Lettre à d'Alembert sur les spectacles
- Sprache:
- Französisch
- Status:
- Vollständiges Werk
- Autorschaft:
- Vom Autor verfasst
- Zustand des Textes:
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- Umfang:
- ~61.700 Wörter · 293 Passagen
Dieses Werk zitieren
- APAJean-Jacques Rousseau. (n.d.). Lettre à d'Alembert sur les spectacles. Digital reproduction: SigPhi. https://sigphiai.com/de/works/jean-jacques-rousseau/lettre-a-d-alembert-sur-les-spectacles
- MLAJean-Jacques Rousseau. Lettre à d'Alembert sur les spectacles. Digital reproduction, SigPhi, https://sigphiai.com/de/works/jean-jacques-rousseau/lettre-a-d-alembert-sur-les-spectacles.
- ChicagoJean-Jacques Rousseau. Lettre à d'Alembert sur les spectacles. Digital reproduction, SigPhi. https://sigphiai.com/de/works/jean-jacques-rousseau/lettre-a-d-alembert-sur-les-spectacles.
Nachweis der wiedergegebenen Ausgabe. SigPhi ist die digitale Reproduktion. Jahr, Verlag und Übersetzer werden angegeben, soweit bekannt; „n.d.“ bedeutet unbekanntes Jahr.
Wovon es handelt
Brief an d'Alembert über die Schauspiele (1758): gegen die Eröffnung eines Theaters in Genf.
Kontext und Geschichte
D'Alembert hatte in der Encyclopédie geschrieben, Genf gewönne mit einem Theater. Rousseau antwortete nein und brach mit diesem Brief öffentlich mit den Enzyklopädisten und mit Diderot. Die Grundfrage ist, ob das öffentliche Schauspiel ein Volk bildet oder beschäftigt. Text auf FRANZÖSISCH: Rousseaus Original.
Redaktioneller Kontext, keine zitierfähige Quelle: anders als die Passagen des Werks lassen sich diese Angaben nicht am Korpus überprüfen.
Le monde intellectuel, sans en excepter la Géométrie, est plein de vérités incompréhensibles, & pourtant incontestables ; parce que la raison qui les démontré existantes, ne peut les toucher, pour ainsi dire, à travers les bornes qui l’arrêtent, mais seulement les appercevoir. Tel est le dogme de l’existence de Dieu ; tels sont les mysteres admis dans les Communions Protestantes. Les mysteres qui heurtent la raison ; pour me servir des terme de M. d’Alembert, sont toute chose. Leur contradiction même les fait rentrer dans ses bornes ; elle à toutes les prises imaginables pour sentir qu’ils n’existent pas : car bien qu’on ne puisse voir une chose absurde, rien n’est si clair que l’absurdité. Voilà ce qui arrive, lorsqu’on soutient à la fois deux propositions contradictoires. Si vous me dites qu’un espace d’un pouce est aussi un espace d’un pied, vous ne dites point du tout une chose mystérieuse, obscure, incompréhensible ; vous dites, au contraire, une absurdité lumineuse & palpable, une chose évidemment fausse. De quelque genre que soient les démonstrations qui l’établissent, elles ne sauroient l’emporter sur celle qui la détruit, parce qu’elle est tirée immédiatement des notions primitives qui servent de base à toute certitude humaine. Autrement la raison, déposant contre elle-même, nous forceroit à la récuser ; & loin de nous faire croire ceci ou cela, elle nous empecheroit de plus rien croire, attendu que tout principe de foi seroit détruit. Tout homme, de quelque Religion qu’il soit, qui dit croire à de pareils mysteres, en impose donc, ou ne fait ce qu’il dit.]
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