=Juifs=. Ils font en France ce qu'ils font en Perse. Leur obstination invincible pour leur religion. LX.
«Ils n'ont jamais eu dans l'Europe un calme pareil à celui dont ils jouissent...On s'est mal trouvé en Espagne de les avoir chassés.»
_Ibid._ Les Juifs lèvent les impôts en Turquie; persécutés par les pachas.
XIX.
Ils achètent les enfants. LXVII.
Les Juifs se maintiennent et multiplient, par l'espoir d'engendrer un Messie. CXX.
Transportés en Sardaigne par les Romains. CXXII.
=Justesse=, «Martyr de sa justesse» un esprit trop régulier, trop géométrique, ressemble à Tarquin, à Thrasybule ou à Périandre coupant avec leur épée «la tête des fleurs qui s'élevaient au-dessus des autres.» CXXIX.
=Justice=. Les hommes sont «nés pour être vertueux; la justice est une qualité qui leur est aussi propre que l'existence.» X.
La justice est inséparable de la solidarité, de la garantie mutuelle du droit.
«L'intérêt des particuliers se trouve dans l'intérêt commun.» XII.
La justice est un rapport de convenance qui se trouve réellement entre deux choses.
Dès qu'on suppose que Dieu voit la justice, il faut nécessairement qu'il la suive.
Quand il n'y aurait pas de Dieu, nous devrions toujours aimer la justice.
La justice est éternelle. Si elle ne l'était pas, ce serait une vérité terrible qu'il faudrait se dérober à soi-même.
Plaisir d'être juste. LXXXIV.
La justice est violée par le droit public faussé. XCV.
En France elle se mêle de tous les différends de famille; elle est toujours contre le mari jaloux, le père chagrin, le maître incommode. LXXXVII.
=Justice divine=, incompatible avec la prescience. LXIX.
L =Lacédémone=. Les récompenses à Lacédémone. XC.
Si Lycurgue avait établi que les maris changeassent de femmes tous les ans, il en serait né un peuple innombrable. CXVII.
=Lapin=, immonde pour le juif. Discussion du Juif, du Turc, de l'Arménien, du brachmane à propos d'un lapin. XLVI.
=Laquais=. En France, le corps des laquais est un séminaire de grands seigneurs. XCVIII.
Leurs enrichissements subits par la spéculation.
Leur vanité. CXXXVIII.
=Law=. Un étranger est venu...qui a tourné l'État comme un fripier tourne un habit, etc. CXXXVIII.
Son portrait allégorique en tant que fils d'Eole. CXLII.
Corruption qui résulte du système et de l'agiotage effréné. CXLVI.
=Légendes mahométanes= sur les viandes et les animaux immondes, XVIII.
Sur la naissance de Mahomet. XXXIX.
=Législateurs=, leurs défauts ordinaires et leurs ridicules: étroitesse, puérilité, subtilité, emploi d'une langue morte, etc.
LXXIX.
=Lèse-majesté=, seul crime politique qui entraîne la mort pour les grands d'Europe. CIII.
Selon les Anglais, c'est le crime que le plus faible commet contre le plus fort, aussi bien s'il est roi que s'il est peuple. CV.
=Lettres=, avantages du roman par lettres: «l'on rend compte soi-même de sa situation actuelle; ce qui fait plus sentir les passions, que tous les récits qu'on en pourrait faire.»
(_Quelques réflexions sur les_ Lettres Persanes.)
Lettres intercalées dans d'autres: D'une comédienne perdue par un jeune abbé. XXVIII.
D'une jeune russe qui veut être battue. LI.
D'un Français voyageant en Espagne. LXXVIII.
D'un savant. CXLV.
Trois de nouvellistes. CXXX.
D'un antiquaire. CXLII.
D'un médecin de province. CXLIII.
=Lever=. La présence assidue au lever du roi est un titre aux libéralités et aux faveurs. XXXVII, CXXV.
=Libéralités=. Grâces et pensions accordées par les princes aux courtisans, aux dépens de l'agriculture et de l'industrie. CXXIV.
=Liberté= supprimée par la prescience divine. Liberté d'indifférence.
LXIX.
La liberté existe surtout dans les républiques; favorable à la propagation de l'espèce et aux progrès de l'opulence. Elle attire les étrangers. CXXIII.
La liberté semble faite pour le génie des peuples d'Europe. CXXXI.
La liberté chez les ancêtres des peuples du Nord. _Ibid._ =Libre arbitre=, incompatible avec la prescience. LXIX.
=Lionne= (M. de L.) président des nouvellistes. CXXX.
=Livourne=, ville nouvelle, témoignage du génie des ducs de Toscane.
XXIII.
=Livres=. Contre les faiseurs de livres inutiles.
Respect qu'on doit aux ouvrages originaux. LXVI.
Absence de bon sens dans les livres espagnols, romans ou scolastiques. Exception en faveur de Don Quichotte. LXXVIII.
Le sujet est délayé selon le format des livres. CIX.
Jusqu'à ce qu'un homme ait lu tous les livres anciens, il n'a aucune raison de leur préférer les nouveaux. _Ibid._ Les diverses espèces de livres. CXXXIII-CXXXVII.
=Lois=. Lois variables des législateurs.
Lois éternelles, immuables, de la nature. XCVIII.
Lois anciennes établies par les rois Francs, oubliées pour des lois romaines en partie rédigées par les Byzantins.
Ajoutez les constitutions des papes et quelques coutumes de villes et provinces, récemment rédigées; plus les commentaires, les formalités et la jurisprudence.
«Cette abondance de lois, en France, accable également la justice et les juges.» CI, LXXIX.
Il ne faut toucher aux lois que d'une main tremblante. LXXIX.
Les lois contre les suicidés sont injustes parce qu'elles sont sans objet. Elles ne lient pas les morts. LXXVI.
Chez les barbares germaniques, les lois étaient faites dans les assemblées de la nation. CXXXI.
=Louis= XIV, son portrait, sa dévotion, sa puissance, sa maîtresse, ses ministres, sa vieillesse. XXIV, XXXVII.
Trop peu modéré envers les ennemis. XXIV.
Son goût pour les femmes. CVIII.
Sa mort et son testament. XCIII.
Son amour pour la politique orientale, c'est-à-dire le despotisme.
XXXVII.
=Louis= XV, son enfance. XCIII.
Son portrait. Les espérances qu'il donne. CVIII.
=Lucifer= jeté au fond de la mer, lors de la naissance de Mahomet, nage quarante jours. XXXIX.
=Lumière=, son trajet du soleil à la terre. XCVIII.
=Lunettes=, insignes de la gravité espagnole et portugaise, symbole de science. LXXVIII.
=Luxe=, nécessaire à la prospérité des nations. CVII.
M =Mages=, prêtres du magisme ou mazdéisme. LXVII.
Adorateurs du soleil, des étoiles, du feu et des éléments; Mais leur religion, calomniée par les musulmans, est, selon Montesquieu, un pur monothéisme. _Ibid._ (Le mazdéisme est une polythéisme dualiste où la lumière et les ténèbres (le bien et le mal) luttent dans le temps et l'espace sans bornes.)
Les mages enseignaient que les actes les plus méritoires sont: faire un enfant, labourer un champ, planter un arbre. CXX.
=Magiciens=. Ils promettent «de vous faire coucher avec les esprits aériens, pourvu que vous soyez seulement trente ans sans voir de femmes.» LVIII.
=Magie=. Les savants en sont accusés. CXLV.
=Magistrats=. Ils doivent rendre la justice de citoyen à citoyen.
XCVI.
=Mahomet=, sa naissance merveilleuse. XXXIX.
Il naît circoncis. _Ibid._ Ses prescriptions relatives aux viandes immondes. XVIII.
Il a enchaîné Satan et l'a précipité dans les abîmes; Il a purifié la terre. XCIV.
=Mahométans=. Plus persuadés de leur religion que les chrétiens. LXXV.
Croient à la vertu des amulettes et talismans. CXLIII.
=Mahométisme=. Peu favorable à la propagation de l'espèce humaine.
CXV.
Issu du judaïsme, LX.
Comparé au christianisme, XXXV.
Ferme la vie future aux femmes. LXVII.
Etabli par conquête et non par persuasion. _Ibid._ =Maimbourg=, bon contre l'asthme. CXLIII.
(Louis Maimbourg, né à Nangis en 1610, exclu de la compagnie de Jésus par Innocent XI, pour avoir écrit contre Rome, en faveur du clergé de France (1682); mort en 1686.)
=Maine= (duc du). Arrestation du duc du Maine, oncle naturel du roi mineur. CXXVII.
=Maîtres de sciences=, =arts=, etc., enseignent souvent ce qu'ils ignorent. LVIII.
=Maîtresse=. Maîtresse et confesseur, les deux grandes épreuves d'un roi. CVIII.
Une femme est la maîtresse d'un ministre, non pour coucher avec lui, mais pour lui présenter cinq ou six placets tous les matins. _Ibid._ Louis XIV a une maîtresse de quatre-vingts ans. XXXVII.
=Malheurs=. Pour un vrai musulman, les malheurs sont moins des châtiments que des menaces. LXXVII.
=Malte= (chevaliers de), bravent l'empire ottoman. XIX.
=Mandement=. Evêque qui a «bien sué» pour le faire. CII.
=Marchandes=. A Paris «une jeune marchande cajole un homme une heure entière, pour lui faire acheter un paquet de curedents.» LVIII.
Nombre infini de jeunes marchandes aux abords du palais. LXXXVII.
=Mariages=. Il y a «des mariages heureux et des femmes dont la vertu est un gardien sévère.» XLVII.
Mariages d'eunuques: Cosrou et Zélide. LIII; Astarté, soeur d'Aphéridon. LXVII.
Mariages entre frère et soeur. _Ibid._ Avanie faite par Suphis à sa jeune femme. LXX.
Charges du mariage chez les musulmans. CXV.
Chez les chrétiens, l'interdiction du divorce porte atteinte à la fin même du mariage. CXVII.
Le mariage chrétien est une image, une figure, un mystère incompréhensible. _Ibid._ En fait, il est stérilisé par l'impuissance de le rompre. _Ibid._ Mariages précoces causés par la crainte d'un enrôlement forcé. De là, dépopulation. CXXIII.
=Maris=. Facilité des maris français.
Les jaloux sont haïs et ridicules. LV.
Les maris eunuques «n'ont pas sur leurs femmes la même autorité que les autres.» LXVII.
Une veuve indienne renonce au bûcher dès qu'elle sait que son mari l'attend au ciel. CXXVI.
=Matière=, son mouvement universel. CXIV.
Quelques-uns ne peuvent comprendre qu'elle n'ait que six mille ans.
_Ibid._ =Maures=. Vide irréparable causé en Espagne par l'expulsion des Maures. CXXII.
=Mazarin=. Pataquès qu'on lui prête, chanson qu'on fait sur lui.
Allusion à ses pages. CXII.
=Mécontents=. Vieux guerrier. XLVIII.
Vieilles femmes, goutteux, vieux seigneurs, ecclésiastiques, etc.
LIX.
=Mecque= (la). Les musulmans croient s'y purifier des souillures contractées parmi les chrétiens. XV.
=Médecine=. Ravages de la _forme_ en médecine. CI.
Les livres de médecine font trembler, même quand ils traitent des maladies les plus légères. CXXXV.
=Médecins=. Toujours trop estimés ou trop méprisés. Les héritiers s'en accommodent mieux que des confesseurs. LVII.
Lettre d'un médecin de province. CXLIII.
«Il y a dans tous les coins de Paris des gens qui ont des remèdes infaillibles contre toutes les maladies imaginables.» LVIII.
=Médiocrité= (d'esprit). L'homme médiocre est en général préféré à =Méditerranée=. Décadence de ses côtes. CXIII.
=Méhémet-Ali=, mollak, gardien des trois tombeaux, à Com, correspondant d'Usbek. XVI, XVII, XVIII, CXXIV.
=Mercure= (vif-argent), son usage continuel et forcé fait périr par milliers les indigènes de l'Amérique espagnole. CXIX.
=Messianiques=, croyances juives. Point de famille juive qui n'espère engendrer le messie. CXX.
=Mesure= des fluides et des liquides, des esprits interplanétaires.
XCVIII.
=Métaphysique=. L'infini s'y rencontre partout. CXXXV.
=Métempsycose= alléguée par un brachmane contre un mangeur de lapin.
XLVI.
=Meurtre=. Les curieux qui regardent les Persane de trop près sont tués impunément par les eunuques, même dans une rivière et hors du sérail. XLVII.
=Mexique=. Orgueil et paresse des conquérants espagnols au Mexique.
LXXVIII.
=Mines=. Sont, en Amérique, le tombeau des indigènes et des nègres.
CXIX.
Le roi d'Espagne possède des mines d'or. XXIV.
=Ministres=. Enclins à calomnier la nation; toujours plus méchants que le prince dont ils attisent les haines. Le premier ministre de Charles XII, condamné à mort. CXXVIII.
Louis XIV a un ministre de dix-huit ans. XXXVII.
Les ministères se succèdent comme les saisons. CXXXVIII.
Danger de l'autorité sans bornes des ministres de Louis XIV. _Ibid._ Le mauvais exemple donné par un ministre est un crime. CXLVI.
=Minorité=. On ne lit plus que des mémoires sur la minorité de Louis XIV. CXII.
=Miracle chimique= manifesté dans une mixture d'infusion Quesnel et d'infusion Lallemand. CXLIII.
=Miracles=. «Pour s'assurer qu'un effet qui peut être produit par cent mille causes naturelles est surnaturel, il faut avoir examiné si aucune de ces causes n'a agi; ce qui est impossible.» CXLIII.
=Mirza=, ami et correspondant d'Usbek. XI, XII, XIII, XIV, LXXXVI.
Mirza (de _Mard_=_mort_-alis. = [Grec: mbrot-os], homme) est un titre honorifique persan que les gens de lettres mettent avant leur nom et les princes après.
=Misère=. Chez les peuples misérables, l'espèce perd et même dégénère.
CXXIII.
Le pauvre évitera de faire des enfants plus pauvres que lui. _Ibid._ =Mode=. Ses caprices étonnants chez les Français. C.
C'est d'après elle qu'ils jugent «tout ce qui se fait chez les autres nations.» CI.
=Modestie=. Vertu nécessaire au talent. L.
Eloge des hommes modestes. CXLIV.
=Moeurs.= Les Français changent de moeurs selon l'âge de leur roi.
C.
=Mogol=. Le grand Mogol se fait peser tous les ans. XL.
Les Tartares dominent sur les vastes pays qui forment l'empire du Mogol. LXXXII.
Expulsion d'un ambassadeur mogol. CXXVII. (Allusion à la conspiration de Cellamare.)
=Moines=. Voy. Dervis.
=Moise= n'enseigne pas le dogme de la prescience absolue. LXX.
=Molina=. Emollient. CXLIII. (Casuiste espagnol, XVIe siècle.)
=Mollaks= (ou mollahs), prêtres musulmans, qui «me désespèrent avec leurs passages de l'alcoran.» Lettre X.
(En Perse, les mollahs sont des prêtres; en Turquie des juges.)
=Monachisme=, porte partout la mort. CXVIII.
=Monarchie=. État où la vertu n'est plus qu'obéissance au caprice d'un seul. XIV.
Très-inférieure moralement au régime républicain, elle abaisse le niveau des moeurs en substituant à la loi et à la vertu l'autorité La monarchie pure, état violent qui dégénère toujours en despotisme ou en république. CIII.
=Monde=. N'a-t-il que six mille ans? Il ne faut pas compter ses années. CXIV.
Dépopulation croissante du monde. Ses causes. CXIII et suivantes.
=Monde= (nouveau). Découvertes immenses et dévastatrices des Portugais et des Espagnols. LXXVIII.
=Monde romain=, mieux organisé pour la propagation de l'espèce que les mondes chrétien et musulman. CXV.
=Monnaies=. Le décri des monnaies est un artifice financier proche du faux-monnayage et pratiqué par Louis XIV. XXIV.
=Montesquieu= paraît se peindre dans Usbek. XLVIII, Ibben, LXXVII, Rica, CXXVII.
Semble annoncer la _Décadence des Romains_. CXXXVI.
=Morale=. Les livres de morale, plus utiles que les ouvrages de dévotion. CXXXIV.
=Mortifications=. Chrétiens et musulmans en usent pour fléchir la miséricorde divine. XXXV, XCIV.
=Moscovie=. Les Tartares «ont soumis la Moscovie.» LXXXII.
=Mouches=. Leur abus. C.
=Moustache=, importance de la moustache en Espagne et en Portugal.
La moustache de Jean de Castro. LXXVIII.
=Mouvement=. Ses lois constituent le système du monde. XCVIII.
La nature y est soumise, sans exception, _Ibid._ Et la terre n'y peut échapper. CXIV.
=Mustapha= proclamé, à la place d'Osman, empereur des Turcs. LXXXI.
=Musulman=. Sa vie est laborieuse. La polygamie l'épuise. CXV.
=Mystiques=, dévots qui ont le coeur tendre. Leurs extases, délire de la dévotion. Leurs livres. CXXXIV.
=Mythologiste=. Fragment d'un ancien mythologiste (portrait allégorique de Law). CXLII.
N =Nadir=. Eunuque blanc, trouvé seul avec Zachi. XX, XXI.
=Naissance=. Il y a en Europe des sens qui sont grands par leur naissance. LXXXIX.
=Nargum=, ambassadeur Persan à Moscou. LI, LXXXII.
=Narsit=, eunuque peu clairvoyant. CXLIX, CL, CLII.
=Nathanael Lévi=, médecin juif à Livourne, croit aux talismans CXLIII.
=Nations=. Leurs rapports, d'où résulte la notion du droit public.
Deux peuples ne peuvent s'allier pour l'oppression d'un troisième.
XCVI.
=Nature=. Elle a perdu sa fécondité des premiers temps CXIII.
Elle agit avec lenteur et épargne. Si on la surmène, elle tombe dans la langueur et perd sa force génératrice. CXV.
=Nègres=. Leurs dieux sont noirs et leur diable blanc. LIX.
Leurs rois les vendent comme esclaves. CXIX.
Et les princes chrétiens autorisent la traite. LXXV.
Les noirs d'Afrique meurent par milliers dans les mines américaines.
CXIX, CXXII.
=Nessir=, ami et correspondant d'Usbek. VI, XXVII, CLV.
=Noailles= (N***), ministre hardi qui prit le fer à la main, etc.
CXXXVIII.
Connu par son esprit, il honore de ses plaisanteries les traitants livrés à la chambre de justice. XCIX.
=Noblesse=. «En Espagne, c'est sur des chaises que la noblesse s'acquiert.» LXXVIII.
Les laquais enrichis voudront se faire nobles. Espoir d'un généalogiste. CXXXII.
=Nord=. Autrefois plein d'hommes; est fort dégarni. CXXIII.
C'est du Nord qu'une foule de nations inconnues fondirent sur l'empire romain; Ces peuples étaient libres, et leurs rois n'étaient que des généraux. CXXXI.
Ils n'étaient point barbares puisqu'ils étaient libres; ils le sont devenus. CXXXV.
=Notre-Dame=. Superbe édifice. LXI.
=Nouvellistes=. Inventeurs de nouvelles. Leurs ridicules, leurs prédictions, leurs paris. Lettres plaisantes de nouvellistes à des particuliers et à des ministres. Leurs lieux de réunions. Leur président, le comte de Lionne. CXXX.
Nouvelliste trembleur. CXXXII.
O =Obéissance=; n'est pas une vertu anglaise. Les Anglais la fondent sur la gratitude. CV.
=Occultes=. Livres de science, ou mieux d'ignorance occulte, plus pitoyables qu'exécrables. CXXXV.
=Opéra=. Lettre de la plus vertueuse actrice de l'Opéra. XXVIII.
=Opéras nouveaux=. Vomitif. CXLIII.
=Opulence= toujours compagne de la liberté des peuples. CXXIII.
=Omar=, troisième successeur de Mahomet, au mépris des droits d'Ali.
Les persans, Chiites, c'est-à-dire sectateurs d'Ali, disent qu'Omar, Apôtre des Sonnites «a dévoyé» les enfants du prophète. CXXIV.
=Or=. Le roi de France n'a pas de mines d'or comme le roi d'Espagne.
XXIV.
L'or et l'argent, prix de toutes marchandises, gage de leur valeur.
Pernicieux effets de leur diffusion. CVI.
Nombre innombrable d'hommes sacrifiés pour extraire l'or et l'argent du fond de la terre. CXIX.
=Oraisons funèbres=. Leur fausseté. XI.
Entrent dans le vomitif du docteur de province, sauf celles de Fléchier. CXXXV.
=Orateurs=. Leur talent de persuader indépendamment des raisons.
CXXXV.
=Ordonnance=, concernant les services des courtisans et l'établissement des impôts nécessaires aux libéralités des princes.
CXXV.
=Orgueil=. Orgueil de l'homme, qui veut «être compté dans l'univers.»
LXXXVII.
Orgueil de religion et de race chez les Portugais et les Espagnols.
LXXVIII.
Les _vieux chrétiens_ en Espagne; Les _blancs_ en Amérique. _Ibid._ =Orientales=. moins gaies que les Européennes. XLVIII. (Voir _Femmes_.)
=Orientaux=. Le sérail tue leurs désirs sans éteindre leur jalousie.
VI.
Leur gravité, la froideur de leurs relations. XXXIV.
Leurs poésies, leurs romans. CXXXVII.
Le despotisme de leurs princes et la rigueur des châtiments les portent à la révolte et aux derniers excès. LXXXI, CIII.
=Osman=, sultan déposé par des suppliants. LXXXI.
=Osmanlins=. Voir Turcs.
P =Paganisme=, favorable à la propagation de l'espèce humaine. CXV.
Supérieur au mahométisme par l'interdiction de la polygamie, au christianisme par la permission du divorce. _Ibid._ et CXVII.
=Palais=. Lieu où se rend la justice, ses abords. Aspect lugubre des salles et des magistrats. LXXXVII.
=Palestine=. Déserte depuis la destruction des Juifs par Adrien.
CXXII.
=Pape=. «Magicien» plus fort que le roi, dont il dirige l'esprit, lui faisant croire «que trois ne sont qu'un; que le pain qu'on mange n'est pas du pain, ou que le vin qu'on boit n'est pas du vin.» XXIV.
Chef des chrétiens, «vieille idole qu'on encense par habitude»; il déposait les rois; il se dit successeur d'un des premiers chrétiens, qu'on appelle saint Pierre; il donne des dispenses. XXIX.
Effet de l'histoire des papes sur l'esprit du lecteur. CXXXVI.
=Papier d'état=. Louis XIV en abuse. XXIV.
(Décri des monnaies). _Ibid._ =Paracelse=. Purgatif. CXLIII.
=Paradis=. Lieu de délices pour les chrétiens comme pour les musulmans. XXXV.
Les femmes en sont exclues par Mahomet. XXIV.
Embarras des religions pour donner une idée des plaisirs assurés aux élus: musique, circulation éternelle de par le monde, souvenir des amours terrestres. Toutes inventions ridicules. CXXVI.
Le paradis des femmes, conte persan. Les plaisirs et les vengeances de l'immortelle Anaïs. CXLI.
=Parfumeuses= qui réparent «par la force de leur art toutes les injures du temps.» LVIII.
Ville «bâtie en l'air;» extrêmement peuplée; embarras des rues; XXIV.
Extravagante curiosité des Parisiens pour tout ce qui sort de l'usage reçu. XXX.
Cherté du vin à Paris. XXXIII.
Usage du café à Paris; les cafés. XXXVI.
Paris, rendez-vous de tous les exploiteurs: alchimistes, magiciens, devins, entremetteuses, chercheurs de bénéfices, maîtres de langues, d'arts et de sciences, enseignant «ce qu'ils ne savent pas,» médecins, empiriques, marchands et marchandes accortes, tous ces gens-là cherchent à vivre dans une ville «qui est la mère de est entré.» LVIII.
=Paris= jugé par un Espagnol. LXXVIII.
A Paris, règnent la liberté et l'égalité. Rien ne sauve un homme de la foule. LXXXIX.
=Paris= foyer de plaisir, donc d'art, de travail et d'industrie. CVII.
=Parlements=. Grands corps, affaiblis par les moeurs, abattus par la royauté; ruines qui rappellent un temple vénéré, image de la liberté publique. Ils sont réduits aux fonctions judiciaires, et ne retrouvent d'importance politique que dans quelques conjonctures imprévues.
Le régent a recours au parlement. XCIII.
Le parlement de Paris relégué à Pontoise, pour s'être opposé aux mesures exigées par Law. CXL.
Ces compagnies facilement odieuses aux rois. _Ibid._ =Parties=. Parties de campagne où l'on veut s'amuser et où l'on bâille. CXI.
=Parure=. La parure d'une femme occupe cinquante artisans. CVII.
=Paternité=. L'enfant né dans le mariage est censé être au mari.
LXXXVII.
=Patrie=. «Je voudrais voir les noms de ceux qui meurent pour la patrie écrits dans des registres qui fussent comme la source de la gloire et de la noblesse.» LXXXV.
=Paysan=. Riche ou pauvre, le rustique ou paysan peuple indifféremment. CXIII.
Les impôts pèsent principalement sur la nourriture et la famille du paysan. CXXV.
=Pécule=, propriété, mise de fonds et rançon de l'esclave antique.
CXVI.
=Peines=. «Les peines plus ou moins cruelles ne font pas que l'on obéisse plus aux lois.» Témoin l'état moral de l'Asie.
Ce qui importe, c'est la gradation dans le châtiment. LXXXI.
=Pèlerinages= de la Mecque. XV.
De saint Jacques en Galice. XXIX.
=Perruquiers=. Les perruquiers français décident en législateurs sur la forme des perruques étrangères. CI.
=Persans=. Les plus tolérants de tous les mahométans. XXIX.
Leur haine contre les Turcs. VII.
Intempérance des monarques persans. XXXIII.
=Perse=. Les Tartares, «maîtres de la Perse.» LXXXII.
Fort déchue de ce qu'elle était du temps des Xerxès et des Darius.
CXIII.
La Perse antique était peuplée parce que les mages enseignaient un dogme favorable à la propagation. CXX.
=Peste=. Multitude de pestes mentionnées par l'histoire. Une, entre autres, brûla jusqu'à la racine des plantes. CXIV.
=Petits-maitres= au spectacle. XXVIII.
Dans les conversations, parlent sans rien dire ou font parler leur tabatière. Goûtés des femmes. LXXXIII.
=Peuple=. L'abolition de l'esclavage retirait le bas peuple de la puissance des seigneurs. LXXV.
Caractère et destinée des différents peuples. CXXXVI.
La puissance ne peut jamais être également partagée entre le peuple et le prince.
Le peuple en Europe et en Orient; Le peuple anglais devant la royauté. CIII-CV.
=Pharan= ne veut pas être fait eunuque. XLI, XLII, XLIII.
=Pharmacie nouvelle= extraite des ouvrages des philosophes, orateurs, romanciers, poëtes, théologiens et casuistes. CXLIII.
=Philosophes=; «laissés à eux-mêmes, privés des saintes merveilles, ils suivent dans le silence les traces de la raison humaine.»
XCVIII.
Leur supériorité sur les docteurs des religions diverses. _Ibid._ Plaisanteries contre Aristote, et surtout les scolastiques, dans la lettre du médecin de province. CXLIII.
Les philosophes (métaphysiciens) ont un mépris souverain pour l'homme qui a la tête chargée de faits. CXLV.
=Philosophie=, ne s'accorde pas avec la théologie. LXVI, CXL.
=Physique=, bannit le merveilleux de l'univers. CXXXV.
=Pierre le Grand=. Ses réformes, son humeur sévère. LI.
=Plaisir=. La nature des plaisirs est d'être de courte durée. De là l'embarras des religions et le ridicule des plaisirs éternels qu'elles imaginent pour leurs paradis. CXXVI.
=Plotin=. Purgatif. CXLIII.
=Poëtes=. Singulière opinion sur les poëtes. XLVIII.
Ils accablent la raison sous les agréments.
Ils ne sont pas rares chez les orientaux. CXXXVII.
Bucoliques, plaisent aux gens de cour; Dramatiques, poëtes par excellence, maîtres des passions; Epiques, sévèrement jugés; de là la froideur de Voltaire pour Montesquieu.
Lyriques, qui font de leur art une harmonieuse extravagance.
CXXXVII.
=Point d'honneur=, tient à la passion de la gloire; caractère de chaque profession; plus marqué chez les gens de guerre, a réglé jadis la conduite des Français surtout des nobles; n'admet qu'une solution, le duel. (V. _Duel_.) XCI.
=Politesse=. En Espagne «un capitaine ne bat jamais son soldat sans lui en demander permission, et l'inquisition ne fait jamais brûler un juif sans lui faire ses excuses.» LXXVIII.
=Politique=. En Asie, les règles de la politique sont partout les mêmes. LXXXI.
=Pologne=. N'a presque plus de peuples. CXIII.
A mal usé de sa liberté et du droit d'élire ses rois. CXXXVI.
=Polygamie=. _La polygamie triomphante_, livre où il est prouvé que la polygamie est ordonnée aux chrétiens. XXXV.
La polygamie, défendue par le paganisme romain. CXV.
Elle engendre la langueur des hommes, l'étiolement des enfants, les querelles des femmes condamnées à une continence forcée, la fabrication des eunuques, le célibat des filles esclaves. C'est un agent de dépopulation. _Ibid._ =Pompes funèbres=. Leur inutilité. XL.
=Porphyre=. Purgatif. CXLIII.
=Portes=, haussées, baissées ou élargies selon les parures des femmes.
C.
=Portugais=. Voyez Espagne. LXXVIII.
Leur douceur relative dans le gouvernement de leurs colonies. Ils furent bientôt chassés de tous les pays qu'ils avaient découverts.
CXXII.
=Poudre=. Depuis la poudre, plus d'asile contre l'injustice et la violence. CVI.
Mais depuis la poudre, batailles moins sanglantes. CVII.
=Pourceau=. Pourquoi immonde? XVIII.
=Pouvoir=. Il ne peut jamais être également partagé entre le peuple et le prince.
Le pouvoir des rois d'Europe est très-grand, modéré par leur intérêt. CIII.
Le pouvoir arbitraire, négation de la liberté et de l'égalité, assurant aux princes toutes les richesses, enraye la propagation de l'espèce. CXXIII.
=Prescience divine=, ni absolue, ni infinie, sous peine de contradiction et d'injustice.
Si elle est intermittente, elle n'est plus que caprice et fantaisie.
«L'alcoran et le livre des Juifs s'élèvent sans cesse contre le dogme de la prescience absolue.» LXIX.
Voir Dieu, Adam, liberté, âme.
=Prestiges= qui font gagner des batailles: le terrain, le nombre, le courage. CXLIII.
=Prêtres=. Rôle difficile du prêtre dans le monde; sa neutralité forcée. LVI.
«L'envie d'attirer les autres dans son opinion est, pour ainsi dire, =Prière=. Postures exigées par les diverses religions. XLVI.
Prêtres chrétiens et musulmans prient sept fois par jour. XXXV.
=Prince=. Les querelles particulières du prince, le mécontentement des ambassadeurs du prince, ne peuvent légitimer une guerre. XCVI.
Il n'est pas de son honneur de s'allier avec un tyran. _Ibid._ Autorité illimitée des princes en Orient. CIII.
En Europe, peu d'attentats contre la vie des princes.
En Orient, sans précautions infinies, les princes ne vivraient pas un jour. _Ibid._ En se cachant, les princes d'Orient font respecter la royauté et non le roi. CIV.
C'est un crime de lèse-majesté à un prince de faire la guerre à ses sujets. CV.
=Procédure=. «Formalités dont l'excès est la honte de la raison humaine.» CI.
=Propagation=. Conditions favorables à la propagation de l'espèce.
=Divorce=; suppression du célibat religieux. CXV, CXVII.
Accord du tempérament et du climat. CXXI.
Liberté, égalité des droits et des fortunes.
Gouvernement doux et républicain. CXXIII.
=Proportion=. La proportion entre les fautes et les peines est comme l'âme des États; gardée par les princes d'Europe, elle est sans cesse renversée, à leurs dépens, par les rois d'Orient. CIII.
=Propreté=. «La propreté, qui est l'image de la netteté de l'âme.» II.
=Propriété=. L'incertitude de la propriété des terres ralentit «l'ardeur de les faire valoir.» XX.
=Prosélytisme=. Transmis des Egyptiens aux Juifs, des Juifs aux mahométans et aux chrétiens; maladie épidémique; esprit de vertige; éclipse entière de la raison humaine. LXXXVI.
=Protestantisme=. Avantage du protestantisme sur le catholicisme, suppression du célibat et des couvents. CXVIII.
=Protestants=. Ils multiplient nécessairement plus que les catholiques. De là accroissement de population, d'impôts, d'activité agricole, industrielle, de travail et de richesses. CXVIII.
=Providence=. Ce qui est pour le riche sagesse de la providence est pour le pauvre aveugle fatalité du destin. XCVIII.
Les musulmans laissent tout faire à la providence. CXX.
L'homme ne trouble pas l'ordre de la providence lorsqu'il change les modifications de la matière. LXXVI.
=Puissance paternelle=. La plus sacrée de toutes les magistratures, fortement établie par le droit romain; Montesquieu semble blâmer les Français de l'avoir restreinte. LXXIX.
=Puissance royale=, ses progrès en France. CXXXVI.
=Purgatifs=. 1º Mélange de philosophie scolastique; 2º Extraits d'arrêts du Conseil et de Bulles et Constitutions de jésuites. CXLIII.
Q Q. Quelques docteurs voulaient qu'on prononçât cette lettre comme un K. (Querelle de Ramus.) CX.
=Quiétisme=, sorte de mysticisme exalté.
Un quiétiste n'est autre chose qu'un homme fou, dévot et libertin.
CXXXIV.
R =Rat=. Pourquoi immonde? XVIII.
=Raymond Lulle= a cherché vainement le secret de la transmutation des métaux. XLV.
=Récompenses=. A Rome, Athènes, Lacédémone, l'honneur payait seul les services les plus signalés. L'auteur d'une belle action y trouvait sa récompense. XC.
=Régence=, ses commencements. Désarroi où la mort de Louis XIV laisse la France. CXXXVIII.
=Régent= (le), son habileté. XCIII.
Il fait casser par le Parlement le testament de Louis XIV.
Il relègue le Parlement à Pontoise. CXL.
=Régicide=. En Orient, le régicide monte sur le trône sans opposition.
Pourquoi? CIV.
=Reine=. Exemple de tendresse conjugale donné par une reine de Suède.
CXXXIX.
=Religion=. Distinction entre la foi et la vie laïque, fortement établie. X.
«Je ne leur parle pas (aux Mollaks) comme vrai croyant, mais comme homme, comme citoyen, comme père de famille.»
Chez les chrétiens elle est plus un sujet à disputes qu'un moyen de sanctification. LXXV.
La religion gagne les malades par ses promesses. LXXV.
=Religions=. «Les plus proches sont les plus grandes ennemies.» LX.
Avantages de la multiplicité des religions dans un État; Les guerres de religion suscitées par l'esprit d'intolérance.
LXXXVI.
Il n'y a pas de religion qui ne prescrive l'obéissance et la soumission. _Ibid._ Leur grand nombre embarrasse ceux qui cherchent la vraie. XLVI.
Béatitudes qu'elles promettent aux élus. CXXVI.
Dieu condamne-t-il ceux qui ne pratiquent pas celle qu'ils ne peuvent connaître? XXXV.
=Religions= (tolérées). Ceux qui vivent dans ces religions, plus utiles que ceux qui suivent la religion dominante. Eloignés des honneurs, ils n'en sont que plus portés à s'enrichir par le travail.
LXXXVI.
=Remèdes= composés par un médecin rempli des mystères de la cabale.
CXLIII.
Remèdes rares, tels que préface trop courte, mandement fait par un évêque, etc. _Ibid._ =Représailles=. Leur office dans le droit public international. XCVI.
=Représenter=, c'est-à-dire «faire sentir à tous les instants la supériorité qu'on a.» LXXIV.
=République=. Conclusion de l'histoire des Troglodytes. XIV.
Semble être le sanctuaire de l'honneur, de la réputation et de la vertu. X.
La douceur du gouvernement républicain, la liberté, l'égalité, source d'opulence, favorisent la propagation de l'espèce. CXXIII.
=République romaine=, son extension eût été un bonheur pour le monde, sans le pouvoir abusif des proconsuls et la différence que le droit de cité maintenait entre les vainqueurs et les vaincus. CXXXI.
Républiques=, contraires au génie oriental.
Leurs origines. Elles sont postérieures aux monarchies.
La Grèce, l'Asie-Mineure, Carthage, Rome.
Le Nord et l'Allemagne (on a pris pour des rois les chefs des armées). CXXXI.
=Résurrection de la chair=. Croyance commune au christianisme et au mahométisme. XXXV.
=Revenus=. A Paris, les revenus des citoyens «ne consistent qu'en esprit et en industrie; chacun a la sienne qu'il fait valoir de son mieux.» LVIII.
Revenus fonciers difficiles à percevoir.
Revenus mobiliers. Embarras d'un homme à qui son débiteur rend une somme prêtée. CXXXII.
=Révolution=. En Orient «le moindre accident produit une grande révolution.» LXXXI.
=Rhédi= neveu d'Ibben. XXV, écrit de Venise à Usbek, XXXI. (Voir la table des _Lettres_.)
=Rica=, compagnon de voyage d'Usbek, son caractère enjoué, XXV. (Voir la table des _Lettres_.)
=Richesse=. Si la Providence n'avait accordé les richesses qu'aux gens de bien, on ne les aurait pas assez distinguées de la vertu. XCIX.
=Robe=. Un des trois états qui se méprisent mutuellement. XLIV.
=Rodriguez= (le P. Alphonse), jésuite espagnol, né à Valladolid, mort à Séville en 1616, auteur d'un _Traité de la perfection chrétienne_, traduit par Régnier des Marets. Ses oeuvres sont rangées parmi les purgatifs. CXLIII.
=Rois=. Les rois sont comme les dieux: pendant qu'ils vivent, on doit les croire immortels. CVIII.
Les rois des tribus germaniques n'étaient que des chefs ou généraux à pouvoir limité par celui des seigneurs et l'égalité des dépouilles. CXXXI.
Rois déposés par les Vandales et les Goths. _Ibid._ =Roman=. Le roman qui sert de canevas aux Lettres persanes est tout entier dans la jalousie d'Usbek absent et les désordres de son sérail. Si l'on y joint l'histoire d'Aphéridon et d'Astarté et celle d'Anaïs (LXVII, CXLI), il remplit environ soixante lettres, et un peu moins du tiers de l'ouvrage qu'il varie, et auquel il est souvent rattaché avec un art discret.
=Romanciers=. Espèces de poëtes qui outrent le langage de l'esprit et du coeur. CXXXVII.
=Romans=. Leurs héros sont à côté de la nature; un seul détruit une armée.
Extravagance des romans orientaux. CXXXVII.
Romans, vomitif. CXLIII.
=Rome=. Combien déchue depuis les temps anciens. CXIII.
=Royauté=. Progrès de la royauté française. CXXXVI.
=Roxane=, femme préférée d'Usbek, qui vante sa vertu. XX.
Son opiniâtreté à repousser les assiduités de son mari dans les premiers mois de son mariage. XXVI.
Sa feinte sagesse trompe les eunuques. CLI; Elle s'indigne des châtiments subis par les autres femmes du sérail.
CLVI.
Surprise avec un jeune homme. CLIX.
S'empoisonne: sa lettre. CLXI.
=Russe=. Lettre d'une jeune mariée russe qui se plaint de n'être pas battue par son mari. LI.
=Russie=. Le czar, allié naturel de la Perse contre les Turcs.
Réformes de Pierre le Grand. LI.
=Rustan=, ami et correspondant d'Usbek. V.
(Voir la table des _Lettres_.)
S =Saint-Cyran= (abbé de), ses lettres bonnes contre la gale, la gratelle, etc. CXLIII.
=Samos=. Roi de Samos sommé par un roi d'Egypte de renoncer à la