Dieu a décerné de créer quelque chojè, il y a un combat entre touslespoflibics. Cous pré tcndans à J'cxiftenccj Et.quc ceux qui joinrs eniênibicpro^ daifent le plus de réalité, le plus de ftiftilion, le ^Itis d'imtUigîiU'ué-, lïmportent. 11 eft vrai que joUt ce combat ne peut être qu'idéal, c'eft-i-dir* Â ne peut f tre qù'un contlit de railbns dansJ'entéar bernent le plus parffiiti qui ne peut manquer d'a- gir de la manière la plus parfaire, Ec par conlcr <^uent de choifir le mieux. Cependant Dieu eft obligé pat une neceûitc morale, à faite les chofcs en lortc qu'il ne fil puiflc rien de mieux: autre- ment non ièuicmcnt d'autres auroicotfujet de cri- tiquer ce qu'il faiti mais qui plus cil, il ne Icroît pas cbntcnt lui-même de Ion Ouvrage, il s'en rçprocheroit l'imjjerFeâion; ce qui eft contre la joHVcraine felicite de la nature Divine. Ce fenti- iBent continuel de û propre fauteou impertëâion lui feroit une &uri:e incviiablc.dc cbagrinsi com- me M. Bajtle le dit dans.uBcaiMreaccalion Cl^ 9 f ■) . ^o^. L'ai:gaolêi)t.âe^. ïJisoftSuppDlk. feuxi, lornpi'il dtt.qbe-. rien «e Tcut dûnmr.qn'eu par- iant d'uoétat moins, ban à nn. meilleur ■ oif a'ih meilleur à un moins bon > 8c qu'ainfi,-fi Dîcul^ le meilleur, ce produit ne SiuToit ëtrÈchai^f que ce feroit une fiioftance étemelle, un Dieut Auis je ne voi point pbunyioi une choie ne puiilê chad- ^er d'eipecc par rapport au bien ou au. mal, fans en changer le degré. En paâànt du ploirn- de k Jdulîquc i celui de là Fcir.ture, ou ui« vaf^ du ^ilÎT des yewc i celui des orcillesi le degré des ■plùfiri potinà être le mémci iàns que ledernier ait pour lut d'autre avantt^e que celui delà nouveau- .té. S'il fe &ilbic la quatfrature du cercle, ou fpoùr a-dire fi le cercle étoit changé en quarré de la mê- me grandeur, ou le quarré encercle, il ièroitdif- âciledediiCr parlant abic^utaeiit, Jàiuav'oirégald à ETLA LtBERTE' DEL'HoMME. II. PaR- 99 à quclt^ue uiàgç particulier. Ci l'on auroirg^nëoii perdu. Ainii le meilleur peut être change ea un autre qui ne lui ccdc point. Se qui ne le ùiip^îtc 5 oint, mais il y. aura totijours entr'cux un w. re. Se le meilleur ordre qui Ibit pofltble. PVcnant} toute la fuite des choies, le njcilleur n'a pDiDtd'é.r gat, mais uQC partie àe hËdfl^t être égiiée par une autre pittic de làmémclùite. Outre^n'oor pourroic dire que toute la fuite des dioicsàl'fnfiÛ peut ctrc la meilleure qui foic polVibie, quoique te qui exiftc par tout l'Univers dans cha(^c pu"^ tie du tems ne foii pas le meilleur. Il fc pourrois donc epe l'Univers allât toujours de. mieux eii Biituït, lî tdie etoit la nature des choies, qu'il na dit point permis d'atteindre au meilleur d'un fci^ coup. Mais ce ibnt des problèmes dont jd nous clb difficile de juger.
aoj. M. Bayie dit (p. 101S9.,] que k qucftion Si Dieu a. pu &ire les chufes plus «ccomplics qu'il nf les 9. i^esr eft aufli très-difficiiei'^Si qae la rai- fpas du pour Se du conlxc font txàs-fertet. Mù§ ç'cft à mon, avis autant que lïoii jettent ên.-queA tion 11 les aâions de Dieu font çoHformet à lapltif grande bonté, C'eilunc chofe bien étrange, qu'en cliingeant un peu les termes, on rend douteux ce qui bien entendu ell le plus clair du monde. Les railbns contraires ne font de auifc force, n'éta.M fondées que fur l'apparence des défauts i Jk. l'oW jedtion de M, Baylc, qui tend à prouvei iiue la loi du meilleur impoferoit à Dieu une véritable n»p celftte mctaphylique.n'eil qu'une itlulionqvi ^ient de i'abus des termes. M. Eiaylc avbic été d'un au>- .tie ièntiment autrefois quui^ il aqplautlijSsit i ■celui du R. F. MaUebranche. alTes.approchaat du inien lùr ce fujet. Mats M. Arnaud ayant écnc ^contre ce Pere, M. Eayle a changé d'opinion > jç mîimaginc que fon penchant à douter, qui fifia auga^éxa^tu) Avi:<:.''âgCk y. acofitribtié. Mi no En&n sur. la Bonté' de Diev i Artiaud a été un grand homme lâns doatc, &l fim autorité eft d'un grand poids, i) a iâit plufîcurs bon- net remarques dans fcs écrits contre le P. Mallc- brancfic, mais il n'a pis eu raifon de combattrecc que ce Perc a dit d'approchant de ce que nous, di- fons de la régie du mtilleur.
Î04. L'excellent Auteur de la Recherche de lâ Vetité ayant palle de la Phiiofopiiieàla Théologie, publia enfin un fort beau Traité de la Nature Se de b Gracei il y fit voir à fa manière (comme M. Bayle l'a expliqué dans lès Penfécs diverfes fur les Comètes, chap. 234.) que les évencmens qui naif^ lent de l'exécution des loix générales ne font point l'objet d'une volonté particulière de Dieu. Il eft vrai qae quand on veut une chofe, or veut auffi «n quelque &çon tout ce qui y eft' neceflàiremeiit attaché, & par conièqtient Dieu ne fauroit vouloir les loix générales, fans vouloir aulTi en quelque fa- ^n tous les effets particuliers qui en doivent naî- tre ncccflâirement; mais il eft toujours vrai qu'on se veut pas ces évencmens particuliers à caufc d'eux- mêmes. 8c c'cll ce qu'on entend, en difantqu'on ne les veut pas par uncvolonté pariUuliere Se direc- te- Il a'y a point de doute que quand Dieu s'cft détermine à agir au dehors, il n'ait &it choix d'une suiûere d'a^ qui Fût digne de I'Ett« îbuveraine> ment parfait, ceft-à-dircquifiltinfiniment fîit^ Ce uniforme, 8c neanmoiosd'unefeconditéinfinie. On peut même s'imaginer que cette manière d'a- gir par des valoTitii rtntnlts lui a paru préférable, quoiqu'il en dût relulter quelques évcnemens fu- pcrflus, (& même mauvais en lei prenant à part) c'eft ce quej'ajoùte à une autre manière plus com- pofcc êc plus régulière félon ce Perc, Rien n'cfl: plus propre que celte fuppofuion (aufentimentdc M. Bayle, lorsqu'il écrivoit lès Penfees lîir les Comètes ) à refoudre mille difficultés qu'on fait ^ cùttre UnoTidotce DîriiWi Dmmdv À Dim, (diË-H) DigilizBdby Google ETLAllBETlTE*DEL'HoMME.n.?AR. lOI (dit-il) feur^Hoi H « fuit Jts chtfts qui ftrvmt à mdrt îti hommes riwj mithaos, te ftroit denutn- itr fiuT^mk Ditu » txtcuti (m pUn{qMniptHt itri tfii'iafnmtiit btatt ) fur Iti leytt lu fins fim- fUsty Iti fini uniformes, pourquoi par untcem- flieatim de dicrtti qui l'nureeoMpaJfent metjjiitft- pteat, il n'a point tmpéehi U mtiùvMi Hfaa B- ère artitrt dt l'homm*. 11 ajoute, «e ï« ««■»• tUs étant dtt velmlês partictilitrei, doivmt kvkt ttni jîn digne de Dieu.
lof. Sur ces fondemens il fait de bonnes refle- xions (ch.»î 1.) louchant l'iojuftice de ceux quife plaignent de la profperité des méchans. Je neft- rai point ferupule (dit-il) de dire que tous ceux qui trouvent étrange l» profferiié des méchant, ont irès- ftu médité fur la Nature de Dieu, qu'ils ml réduit les obligations d'une caufe qui gawverne tew Ut tbifes, i la mrfure d'une providence tout-à-fait faàaktmi. ce qui efi d'un.petti ifprit. ^uoi donc, U fiutdroit que Dieu, après avoir fait des caufes Ubrtt (S» dts eMuJët ntttffairrs, pur un mélange in- jSmmmt frofr* à f*m iclnttr les merveilles de f» jiigtfi inpiHt I tit étaiU dn loix conformes it l» BMturt des csmfu Hérti, mah fi peu fixes, qut It moitidr» ebapin qm arriverait k un homme, les b&H- Itvtrferoit eutitrement à la ruine delalibtrtihttmai' ntT Un fimpU Gouverneur de yUle feftra moquer dt lui, s'il change fes reglemens fes ordres autant dt fus qu'il plutt à quelqu'un de murmurer contre lui; lifDitu, dont les Loix regardent un bien aujfiunivtr- ftl que peut tire tout ce qui nous efh vifièle, qui n'i afu fart que comme u» petit aceeffoire, fera tenu de déroger k fes loix, parce-qu'elles ne plairont pat aujourd'hui à l'un, demainà l'autre; parceque tan- tôt un fuperfiitieux jugeant fauffement qu'un monflrt fréfagi quelque chofe defiuufle, faffera dtfon erreur A un faerifict enmàuli taiait unt bmni umr, qui tummàmiufiNtfMsuffizdt etudtl»virtiti jv<"' £ 3. ervirv I02 EtSAISE SDR LA BoNT£' DE DlEV croire qu'on ejl «Jfix, bien funi quand on n'en a f oint, fi JcarûL^lifira de ce qu'ua medmat homme devieiit rkhe, ^ jouis d'une Jantévi^ourfufe? peut-onfe fai- re d>:s idéei fini faujjei d'une i'rcviUei.ce génernie i Et fuisque tout le motidt conuieni que celle ioi laaa- mre, le fort l'emporte fur le f^iile, a été pofée fort (agetnent, & qu'il ferait riiliiiile de fréter.dre qu/f iorsijui'.iie pierre tombe fitr un uafe fragile, qui foft lei délices defoamaiire, Dieu aonueroger à cet- te loi pôiir ép-^rgaer du ch.i^rin à ce ninitre-ià; ti» faut-il fm aiouer qu'il efi ridicfde aujfi df friieiidre que Dieu doit déroger à la rniwe ioi, fourempècher qu'un méchant homme ne l'earichijfe de la dépouillé ■4'un homme de bien l Flui le Tnichant homme /i met nu dejfifs des infpirutiù»! de la coiifcience da l'honneur, pUis furfujfe-t-il en force l'homme de iiem Je forte que s'il entriprind l'hotpmede bien, il faut, filon le cours de la nature, qu'il le ruine: (^s'iisfmt employez, daaslei Finances tOHi deux, il faut, félon /«. même cours de la naifirê que it m.éehfmt t'enricHlf». plus que l'homme 4e bien, tout de même qu'un fat, v'olent dévore plus de 4oij, qu'un feu depoSli. Ceux Ml voudra'ient qu'un méchant homme deuint malade,. font quelquefois ai^Ji injufles que ceux qui veudfoient. qu'une pierre qui tombe fur un verre, nt le, eaffiit paèht; car de la manier» qu'U it fil a'ge^etctmftftKt, ailes alimensqu'ilprtnj, nil'Mrqft'ilTtffirt, ntfotH.
JM capaHti, filon Ipi ietfc wujtrmef, A ftéjtidff/tr À fnfimté. Si bien que cfux qift fi pMffitnt j4 f» fimé,fi pkigMia 4i ^ que Di*it.nfoMéM kt ItUt ^'U ^itniUts-, en quelUifmd'ttutantpmtinjitfittt qfff par des combinaifeni o> des enchainemtfu dont I)ieu feul était capable, il arriveajfex. fouvent que le tours de la nature nmine la punition du pechi. - ■ 3o$. C'cit granddoramagequc Mr.Bayle aquit- ta lî-tût. le chemin ou il étoic«iitréiîbeureu£âmenc de raitènocr ca faveur la ProvideBcsi car il ftu- Digilized by Coogle iJ'msur*iE dit.ëc bonitet en même tenu. ]â.
ftis d'accord avoc lc R.p.MaUebranche; queDieU' fait les choies de k mîr.iere U plus digne de lui, ivlaisje vais un peu plus loin i]ue lui, à l'égard des, tulouUs ^eiuinhi p.'.niatlieres. Co:iinic Dicunc èuroi[ rien taire lâns raiibn, lois même qu'il agit Wiraculeulëmcnt, il s'enfuit qu'il n'a aucune vu- knué iÛrlcEcvcncmensindividuels, qui nclbirunc CoiïiCèqiicace d'une vcri'é ou d'une volonté generi- le. AinC jcdirois que Dieu a'a jamais de velmtés pirtia^ms, teÛcs^cePcieeQtendi c'eS:-à-4iE^ ^tkuUtreiffimttiiits. — ^ .. 207. Je crois mémo que leg.Aririw/» n'ont tiea en cela qui les diftingue desautres évenemensj eu ' desraifons d'un ordre ruperieuc à celui de la oa,-. ture ie portent à les faire. Ainli je ne dirois point ai'ec ce Père, qoe Dieu déroge aux loix générales^ toutes les fois qpe l'ordre le veut i il ne déroge à. une loi que par une autre loi plus applicable) Sl co ^UB l'ordi'e V£Ut ne iàuroit manquer d'être coofoi-' ne i la r^lé de l'ordre; qui eii du nombre des; loix scneiales. Le caraâere des mirades (prÏA dans le {cas le plus rigoureux) eft, qu'oA ne lin> &irolt Qpliquetjnr les natures des cboSa aéeca, Ceft pourquoi-, u Dieu, ài&m une loi générale^ qui portit que les corps s'attîrj^bnt lea «os iot. autres,' il n'es làuiôk Mtemr l'eiecotion 'que par des miracles perpétuels'. £t de même, u Dieu vonl<Ht Cjue les organes des corps humains ic con- fprniaiîènc avec les volontés de l'amc, iiiivanc /* f0éme lies caufts occajsomdks, cette loi ne s'cjtecu- ■ teroit auili c^ue par des miracies perpétuels, ■ leS. Ainli il faut juger eue parmi les règles ■ générales q^ui ne Ibnt pas ablolumenc necellaires, lH'xa choilit celles-qui IbnC les plus naturelles, dont il' eft le plas aifë de rendre raîuin. Se qui lèrvent ft»ffi'je|^9ài-i«adi«KatfiMiil:iinrcsdio&K CeA u, 4 oaat}, f04. Èmn ettr la Boktk' ds DiEtr, santt ét quand UjffiinuJ» Fkârmmh friitâillt ne Icroit point nccellâirc d'ailleurs, en écartant les miracles fupeiflus, Dieul'auroit choïfi, parce- «ju'il clt le pius harmonique. Les voyes de Dieu iont les plus iinipies fie les plus uniformes: c'eft qu'il choilit des règles, qui le limitenilemoiaslcs unes les autres. EuesibntauHi les -çlas fecondis par npport à /a fimfUciti itt -vt^ts. Cei^ comme fî l'on dilbit qu'uDC mailôa a été la meilleure qu'on ait pu faire avec la mfme dépenfe. On peut mê- me r^uire CCS deux conditions, la finiplicitd Scia fecondité à un fèul avantage, qui efl de produira le plus de perfection qu'il cfl poiTible; 8c par ce moyen, le fyftême du R. P. Mallebranchc en cela Jè réduit au mien. Car ii l'effet étoit fuppoféplu» grand > mais les voyes moins fmiples, je croit <)u'on pourroit dire, que toutpefé, & tout comp- té, l'effet lui-même fcroit moins grand, en efti- maat, non feulement l'effet final, niais aulTireffet moyen. Car le plus fage fait en forte, leplusqu'il & peut, que les mwns foient Jins aulTi en quelque c'eA-i-diredefirables. nou ièulemcnt parée- ^ilijW. maïs encore parce qu'ils^»/. Lcsvofes plus coDipo£ies occupent trop de terrain, trop d'el- pace, tropdelieat trop dettnui qu'oouiroîtpa mieux cmplo^.
. ao9. Or tout & rédul&it à k plu grande fo- te&ion, oa revient à notre loi da meilleor. Car la pertcâion comprend, non Iculement le bïmmf nttîf. le bitn fh^fiqu* des Créatures intelligentes, mais encore le bien qui n'eft que meiapkyjtque, Se Îui regarde auffi les Créatures deftituées de raifon. 1 s'cnlùit que le mal qui cff dans lesCréaturesrai- iônnables. n'arrive que par concomitance, ooa pas par des volontés antécédentes, mais par une Tolonié con&quente > comme étant envdoppé dans le màlkui poHible* Ce le bien mctopnx- - Ëqyc qiù compsod tout» eft caulè qu'il £uu don^ :.. "aer Digilized by Google ETLALlBSigrs'DSL'HoMME.n.PAR. lOf ner place quelquefois au mal phyfiquc, 8c au mal moral, comme je l'ai déjà expliqué plus d'une fois. Il {c trouve que les anciens Stoïciens n'ont pas ctc fort éloignes de ce ÇyRêmc. M. Bayle l'a re- marqué lui-même dans Ion Diâionnaite à l'article de Cnrylippc Rem. T.ilîmportcd'cn donner les pa- roles, pour l'oppofèr quelquefois à lui-même. Se pour le ramener aux beaux iêntimeos qu'il avoit débités autrefois. Chyjipft fdit'il, pag. çiç.)il»iis fin Oiti^ragt dt la FravÙtnet examina tntr'auirts qutpieiîj ctUe-d: U nmlure dtich^et oh lafrûviden- et qù a fait UUondt ^ h Gmrt humain, a-t-fU» fait auff Us nwiadiet À quoi Ut hanmtt fini fitjttt t il ripmJ qtu le friaeifiujejfeia 4t la naiurt n'a pat été dt ht rtndre matad^i, cela nt cmviindroit fat à la caufe dt timt ht huns; mais en préparant tè" produijant flafieurs granJu thefei tris-bien ardm- niei ^ trei-fubtihs itUetreuvaqu'ilenrifulioit ^uH- Îiei ioeon-veniens, ^Minfiilt n'ont fas été toi^ormes [on deffein primii^ à (an but; ils ft font rinctn- trtz, À la fuite Je l'Ouvrage, ili n'ent exifléqut com- mtJei confequencii. Peut laformatitn du corps hu^ mai», dirait-il, la pbts Jmt idée, l'utilité mémt ék tOKvrtlgt dtmarukimt qui la tète fut compo/ét éhl» tiffm éPofftmtas minets ^ délitx. i mais far li tilt Jevnt avoir Piamnmedité dt nt-potnoir reiifier aiutfitps. La nature f répartit h fanti, mm^- mt twni il a fallu far uni ^^en dt emmmhttne» ^ri> Jiurct des maUdiisfât ouvmi. U m va Jt mêmt k f égard dt la vertus CaiUmSrefftdtUna^ turt qui t'af ait naître, a produit par contretouf Pea- geaaet dis tieis. fe n'ai pas traduit litiimltmint ^ t'ift pourquoi je mets ici h Latin mémt d'jîulugeili, m faveur di ceux qui attendent ceiii Langue [ Aul. „ Gcll. Lib. 6. c. I. ] Idem Chryùppusïa eoil.lib. » ( quarto, wi/ii j»f«a((t^ ) traitât conlideratque, dtgnumque cilê id quseri putat, «i ai rSt èirB^»' « r«f rWw luâf» fww v''*"^ Id eft auuraac iplÀ E f nnun.
to6 Essais sur la Bokte' qk Dièu, „ rerum, vci providenti» quw compagcm baoïs „ mundi 8c genus honiinum fccit, morbos quoque & débilitâtes &3:gntU[iiDescorporum,quas patiuntur homines, kcerit. ExïlHimc aurem non fuillë hoc principale naturx confiliuni, ut t> ùccTSt homin^'s moi bis obnoxiog. Nuncjuanï ,r cnim hue convenitic natuTz auâori parcniitjue ,i reram omniam bomrum. Scd cjuum ntuha'» ,i induit, atquc ougaa gigneret ^arBF«qus^itil&- ma Si utilAfima, aHa quoquo limaLagnat» fiinr „ incommodft iis ipfis, qiM fàcicbat, cohaeren- „ tb: eicjue non per naturam, &d pcr Icquelas- „ quardam necelTarias tiiia àick, quod ipfeappellat!rs»fa(Bi>ABu'i)^rii'. Sicut, ioquit, qaum „ corpora iiominum natura fingerct, ratio liibti- H lior Se urilitas tpfa opcris poÂuIavit ut tenuiffi- „ mis minutilqucoHkuliscaputcompingeFDt.>Sed.
liant utilitatcm rci niajoris alia quidam in- „ commoditas cxtiinlbcus conlëcura eft; utâerofr caput tenuiter munitum&iâibmoâ'ealîiHiibui^ 1, que parvis fragile. Proinda morbi quoque 2c ,t egritudincs p:iFt4r£biit, dam. fitlus^ parieur. Sic,- „ Mercle, inquic. dutn virtuehominibuspercÂn- yL lilîuimKRuntgigniiur, viti&ibidcmpcr aâîrtiia- » tmi.cOttWariativnata funt. Je ntpttife p»s qu'unir Titjtn Mt pu r'xert dire- de- plm raifeATMHe dms l'ignO'. rance oic H éfoit de la chute ditpremitrham/nt, ^Ht» (jue nous n'av^m pafanoir qiif par inréi^ifkth», <^ qià efl lu -. ri:ye caufe de nos miferes: Ji mm «ïrt'iw* flufieiiri ferntiMtes extraits dis Ottvragn dtChy/rp- Jre, ou-pfutér fi-ilMt iwimu fts Ouvrages, nous «•(-. riant unt-idée plia aviutnfigmfe tjae nout 'tintims i» la hnuté' fan gentr.
a I X. Voyons maintenant ie revers de la-medail-; le dans M. Baj-le changé; Après avoir rapporté; dans fa Réponic aux Qjcftions- d'un Provincid,; chap. 1 j-j*. pagina, T. III.) cesparotesdeM'.Ja-,' etlX Liberté' de i,'H<^MME. rlTAfe. 107 VUnivsrstJt ^Mtlt^utchoftdtfUtihuuteîmfortanet itt' finimtnt que It* pro/perhè d'un homme de bien. Il a- joucei Cette ftafee a quelque chafe d'éMoui/fant: U F. MnUeéranehe l'a rnrfe dans le fins èenu jour du monde, 0> H u perfitadé à cjutl^iies-tmi de [es Lec- teursy qit'un fijiéme fimple o> trei-fetand, ejl fini contiemHe à la fogejje de Diau, qii'im fyftème fias ' compefééi' moins fecand à prof ortim, mais f [us cafa- bit de privcnirdes irréguiaritex.. M. Bayle a été âi ceux qiii CTitrer.t que le P. MMlthraneht donnoit par- la un mer-L-eilleux dénouement, (c'eft M. Bayle lui- même qui parle ) mais il tfi frefqut imfeJJÎbU dt s'en payer après avoir lu les Livres de M. Arnaud eon- trecefyfttme, ^ af ris avoir eanjideré l'idée -unfle immthje de l'Elre fcuveraineintnt parfait. Cette idée nous aprend qu'il n'ejl rien de plus aifé à Dieu, que de fuizreun plan jimfle, fécond, régulier com- m*de en même tems a soutes les créatures. , m. Eiant en France, je communiqué à M. Arnaud' un Dialogue que j'avois fait en Latin fur h caufcihi mal K fiirli juftice de Dieuj c'étoit non fèuièment avant les difpytcs avec le R. P. Mal- Itbranchc-, mais même avant que le Livre de la Rcrficrclic de ia' Vérité parût. Ce principe que je joutiensfici, Jàvoir que le péché avoit étépcrmis, à'caufèqu'il avoîtéte eaveloppt: dans le meillcuc plan de l'Univers, y étoit dcja employé j & M. Arnaud ne parut point s'en effiirouchcr. Mais les petits démêlés qu'il a eus di-puis avec ce Pcrc, lui ont donné fujcc d'examiner cette matière avec plus d'attention, & d'en juger plus icvercmcnt, Ccpèndàht je ne fuis pas.tout-à-rait content de la manière dont la chofe cft exprimée ici par M.Bay- lèj Eç Je.ne fuis point d'opinion qu'un plan flui tsmfofi^ moins fécond fuiffe être plus cupttble di pré- venir Us irrégularité s. Les règles Ibnt les volontés, Îineralcs, plus oh obfcrvc de règles, plus y a-ti- de xew^ttéi b £ïDplicité-Scia tecondité l&x k -..va'. tui* JOS ES(AK SUR Lâ BoNTr' DE DlEV, but des règles. On m'objcâera qu'un fyfléme fbrC UDÏ ièTa.làns irrégularités: Je réponds que ce ièroit une irrégularité d'ctTetroffum,, cela chôqucrmt les règles de l'Iiarnioiiie. Et eithar/uiui rïAttur chord» qui femfir aberreit endem. Je crois donc que Dieu peut luivic un pian linniit, tlcor.d > régulier}, mais je ne crois pas eue ctlui qui tii le meilleur 8c le plus icgulier loic loijjours commode en même, ^cms à toutes les Créatures, & jelejugcÀje/ïms- n'i car celui ^ue Dieu a choilî ne l'eft pas. Je l'ai pourtant encore montré èi friori dans des exemples - pris des Mat hem à tiques, & j'en donnerai un tan- tôt' Un Oiigcnifle qui voudra que celles qui font rationnelles deviennent toutes enfinheuieulcs, fera encore plus aile à contenter. 11 dira ^ à l'imi- tation de ce que dit S. Paul des IbulTrances dccet- tc vie, que celles qui font finies ne peuvent point entier en con'.parailôn avec un bonheur éternel.
III. Ce qui trompe en cette matière, ell, com- me j'ai déjà remarqué, qu'on fe trouve porté à croire que ce qui elt le meiileurdanslciout, eûle meilleur auITi qui foie poîTiblc dans chaque partie. Ùn mifonne ainli en Géométrie, quand il s'agit i/f puiximis tntniinii. Si le chemin d'A à B qu'oa- ic propofe, eft le plus court qu'il eft poflîble, & fi ce chemin piflc par C, il ftiut que le chemin d'A i C, partie du premier, foitaufTilcpluscouTtqu'U polTiblc.. Mais la conlèquence de la qiianntik . aunliié rie va pas toujours bien, non plus que , celle qu'on tircdeségaux mx {èmblables. Car Ict iguux font ceux dotit la quantité eft la inêrac, & les fiméMUs font ceux quiMdiffci»ntpoint&. Ion les qualités. Feil M. Stuimtut, 'MaUiemati- cien célèbre à Altorf, étant en HoHandc dans là jeuneUe, y fit imprimer un petit LivreJousktitrc ^'EucliJes CalhoUcuj, où il tûcba de donner des re- éfescxaâes & gcnerales dans des matières non Ma- thématiques i cocouiagé à cela par fêu M. Eihard ETLA Liberté' del'Homme. II. Par. 109 W eigcl, qui avoit été Ton Précepteur. Dans ce Livie, ii transfère aux femblables, ccqu'Euclide avoit dit des égaux, & il forme cet axiome: Si fi- miliéus aiidai fmUia, tôt a funt fimilini mais il tat- lut tant de limitations pour excurercccceregle nou- velle, i^u'j] auroic été mieux, à mon avis, de l'ë- noncer d';ibord avec rcftriâion, en diânti Sifi- inilièus JimitiimddKsJimiliter, ÙM/unt Jimitia. AulQ les Géomètres ont Ibuvent coutume de demaudcr non lantum fimilia, ftd é" JtitiUttr fùjîtu.
ii;. Cette différence entre la quantité 8c laqua- nte parole aulli dans notre cas. La partie du plus cour» chemin entre deux extrémités, ell auIÛ le plus court chemin entre les extrémités de cette partie: mais la partie du meilleur tout n'eftpasne- ceiTairemenc ie meilleur qu'on pouvoit faire decct- tc partie; puisque la partie d'une belle ehofcn'eft pas toujours belle, pouvant être tirée du tout, ou prife dans le tout, d'une manière irreguliere. Si la bonté U. la beauté confiftoicnt toujours dans qucl- Êofcs homogènes ou ^milairçs; il &udroit dire que' . partie du bon & du beau fèroit belle 8c bonne comme ktom, puisqu'elle firoit toujours re tic m- blante au tout i mais il n'en eft pas ainii dansks chofès relatives. Un exemple pris de la Géomé- trie ièra piopre à expliquer ma pcnfée.
114. 11 y a une elpcce de Géométrie queM, Jun- giuE de Hambourg, un des plusexcellcnshommci 3e Ibn tems appelToic Empirique. Elle fc fert d'ex- periences demonllratives, & prouve plufieurs propolîtîons d'Euclîdc. nnais particulièrement cel- ws qut^regardeat l'égalité de oeux figures, en cou- pant IWe en pièces, & en rejoignant ces pîeces }ant, comme il faut, en parties les quartés des E.? ca' iiô EssA^ ffcni tA BoHTE* Dft CiStTj CCS parties comme il faut, oti en fait le i^uarré del'îiypotenuiêi c'eft dtimontrer empiriquement hH^. propolltion dul. Livre d'Eadide. Or lup- Çoic que quelques-unes de ces pièces pr lies des deux- moindres quarrés fe perdent, il manquera quelque- chofc ad g^rand qusrré, qu'on en doit former; Se ce compolé del-cétueux, bien loin de plaire, &ti d'une laideur choquante. Et û les pièces t^aî font reftées, 3c qui co'mpoftnt le compolS fautif,' ëtoient prifcs détachées lânï aucun égard au grand quarré qu'elles doivent contribuer à- former-, on les rangeroit tout autre mcntcntr 'elles pour ^ircun compoïc piflable. Mais dès que les pièces égarée» iè rerrouviiront, £i qu'on remplira le vuide dii compofi; Fiutif, il en proviendia vinc choie belle & reguticri:, qui ell le grand qL;arrL: entier: Ec ce CompoC' nccomp'i ft;ra bien p.us bi:ju que lecor.i- pofe puHiiile qui avoir ccé t'ait des R-liIcs pièces ^'on n'avoir point égJrées. Le compoil'accom-. pli répond à l'Univers tout entier, 8c le compoie rautif qui eft ufié partie de l'accompli, réportd' S àùëlauè partit de rUnivéfs, où ndàs trouïon* Sis défauts qiie l'Auteur des choies â fouflèrts^' ^cequ'autrement, s'ilavohvouiu réfijrtnei'ccttt ^tlc fiiutive, Se en faire un compole^aHliblcl^ tout n'àiiroit pas été fi beau; car les parties dii compoië fautif, rongjées mieux pour en faire un' compolë palîable, n'auroicrit pu' iHre employées' comme il faut à former le compofétot:il Se partait, Thomas d'Acquïn a entrevu ces choies, lorsqu'il" a dit: aJ pmdenttm guèernatartmferthtt, negligert aiiqufm 4efeclum èonîtath in parte, ut pciat aug- thtntum bonitatis in toto. (Thom. contra gent. iib.;-,c. 71} Thômas Gatakeros dans Sa Notes Sa le Livre dt Marc Aurele> (lib. f. ca^. 8. diéb M. îiy\t) cite auin des paf&geV des Autràrs, qnS difènc que le mal des particscft âmvcntle bin da' - touv - ■.. - 1 aif. Revenons aux inflancos de M, lïayie: H Te fijuie un Piiiice (p. 963.) qui laïc bâtir une Vil- le, & qui par un faux goutaimc mieux qu'tilc ait dfs airs de ningniftccnce, 8t un caïaâei t hardi St lingulicr d'archtlcâute, que d'y faire trouver aux hubitans toalcs fortes de commodités. Mais li ce PtmGc a une véritable grandeur d'ame, il préférera l'architcâure cominâde à l'archileâure magnifique. C'ell ainli que juge M. Bayb: Je croirois pour- tant qu'il y a des cas dans let'quebon préfcrcraavée taifon ia beauté de la Ihuctuce d'un Palais à Ik commodité de quelques dome&îqoes.' -MatH j'tf^ voué que la ftrutturc Icroic manya^ëv «[Otiq^»^ )c qu'elle piit être, li elle caufbit de» matadtesratnt habitans. pourvu qu'il fiât potTible d'en fitire une qui fût meilleure, en coniiderauT la beauté, la Éominodité, & la ûnté tout enfcmblc. Car il ic peut qu'on ne puiffc point avoir tous ces avantages à-ia-fois, 8c que le Château devant devenir d'un* llruâure inrupportabie en cas qu'on voulût hS^ tir iuF le cdte icptentrioml de a montagn» otA elt le;>ius &in-j on aimât: lUiAIx k lâitie-rd^Mo^ k midi. ' ■ ' thr, fi majari parti é^m JkttMmm frodtfl. (Cat» ap. Livium L. 34.. circa init.) Mais c'cft que ïi' li- mitation de leurs lumierfe les forc6à s'attacher à' des loix, qui tout bien compté ibnt plusutiicsqué dommageables' Rien àc tout cc'n ne pcat couve-" nir â Dieu, qui elt aulTi inlini en pui^iiince £c en. hite ligence, qu'en bonté Et qu'en véritable grani dnjr- Jic réponds-que Dica cooiiîfTànt le meiIleW pàlltfale-, ori nc luipeat cbjeâttr aucune irmitâtioa^ de iè3' perfcûions, & dans l'Univers, non lèùitf^ menP ]§ Ifllm' ruriMlft-lit iwil« moiÉ auilî- lo mal' Art à dBgnaentîer k btco, 217.
HZ Essais stnt LA Bontk* de Dtzvi 117. Il remarque aufl'i, que les Stoïcicm ont tiré une impictétle ce principe, en difant qu'il fal- loir fupponer patiemment les maux, vu qu'ils ë- toicat ncc^llâires. non feulement à la iànté & à l'intégrité de l'Univers, mais encore à la fclicité, .pcrfcUion & confervation de Dieu qui le gouver- ne. C'eA ce que l'Empereur Macc Aurde ^ ex- primé dans le huitième chapitre du cinquième Li- vre de Tes Soliloques. DupUci ralione (dit-il) ililigM tf^rtet,<^uUquid tvtntrit tib't, nîttraquodtikijiMut» O" titi coordinMtum ad te quodammodo «ffeUum tfii citera quod univtrji Gubernatori frofferitat'u^ ctnfummationii «ique adeo fermanjionis ip;:Hi pneit-