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L'avision de Christine

Christine de Pizan

Langue:
français
État:
Œuvre complète
Paternité:
Écrite par l'auteur
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Étendue:
~48 200 mots · 229 passages
Citer cette œuvre
  • APAChristine de Pizan. (n.d.). L'avision de Christine. Digital reproduction: SigPhi. https://sigphiai.com/fr/works/christine-de-pizan/l-avision-de-christine-french
  • MLAChristine de Pizan. L'avision de Christine. Digital reproduction, SigPhi, https://sigphiai.com/fr/works/christine-de-pizan/l-avision-de-christine-french.
  • ChicagoChristine de Pizan. L'avision de Christine. Digital reproduction, SigPhi. https://sigphiai.com/fr/works/christine-de-pizan/l-avision-de-christine-french.

Référence de l’édition reproduite. SigPhi est la reproduction numérique. Année, éditeur et traducteur sont indiqués lorsqu’ils sont connus ; « n.d. » signale une année inconnue.

De quoi il s'agit

L'Avision Christine (1405) : une allégorie en trois parties qui est aussi son autobiographie.

Contexte et histoire

Christine de Pizan est devenue veuve à vingt-cinq ans avec trois enfants et une mère à charge, et elle est devenue la première femme d'Europe à vivre de sa plume. C'est dans ce texte qu'elle le dit, sous les habits de l'allégorie, et qu'elle répond à ceux qui le lui reprochaient. Texte en MOYEN FRANÇAIS : l'original. Christine de Pizan écrivait dans la langue de la cour de France de son temps.

Contexte éditorial, non une source citable : contrairement aux passages de l'œuvre, ces données ne peuvent pas être vérifiées dans le corpus.

Extrait de l’édition disponible
mantel de ses proprietez lors disant fuiez fuiez lors voz ennemis de beneurté laissiez venir les remedes de restoracion Tira a soy toutes choses belles en deboutant les diffamables ycellui saisi de l’espee de justice n’espargna mie les outilz de sa mere/ ains par la sentence d’iceulx mist en oeuvre les mains de son hault sommet/ adont armé de courage fructueux trassant par ces courtilz visitant les angles ja couvers d’espineuses tiges donna ordre a ses commis de la reparacion des ruynes/ lors par quantité de Cens et de millers furent les assemblees d’yceulz alouez non estranges mais privez loyaulz subgez qui a tout fers agus de diverses tailles s’embatoient es gastives remplies d’estranges semences non propices a la nature de mes hommes qui vergiers portans fruit estre souloient. adont se prirent a estirper de tous lez les inutiles herbes chardons orties et toute male racine derompre et sacher hors et a tout nettoyer et faire nouvel gueret ou ilz anterent et attrayrent bonnes semences ainsi continuant le labourage droiturier donnerent lieu aux herbetes et doulces plantelettes de saillir hors de tapinage ou muciez orent esté soubz les espines qui toutes les suffoquoyent Comme peryes en leur vertu/ qui les veist adonc croistre et augmenter et remplir ces vergiers de verdures et flours odorans portans fruit bien deist que moult fust changiee la fortune de leur estre que t’en diroye ne fu mie cellui recreu par les liens de peccune qui n’avoient lieu contre les distribucions de ses ordres/ ne travail estaignoit l’excercite de la chose utile a la quelle oeuvre fortune non reppunante fu/ a l’accomplissement d’ycelle continuee par l’espace des jours du prouffitable ortelain qui n’y espargnoit ses ententes/ O dieu glorieux quel ouvrier comment fus je par lui en joye renouvellee Or furent oubliees les passees angoisses toute ma terre de choses nuisibles auques descombree se prist a esjouyr rendant chançonnettes a la louenge d’ycellui noble par la…

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