Rameaus Neffe
- Sprache:
- Französisch
- Status:
- Vollständiges Werk
- Autorschaft:
- Vom Autor verfasst
- Zustand des Textes:
- Kein Scanrauschen festgestellt (automatische Messung über den ganzen Text, nicht von Hand geprüft)
- Umfang:
- ~31.200 Wörter · 148 Passagen
Dieses Werk zitieren
- APADenis Diderot. (n.d.). Le neveu de Rameau [Rameaus Neffe]. Digital reproduction: SigPhi. https://sigphiai.com/de/works/denis-diderot/le-neveu-de-rameau-french
- MLADenis Diderot. Le neveu de Rameau [Rameaus Neffe]. Digital reproduction, SigPhi, https://sigphiai.com/de/works/denis-diderot/le-neveu-de-rameau-french.
- ChicagoDenis Diderot. Le neveu de Rameau [Rameaus Neffe]. Digital reproduction, SigPhi. https://sigphiai.com/de/works/denis-diderot/le-neveu-de-rameau-french.
Angabe der Ausgabe, die SigPhi wiedergibt: SigPhi ist ihre digitale Reproduktion, nicht der Verlag. Das Erscheinungsjahr steht nicht in den Metadaten (daher „n.d.“), und der Übersetzer erscheint nur, wenn er verzeichnet ist.
Wovon es handelt
Rameaus Neffe: ein Gespräch zwischen dem Philosophen und einem glänzenden Schmarotzer, der laut sagt, was niemand sagt.
Kontext und Geschichte
Hegel las darin den Augenblick, in dem sich das Bewusstsein entzweit, und Marx und Freud sind darauf zurückgekommen. Diderot hat es nie veröffentlicht: der Text kam über eine Abschrift nach Deutschland, und Goethe übersetzte ihn, bevor es eine französische Ausgabe gab. Der Neffe ist zynisch, unterwürfig und hellsichtig zugleich, und der Philosoph hat ihm nichts zu erwidern. Text auf FRANZÖSISCH: das Original. Diderot schrieb auf Französisch, und das ist es, was zitiert werden sollte.
Redaktioneller Kontext, keine zitierfähige Quelle: anders als die Passagen des Werks lassen sich diese Angaben nicht am Korpus überprüfen.
marchand en soie de la rue Saint-Denis ou Saint-Honoré, un bon épicier en gros, un apothicaire bien achalandé, il eût amassé une fortune immense, et qu'en l'amassant, il n'y aurait eu sorte de plaisirs dont il n'eût joui; qu'il aurait donné de temps en temps la pistole à un pauvre diable de bouffon comme moi qui l'aurait fait rire, qui lui aurait procuré dans l'occasion une jeune fille qui l'aurait désennuyé de l'éternelle cohabitation avec sa femme; que nous aurions fait d'excellents repas chez lui, joué gros jeu; bu d'excellents vins, d'excellentes liqueurs, d'excellents cafés, fait des parties de campagne; et vous voyez que je m'entendais. Vous riez. Mais laissez-moi dire. Il eût été mieux pour ses entours. MOI. -- Sans contredit; pourvu qu'il n'eût pas employé d'une façon déshonnête l'opulence qu'il aurait acquise par un commerce légitime; qu'il eût éloigné de sa maison tous ces joueurs; tous ces parasites; tous ces fades complaisants; tous ces fainéants, tous ces pervers inutiles; et qu'il eût fait assommer à coups de bâtons, par ses garçons de boutique, l'homme officieux qui soulage, par la variété, les maris, du dégoût d'une cohabitation habituelle avec leurs femmes. LUI. -- Assommer! monsieur, assommer! on n'assomme personne dans une ville bien policée. C'est un état honnête. Beaucoup de gens, même titrés, s'en mêlent. Et à quoi diable, voulez-vous donc qu'on emploie son argent, si ce n'est à avoir bonne table, bonne compagnie, bons vins, belles femmes, plaisirs de toutes les couleurs, amusements de toutes les espèces. J'aimerais autant être gueux que de posséder une grande fortune, sans aucune de ces jouissances. Mais revenons à Racine. Cet homme n'a été bon que pour des inconnus, et que pour le temps où il n'était plus. MOI. -- D'accord. Mais pesez le mal et le bien. Dans mille ans d'ici, il fera verser des larmes; il sera l'admiration des hommes.…