Muqaddima (III)
- Idioma:
- francés
- Estado:
- Selección u obra parcial
- Autoría:
- Escrita por el autor
- Estado del texto:
- Sin ruido de escaneo detectado (medición automática sobre todo el texto, no revisada a mano)
- Extensión:
- ~270.000 palabras · 1297 pasajes
Cita esta obra
- APAIbn Jaldún. (n.d.). Les Prolegomenes (Muqaddimah), Volume III [Muqaddima (III)]. Digital reproduction: SigPhi. https://sigphiai.com/es/works/ibn-khaldun/les-prolegomenes-muqaddimah-volume-iii
- MLAIbn Jaldún. Les Prolegomenes (Muqaddimah), Volume III [Muqaddima (III)]. Digital reproduction, SigPhi, https://sigphiai.com/es/works/ibn-khaldun/les-prolegomenes-muqaddimah-volume-iii.
- ChicagoIbn Jaldún. Les Prolegomenes (Muqaddimah), Volume III [Muqaddima (III)]. Digital reproduction, SigPhi. https://sigphiai.com/es/works/ibn-khaldun/les-prolegomenes-muqaddimah-volume-iii.
Referencia de la edición reproducida. SigPhi es la reproducción digital. Se incluyen año, editorial y traductor cuando constan; «n.d.» indica que no consta el año.
De qué trata
La Muqaddimah, el libro introductorio de la historia universal de Ibn Jaldún, aquí en la traducción francesa del siglo XIX: cómo nacen, crecen y caen los estados, y por qué.
Contexto e historia
Escrita en 1377. El concepto central es la asabiyya, la cohesión de un grupo, y el modelo es cíclico: la solidaridad del desierto da la fuerza para conquistar la ciudad, la vida urbana la ablanda, y al cabo de tres o cuatro generaciones otra dinastía repite el movimiento. La división de la obra en volúmenes es de la edición, no de Ibn Jaldún.
Contexto editorial, no una fuente citable: a diferencia de los pasajes de la obra, estos datos no se pueden comprobar contra el corpus.
Toutes ces circonstances contribuèrent à produire une grande diversité d'opinions et durent nécessairement se présenter. De là résultèrent les contradictions qui existent entre les doctrines des premiers musulmans et celles des imams (grands docteurs) qui vinrent après eux. D'ailleurs les Compagnons n'étaient pas tous capables de résoudre une question de droit, et ne se chargeaient pas tous d'enseigner les principes de la loi religieuse. Ces devoirs appartenaient spécialement à ceux qui savaient par cœur le texte du Coran, qui en connaissaient les (versets) abrorjeants, les (versets) abrogés, les passages dont le sens était obscur [molechabeh) , ceux dont la signification était certaine {mohkam), cl toutes les diverses indications fournies par ce livre, et qui, de plus, possédaient des renseignements qu'ils tenaient directement du Prophète ou de ceux d'entre leurs chefs qui les avaient recueillis de sa bouche. On désigna ces personnes par le nom de lecteurs, c'est-à-dire lecteurs du livre [saint], parce qu'à celte époque ' C'est-à-dire, les indications fournies par ses gestes et par son silence. on voyait rarement chez les Arabes, peuple très-ignorant, un Iiouinie capable de lire. Cet état de choses dura pendant les premiers temps de l'islamisme; mais lorsque les villes fondées par les musulmans furent devenues très-grandes et que l'ignorance des Arabes eut disparu par suite de leur application à l'étude du livre (saint), la pratique de la déduction analogique s'y établit d'une manière solide, et la jurisprudence, devenue maintenant plus complète, prit la forme d'un art (qu'on pratiquait), d'une science (qu'on enseignait). Dès lors on remplaça le titre de lecteur par celui de jurisconsulte [fakîh) ou par celui de savant {ulemâ). A partir de cette époque, la jurisprudence se partagea en deux voies (ou systèmes), dont l'une était celle des docteurs qui décidaient d'après leur propre jugement et au moyen de la déduction analogique '. Ceux-ci habitaient l'Irac.…