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Cartas persas (I fr)

Montesquieu

Idioma:
francés
Estado:
Obra completa
Autoría:
Escrita por el autor
Estado del texto:
Texto limpio
Extensión:
~60.200 palabras · 286 pasajes
Cita esta obra
  • APAMontesquieu. (n.d.). Cartas persas (I fr). SigPhi. https://sigphiai.com/es/works/montesquieu/lettres-persanes-tome-i-french
  • MLAMontesquieu. "Cartas persas (I fr)." SigPhi, https://sigphiai.com/es/works/montesquieu/lettres-persanes-tome-i-french.
  • ChicagoMontesquieu. Cartas persas (I fr). SigPhi. https://sigphiai.com/es/works/montesquieu/lettres-persanes-tome-i-french.

De qué trata

Cartas persas, tomo I (1721), en FRANCÉS.

Contexto e historia

Dos persas recorren Francia y escriben a casa contando lo que ven. El recurso —mirar Europa con ojos extranjeros— le permite a Montesquieu decir cosas del rey, del papa y de las costumbres francesas que no habría podido decir en su propio nombre. Salió sin firma, y todo el mundo sabía de quién era. Texto en FRANCÉS: el original de Montesquieu.

Contexto editorial, no una fuente citable: a diferencia de los pasajes de la obra, estos datos no se pueden comprobar contra el corpus.

Cómo empieza
Louis XIV était mort, laissant le peuple affamé, la France appauvrie par la révocation de l'édit de Nantes, par les longs désastres d'une guerre inique terminée à grand peine en victoire _in extremis_, l'esprit écrasé sous le joug du père Lachaise et de la Maintenon, les lettres languissantes. La disparition de la funeste cagote et des confesseurs jésuites fut un soulagement universel. Le poids qui oppressait les poitrines s'en était allé à Saint-Denis en pourriture royale. On respirait. Mais dans quel chaos, dans quel désarroi moral, politique et financier! Trouble encore accru par le déchaînement des passions comprimées et le dévergondage effréné qui succède à la libération. C'est dans Michelet qu'il faut chercher la peinture sur le vif de cette ruine pleine de vie, où, parmi les scandales de l'agiotage qui étouffa dans son germe la gigantesque entreprise de Law, parmi les intrigues traîtresses des bâtards auxquels Louis XIV avait voulu livrer la minorité de Louis XV, M. le Duc, un Condé rapace, _roi du système_, qui se disait pauvre avec un grand gouvernement et dix-huit cent mille livres de rentes, un Dubois pourri de vices et de ruse, des Tencin mâle et femelle, gouvernaient un fouillis de petits abbés, de laquais enrichis, de grands seigneurs et de courtisanes que la spéculation mêlait dans la fraternité du ruisseau Quincampoix. Les castes s'effaçaient. _Per fas et nefas_, il se formait une nation avide d'une vie nouvelle, pleine de mépris et de haine déjà contre les parasites sociaux acoquinés sur la patrie.…

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