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Мукаддима (III)

Ибн Хальдун

Язык:
французский
Статус:
Выборка или часть произведения
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  • APAИбн Хальдун. (n.d.). Les Prolegomenes (Muqaddimah), Volume III [Мукаддима (III)]. Digital reproduction: SigPhi. https://sigphiai.com/ru/works/ibn-khaldun/les-prolegomenes-muqaddimah-volume-iii
  • MLAИбн Хальдун. Les Prolegomenes (Muqaddimah), Volume III [Мукаддима (III)]. Digital reproduction, SigPhi, https://sigphiai.com/ru/works/ibn-khaldun/les-prolegomenes-muqaddimah-volume-iii.
  • ChicagoИбн Хальдун. Les Prolegomenes (Muqaddimah), Volume III [Мукаддима (III)]. Digital reproduction, SigPhi. https://sigphiai.com/ru/works/ibn-khaldun/les-prolegomenes-muqaddimah-volume-iii.

Ссылка на воспроизведённое издание. SigPhi — цифровая репродукция. Год, издатель и переводчик указаны, если известны; «n.d.» означает неизвестный год.

О чём это

«Мукаддима», вводная книга к всемирной истории Ибн Хальдуна, здесь во французском переводе XIX века: как государства рождаются, растут и падают — и почему.

Контекст и история

Написана в 1377 году. Ключевое понятие — асабийя, сплочённость группы; модель циклична: солидарность пустыни даёт силу взять город, городская жизнь её размягчает, и через три-четыре поколения другая династия повторяет тот же путь. Деление на тома принадлежит изданию, а не Ибн Хальдуну.

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Отрывок из доступного издания
Toutes ces circonstances contribuèrent à produire une grande diversité d'opinions et durent nécessairement se présenter. De là résultèrent les contradictions qui existent entre les doctrines des premiers musulmans et celles des imams (grands docteurs) qui vinrent après eux. D'ailleurs les Compagnons n'étaient pas tous capables de résoudre une question de droit, et ne se chargeaient pas tous d'enseigner les principes de la loi religieuse. Ces devoirs appartenaient spécialement à ceux qui savaient par cœur le texte du Coran, qui en connaissaient les (versets) abrorjeants, les (versets) abrogés, les passages dont le sens était obscur [molechabeh) , ceux dont la signification était certaine {mohkam), cl toutes les diverses indications fournies par ce livre, et qui, de plus, possédaient des renseignements qu'ils tenaient directement du Prophète ou de ceux d'entre leurs chefs qui les avaient recueillis de sa bouche. On désigna ces personnes par le nom de lecteurs, c'est-à-dire lecteurs du livre [saint], parce qu'à celte époque ' C'est-à-dire, les indications fournies par ses gestes et par son silence. on voyait rarement chez les Arabes, peuple très-ignorant, un Iiouinie capable de lire. Cet état de choses dura pendant les premiers temps de l'islamisme; mais lorsque les villes fondées par les musulmans furent devenues très-grandes et que l'ignorance des Arabes eut disparu par suite de leur application à l'étude du livre (saint), la pratique de la déduction analogique s'y établit d'une manière solide, et la jurisprudence, devenue maintenant plus complète, prit la forme d'un art (qu'on pratiquait), d'une science (qu'on enseignait). Dès lors on remplaça le titre de lecteur par celui de jurisconsulte [fakîh) ou par celui de savant {ulemâ). A partir de cette époque, la jurisprudence se partagea en deux voies (ou systèmes), dont l'une était celle des docteurs qui décidaient d'après leur propre jugement et au moyen de la déduction analogique '. Ceux-ci habitaient l'Irac.…

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