Erklärung der Rechte der Frau und Bürgerin (fr)
- Sprache:
- Französisch
- Status:
- Vollständiges Werk
- Autorschaft:
- Vom Autor verfasst
- Zustand des Textes:
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- Umfang:
- ~5.260 Wörter · 25 Passagen
Dieses Werk zitieren
- APAOlympe de Gouges. (n.d.). Les droits de la femme [Erklärung der Rechte der Frau und Bürgerin (fr)]. Digital reproduction: SigPhi. https://sigphiai.com/de/works/olympe-de-gouges/les-droits-de-la-femme-french
- MLAOlympe de Gouges. Les droits de la femme [Erklärung der Rechte der Frau und Bürgerin (fr)]. Digital reproduction, SigPhi, https://sigphiai.com/de/works/olympe-de-gouges/les-droits-de-la-femme-french.
- ChicagoOlympe de Gouges. Les droits de la femme [Erklärung der Rechte der Frau und Bürgerin (fr)]. Digital reproduction, SigPhi. https://sigphiai.com/de/works/olympe-de-gouges/les-droits-de-la-femme-french.
Nachweis der wiedergegebenen Ausgabe. SigPhi ist die digitale Reproduktion. Jahr, Verlag und Übersetzer werden angegeben, soweit bekannt; „n.d.“ bedeutet unbekanntes Jahr.
Wovon es handelt
Die Rechte der Frau (1791): die Antwort auf die Erklärung von 1789.
Kontext und Geschichte
«Die Frau wird frei geboren und bleibt dem Mann an Rechten gleich.» Olympe de Gouges schreibt die siebzehn Artikel einen nach dem anderen mit den Frauen darin neu und fügt hinzu, was niemand sagte: wenn eine Frau das Recht hat, das Schafott zu besteigen, muss sie das Recht haben, die Rednerbühne zu besteigen. Zwei Jahre später wurde sie guillotiniert. Achtung: dieser Text steht DREIMAL unter verschiedenen Titeln im Katalog; es ist dasselbe Werk. Text auf FRANZÖSISCH: das Original.
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ne l'emportassent sur ceux de votre sexe. Vous aimez la gloire: songez, Madame, que les plus grands crimes s'immortalisent comme les plus grandes vertus; mais quelle différence de célébrité dans les fastes de l'histoire! l'une est sans cesse prise pour exemple, et l'autre est éternellement l'exécration du genre humain. On ne vous fera jamais un crime de travailler à la restauration des moeurs, à donner à votre sexe toute la consistence dont il est susceptible. Cet ouvrage n'est pas le travail d'un jour, malheureusement pour le nouveau régime. Cette révolution ne s'opérera que quand toutes les femmes seront pénétrées de leur déplorable sort, & des droits qu'elles ont perdus dans la société. Soutenez, Madame, une si belle cause; défendez ce sexe malheureux, et vous aurez bientôt pour vous une moitié du royaume, et le tiers au moins de l'autre. Voilà, Madame, voilà par quels exploits vous devez vous signaler et employer votre crédit. Croyez-moi, Madame, notre vie est bien peu de chose, sur-tout pour une Reine, quand cette vie n'est pas embellie par l'amour des peuples, et par les charmes éternels de la bienfaisance. S'il est vrai que des Français arment contre leur patrie toutes les puissances; pourquoi? pour de frivoles prérogatives, pour des chimères. Croyez, Madame, si j'en juge par ce que je sens, le parti monarchique se détruira de lui-même, qu'il abandonnera tous les tyrans, et tous les coeurs se rallieront autour de la patrie pour la défendre. Voilà, Madame, voilà quels sont mes principes. En vous parlant de ma patrie, je perds de vue le but de cette dédicace. C'est ainsi que tout bon Citoyen sacrifie sa gloire, ses intérêts, quand il n'a pour objet que ceux de son pays. Je suis avec le plus profond respect, MADAME, Votre très-humble et très-obéissante servante, DE GOUGES. LES DROITS DE LA FEMME. HOMME, es-tu capable d'être juste? C'est une femme qui t'en fait la question; tu ne lui ôteras pas du moins ce droit. Dis-moi?…