciion très- in fa^ me au nom Chrétieyi, que ceux qui ne tombèrent pas dans cette fjihlejje. Igitiiv primo correpti qui fatcbantur, dit Tacite au livre \ 5. de [es Annales, deiil» de indicio eoriini multiuido ingens haud perindè in crimine incendii quam odio humani gcneris con- vidi.

'^and on confidére ce quont pri les 'Violences fur ces premiers c hrétiens qui dévoient avoir toute l'ardeur quune Re- ligion naîfj.iite injpire quand elle ell fou- tenue par tant de manques visibles (jr fy\:khes de la dfvhnté de fin fondateur; ' ^uand 071 cojifidére outre cela les fuccés quont eu tous ceux ijut fi fio?it "voulu mê- ler de ferfiécuter à outrcmce, on ne peut que concevoir un mépris mêlé de heau' coup d indignation pour tant cîEcrivaim François qui nous étouraijfint ks oreilles de lews hafijes flateries difanî o^ue la de- Jtruclion du Calvinifme de France eji un Ouvrage qui demandoit le plus grand ^ h plîiS" accompli Mo7iarque qui ait jamais été au monde, c^ejl'd-dire Louis 'KIY. Un de ces Ecrivains, prédicateur de fion Trétier (ce que je remarque non pas pour riUg?n enter la furprifi de mon lect-eur mais pliitGt pour la diminuer) prononça en pleine Sorhorine un V ané^irique Canriée pajjée^ ou il dit quil faloit ^ plufieurs grandes cLofès pour ahatre ks Huo^uencts; une paix filide avec les voifins, l.j gloire du Prin- ce répandue dans tout P univers, la ter- reur de fon nom portée chez, les Etraf7Z^e^'<y une grande puijjance, beaucoup de douccw î Volez le Joiirn. des Sav. du lo. déc. i58 j. dans 1 Extrait du ^ancgirique, prononce p.'ti Mr. i'»/4^ée J\ j.t rt.

(^c. il ajouta oue Lcms le Grand a-vcit- tons ces a'Vcinîûc^es, cjue les Rois fes pré-Â décejjeurs a'voîCîit emploie le fer ^ le feu ~ P^ur détruire les hère fies de leur tems, quelmeS'Uns aijec fuccés, cjuelcjues autres fans y réufjlr, mais que ia Majeftc fans emploier ces moiens licites a- voit terrailé Phéreiie par fa dou- ceur, par fa fageile, & par fa pié- té. Voila le langage d'une infinité d^autres Auteurs, même parmi ceux cjui ne font ni Harangueur j ni Sermo7ineurs. ^ui nen rirùit fi les maux dont oyi 'voit accablé [on prochain permettaient cjuon rit des ctofis les plm^riuicule-^ \ Il faloiî difent^ils ^ u- ne gloire répandue dam tout lUniz'ers, une terreur de fin nom portée chez, les E- trangers, cJ" wie grande puijjance. Four- ^mt cela ^ pour conz'erîir des hérétiques par la douceur, par la fageile 6c par la piété, ^ui a jamais veu de telles extravagances? Cette terreur, cette puif" fance > cette gloire ferviroient je l'ai'cue éficacement à contraindre d entrer dans le giron d'une Egiife ceux cjui le refufir oient ^ I.X PREFACE.

I.X PREFACE.

C^ à extorquer par force une fignaUtre, ^wais cjua^ad on?ie fe 'veut (ervir que de la douceur, de la fiÇ^ejJe, c^' ^(^ la piété ^ comme ce M^. l' Ahhé Robert dit dans Jon •p.inégirique que le Roi l'a fait, je ne ruois pas à quoi peut fervir de ^'^ètre ren- du terrible à toute l'Europe? Maisl.njjant Ci' te contradicîion, laifjanî le reproche qu'ion peut faire à ces déclamations Vé- nales 5 de dire d^un côté quon a tout fait par la douceur, ç^ de Û autre qu'ail étoit nécejfaire d'hêtre terrible aux étrangers ^ d^étre muni de très grandes forces. ce oui marque du moins qu'ion avoit deffem de faire peur (^ d^emploier les 'viola.ces con- tre ceux qui ne fe rendroicnt pas de bon g^ré, Inijjant dis je, tons ces reproches, je me contente de fout en ir qu'ail étott fi peu nécejfaire d'avoir aquis la gloire que le Rci de France s' et oit aquife par les fuccés de fes armes y pour contraindre fe s fumets par les "voies quo?i a emp'oiées à P abju- ration, qiitl ti'i a point eu de Roi fai-» rea'rit f)U5 la i. c^ i. Race qui n en eut bien fait autaiit s il eut eu à faire â des fujets PREFACE. Lxi fil jets conditio/me:^ comme, etcient les Hu- guenots ^ ^ijperfez> dans un gra?id Roiau- me, f.ins Chef, fa7is Vîlk&, fans Maga- %,t77S, ejiîounzj é^ obfedez. partout des fujets Papijlts (j^ de gens de guerre. Pré^ nez,- ma teues gens quil uoas flaira ^ de ulle Religion quil "vous pLjra, femez/^ les en France comme ceux de la Religion y. étoient précijemenî félon les mêmes (ï- tûationj, fupofiz, un Rot le fins - cheîif qui ait j^ma/s porté couronne f mais qui ait des Dracons c^ des Soldats en ciuan^ tité; §«'// leur donne feulement ordre de traïUer leurs hôtes comme on a traitté en Fr^mce les pi étendus hérétiques, je fuis jèur ^ tout homrme de hzn frs m\n a- 'vouera $"^11 y penfe metireme?it, que les gens que je fiipofe changeront de Religion vrefque torts. Mais d'où tient donc que Charles IX. ni Henri III n ont pu ter- rajjer la Secle^ Ce ne/l pas a aiujequ^il leur manv^uoit des qualitcx, perfonnelles qui fe trouvent dans le Roi à préfent régnant ^ c*eft que les Huguenots étoient armez, i ^ $n état de Je fervir de repré failles, (^ oU" Lxij PREFACE. tre cela bien ^^él.z.- pour letir Religion, Si ces Pri?7ces a'voient trouvé cette Religion dans leur Roi'..ur/?e au point oh elle y et oit il y a o. ans. iis i'^eujjent aujfi bien rui^ née qu^on 'uienî de le faire. Je dis dofic €jue fin afoihlîljewent une fois pofe^ qutefi du principalement â Louis XIII. il n^a pins falu ni gloire formidable dans les pat- Etrangers, ni de grandes iju,dîtez» fe''finn elles; il n^a falu d^un côté ejue la capacité de fi reprêfinter d'^un air fie (^ iynpitoiable le facagement d'^Wfie partie de fis fiijets, (^ la captivité de quelques fa- ?nil!eSf (j^ de l'autre plufieurs Soldats a^ coittumei. a la barbarie, il n a falu, ^/>- je, que cela pour l'exploit que l'on 'vante • tant. Les Chilperics ^ les liencefias yfi^ roient aujfi propres que les Charlemas^nes dans les circonfiances ci-dejfiis marquées.

D\ù par oit de plus en plus le man'^ue de jugement des Fanégirifies François qui 7ie fauroient dire 5. mots avec quelque juftejje c^ fans fi couper. Je m étonne tous les jours que parmi tant de Réfugie i. qui écrivcjît fur les afaiw pré fini es de Ré^ PREFACE. Lxiij