Orator ad Brutum
- Langue:
- latin
- État:
- Œuvre complète
- Paternité:
- Écrite par l'auteur
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- Étendue:
- ~32 200 mots · 153 passages
Citer cette œuvre
- APACicéron. (n.d.). Orator [Orator ad Brutum]. Digital reproduction: SigPhi. https://sigphiai.com/fr/works/cicero/orator
- MLACicéron. Orator [Orator ad Brutum]. Digital reproduction, SigPhi, https://sigphiai.com/fr/works/cicero/orator.
- ChicagoCicéron. Orator [Orator ad Brutum]. Digital reproduction, SigPhi. https://sigphiai.com/fr/works/cicero/orator.
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De quoi il s'agit
L'original latin de l'« Orator », de 46 av. J.-C. : le portrait de l'orateur parfait, dont Cicéron avoue qu'il n'a jamais existé.
Contexte et histoire
Brutus lui avait demandé quel est le meilleur style, et Cicéron répond en dessinant un idéal : l'orateur complet est celui qui possède les trois styles — le simple pour prouver, le moyen pour plaire, le grand pour émouvoir — et sait quand chacun convient. C'est à la fois une théorie et une défense de soi : les jeunes atticistes accusaient Cicéron d'enflure, et le livre est sa réponse — que l'austérité n'est pas la seule vertu, et que qui ne sait parler que bas n'est pas pur, mais incomplet. La partie finale, sur le rythme de la prose, est la discussion la plus détaillée que l'antiquité nous ait laissée sur la sonorité d'une phrase. Avec le « Brutus » de la même année il forme un diptyque, et à la Renaissance ce fut un livre de chevet : la querelle du cicéronianisme est pour une bonne part une querelle sur ce texte.
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Videmus enim fuisse quosdam qui idem ornate et graviter, idem versute et subtiliter dicerent. Atque utinam in Latinis talis oratoris simulacrum reperire possemus! Esset egregium non quaerere externa, domesticis esse contentos. Sed ego idem, qui in illo sermone nostro qui est eitus in Bruto multum tribuerim Latinis, vel ut hortarer alios vel quod amarem meos, recordor longe omnibus unum me anteferre Demosthenem, quem velim accommodare ad eam quam sentiam eloquentiam, non ad eam quam in aliquo ipse cognoverim. Hoc nec gravior exstitit quisquam nec callidior nec temperatior. Itaque nobis monendi sunt ei quorum sermo imperitus increbruit, qui aut dici se desiderant Atticos aut ipsi Attice volunt dicere, ut mirentur hunc maxime, quo ne Athenas quidem ipsas magis credo fuisse Atticas; quid enim sit Atticum discant eloquentiamque ipsius viribus, non imbecillitate sua metiantur. Nunc enim tantum quisque laudat quantum se posse sperat imitari. Sed tamen eos studio optimo iudicio minus firmo praeditos docere quae sit propria laus Atticorum non alienum puto. VIII. Semper oratorum eloquentiae moderatrix fuit auditorum prudentia. Omnes enim qui probari volunt voluntatem eorum qui audiunt intuentur ad eamque et ad eorum arbitrium et nutum totos se fingunt et accommodant. Itaque Caria et Phrygia et Mysia, quod minime politae minimeque elegantes sunt, asciverunt aptum suis auribus opimum quoddam et tamquam adipatae dictionis genus, quod eorum vicini non ita lato interiecto mari Rhodii numquam probaverunt [Graecia autem multo minus], Athenienses vero funditus repudiaverunt; quorum semper fuit prudens sincerumque iudicium, nihil ut possent nisi incorruptum audire et elegans. Eorum religioni cum serviret orator, nullum verbum insolens, nullum odiosum ponere audebat.…