Le temple de Gnide
- Idioma:
- francés
- Estado:
- Obra completa
- Autoría:
- Escrita por el autor
- Estado del texto:
- Sin ruido de escaneo detectado (medición automática sobre todo el texto, no revisada a mano)
- Extensión:
- ~12.200 palabras · 58 pasajes
Cita esta obra
- APAMontesquieu. (n.d.). Le temple de Gnide. Digital reproduction: SigPhi. https://sigphiai.com/es/works/montesquieu/le-temple-de-gnide-french
- MLAMontesquieu. Le temple de Gnide. Digital reproduction, SigPhi, https://sigphiai.com/es/works/montesquieu/le-temple-de-gnide-french.
- ChicagoMontesquieu. Le temple de Gnide. Digital reproduction, SigPhi. https://sigphiai.com/es/works/montesquieu/le-temple-de-gnide-french.
Referencia de la edición reproducida. SigPhi es la reproducción digital. Se incluyen año, editorial y traductor cuando constan; «n.d.» indica que no consta el año.
De qué trata
El templo de Gnido (1725), en FRANCÉS: un poema en prosa, y una broma.
Contexto e historia
Montesquieu lo publicó diciendo que era la traducción de un manuscrito griego encontrado en una biblioteca. No lo era: se lo inventó entero. Es literatura galante y tiene poco que ver con El espíritu de las leyes, pero enseña qué clase de escritor era antes de ser jurista. Texto en FRANCÉS: el original de Montesquieu.
Contexto editorial, no una fuente citable: a diferencia de los pasajes de la obra, estos datos no se pueden comprobar contra el corpus.
charmes d'Oriane: ses yeux erraient sur son beau corps, et ses yeux ne se lassaient jamais. Hélas! disait-il, je suis heureux; mais c'est une chose qui n'est sue que de Vénus et de moi: mon bonheur serait plus grand s'il donnait de l'envie. Belle reine, quittez ces vains ornemens; faites tomber cette toile importune; montrez-vous à l'univers; laissez le prix de la beauté, et demandez des autels. Auprès de là étaient vingt Babyloniennes: elles avaient des robes de pourpre brodées d'or; elles croyaient que leur luxe augmentait leur prix. Il y en avait qui portaient, pour preuve de leur beauté, les richesses qu'elle leur avait fait acquérir. Plus loin, je vis cent femmes d'Égypte qui avaient les yeux et les cheveux noirs. Leurs maris étaient auprès d'elles, et ils disaient: Les lois nous soumettent à vous en l'honneur d'Isis; mais votre beauté a sur nous un empire plus fort que celui des lois: nous vous obéissons avec le même plaisir que l'on obéit aux dieux; nous sommes les plus heureux esclaves de l'univers. Le devoir vous répond de notre fidélité: mais il n'y a que l'amour qui puisse nous promettre la vôtre. Soyez moins sensibles à la gloire que vous acquerrez à Gnide, qu'aux hommages que vous pouvez trouver dans votre maison, auprès d'un mari tranquille, qui, pendant que vous vous occupez des affaires du dehors, doit attendre, dans le sein de votre famille, le coeur que vous lui rapportez. Il vint des femmes de cette ville puissante qui envoie ses vaisseaux au bout de l'univers: les ornemens fatiguaient leur tête superbe; toutes les parties du monde semblaient avoir contribué à leur parure. Dix beautés vinrent des lieux où commence le jour: elles étaient filles de l'Aurore; et, pour la voir, elles se levaient tous les jours avant elle. Elles se plaignaient du Soleil, qui faisait disparaître leur mère; elles se plaignaient de leur mère, qui ne se montrait à elles que comme au reste des mortels.…
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