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De l'Église gallicane dans son rapport avec le souverain pontife

约瑟夫·德·迈斯特

语言:
法语
状态:
完整作品
作者归属:
作者本人所著
文本状况:
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篇幅:
约 20,600 词 · 98 个段落
引用本作品
  • APA约瑟夫·德·迈斯特. (n.d.). De l'Église gallicane dans son rapport avec le souverain pontife. Digital reproduction: SigPhi. https://sigphiai.com/zh/works/joseph-de-maistre/de-l-eglise-gallicane-dans-son-rapport-avec-le-souverain-pontife
  • MLA约瑟夫·德·迈斯特. De l'Église gallicane dans son rapport avec le souverain pontife. Digital reproduction, SigPhi, https://sigphiai.com/zh/works/joseph-de-maistre/de-l-eglise-gallicane-dans-son-rapport-avec-le-souverain-pontife.
  • Chicago约瑟夫·德·迈斯特. De l'Église gallicane dans son rapport avec le souverain pontife. Digital reproduction, SigPhi. https://sigphiai.com/zh/works/joseph-de-maistre/de-l-eglise-gallicane-dans-son-rapport-avec-le-souverain-pontife.

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内容简介

《论高卢教会》(1821),法文原本。

背景与流传

《论教皇》的姊妹篇:迈斯特抨击高卢主义——那套让法国教会依附于王权的学说——并主张,若没有一个凌驾于各国之上的精神权威,欧洲就不会有秩序。**原文本。**反革命到骨子里,同时又是十九世纪越山主义天主教的源头之一。

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所收版本的节选
Encouragés par la faiblesse d’une souveraineté agonisante, les magistrats ne gardèrent plus de mesure. Ils régentèrent les évêques ; ils saisirent leur temporel ; ils appelèrent, comme d’abus, d’un institut religieux devenu français depuis deux siècles, et le déclarèrent, de leur chef, anti-français, anti-social, et même impie, sans s’arrêter un instant devant un concile œcuménique qui l’avait déclaré pieux, devant le Souverain Pontife qui répétait la même décision, devant l’Église gallicane enfin debout devant eux, et conjurant l’autorité royale d’empêcher cette funeste violation de tous les principes. Pour détruire un ordre célèbre, ils s’appuyèrent d’un livre accusateur qu’ils avaient fait fabriquer eux-mêmes, et dont les auteurs eussent été condamnés aux galères sans difficulté dans tout pays où les juges n’auraient pas été complices. Ils firent brûler des mandements d’évêques, et même, si l’on ne m’a pas trompé, des bulles du Pape, par la main du bourreau. Changeant une Lettre provinciale en dogme de l’Église et en loi de l’État, on les vit décider qu’il n’y avait point d’hérésie dans l’Église, qui anathématisait cette hérésie ; ils finirent par violer les tabernacles et en arracher l’eucharistie, pour l’envoyer, au milieu de quatre baïonnettes, chez le malade obstiné, qui, ne pouvant la recevoir, avait la coupable audace de se la faire adjuger. Si l’on se représente le nombre des magistrats répandus sur le sol de la France, celui des tribunaux inférieurs qui se faisaient un devoir et une gloire de marcher dans leur sens ; la nombreuse clientèle des parlements, et tout ce que le sang, l’amitié ou le simple ascendant emportaient dans le même tourbillon, on concevra aisément qu’il y en avait assez pour former dans le sein de l’Église gallicane le parti le plus redoutable contre le Saint-Siège.…

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