Rsp. On nie la mineure de cet argtunent. Et l'on croit que Dieu donne toûjours les aides & lu grâces qui fuÛîcoient àccux quiauroient uneboiw ne volonté, c'eft-à-dïrc qui ne rcjetteroient pas ces grâces p^r un nouveau péché. Ma& oa n'ac- corde point de damnation des en&ns morts Jàns baptême ou hors de l'Egliie,. nila damnation des adultes qui ont agi fuivant les iumierei que Diea leur a données. Et l'on croit que fi. quelqu'un a ibïvia les lumières qu'il «roït» 0 en recem ïndi)* birablement de ràis grandes dont il. a b^jn, comme fea M. HiiUèmoD» tfaédo^ i^à^t»p.»f' ■ fi Ba tel homme ea anût nuaqué pendant U -IM, il les recevnnt au moins à I^ick de la niort.
VII. Object. Quiconque donne à quelquei- 'Uns {èuleœent, & non pas^à tous, les moyeni qui leur font avoir eSèâlvcment la bonne vo- hmté 8c la foi finale- ûlutaire-, n'a pat allèz de hoaté; Dieabfaib Donc, Sec.
Réf. On en nie la Majeur»: il eft mï que .Dieu pourroit furmontcr la plut grande reiïftance du cccur humain,' Se il le nie auflî quelquefois, £>it par une grâce interne, loit par les circon- Aances externes qui peuvent beaucoup fur les a- . mes; mais il ne le &it point toujours. D'où vient -cette diâinâion, dira-t-on, Se pourquoi û bon- té paroit ell&bonufe? C'eft qu'il n'aivoit point été dans?ordre, d'agir toujours extraordinaire- ment, & de renverlèr la liaiuni des choies, cont- me oa » d^a remarqué en répondant à la pre- mière obje&ion. Les railbns de- cette liailons par laquelle l'un eft placé dans des circonibnces plus âvorables que l'autre, Ibnt cachées dans la ^ofondeur de la fâgcSè de Dieu î elles dépendent de l'harmonie univerlèlie. Le meilleur plan de l'Univers que Dieu ne pouvoir point manquer de choilîr, Icportoit auflî, Onle jugepar révcne- ment même; puifque Dieu l'a hit, il n'étoit' point pofiible-de mieux faire. Bien loin que cet- te conduite '&it contraire à la bonté, c'elt la fu- flème bonté q«i l'y a porté. Cette objeftion- VKc & folution pouvoit être tirée de ce qui »' .cité dit à l'égard de la première objeâton i mais- fl aparu utile de la toucher à part.
ViII, Objict. Quiconque ne peut manquer ^dNïivk acillnir» o-'eft p<>int-liWe> Mj*. Diéa- 874 Essai* sttr la Bonté' de Dibv;.
lîieii ne peut manquer de choifir le meilleur.
Donc Dieu n'eft point libre.
Rep. On nie la Majeure de cet argument: - c'cll plutôt la vraie liberté, & U plus parliite, de pouroir viêr le mieux de Gm nsnc arbitre». & d'exercer to&jours ce pouvoir, iâns en étra- détourné, ni par ]a force externe, ni par les paf- iions internes, donti'unc fait l'efclavage descorpsi & les autres celui dfis ames. Il n'y a rien de- moins fervile que d'être toujours nïcné au bien,, {c toujours par û propre inclination, fans aucu*- ne contrainte, & fans aucun déplaifir. Et d'ob- jeâer que Dieu «voit donc befoïn des choies ex- ternes, ce n'eft qu'un Sophîfme. li leJ crée li- brement 1 mais s'étant propofë une fin qui cft' ■tfcïercer iâ bonté, la fagcflel'a déterminé à choi- fir les moyens les plus propres à obtenir cette f.ni. Appellcr cela ètfiin, c'eft prendre le terme dans "im ièas non ordinaire qui le purge de toute im- .^(terfeâign, à peu prés comme, l'on fait quand oai ^le de 11 colère de Dieu.
Sencque die quelque part, qa© Dieu n'a com-- mandé qu'une fois, mais qu'il obéit toujours,, parce qu'il obéit aun loix qu'il a voulu fè pres- crire; femel jujjif, femper parti. Mais il auroit mieux dit que Dieu commande toujours; & qu'U< eft toujours obéi, car en voulant il fuit toûjoars^ le pan chant de ù, propre nature. Se Mut le relle- des choies fuit toujours fi volonté. Et connine; cette volonté eft toujours la m£me, on ne peut point dire qu'il n'obéit qu'à celle qu'il avoit au- trefois. Cependant, quoiqnè volonté ibit toû- {'ours immanquable. Ecaille toijjoursau meilleur^, e mal, ou le moindre bien qu'il rebute, ne iaii^ fité du bien ieroit Géométrique (pour dire ainfi) ou Metaphyllque, & tout à làit ablbbci la con* la ncceCtok polnc de cticnx. Mais cène manière de ne- cdlitct qtù ne àéaah point k polTibilité du ioa^ (rairci na ce nont que par aoakgîeV elle devient- ef^&We, non pas par la feule eflnice des cholès^ triais par ce qui eft hors d'ellcs, & au dcfliif d'eï^ les, ïavoir par la volonté de Dieu, Cettc firteP fité eft appellée Morale, parce que chez le Sage* âecef&îre Se dû font des cholès équivalentes; 8$ ^nand elle a toûjours ùm efict, comme elle 1'^ verîtableiiient dans le fige par^t, c'eft-à-dife eA Dieu,"^on petit dire que c'eft une neceflîté liei> lenlê. Plus les Créatures cq approchent, plus e!- ks approchent de la félicité parfeite. Aufll cette manière de neceflîté n'eft elle pas celle qu'on tâ- che d'éviter, 8c qui détruit h Moralité, les ré- compenlès. les louanges. Car ce qu'elle porte n'amve pas quoiqu'on failè, & quoiqu'on veuil- le, mais parce qu'on le veut bien. Et une volon- té à laquelle il elt naturel de bien choilîr, mciite la phis d'étrè lonéc-i aaffi potte-t-eUe & récom-- penlê avec elk. qni eft le fintreraîa bonheur. Et comme cette conftitutïcn de Lt Nature Divine donne une fatisiàfHon ' entière à celui qui la poflède, elle eft aufli la meilleure, & la plus fouhaitable pour les Créatures qui dépendent tou- tes de Dieu. Si la volonté de Dieu n'avoit point ' pour règle le principe du meilleur } elle iroit au mal, ce qui fcroit le psi ou bien elle feroit in- diflcTente en quelque ^;on au bien Et au mal, Se eiidée par le hasard: mais une volonté qui ft Eullêrott toi^onrs aller aa hasard, ne vaudroit gaéies mieux pour le Gouvernement de l'Univers que le concours fortuit des corpufcules, fans qu'il y eût aucune Divinité. Et quand même Dieu ne ■"abandonneroit au hazard qu'en quelques cas, Se en quelque manière; (comme il tèroit s'il n'al- ioit pas toujours entièrement au meilleur, & s'il Aoit*ctq^4iW' de préferer ua moindre bien à un H 'fi" biei) '' XjS ESMH SVR LA BoNTK' DE DlEV^ iAea plus grand, c'cft-à-dtre ua mal. â un. Menw puisque ce qui empêche un plui. grand, bien. cA va mal) Q ferait impufidt. aullî cita que l'ob- jet de fim choix r il ne mériterait point une con- 6iace entière } il agirott Jàns raikin dans un tel cas. 6c le Gouvernement de l'Univers fèroit com- me certains jeux mi-partis entre la. Railôn Se la Fortune. Et tout cela &it voir c)ue cette objec- 'tion qu'on fait contre le choix du tiieilkiir« per» Tertît Ici. notionj du libre 8c du peceflâïre.a fit floue leprefènte le mcillenr même comme maa^ laiii ce ^ cft nufia. ou ridicule.
REFLEXIONS SUR.
L^OUVRAGE Q. U- E.
M. HO BBEy Vkt^é' il» WmmA.
^ des. Livres publics de part le d'autre i /ai" cru i propos d'en donner une coaaoilTàncc dillinc* te ( quoique i'en.aie déjà mentisn plus d'une fais) d'autant plus que ces Ecrits de M. Hob- bes n'ont paru qu'en Aoglois jufqu'ici, 8c que ce qui vient de cet Auteur contient ordinairement quelque chofe de bon 8c d'ingenîsux. L'Evéque de Derry 8c M. Hôbbcs s'étant rencontrés à Paris chez te Marquis depuis DuedeNcwcalUc i'an \6ifii', entrcTcat en dcbat fur cette. mattcre. La dCRmes. & paf&avec aflëz de moderatlôa. maù PEremia éoTOTa un pçu après un Ecrit i Mylord Newcanlb It^iiniluît» ^^il sprtat M. Hobbet à 7, c^poBdnt i{ répondit; mais il marqua en.mêtnc tçois,.qq'il de3- £roit qu'on ne publiât point fa rcpodfe, paçci qu'il Cioyoitque des pcrlfinBCs iHal il^uiKt,pèW(«lt ibufcr de dogmes comme les fiens, quelque vc-- ritables qu'ils pourroif nt «trc, Il arriva cependant que M. Hobbes cD'^fit ^art 'lui-mêmc_ à un ami- François, Se permit qu'un jeune Anglois en Rt la ■ traduSion en François en &veut de cet ami.?0- jcune homme garda une copie de l'original^iv- elois, & le publia depuis en Angleterre à l'mfça ■■ Se l'Auteur. Ce qui obligea l'Evêque d'y repU- auer. Et M. Hobbes de dupliquer, & de publier ttmtea les meces eDièm,bie dans un Liyie de 3+8. - imprimé à txindres l'in 1 6f6. m 4. mtitute, ^e/KmM uueham U Ubtrti, U ntcefaé & le ha- ^ri, Heliifmi & Abouti éttn U DoatHr Bram- hâU Eviant^ptrry, ^ Thmt S^Mei de Maî- tntsbury. Il y a une édition jwfterieure de 1 an itfSi. dans un Ouvrage intitulé HÎ^/.i Trifu^oa Von trouve fon Livre de la natutt hunwinc, fin- traité du Corps politique, & fini toM IJe W li- berté & de h necefTite, mais le dernier n* con- tient point la réplique de l'Evêque, m k dupli- que de l'Auteur. Monfieur Hobbes railonne fur- cette matière avec fon efprit Se fa fubtilif c ordi- naire; maisc'eft dommage que de pat r 8c d'au- itt on s'arrête à plulieurs petites chicanes, com- ine il aiSciw quand on eft piqué au jeu.'" L'EvÊque parle avec beaucoup de venemence, 8c en ufc avec Guelque hauteur. M. HobbeJ de fon-côtë.n'cft paa 3'humeur à l'épargner. Se téffloigntf un peu trop - de mépris pour laT-héologir. & pour les Ictfflc^-- de l'Ecole, où l'Evêque paroit attaché. ■ ' a U feut avouer qu'il y a quelque choie d e- ■ hanse 8c d'infoutenaUe dans les fentimcns de M. Hobbes. 11 veuf que les doftrines touchant la Ui- ïSnité dépendent entièrement de ladctcrminatioa ksouVWin. îc q^e Di^ tfeft p»fr plus «uf^«- que des mauvaifes aâions des Créatures, n ' veut que tout ce que Dica feît eft juftc, paret-- qu'il n y 3 pcrfimne au-delîûs de lui qui le puiCfc ■ punir éc contraindre. Cependant il parle i^uel- quefois comme û ce qu'on dit de Dieu n'etoit que des complimens, c'eft-à-dirc des expreffionj ■ propres à l'honorer. Se non pas à le connoîtrc. II. témoigne auflï qu'il lui femble que Jcs peines àes- inéclians doivent cèfTer pat leur deftruâion: c'eft- 3i peu près le fcntiment des Sociniens, mais il fem-- tde queies ficns vont bien plus loin. Sa Philolô- phie qui prétend que les corps fêuls font des fub^ tances, ncparoit guercs favorable à h providence" de Dieu 8c a l'immortalité de l'ame. 1] ne laiflë-- pas de dire Jùr d'autres matieresdescKoIcs très-rai- - fonnables. îl feît dort bien: voir qu'il n'y a rien qui • fe feffc au iaxàrd > ou'irfûtôe que le hazard ne figni- ■ ■fie que l'ignorance des ciufequi produifent l'clîèr, ■ R que pour chaque effi;t il faut un concours de tou- tes les conditions iùffifjntcs, antérieures à l'évé- nement: donc il eft vilible que pas une ne peut manquer, quand l'événement doit luivrc, parce- que ce font des conditions; & que l'événement ne-' manque pas non plus de fuïvre, quand elles fè trou- ■ Tcnt toutes enlcmblci parce que ce fijnt des con-- dhîons faffiJàntes. Ce qui revient à ce que j'ai dit- tant de foin ^e toot^rtiVe par des railbns dctei^- minantes. -doi^Iaconi^oiflilnce, lî nous l'avionsli féroit conntrftre en même tcms pourquoi la choie ëft arrivée, & pourquoi elle n'eft pas allée au- trement.
3. Mais l'humeur de cet Auteur qui le porte aux. paradoxes, Ec le fait chercher à contrarier les au- tres, lui en a fait tirer des confèquences & des ex* preliîons outrées Se odîcufcï, comme litout ar,-i- voit par une lieceflîté abfoluè'.' 'A'uUcu que l'Eve- que de Denyt fort bien tctnarqiië dans iaRéponlè> A-)^iïtiàe-jx'. t*&'i^' qv'ilué Vcofiiit qvfaaé nîs -i çeflitÉ *to ABVLIZIOHrSVIttB LlTftff' ceŒté hypothétique, telle que nous tccordous tout aux cvcnemens par rapport à la prcfcience de Diéu; pendant que M. Hobbcs veut que même la pre- Ëence Divine feule fuffiroit pour établir une ne. ceflîté abfiiluc- des ércnemens i. ce qui étoit «ufTi le fcatiment de Widef, & mfiine- de Luther, lors- qu'il écrivit isfiroo «riîow.ou du moins ils par- loient aînfi.- Mus on itamnolf àllcK aujourd'hui we cette efpecc de neceOhé- m'm appdle lijpo« Quoique, qm vieat-de b-preCdence ou d*autKBiai> - ions anteneurcE. n*a rien dcmt on £è doive aSSi> sner, au lieu qu'il en {croit tout autrement* fi là ■ chofe étoit neceCûire par elle-même, en forte que le contraire impliquât contradiâion. M. Hoboes ne veut pas nos plus entendre parler d'uno neceffi-- té morale, parce qu'en cfiët tout arrive par des causes pbyfîques. Mais on a railbn ccpeadant de fcire une grande différence entre h neceSité qui- oblîge le j^e à bien faire, qu'tm ^p^c morale ■ & qui a lieu même par rapport à Dieii} & entre cette neceffité aveugle, par laquelle Epjcure.Stnu- ton, Spinofa, & peut-étreM.Hobbes ont craque les choies ex tftoîent iâns- intelligence 8c lâns choir» & par conlcqucnt fins Dieu, dont en efièton n'au" roit point belbin félon eux, puis qije fuivant cette necefTité tout exiAeroit par là propre eQênce,auffi oeceflâirement qu'iliàut que deux Se trots &llènt cinq. Et cette neceffité elt abfolue, parce que tout ce qq'dle pprte avec elle doit arriver quoi qu'oa fifie: au lieu que-- ce qui arrive pan une neceUité Iqrpothetique, arrive cnfûite de la fuppofîlion que ttâ OU câtt été prévu ou refblu, ou fait par vaace, 8c que lajieceflké morale porte une oblt'r «don de rûfbn, qui a toûjoofs un eSn dans Jé Cette, efpcce de neceSité eft Euureniiê A £»• Mutable lorsqu'on ell porté.jnr de bonnes roifbns è agir comme l'on f»t{ mau la neceOîts aveu^ utfilbe-reamietoit ii.mBCi.9t Unomln.
Digilizedby Google fi s ' M. H O B B B s~ 3c8^£ 4. Il y a plus de raifim dans le difcoun de M. Hobbes, lorsqu'il accorde que nos aâions font en notre poaroir, en fône que nous dirons ce que «OUI vouLom I quand nous en avons le pouvoir, Se ■quand il a'y a point- d'empéchementi Se loutient ^pourtant que nos votitions m£mes ne font ]»5 en MOtxfi pouvoir, en tdle Ibrte que nous- puiffiona jnus donnei ùm difficulté fuivanc aoue boa pl^Sr dea indioarions Se des Toloatet que oouii pourrion* defiier. L'ETtqae ne poroït pa* wnût pris gard&i cette réSexionque M.Hobbea «iflîiiB développe pa» allés. La vecké cft, que nous »■ vohs quelque pouvoir encore liir nos volitions, mais d'une maoicic oblique, 2c non pas ablblument 6c indlâëremment. C'elt ce qui a été expliqué en quelques endroits de cet Ouvrage^ Enfin M. Hob- bes montre après-d'autras,que lacertitude dcséve- nemens 9c la necelEié même, s'il y en avoit dana ,k ma ni ère dont nos aâions dépendent des caufès, ne nous cmpécberoit point d'employer les délib^ ntîons, les exhortations, les blâmes Se les louant :gcs,les peines Se les récompenfcs; puis qu'elles fer- vent & partent les hommes à produire les aâionsi ou à s'en abftenir. Ainlî, fi les aâions humaines étoicnt neceflàires, elles le ftroicnt par ces moyeni. Mais la vérité eft que ces aâions n'étant point ne^ ceflàires abfolument, & quai qu'on feflè, cet moyens contribuent léuleraent à rendre les aâionc déterminées 8c certaines comme elles le font en cfiet; leur nature fatlànt voir qufelles-lônt incapa*- bles d'une necelTité abtôlue. il donne auffi une nocioiL aflëz bonne Je la libtrté, entant qu'elle cft prtlè dans un fcns gênerai commua aux fubflancet' ntelligentss {k non intelligentes { en di&nt qu'une- cboJè cft cenfëe libre, qiund la puïl&ncc qirelle »t a'eft point empâchée par utte ebolè eztenie..Ainfi ton qai cft.setcoiie imt.nue 4%ue, a la puif&nc« .deièx^«i^^9MMLdIf.fâs^{tt \k méfiés ut, aXx Rtvhtxjotfs suit t.s Litre qu'elle o'a poiat Ja putflâncc de s'élever »i> .deiS» de la digue, quoique rien n'einpécber<^- aloTS de Ce rcpaodrc ) & que même li^ d'extc» lieur ne l'cmpédie de s'élever û haut: mais il fin^ droit pour cela qu'elle même vînt de plus liauti,-. eu qu'elle même fût haulTéc par quelque crue d'eau. Ainfi un prilbnnicr manque de iiberté-,. mais un malade manque de puiHancc pour s'cb- jdler.
■ f • Il y a dans la Préface de M. Hobbes un abié-- ^ dec pointa contcOés, que je- mettrai ici, en- «joutaot un- mot de jugement.; D'un c-otb' (dit-il) on fiiutient qu'if n'tfi pat d»nt U pcuvrir frtjent it l'hamme Je ft ehcifir I» volonté qu'il thit-' Avoir. Cela elt Bien dit, Tur tout par rapport à la volonté prelcnte; les hommes choiliflënt les ob- Î'ets par k volonté, mais ils ne choiliiTcnt point' surs vobntés preièntcsi Elles viennent des rai- Saùs^tlt des di%ilïtiofls. 11 cfl vrai cependant qu'on 4e- peut cherdi0Bdenouvel]es^ rations, Se ic donna- «vec ie teols de nouvelles dt^&tions; & par ce «loyea. on iè peut encore proctvcr pne volontç ^'on.n'avoit-pori fciq«'M«e-ppuvoit pas fè dooh- bcrfur le champ. 11 en eft fpour me lèrvir de \k- comparailôn de M. Hobbcs-iui-mèraeJ comme de la ^im, ou delà foif; prelèntement il ne dépend - .pas de ma volonté d'avoir £iim, ou non, maïs il- âépend de ma volonté de manger- ou de ne point jnanecr. Cependant pour le tcms à venir, il dé* «end de moi d'avoir faim, ou de nrtmpêcher de- j'avoir à une pareille heure du jour i en 'mangeant jar avaiKe. C'cll ainfi' qu'il y a moyen d'evit» Suivent de mauvaifcs volontés: Se quoi que M. Uobbes di{è dans fa réplique n. 14. pag. 1;8, que Iè ftiic des loix-eft de dire, vous devez &ire, ou «DUS ne devcK point -ceci ou ceUi mais qn^ - ttyapiHiie deJoi'^i-âlè, vont le devez' Vouhnt^ sii vsusjieifcdcvK^niDt'mik^} jl-<ft y iui » gk.- Digilized by Google DE M. H o B Si I8î ■■vilîble qu'il le «ompe à i'cgard de la Loi de Dicur qui dit. mn concu^ifcts, tu ne convoiteras pas: Ô, efl vrai que cette detcnic ne regarde point les pre- miers mouveoicns qui font involontaires. On Ibu- tient 1. ^Heie huxMrd [chance ea Anglois, Cafuf ta Latin] ne produit rien. C'elt-à-dire fans caulc ou Taifoa; fore Bien, j'y conlèas > fi l'on entend^ .parler d'un hazard- réel. Car la fortune Se le hazard ne Ibnt que des apparences qui viennent de l'igno- rance des cau&S) ou de l'abilraâion qu'on en tait>- ^it taut Us énimtmtm. mt leurs eiu^s rit9^ fnirts.-'Mal: ils mit leurs caufès détaminantes,. par Icfquelles on ea peut rendre railon; maïs ce ' □e font point des caulës neccflâires. Le contraire pouvoit arriver iàns impliquer contradiÛion. 4. ^ii» .ta volonté de Dieu fuit la nectjjhé de iouiei chcfet. Mal:. La volonté de Dieu ne produit que doi «hofis contingentes ■ qui pomment aUet sutro-" .menti Je tenu,.l'e^ce & la nutiare. étant ior- ' ■àiSerau-i. toute ùoK-.de. Sgfms &.de moBV»r ■mens. ■ ",(•■.( - 6. De l'aoTre cote' (lèlon lui) on £>» fblumcntj four cboifir ee qu'il -veut f*ire, tn»U tt^ me paur-cùifir te qu'ilveut vouloir. Ceft M.AL. dit i on n'eft pas maître abrolu de à volonté pout la changer fur le champ, ûns iêfervir de quelque, jnoycn ou iàie&foaiceh.x.^amidl'hommiveiit- une èmne aS'tm, i» volonté de- Dieu coacourt uvtt l» Jkane, autrement noa. Ceft B I en dit, pour- vu qu'on l'entende que Dieu ne veut pas lés mau- ■vaifesaâions., quoiqu'il les veuille permettre, afîfi- qnUl D'arrivé point quelque cliolê qui lêroit piA. «le CCI pecliez., ^. j^tu h vêbaté peut theijîr, fi mit -veut vosMr-, a» km. Mal, par Tappoii à 1k- «dition pteioBte. ■^■^U'iueia/it arrivent fans M AL; ce qui arrive iàns dira: 4ue êau canlès 8c nûibnB. f. S"' ntMbSmit qn» Xiimfrhiéiyfm ivtmmiiU mnvera, ifa'tfiftu metgSû» ^u'MnrPt, Dim frévofant Iti thcfes, •MK f»t eommtfiitims tommt dms Iturt eaufts, ■ WMttt't9mmt frtfmet. Ici on commence B i r n, 8c fon finit Mal, Oo a nifim d'admettre la ns- ceffité de la con&quence, mais on n'a point Tujec ici de recourir à 1> qu£ftîont comment raTcnir cft piclàit i Diea: caria Boceflîté de la eoo&queaec ■a'empidie pnaC que l'éveieneacoukoeakqueiit M fiHt coattagnt ea Ai* . 7. NotrrAimar croît qm la dofiriae fcflii^téé .par Arminiiu, ^raat été ^nrariSe en Aa^etene par l^Arehevéque Land Ce par k COur, & M pro- motions Bcctefiafttques conGderables noyant été que pour ceux de ce parti; cela a contribué à la révolte qui a &it que l'Evéc^ue fie lui fc font rcn- contréi axas leur exil à Paris chez Mylord tievr- «allle, 8c qu'ils Saat entrés en dtfpute. Je ne 'VDudroii'pas approuver toutes les démardies de L'ArdwFMiie Ls^d-, qui avoitdu mérite, Se peut^ 4tre aaffi de la bonne volontéi mais qui paroit a- làx trop poulie les Presbytériens. Cependant oa peat dire que les révolutions, tant aux Pays-Basv ^»e dans la Grande Bretagne, Ibnt venues en par- tie de la trop grande intolérance des Rigides; 8c l'on peut djrcque les défenfèurs du Décret ablbhi ont été pour le moins aufli rigides que les autres^ ayant opprimé leurs adveriaires en Hollande par ^autorité du Prince MauricCr Ec ayant fomenté (et zcToltes en Angleterre contre le Roi Cliarles L Mai* ceiâat les déftuts de» bommes, 8c non'pas •eux dfcs dogmes: leurs adveriâires ne les éjûr- goent paa non plus * témoin la fiverîté dont oa :«a a uie en Saxe contre Nicolas CrelUo*. 8c la procédé des Jefiikes contre le ftsti de I'EtA^ DE M. H O B B E s; Ztj «■deux {burces des Argumensila Railôn Se l'Auto- fité. Quant àla Raifon, il dit qu'il admcc les rat- Ibns tirées des attributs de Dieu, qu'il appelle aigu- iiieDtati& I dont les notions Coat concevablesi mais il prétend qu'il y. en ad'autres où l'on oc conçoit rien, 8c qui ne ibnt que des cxprefTions par lef* quelles nous prétendons l'honorer. Mais je ne rot pas comment on puiHè honorer Dieu par des eipret*. &>ns qui ne lïg(it6cnt rien. Peutrêtre que chez M< Hobbes. comme chez Spirtora, Sagellc, Bonté, fuftice ne font que fiâions par rapport à Dieu&î Universi k eau le primitive agiflànt, lèlon eux. par h necelTité deia pui{lànce,& non par le choix de là fagcflèi Icntiment donc j'ai afTez montré U Ëiulicté. Il paroit que M. Hobbcs n'a point voulu Expliquer allêz, de peur de fcandalilcr les genSi ca quoi il eft louable. C'eft auffi pour cela, com- iBe tt le dit lui-même, gu'il avoit delïié qu'on ne publiât ^intcequis'étoit palfê à Paris entre l'Evê- que&clui. Il ajoute qu'il n'eft pas bon de dire qu'u- ne aftion que Dieu ne veut point arrive; parce- c'cft due en effet que Dieu manque de pou- - voir. Mais il ajoute encore en même tems qu'il n'«ll: pas bon non plus de dire le contraire, 8c de lui attribuer qu'il veut le mal, parceque cela o'eft pat honorable, 8c qu'il Strahls que c'eft l'acculer de peu de bonté. Il croit donc qu'en ces matières la vérité n'ell pas bonne à dire; se il amoît raifôn i fi la vérité étoit dans les opinions paradoxes qu'il fou- tienticar il paroiten cË^t que fuivant le ientiment dp cet Auteur, Dieu n'a point de bonté, ou plu- tôt que ce qu'il appelle Dieu ù'cà rien que la na- ture aveugle de l'amas des choies materidles qui ■gjt lèloD les loix mathématiques i iuivant une ne* cçÇité ^Iblue, comme les Atomes le font dûu le Sf&étuf ^'Epicuie. Si Dieu, éuut comme ki Gr^iuUlont fluclqaefois.îci-bui il ne &coît pmot «owmiiB ^ ^9 J^fVità qui le i^'-.
" 1 1 {'j[\mi^ dent: mais Dieu n'cft pas comme un hommcidont • il faut cacher Ibuvetit les deflcins £c!es aftionsi au- lieu qu'il ell toujours permis & raifonnable de pu-- blicr les confeils & les aélions dcDicu,parccqu'e{- 4ès fiint toujours, belles 8c louables. Ainft les véri- tés (jui regardent la Divinité font toujours bonncf- à dire, au moins par rapport au tcandalc, 8c l'oa a expliqué, ce fèmbic, d'une manière qui làtis^ la Raifon, & ne choque point la pieté, commeuf il faut concevoir que la volonté de Dieu a ion ef- fet, & concourt au péché, lâns que ià làgcllc ou fa bonté en fou£frent.
f, Quaiit aux autorités tirées de la Sainte Ecri- ture, M. Hobbes les partage en trois fortes; les unes, dit-il, font pour moi, les autres font neu- tres, Se les troiliémes Semblent être pour mon ad- vcrfaire. Les paï^ges qu'il croit favorables à fos - icntitnent font ceux qui rapportent àDieu la caufè de notre volonté. Comme Gâi.XLV. f.où Jofèph dit A ^ &eres, n* vous »ff&g*s. fmt, n'a^g. ■ ftmt it rtgrtt d» vmt nfmttx, -iiatém feuritrt aminé ici > ptif q»i Uîe» m'a tttvtyé dnanf" vous, pur!» confervatim de votrt vit: & ver£- 8. vous ne m'avex. pas amené ici, mais Dieu. Et Dieu dit Exod. VU. j, yendurdrai h cœur de Iharatn. Et Moïlè dit Deuter. II. 30. Mart Si~ hoa Roi dt Hisbon ne voulut foint nous laijfer fai- fir par fi» pap. Car l'Eternel ton Dieu avait en- Airei fia tjprtt r«idi fia cœur, afia de le livrer totrt tu matas. Et David dit de Semei 1. Sam. XVI. le. -St^U mandai, car PMttrnel lui a dit» mim^ I>0vUt é* *«w nw dira, fourfiA fat tu fait* Et i.RoisXlT. if. le Roi (Roboam) n'i- tBHta phtt le feufle, car cela était conduit ainfi far tEtèmel. Job. XII. 16. C'ejl à lui qu'appartient tant celui qui /égarti que eelu't qui U fait égarer: r. ij.ilmet hert dt fint Ut Juger. 7. »+. il k» Ja») Iti dtferts: v. ij". il Us fait chanceler comm» des gens ifiù font yvris. Dieu dit du Roi d'Affy- ric> Eiâi. X, 6. Je It dèfêchtrai contre h peuple, qu'il fajfi un grand pillage, ^ qa"// le rmât foulé tomme l» boue des rues. ËC Jeremie , ^C, ferem. X. ij. Etimtl, ^e connais que la .Jê l'Sommtntdèftndpoi de lui, d)» qu'il n'ejl pat -M touveir Je £hommr qui marche d'aireffer fes pas EcDicu<lit..Euch.IlI. %a. SiU Ju0e fe détôur-. ■nêJtfajafiitêf^ commet l'mqtàttt lorsque ^oH' rai mis quelque achoppement devant lui, il mour- ra. Et le Sauveur dit, Jean VI. 44. Nul ne peut venir à moi, fi le Fere qui m'a envoyé ne le lire. Et S. Pierre Aâ. II. 23. Jefus ayant été livré par It eonfeil défini ^ par la providence de Dieu, vous Pavtx. pris. Et Aâ. IV. 17. 18. Htrode Ponet Silatt avec les Gentils les peuples d'Jfraïl fe font t^mblis, pour faire toutes les ehofes que ta miûn ^ «M <s^^ araeietst auparavant déterminées devoir . Jë^fiit»t..ntS.P>al,Kom.lX.i6.Cea'efipoiiit ibtVOHUmt, tûdm courant, mais de Dieu qui fait miferitorJe. Et v. tS. il fait donc miferieorde k celut À qui il veut, il endurcit ettiti qu'il veut. r. 19. Mais tu me diras, pourquoi fe plaint il encore, car qui eft ce qui peut refifier à fa volontéî v, 10. Mait flûtot, ô homme qui ts-iu, toi qui eoniefies contre l^ul IM ch^e formée Jira-t-elle à celui qui l'a fir-. née, pourquoi m'»t-tft fiiit aînfit Et i. Cor. iV.j, ^fi efi-eëqsti met Je U différence entre toi "i»'