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Dictionnaire philosophique

Voltaire

Idioma:
francés
Estado:
Obra completa
Autoría:
Escrita por el autor
Estado del texto:
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Extensión:
~960.000 palabras · 4548 pasajes
Cita esta obra
  • APAVoltaire. (n.d.). Dictionnaire philosophique. Digital reproduction: SigPhi. https://sigphiai.com/es/works/voltaire/dictionnaire-philosophique
  • MLAVoltaire. Dictionnaire philosophique. Digital reproduction, SigPhi, https://sigphiai.com/es/works/voltaire/dictionnaire-philosophique.
  • ChicagoVoltaire. Dictionnaire philosophique. Digital reproduction, SigPhi. https://sigphiai.com/es/works/voltaire/dictionnaire-philosophique.

Referencia de la edición reproducida. SigPhi es la reproducción digital. Se incluyen año, editorial y traductor cuando constan; «n.d.» indica que no consta el año.

De qué trata

El Diccionario filosófico (1764), en FRANCÉS: el original.

Contexto e historia

Voltaire lo diseñó portátil a propósito: artículos alfabéticos breves que se podían esconder y pasar de mano en mano. Ataca la intolerancia, el dogma y el abuso de autoridad con ironía en lugar de con tratado. Lo quemaron en Ginebra y en París el mismo año en que salió. Texto en la lengua original.

Contexto editorial, no una fuente citable: a diferencia de los pasajes de la obra, estos datos no se pueden comprobar contra el corpus.

Extracto de la edición disponible
Cependant cette entreprise n’appartenait qu’à la France ; des Français seuls l’avaient conçue et exécutée. On en tira quatre mille deux cent cinquante exemplaires, dont il ne reste pas un seul chez les libraires. Ceux qu’on peut trouver par un hasard heureux se vendent aujourd’hui dix-huit cents francs ; ainsi tout l’ouvrage pourrait avoir opéré une circulation de sept millions six cent cinquante mille livres. Ceux qui ne considéreront que l’avantage du négoce verront que celui des deux Indes n’en a jamais approché. Les libraires y ont gagné environ cinq cents pour cent, ce qui n’est jamais arrivé depuis près de deux siècles dans aucun commerce. Si on envisage l’économie politique, on verra que plus de mille ouvriers, depuis ceux qui recherchent la première matière du papier, jusqu’à ceux qui se chargent des plus belles gravures, ont été employés et ont nourri leurs familles. Il y a un autre prix pour les auteurs, le plaisir d’expliquer le vrai, l’avantage d’enseigner le genre humain, la gloire : car pour le faible honoraire qui en revint à deux ou trois auteurs principaux, et qui fut si disproportionné à leurs travaux immenses, il ne doit pas être compté. Jamais on ne travailla avec tant d’ardeur et avec un plus noble désintéressement. On vit bientôt des personnages recommandables dans tous les rangs, officiers généraux, magistrats, ingénieurs, véritables gens de lettres, s’empresser à décorer cet ouvrage de leurs recherches, souscrire et travailler à la fois : ils ne voulaient que la satisfaction d’être utiles ; ils ne voulaient point être connus, et c’est malgré eux qu’on a imprimé le nom de plusieurs. Le philosophe s’oublia pour servir les hommes ; l’intérêt, l’envie et le fanatisme, ne s’oublièrent pas.…

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