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Le trésor de la cité des dames de degré en degré et de tous estatz

Christine de Pizan

Langue:
français
État:
Œuvre complète
Paternité:
Écrite par l'auteur
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Étendue:
~63 400 mots · 301 passages
Citer cette œuvre
  • APAChristine de Pizan. (n.d.). Le trésor de la cité des dames de degré en degré et de tous estatz. Digital reproduction: SigPhi. https://sigphiai.com/fr/works/christine-de-pizan/le-tresor-de-la-cite-des-dames-de-degre-en-degre-et-de-tous-estatz-french
  • MLAChristine de Pizan. Le trésor de la cité des dames de degré en degré et de tous estatz. Digital reproduction, SigPhi, https://sigphiai.com/fr/works/christine-de-pizan/le-tresor-de-la-cite-des-dames-de-degre-en-degre-et-de-tous-estatz-french.
  • ChicagoChristine de Pizan. Le trésor de la cité des dames de degré en degré et de tous estatz. Digital reproduction, SigPhi. https://sigphiai.com/fr/works/christine-de-pizan/le-tresor-de-la-cite-des-dames-de-degre-en-degre-et-de-tous-estatz-french.

Référence de l’édition reproduite. SigPhi est la reproduction numérique. Année, éditeur et traducteur sont indiqués lorsqu’ils sont connus ; « n.d. » signale une année inconnue.

De quoi il s'agit

Le Trésor de la cité des dames (1405) : ce que doivent faire les femmes de chaque état pour vivre dignement.

Contexte et histoire

À noter : c'est le SECOND livre. Le premier — Le Livre de la cité des dames, l'allégorie d'une cité bâtie de femmes illustres — n'est pas au catalogue. Celui-ci est le manuel pratique qui le suit, et son intérêt est qu'il parle des paysannes, des servantes et des prostituées, et pas seulement des reines. Texte en MOYEN FRANÇAIS : l'original. Christine de Pizan écrivait dans la langue de la cour de France de son temps.

Contexte éditorial, non une source citable : contrairement aux passages de l'œuvre, ces données ne peuvent pas être vérifiées dans le corpus.

Extrait de l’édition disponible
quel chose est il en ce monde plus plaisant ne plus delectable a ceulx qui desirent richesses mondaines / que or & pierres precieuses. mais ne leur pourroient mye pourtant si embellir que font vertus aux corps qui desirent bien vivre. car de tant que vertus sont plus nobles pource que elles durent sans fin. & sont les tresors de l'ame qui est perpetuel & les autres passent comme fumee de tant ceulx qui le goust en sentent & assaveurent les desirent ardamment plus que autre chose mondaine ne pourroit estre desiree. Et doncques n'appartient il a ceulx & a celles qui sont assis par grace & bonne fortune es plus haultz estatz que ilz soyent servis de tresmeilleurs choses. Et pource que vertus sont les maitz de nostre table nous plaist il en distribuer premierement a celles a qui nous parlons. C'est assavoir ausdictes princesses se fera le fondement de nostre doctrine tout premierement sur l'amour de crainte de nostreseigneur. Car celuy point est le principe de sapience dont toutes les autres vertus yssent & dependent. Entendés doncques princesses & dames honnorees sur la terre comment tout premierement sur toutes choses vous advint amer & craindre nostreseigneur. Amer pourquoy pour son infinie bonté & les tresgrans benefices que vous en recevés. Et craindre pour sa divine & saincte justice qui riens ne laisse impugny. Et si ceste amour & crainte avés bien devant les yeulx / sans faulte vous estes au chemin qui conduyra au lieu dont nous vous preschons c'est assavoir aux vertus. Or est il ainsi & n'est nulle doubte que il convient que tout cueur qui bien ayme le demonstre par oeuvre. Sicomme il mesme dit en l'evangille.…

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