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La religieuse

Denis Diderot

Sprache:
Französisch
Status:
Vollständiges Werk
Autorschaft:
Vom Autor verfasst
Zustand des Textes:
Kein Scanrauschen festgestellt (automatische Messung über den ganzen Text, nicht von Hand geprüft)
Umfang:
~81.300 Wörter · 386 Passagen
Dieses Werk zitieren
  • APADenis Diderot. (n.d.). La religieuse. Digital reproduction: SigPhi. https://sigphiai.com/de/works/denis-diderot/la-religieuse-french
  • MLADenis Diderot. La religieuse. Digital reproduction, SigPhi, https://sigphiai.com/de/works/denis-diderot/la-religieuse-french.
  • ChicagoDenis Diderot. La religieuse. Digital reproduction, SigPhi. https://sigphiai.com/de/works/denis-diderot/la-religieuse-french.

Nachweis der wiedergegebenen Ausgabe. SigPhi ist die digitale Reproduktion. Jahr, Verlag und Übersetzer werden angegeben, soweit bekannt; „n.d.“ bedeutet unbekanntes Jahr.

Wovon es handelt

Die Nonne: eine junge Frau, gegen ihren Willen ins Kloster gesperrt, erzählt, was ihr dort widerfahren ist.

Kontext und Geschichte

Es begann als Mystifikation — Diderot und Freunde schrieben falsche Briefe, um einen Bekannten nach Paris zurückzuholen — und wurde zur härtesten Anklage des 18. Jahrhunderts gegen erzwungene Gelübde. Ihre Schilderung dessen, wie eine geschlossene Anstalt einen Menschen zerstört, ist keinen Tag gealtert. Text auf FRANZÖSISCH: das Original. Diderot schrieb auf Französisch, und das ist es, was zitiert werden sollte.

Redaktioneller Kontext, keine zitierfähige Quelle: anders als die Passagen des Werks lassen sich diese Angaben nicht am Korpus überprüfen.

Auszug aus der verfügbaren Ausgabe
leur ressembler. S'il arrivait qu'on dît à ma mère: «Vous avez des enfants charmants...» jamais cela ne s'entendait de moi. J'étais quelquefois bien vengée de cette injustice; mais les louanges que j'avais reçues me coûtaient si cher quand nous étions seules, que j'aurais autant aimé de l'indifférence ou même des injures; plus les étrangers m'avaient marqué de prédilection, plus on avait d'humeur lorsqu'ils étaient sortis. Ô combien j'ai pleuré de fois de n'être pas née laide, bête, sotte, orgueilleuse; en un mot, avec tous les travers qui leur réussissaient auprès de nos parents! Je me suis demandé d'où venait cette bizarrerie, dans un père, une mère d'ailleurs honnêtes, justes et pieux. Vous l'avouerai-je, monsieur? Quelques discours échappés à mon père dans sa colère, car il était violent; quelques circonstances rassemblées à différents intervalles, des mots de voisins, des propos de valets, m'en ont fait soupçonner une raison qui les excuserait un peu. Peut-être mon père avait-il quelque incertitude sur ma naissance; peut-être rappelais-je à ma mère une faute qu'elle avait commise, et l'ingratitude d'un homme qu'elle avait trop écouté; que sais-je? Mais quand ces soupçons seraient mal fondés, que risquerais-je à vous les confier? Vous brûlerez cet écrit, et je vous promets de brûler vos réponses. Comme nous étions venues au monde à peu de distance les unes des autres, nous devînmes grandes tous les trois ensemble. Il se présenta des partis. Ma soeur aînée fut recherchée par un jeune homme charmant; bientôt je m'aperçus qu'il me distinguait, et je devinai qu'elle ne serait incessamment que le prétexte de ses assiduités. Je pressentis tout ce que cette préférence pouvait m'attirer de chagrins; et j'en avertis ma mère. C'est peut-être la seule chose que j'aie faite en ma vie qui lui ait été agréable, et voici comment j'en fus récompensée.…

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