Que ces images font plus parfaites en l'oeil d’vn animal vissant, quen celup De LA Dioptriqjue, ctluy et vn mort; Et ett ctluy d’vn homme, qu'en celu y d’vu Iceuf. 4 6 j|J*f celles qui paroijfcnt par le moyen et vue lentille de verre dansvne chambre obfcure, s’y forment tout de mefme que /Lins l’ail. Et qu’on y peut faire t expérience de plsefteurs chofes qui confirment ce qui efl icy ex- pliqué. » 46,47,48.
Comment ces' images paffent de t ail dans le cerne an. 49 Difcours Sixiefme v • J '% DE LA VISION. - QVe la vifion ne fi fuit point par le moyen des images qui paffent des yeux dans te cerneau, mais par le moyen des mouuemens qui les compofintj. y 1 Que cefi par lafirce.dc ces mouuemens qu'on font la lumière. y 1 Et par leurs autres variété ^ qu'on fent les couleurs. y i Comment fi (entent Us fins, les goufis, & le chatouillement & U dou- leur. yi,y2.
*Pourquoy tes coups qu'on reçoit dans tailfint voir diuerfes lumières: & ceux qu'on reçoit contre les oreilles font cuir des fins: Et ainfi vne mef me fi rce eau fi diuers fintimens en diuers organes. q 2 <Tourquoy tenant k s yeux firme 7 vn peu après auoir regardé le foleil, il fimble qu’on voje diuerfis couleurs. y* fpourquoy il par 01 fi quelquefois des couleurs dans les cors qui ne fint que tranfparens: comme tare- en- ciel paroifi dans la pluie. yj.C^ 254 JQue le (êntiment qu’on a de la lumière efi plus ou moins fort film que tob.
iet efl plus ou moins proche. y 3 Et filon que la prunelle efl plia ou moins grande. y 3 Et filon que t image qui fi peint dans le finds de T ail efl plus ou moins . petite. 33 Comment la multitude des petits filets du nerf optique firt a rendre la ri - fioh diftusfle. y4 Pourquoy les prairies e fiant peintes de diuerfis couleurs ne paroifent de loin que a' vne finie. y Ç rPourquoy tous les cors fi voyent moins dift infirment de loin que de de C image firt a rendre U vifion G g g 2 Com- Comment la grandeur * fie.
SS plus dtfitnss Table; Comment on eonnoift vers fiel cofié est l'obiet fi on regarde: On etlmf fi on monftre dos' doigt fins le toucher. yy, fi 'Tourquoy le renuerfiment de l'image fi fi fit dans P oeil n'empefchc pas que les obiets ne paroi fient droits. y y Tourquoy ce fi on voit des deux yeux, ou qu'on touche de s deux mains, ne paroift pas double pour cela. y 8 Comment les mouuemens qui changent la figure de l'oeü firuent a fiirt ' voir la difiance des obiets. ■ y8 Jîfi encore que nous ignorions ces mouuemens nous ne laijfons pas de con- notfirecequilsdefignent.. y8 Comment le rapport des 2 yeux firtaufij a fine voir la difiance. y 8 Comment on peut voir la difiance auec vn ail fiul en luy fi fin t, changer déplacé. • • y$ Comment la difiinflion ou confitfion de la figure, & la débilité ou la fine de la lumière firt aufiy a voir la difiance. * 60, 6z Shtc la connoijfance qu'on a eue auparauant des obiets qu’on regarde fin a mieux connoifire leur difiance. ' 60 fimment la fituation de ces obiets j fin aufiy. 6z Comment on voit la grandeur de chaque obiet. 6z gomment on voit fi figure. • 6 Z ' Tourquoy fouuent les frénétiques, ou ceux qui dorment, penfint voire t qu'ils ne voyent point. 6 J Tourquoy on voit quelquefois les obiets doubles. 6\ Comment l'attouchement fit aufiy quelquefois iuger qu’vn obiet fiit double. <?4 * Tourquoy ceux qui ont la iaunifie, oubien qui regardent au trauers d'vn verre iaune, iugènt que tout ce qu'ils voyent en a la couleur. 6 4 J ^uel efl le heu ou on voit l'obiet au trauers Tvn verre plat dont les fis - perfides ne font pas parallèles. 64 Et celuy ou on le voit au trauers Tvn verre concaue.' 64 Et pourquoy l'obiet paroift alors plus petit qu'il rte fi. 64 J^uel efl le heu ou il paroift au trauers Tvn verre connexe, Et pourquoy il y paroift quelquefois plut grand, & plus efloigné, qu'il n'efl; St quelquefois plus petit Q- plus proche, & auec cela renuerfe. '64 Quel e fi le lieu des images qu'on voit dans les miroirs, tant plats, que connexes, ou cancanes: £r pourquoy elles y paroiffent droites, ou ren- tier fies; & plus grandes, ou plus petites-, & plus proches, ou plus efloi - gnees que ne fi fit les obiets. ' 6+ •.. * Tour- Db La Dioptriqjie.
Pourquoy nous nous trompons ayfiment en iugeant de la diflance. 66 Comment on peut prouuer que nous nouons point couflume d‘ imagine* de diflanCe plus grande qui de 100 ou îoo pieds. 66 Pourquoy le ftleil & la tune fimblent plongeons e fiant proches de PHo- , nfion, qu’en efiant eflosgnez.. 67 \Quc U grandeur apparente des obiets ne doit point fi mefùrer par celle de l'angle de la vifion. >67 'Pourquoy les ohiets blancs & lumineux paroiffent plus proches & plus grans qu'ils ne fini. 67 Tourquoy tous tes cors firt petit, ou fort efloigne^, paroiffent ronds. 6 S Çommcnt fi fins les efloignemens dans les tableaux de Terfpettme. 69 Difcours Septiefmc DES MOYENS DE PERFECTION- NER LA VISIO N.
QV'il n’y a que quatre cbofes qui fint requifis pour rendre la vifion toute parfaite. ■ 70,71 Comment la Nature a pourvu a la premiers de ces chofes, & ce qui refie a l’art a y adioufler. 7 1,7$ Quelle différence il y a entre les yeux des ieunes gens & ceux des vieii- Urt-,.. ’ 71 Comment il faut pouruoir a ce que la Tfature a omis aux yeux de ceux qui ont la voué courte: Et comment, a ce qu’elle a omis aux yeux des vieillarr. 73 Qu'entre plufieurs verres qui peuuent firuir a cet effcR il fout choifir Us plus ayfiî^a tailler 7 Et auec cela ceux qui font le mieux que les rayons qui vienent de diuers point fimblent venir d’autant d’autres dh uers point. 7 4, Qu il tfesl pat befiin de choifir en cecy autrement qu'a peu pres,& pour - * ^ 74 Que la grandeur des images ne dépend que dj la difiance des obiets, du heu ou fi croyfint lu rayons qui entrent dans l’oeil, & de leur refra - fl ion / 0 7 y J Que la refraftion n'efl pas icyfirt confiderab/r, Ny la difiance des obiets acccffibles: Et comment on doit faire lorfqntls fint inacceffibles. 77 En quoy confifle l’snuention des lunetes a puce compofees a'vn fiai Ggg 3. verre, T A B t E. 7. -., verre, & quel eft leur efctt. 77> 78 finement on peut augmenter Us images en fai fin t que les rayons fi croyfint fort loin de f œil, par le moyen d'vu tuyau pUin a’ eau. 7 9 J§W plus ce tuyau efl long, pltu il augmente l'image, Et qu'il fait le mefme que fi U Tenture auoitfait l'œil a'autant pim long. 80 Q*e Lt prune/U de Cœil nutfl, au lieu de finir, lorfqu'on fi fin d'vu tel tuyau. gQ •%?' "f les refraEl ions du verre qui contient l'eau dans ce tuyau, ny «P Us des peaux qui enuelopent Us humeurs de l'œil, ne font confidera.
JUi‘ -y -86 fimment ou peut faire U mffme par le moyen d'vn tuyau fiparè de Coetl que par vn qui luy eH ioint. g En quoy confifie f inuention des lunetes d'approche..82,8?
Comment on peut empefcher que la force des rayons qui entrent dans l'œtlfiefiit trop grande. 83,86 Comment on la peut augmenter, lorfqu'elU eïl trop foibU,& que les off- ices fint accejfibles. « Et Comment, lorf qu'ils font inacceffiblct & qu'on fi fin de Iknetes Rap- proche.
De combien ou peut faire touuer turc de ces lunetes plus grande que n'efi la prunelle. Etpourquoy on la doit faire pim grande. 84., 8f Jl>ue pour Us obiets acceffibUs on n’a point befiin d'augmenter ainfi l'ou- uerture du tuyau. g g G)uc pour diminuer la force des rayons, lorfqu'on fi fin de lunetes, il vaut mieux eftrecir leur ouuerture, que U couurir RvH verre co - loré-. U JQite pour t eftrecir, il vaut mieux couurir Us extremitez. du verre par dehors, que par dedans.. g ^ tA quoy il tn vnU de voir plufieurs obiets en mefme tenu • Et ce qu'on doit faire pour n'eu auoir pat de befiin. g 7 $u-on peut acquérir par exercice U facilité de voir Us obUts proches ou efloigneTf. 88 D ou vient que Us Gymnèfophiftes ont pu regarder U foUil fins gaffer lent vcfiè / 1 ^5 S Difcoun Difcourt Huitiefme DES FIG VRES QVE DOlNENT AVOIR lescorstranfparenspour détourner les rayons par refraâion, en toutes les façons qui. feruent a la veuë.
QVelleeflla Nature de lEllipfi dr comptent on la doit de fer ire.
8 9, 90 Demonfiratton de la propriété de l'Ellipfè touchant les re frottions, p j Comment fans employer et autres lignes que des cercles ou des Elltpfes on peut faire que les rayons parallèles s'affemblent en vn point, ou que ceux qui vienent d'vn point fe rendent parallèles. 9 +*9 JT Comment, on peut faire que les rayons parallèles /tvn cofté du verre,. fêtent efeartez. de l'autre comme s'ils venoient tous d'vn mefme point. * * 96 Comment on peut faire qu'efians parallèles des deux cojtés, ils [oient re- ferrez. en vn moindre efface de bvn,que de l'autre. 9 7 Comment on peut frire le mefme, en fai font autre cela que les rayons r f oient renuerje 9 8 Comment on peut faire que tous les rayons qui vienent d’vn point s'af- femblent en vn autre poin\ 9 8.
Et que tous ceux qui vienent d vn point s’éfeartent comme s'ils venoient et vn autre point.. 99 Et que tous ceux qui [ont e [carrez, comme s'ils tendoient vers vn mefme point, s'efeartent derechef comme s'ils venoient d'vn mefme points. pp Demonfiration de la propriété de C Hyperbole touchant les refra * ttions. 104 Comment fins employer que des Hyperboles & des lignes dépites on peut faire des verres qui changent les rayons, en toutes les mefmes façons, que ceux qui font compofk. d Ellipfès & de cercles. 106, 107.108 Que bienque il y ait plufieurs autres figures qui puiffent edufir les mef- mes effets, il n'y en a point de plus propres pour les lune tes que les pre- cedentes. r 1 0 * A B L E.
JQue celles quitte font compoféct que d'Hyberboles & de ligna droit a font les plus ay fées a tracer.. uo J^xe quelque figure qx'aye le verre il ne peut faire exaüement, que les rayons venant de ditters point s'ajfemblent en autant d'autre» dîners point.., •.. tu Ghteccuxqui font compofiz. et Hyperboles (ont les meilleurs de tous a cet effetl. - „ * 1 113 J$ue tes rayons qui vicnent de diuers point s’écartent plus apres auoir trauerfévn verre Hyperbolique, qu apres en auoir trauerfè vu Elliptique.
Gfise d'autant que P Elliptique etl plus ejpais, d'autant, ils s'écartent.
moins en la traiter fi/it,. ' v.; *' iiç jVuc tant e fiais qu'il puiffe efire, il ne peut rendre l'image que peignent ces ray ons que d'vn quart ou etvn tiers plut petite, que ne fuit l'Hy- perbolique. ltj • MT À** £>ue ce te inégalité esl d'autant plus grande que la refiraüion du verre efi plus grande. t ■ xif • 6>u’on ne peut donner au verre aucune figure qui rende cete image plu» grande, que cefic de l'Hyberbole-, ny qui la rende plus petite que celle dclEllipfc. uy Çomment il faut entendre, que les rayons venant de diuers peins fè croi- Jènt fuir la première fuperficie, qui a la fine de faire qu'sis fi raffem - blent en autant d’autres difsers point. nq 6)ue les verres Elliptiques ont plsts de fine pour brufltr que les Hyper- boliques. 117 Comment il faut mefurer la force des miroirs, ou verres bruflans. *. 117 Jgu'on n'en peut faire aucun quibrufie en ligne droite a l'infini. 1(.117 Jô)ue les plus petits verres ou miroirs affcmblent autant de rayons pour bruficr,en Pefpace ou ils les affemblent-, que fint les plus grands qui , ont des figures fimblables a ces plus petits, en vn efpace pareil. 1 18 J Que ces plus gratis n’ont autre auantage que de les affembler en vn efpa- ce plus grand & plus efloigné. Et ainfiquon peut faire des. miroir. 4 on verre s très petits qui ne lai fient pas de brufier auec beaucoup, do- force. ’ Il 8 Jôht-VH miroir ar lient dont le diamètre n ex ce de point la zoo partie de la difiance a laauellc il afftmble les rayons, ne peut faire qu’ils bru fient ou rfchaufftnt dauantage que ceux qui vicnent direüemèt du filcjl. 1 i 8 JS# ue j i JUue la.verra Elliptiques peuuent receuoir plus de rayons d'vu mej - me point pour Us rendre apres parallèles, que ceux d aucune autre fi- gure. iij> J$ue fiutient les verres Hyperboliques fint préférables aux Elliptiques, a # caufiqu on peut faire auecvn jeu l ce aqttoy il en faudrait employer d:ux.
120 Difcours "Neufiefme DE LA DESCRIPTION DES LUNETTES.
9 QV elles qualité"^ fint confiderables pour eboifir la matière des lu- ‘ netes. I2t ‘Tourquoy il fi fait quafi toufiours quelque réflexion en la fuperficie des cors tranfparens. 121 * Pourquoy ce te reflexion efi plue forte fur le crifial que fur le verre. 122 Explication des lunetes qui firuent a ceux qui ont la veut courte. 1 2$ Explication de celles qui firuent a ceux qui ne peuuent voir que de loin. 123 Tourquoy on peut fitppofirles rayons qui yienent d'vn point affez. eflob . gné, comme parallèles. - *'2 4 Pourquoy la figure des lunetes des vieillars n'a pas befiind efire fort ex- alte.
Comment U faut faire les lunetes a puce auec vn fiufoerre. * 24 Quelles do tuent efire les lunetes d'approche pour efire parfaites • 126 Et quelles auffy les lunetes a puce pour efire parfaites. *’ ’ *3* Jdue pour fi firuir de ces lunetes il efi mieux de fi bander vn œil, que de le fermer par l'ayde des muf des. 13?"
JQu’ilfiroit bon auffy d’auoir auparauant attendri fit reuc en fi tenant en heu fort obfcur. 1 3 f Et auffy d'auoir ^imagination difpofce comme pour regarder des chofis fort éloignées c r obfcures. ^ *3 5” D'où vient qu’on a moins rencontré cy douant a bien faire les lunetes Rapproche que les autres» * *3^...Hhh Hhh Difcours * T À B L B.
* t y * ^ ' >«* Difcours Dixiefme DE LA FAÇON DE TAILLER LES VERRES. # COmment il faut trouuer la grandeur des le frottions du verre dont onveut ppruir.
Comment on tromueles poins brufians, & lepmmet de f Hyperbole, dont le verre duquel on connoift les re frottions doit auoir U figure. 139 Comment on peut augmenter ou diminuer la di fiance de ces poins. 139 gomment on peut de fer ire ce te Hyperbole auec vne ch or de. j 40 Comment on la peut deferire par l'inuention de plufieurs point _ 14,0 Comment on trouve le Cône dans lequel la mefrne Hyperbole peut efire couppéepar vn plan parallèle a taiffieu.
Comment on lapent deferire d'vn paîtrait par le moyen et vue ma- chine.
Comment on peut faire vne autre machine qui donne la figure de eete Hyperbole a tout ce qui en peut auoir bejoin pour tailler les verres. Et comment on s’en doit pruir. 1 44 Ce qu'U faut obpruer en particulier pour les verres concours,& en parti- culier pour les connexes. jyo L'ordre qu’on doit tenir pour s'exercer a tailler ces verres. x-y x jgue les verres connexes qui pruent aux pim longues lunttes ont bepiru d efire taillez, plps exattement que les autres. iy t Quelle efl la principale vtilitè des lunttes a puce. j y z (fomment on peut faire que les centres des deux ptperficies d’vn mefrne verre p rapportent. 1 y j TABLE 1* * Des Mbtbok.es.
Difcours 'Premier, DE LA NATURE DES CORS TERRESTRES.
U e beau, la terre, Cuir, & ton* les autres tels cors fine ' compofiz. de plufieurs parties. 1 fj> JQuslj a des p très e» tons ces cors qui fint remplis etvne matière fort (ubtile. 1 y 9 Que les parties de l'eau fint longues, vnies, & ghfiantes, J%ue celles de la plus part des autres cors fint comme des branches d’ar- bres, & ont diuerfes figuresnrregulieres. 1 £>uc ces branches cflant jointes ou entrelacées compofent des cors '"durs. lyp J&He for ftju elles ne (tnt point ainfi entrelacées, nj fi greffes qu'elles ne pu 1 fient eftre agitées parla matière f ubtile, elles compofent des huiles ou de l'air. • 160 £>ue cete matière fubtile ne ce fie jamais de fi mouuoir. 160 Qu'elle fi meut ordinairement plus vifle contre la terre que vers les nues, vers l'Equateur que vers les pôles, l'efic que l'hyutr, & le tour que la nuit. v j do Jfu'elle efl compofèe de parties inégales. • * 160 Que Us plus petites de fis parties ont le moins de firce pour mouuoir les antres cors. _ 160 £[ue lu moins petites fi trouuent le plus aux lieux ou elle eSl le plus i 6 1 ugitte.
J9*e ces moins petites ne peuuent Rafler eut pr asters de plu fours cors: Et que cela rend ce s cors froids. jtf t Qc qu'on peut conceuoir pour le chaud, & pour le froid. 162 • Comment les cors durs peunent eftre efchauftz.. j 6 t.
rD‘où vient quel eau cjl communément liquide, & comment le froid la rend dure. \6z Comment la glace conftrue toufroUrs fa froideur, mefme en eflé: Et pour- quoy elle su s'amohft pas peu a peu comme ladre.
Quelles font les parties des fils. tt3i& 17S Quelles font les parties des efprits ou eaux de vie., / 63 Pourquoy l'eau s’enfle en fi gelant,.
Pour quoy elle (‘enfle astffy en s'échauffent,. '164 Pourquoy l'eau bouillie fi gele plutofi que l'autre. / 64 tout Us plus petites parties des cors, ne doivent point efiretonceuës com- me des atomes, mais comme celles qu’on voit a foeil, excepté qu'elles fine incomparablement plus petites. Et qu'il n’eft point befiin de rien reieter de la Philofophie ordinaire pour entendre ce quieft en ce traité 4 id<f. ■■ Difcours Second */; DES VAPEURS ET DES EXHALAISONS.
• • COmment lefoleilfrit monter en fuir plufieurs des petites parties des cors terre (1res.
Quelles font les vapeurs. • • Quelles font les exhalai fins. f($5 j®**// monte en fair beaucoup moins d'exbalai fous que de vapeurs. 1 66 Çommtnt Ifs plus orofiteres exhalai fous forteut des cors terreflrts. 1 66 Pourquoy l'eau e fiant convertie en vapeur occupe incomparablement plut defpace qu auparavant. ',fi7 fimment Us me { mes vape urs peuuent eftre plut ou moins pre fiées. 1 69 D’où viem qdon fini quelquefois en eflé vue chaleur plu* eftou ffantc que de couflumc. ■, ^ Comment les vapeurs (ont plus ou moins chaqdes, ou froides. 1 69 Pourquoy f baleine fi ftnt plus chaude quand on fi u fie ayant la bouche fort ouverte, que fi on l'a pref jue frrmte., 7, Pour •- * De» METEORES.
Pourquoy les veut impétueux fint tou peur s froids.. iyf]_ pomment les vapeurs (ont plus ou moins tr an [parentes. i jj_' Pourejuoy noflrc haleiue fi voit mieux Phyuer que Pefié.. t?j_ Que fouuent il y adans Pair le plus de vapeurs,‘lorfqu'on les y voit le moins. 1 7J- Comment les mefmes vapeurs font plus ou moins humides ou fiches: Et comment vm mtfmt Çe peut dire, en dîners fins, plw fiche, & pins hu- mide qu'vnc autre.
Quelles font les diuerfes natures des Exhalai fins.
Comment elles fi demejlent & feparent des vapeurs.
Difcours Troifiefme DV SEL.
Vtlle eïl la nature de P eau filée: Et que les parties de T eau font tel - Us qu'il a eflè dit. t?-ï ‘Pourquoy les cors mouillez. à! eau font plus *yfe<f a feicher, que ceux qui font mouillez, d'huile. t'i Tourquoy le fel il vn goufl fi different de celuy de P eau douce, l ~ i~ * Tourquoy Us chairs fe confirment ejlant faites. tjf, Pourquoy U f r / Us durcifi. SSS ‘Tourquoy if^ys douce les corrompt. L7J Pourquoy l’eau faite efi plus pe pinte que l'eau douce. LT_f Pourquoy neanmoins U fel ne fe firme que fur la fùperficie de Peau de Ll mer. t -n Que Us parties du fel commun font droites & ef gaiement greffes par les deux bouts.. r~t> Comment elles s’arrengent e fiant méfiées auec celles de Peau douce, ipf Que les parties de Peau faire fe mtuuent plus vifie que celles de l’eau douce.
Pourquoy Ufeleftayfement fondu par P humidité. Et pourquoy en cer- uwe quantité d'eau il ne s’en fond que tufques a certaine quatitc.t 7/ Tourquoy beau de la mer est "plus tr.mf.trente que celle des rt nier es.
%l+Z- Pourquoy elle caufe des refr.iUions vn pets plus grandes. f Tr* Pourquoy elle ne fe ge/e pas fi ayfement>. ■ IjSl Comment on peut faire geler de l’eau en eflé auec Ju fel,drpourquoy.’t~z_ Hhh-^ * Tour - T A B 1 E.
Tourquoy le fil efl firt fixe & l'eau douce fort volatile 1 78 Tourquoy l'eau de la tuer s adouci fi en paffant au troue rs du fable. 1 79 Tourquoy l'eau du fintainu & du nuieres e fi douce. 1 79 1 Tourquoy Us rimera entrant dans la mer ne l'empefchent point d'eftre fi- lées ny ne la rendent pim grande. 179 Tourquoy la mer e fi plus filée vers P Equateur que vers lu polu. 180 D'où vient que l eau de la mer efi moins propre a efiewdrc la embrafe- mens que celle des rtuiera. * 1 80 D'où vient qu'elle eflincelle la nuit eftant agitée. 1 80 Tourquoy nj lafaumure, ny Peau de mer qui efl trouble & corrompue, n'efimce lient point en cete forte. 181 Tourquoy l'eau de la mer eflincelle plus quand il fuit chaud, que quand il fut froid. 181 Tourquoy toutes fis vagua, ny toute r fa goutta, n'efiincellcnt pas éga- lement.. i8( Tourquoy on retient Peau en da fi fia au bord de la mer, pour faire le fil. 181 Tourquoy il ne s’enfuit qu'en tems chaud & fie • i8x Tourquoy la fùperficie des liqueurs efl firt vnie, itz Tourquoy la Juperficie de l'eau efl plus malayfte a diuifir que le de- dans.,8 2 Comment la partia du fil vienentfloter au défias de l'eau, 182, çfr 18 J Tourquoy la baz.e de chafque grain de fil efl quarree. ^ _ 184.
Tourquoy cete bane quarree paroifi a l'œil toute plate, &manmoins efl vn peu courbée. 184, Comment le refie de chafque grain de fil fi baftit fùrcete bazx, i8f Tourquoy ces grains font creux au milieu. * 18 y Tourquoy leur fùperieure partie efl plus large que leur bafe. 18 q Jhse c'efl qui peut rendre leur baz.e plus grande ou plus petite, 18 J Tourquoy le fil va quelquefois au fonds de l'eau fins fi firnicr en grains au défias. ' 186 Ce qui fait que le fallu des 4 coflés de chafque grain efl plus ou moins grand: Et pourquoy ils fint quelquefois en efchelons. 186 Tourquoy les querres de ces quatre coflez.ne font ny firt aygues% ny firt vnies: Et pourquoy les grains de fil s’y findent plus qu' ailleurs. iStf T ourjuoy la concauité de chafque grain efl plutofl ronde que quarree. 1$ 6 Tourquoy ces grains efl ont entiers pétillent dantt le fiu-t Et r.e pétillent point efl ont pilez ^ x%7 D'où vient rodent du fil b Une, & U couleur du fil noir» 187 'Pourquoy le fil ejl friable. -187 Pourquoy il ejl blanc, ou tranl forent. 187 Pourquoy i! fi fond plut ayfiment eftant entier, qu’ejlant puluerifè & fei- • chè. 187 D’où vient la gronde différence qui efl entre fis parties dr celles de Peau douce. 188 Pourquoy les vnes & les autres fint ronde*. 18 8 (fomment fi fut l’huyle de fil. 188 Pourquoy ce te huyle a vn goufi aigre qui différé firt de eeluy du fil. 1 S 9 Difcours Quatriefme DES VENS QVe c'efl que le vent. 189 Comment il fi frit en vnetÆolipiU. 19a Comment il fi frit en Tait: Et en quoy il différé de eeluy d’rne tÆoli- pile. *9* J Que ce fint principalement les vapeurs qui eau fint Us vens; Mais non pat e lies fiuUs qui les compofint. 19 ï ‘Pourquoy U eau [e des vens doit efire attribuée aux vapeurs, cr non pas aux exhalai fins. 1 9 J Pourquoy les vens orientaux fint plut f 'CS que Us occidentaux. 1 9 J Pourquoy c’ejl principalement le matin que foufflent Us vens a orient, & U fin qtU foufflent ceux if occident. 194 Jdue ce vent èForient ejl plus firt, que eeluy tf occident qui vient de la mefmecaufi. *94 Pourquoy U vent de Tford fiuffle plut le tour que fa nuit. 1 9 ÿ Pourquoy il fouffe plutosl de haut en bas que de bat en haut. 195: Pourquoj il'eft ordinairement plus violent que Us autres. 1 9 J Pourqnoy si ejl firt froid, & firt fec. r * 9^ Pourquoy le vent de midy régné plus U nuit que U iour. > 9 6 Pourquoy il vient de bas en haut. 1 9 & Pourquoy il ejl ordinairement plus lent, & plus fiiblc que Us autres. 1 pf Pourquoy il efl chaud & humide. 1 97 Pourquoy vers le mois de Mars Us vens fint plus fecs qu'en aucune autre faifin, ■ *97' J J...Pour - Table. * * P turquoy Us changement (Pair fint auffy alors p lus fubitt & plutfre • quens. j 98 &Uscls font les vêtis que Us anciens nommoient Us Omit hic s. 198 jducls font Us Ettjîes. 198 Çommcnt la différence quiefi entre la mer & la terre contribue a la pro * duction des vens. * 199 Pourquoy fouuent aux bords de la mer U vent vient U tour ducofté de Peau, & la nuit du cofté de la terre. 199 Pourquoy Us sirdans conduisit Us voyafgeurs vers les eaux. 199 Pourquoy Us vens changent fouuent aux cofles de la mer anec (es fine & reflut. 100 PoHrquoy les mef mes tempe fie s ont coufiume d'efire plus violentes fur mer que fur terre, * 200 Comment vn mcfme vent peut efire fec en vn pais, c -7 humide en tau- tre, f. 200 , Possrqnoy Us vens de midy font fies en Egipte j Et ponrquoy il n'y pleut que rarement J. 200 • Comment & combien Us afires contribuent a la production des %JMc- teores. 200 Çommcnty contribué aujfy la diuerfitè qui eïl entre Us parties de la terre. 201 D’où vient P irrégularité & la multitude des' vens particuliers & com- bien il efl difficile de les prédire, 20 1 JVucles vens generaux font plus aifè^Ji prédire: Et ponrquoy il y en a moins et irréguliers au milieu des grandes mers que vers la terré. 2 o I 'J^ue la plus part des changement de Pair dépendent des vens.: 202 Comment Pair ne laiffie pas d'efire quelquefois froid ou ficflor [qu'il fiuffle vn vent qui efl chaud ou humide.. 20* J2>ue U cours que prenent Us vapeurs dans la terre contribue aujfy aux ' changement de l'air, 202 Difcours Cinquiefme ■m ■ # ;v. DES NUES. " - QUelle différence il y a entre Us nues, Us vapeurs, & Us brouillas.2o% jgue Us nu (S ne frnt çompofees que dégouttes (Peau, ou de parceUes déglacé. ~ 20 J Ponrquoy Des Meteores.
Pourquoy les hh'cs ne font pas trantparentcs. 209 fimment les vapeurs fi changent en gouttes £ eau dans lu nues. 2 04 ‘Tourquoy eu gouttu (ont exaElement rondes. 2 04,2 0 j Que c'est qui rend eu gouttu grofies ou petites. 206 Comment lu vapeurs je changent en par ce lia de glace dans la nues. 2 06 3 207 $.
D'où vient que eu parcellu de glace [ont quelquefois rondu & transpa- rentes, quelquefois longuu & delséa, & quelquefois rondu & blan- ches. 207 D'où vient que eu derniera font couuertu de petits poils: Et que c'eft qui lu rend plus groffes ou plus petites, & ces poils plus forts & plut courts, ou plus dchez.& plus longs. 207 6ht c le froid fèulne fùfit pas pour couuertir les vapeurs en eau ou en glace. 20g Quelles font les canfes qui affcmblent Us vapeurs en nues. 20g Quelles font les caufês qui Us afiemb/ent en brouillas. 20g D'où vient qu'il y a plus de brouillas au printems qu'aux autres fit foi s: Et plus aux lieux marefeageux ou maritimes, que loin des eaux oh loin de la terre. 20g Que les plus grans brouillas, ou les plus grandes nues, fi font par Toppo- Jîttonde deux ou plufieursvens. 209 Que les gouttes de au ou par celle s déglacé qui compofint les brouillas ne peuuent eflre que tfes petites. 2 09 Qfitl ne peut y attoir de vent ou font Us brouillas, qu'il ne Us diffipe promptement. 2 09 Qu'il y a fiuuent plufiturs nues P me fur l'autre: Et plus aux pais de montaignes qu ailleurs., 209 Que les hautes nues ne fiât ordinairement composées que de parcelles de glace. ' 2to,&2t9 Que Us vens preffent & poli f ent les fisperficies des nues, & les rendent plates. 2 1 0 Que ces fùperf des eflant plates. Us petits pelotons dé glacé qui les com- pofint s'y arrengent en telle forte que chafcun en a fix autres qui l'tn- uironnentj. 2tt Comment deux vens prenent leur cours?vn plus haut que l’autre, & po - li fient les fuperfeies du défi ms & du defus des nues. 212 Que Us fisperficies du circuit des nues ne fe palifient point pour cela, & fint ordinairement fort irregulicres, 213 I i i Corn- Table.
Comment il s' affemble Çouuent au deffous des nues plufieurs feuilles ou fisperficies compofees de parcelles déglacé, chafcune de [quelle s efi en -, uir ornée de fix autres. 2 i j Q*e Çouuent ces feuilles, ou fuperficies, ffmeuuent {épurement [vue de L'autre. 2 /* Qu'il peut y auoir des nuis qui nefoient compofees que de telles feuil- les. XI 4 Que les gouttes d'eau peunent aujfy s'arrenger dans la nues, en mefme façon que les parcelles de glace. 21 4 Comment quelquefois le circuit des plus grandes nues s'arondijl, & mefr me peut fe couurir d'vne fiperficie de glace affcz. efpatffe, fins que fi pefinteur les face tomber. HS,& ZSt Difcours Sixiefme DE LA NE IGE, DELA PLUIE, ET DE LA GRESLE.
COmment les nuis fe f oufiienent en [air. 2 1 6 fomment la chaleur, qui a coujlume de raréfier les autres cors con- denfe les nues. 2 1?
fomment les parcelles de glace qui compofent les nues, s'entaffent eh di- uers flocconi. * • 2iy Pomment ces floccons fe grojfiffent & tombent en neige, ou en pluie, ou en x ts Tourquoy la grefle efi quelquefois toute tranlfarente & toute ronde. 2 1 g Ou feulement vn peu plus plate d'vn coftc que d'autre. 2 / §,& 2X3 ^ Comment fe fait la plus groffe grefle qui efi d'ordinaire cornue & trregu- Itere.
Tourquoy on fent quelquefois plus de chaleur qu'a P ordinaire dans les matfons. 2/7 Tourquoy la plus groffe grefle efi an t tranfparente en fi fiperficie, e filou- te blanche & compofee de neige au dedans.. 21 ç T) où vient que cete groffe grefle ne tombe guerts que Fefté. 2 1 9 Comment fefait ta grefle qui efi blanche comme dufucre, 219 Tourquoy fis grains font quelquefois a fiez, ronds & plus durs en leurs fu- perficies que vers leurs centres. 2 ■* 0 Tourquoy ils font quelquefois pointus & ont la figure d'vne pjramide ou * d'vn pain de fucre. r/ 2l0 Com - iiSr Z~.
Des Metbores.
gomment les petites parues Je la neige prenent la figure Je nues oh eft ai- les qui ont chafcune fix pointes, ■ 221 D'oie vient qu’il tombe auffy quelquefois Je petits grains Je grefle tous tranlfarens,qui ont autour Je fiy fix pointes toutes blanches, 223 D'où vient qn'il tombe auffy Je petites lames tranfparentes, qui font he- xagones. 22 s Et d'autres qui femblent Jes rofes,ou Jç roues d'horologe qui ont feule- meut fix Jens aronJies en demi-cercle, 227 Pourquoj quelques ynts Je ces roues ont vn petit point blanc au milieu. ziS.
D'où vient quelles font quelquefois iointet Jeux a Jeux par vn aijfieu ou vne petite colonne de glace: Et J' ou vient que T vue Je celles qui fine ainfi iointes eft quelquefois plus grande que l'autre. 2 2 8 ‘Tourquoj il tombe quelquefois 'Je petites /fioiles Je glace qui ont JoWfe r.tjons. 228,230 Pourquoj il en tombe auffy,bienque fort rarement, qui en ont huit. 230 Pourquoj les vues Je cesejlotles font blanches,& les autres tranfparentes; Et les rayons des vues font courts fj* ronds informe Jedens; les autres longs c r points u, & fiuuent diuifez. en plufieurs branches, qui repre- fentent Jesplumes,ou Jes feuilles Jefougere,ou Jes fleurs de Ijs. 2 31 Comment ces eftoiles Je glace JefcenJent Jes nues. 2 32