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Le mariage inattendu de Chérubin, comédie en trois actes et en prose. Par madame…

Olympe de Gouges

Langue:
français
État:
Œuvre complète
Paternité:
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Étendue:
~17 100 mots · 81 passages
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De quoi il s'agit

Le Mariage inattendu de Chérubin (1786) : une comédie qui prolonge Beaumarchais.

Contexte et histoire

Olympe de Gouges a écrit plus de trente pièces avant d'être connue pour les pamphlets. Celle-ci reprend le page du Mariage de Figaro et le marie. Elle montre que sa politique est sortie du théâtre et non l'inverse. Texte en FRANÇAIS : l'original.

Contexte éditorial, non une source citable : contrairement aux passages de l'œuvre, ces données ne peuvent pas être vérifiées dans le corpus.

Comment cela commence
Chérubin. Malgré fa pofition , il n’a pas voulu accepter nies fervices. Je n’ai acheté fa Terre qu’à condition . que lui & la ComtelTe l’habitefoient leur vie du- rant. Figaro. Fort bien : vous n’aurez pas les honneurs de là Seigngurie ; mais vous en ferez valoir les droits. Je crois que Monfieur le Comte n’auroit jamais confenti à vous céder fa Terre , s’il n’avoic pas vu que votre refpeél pour la Comtefle augmentoit tous les jours , tandis que l’amour que vous aviez pour elle diminuoit fuiieufement : il étoit fl violent qu’il fautoit aux yeux des moins clairvoyans ; mais le calme où vous êtes depuis quelque tems n’eft pas moins vilible. Je fuis ua vieux routier. Voyons fl je ne devinerai pas la caufe de cette tranquillité apparente. Madame la Comtefle , fe montrant i É lus traitable à votre égard , pourroit bien ih , qu’en dites-vous ? Les femmes font fupé- rieures dans ce manège : tant qu’elles font les. cruelles & qu’elles n’ont rien à fe reprocher, elles ne prennent aucun foin pour voiler une intrig&ie ; mais lorsque leurs bontés deviennent enfin larécom- penfg de nos foins , c’eft alors qu’elles emploient Di: ZC DE C H*É R U B I N. i 3 toute leur habileté, & nous forment dans l’art de la dilliinulation , où elles excellent : les rendez- vous les plus fecrets & les plus délicieux éteignent en public ces mouvemens impétueux qui nous tranfportent pour l’objet que nous aimons. Vous rêvez, Monfeigneur, qu’avez-vous à répondre? Chérubin. Ce que tu dis fur les femmes eft véritable & j’en ai fait l’expérience ; mais tu te trompes , Figaro , au fujet de la Comtefle, elle eft trop refpeftable. Figaro. Je le crois, dès que vous l’aflùrez. Vous êtes donc biqn heureux à préfent? Plus d’amour, plus de folie. . . . Vous vous taifez , Monfeigneur ; vous foupirez Ah, de grâce, parlez-moi. Eft-ce que vous ne m’honorez plus de votre amitié î CHÉRUBIN embraffant Figaro. Mon cher ami , mon cher Figaro , je n’ofe t’avouer.…

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